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Nous recevons Isabelle Genest, directrice générale du Musée amérindien de Mashteuiatsh, une institution culturelle qui présente la particularité de toujours travailler en étroite collaboration avec sa communauté.
Isabelle Genest nous rappelle tout d’abord les origines du musée, puis nous plonge dans sa nouvelle exposition permanente : Tshilanu Ilnuatsh (« nous autres », en langue ilnue). Elle évoque les particularités de la préservation du patrimoine immatériel des peuples nomades, y compris les créations contemporaines. Isabelle Genest nous confie aussi ses coups de cœur de la collection et ses rêves d’avenir pour ce musée qui nous ouvre une fenêtre irremplaçable sur la vie passée, actuelle et future des Pekuakamiulnuatsh (les Ilnus du lac Saint-Jean).
Cette entrevue s’est déroulée le 2 septembre 2022 dans les superbes locaux du musée, avec vue sur le lac Pekuakami (lac Saint-Jean).
Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Cette semaine à Confluents, nous recevons Sipi Flamand, jeune chef de la communauté atikamekw de Manawan. Sipi Flamand a été élu chef de sa communauté le 8 août 2022, soit près de deux mois après la captation de cette entrevue.
Fils d’une mère enseignante et d’un père guérisseur traditionnel, Sipi Flamand est né en 1989 dans la communauté atikamekw de Manawan. «Miaskom Sipi», qui signifie «À la rencontre de deux rivières», a été vice-chef de sa communauté de 2018 à 2022, puis élu chef de la communauté de Manawan en août 2022. Il détient un baccalauréat en science politique de l’Université Laval et est candidat à la maîtrise en études autochtones à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Sipi Flamand est aussi danseur de pow-wow et cinéaste. Il a été responsable des affaires politiques, juridiques et sociales de l’organisme Femmes autochtones du Québec et chargé de projet au Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec.
Sipi Flamand nous parle ici de ses voyages, du pouvoir transformateur du cinéma, de philosophie atikamekw et de la conception du territoire que porte sa nation.
Cette entrevue a été captée le 10 juin 2022 à Manawan, aux abords du site sacré où la communauté tient chaque année son pow-wow. Ainsi que vous l’entendrez au fil de l’enregistrement, le vent et la pluie se sont parfois invités au micro de Confluents…
Cette semaine, Catherine Ego rencontre André Dudemaine, qui mène d’une main sûre depuis plus de 30 ans le canot de Présence autochtone, ce grand festival qui a lieu chaque été à Montréal.
Né de mère innue en territoire algonquin, André Dudemaine est… un Innu de Mashteuiatsh qui vante avec émotion les beautés de son Abitibi natal.
D’abord réalisateur et animateur culturel, homme de rassemblement et de parole, André Dudemaine cofonde en 1990 Terres en vues, l’organisme maître d’œuvre du festival Présence autochtone. En 2001, il copréside la Corporation des fêtes de la Grande Paix de Montréal de 1701. Depuis plus de 30 ans maintenant, cet ardent défenseur du rapprochement culturel dirige Présence autochtone, festival autochtone multidisciplinaire dont les tipis nous rappellent chaque année que Montréal a toujours été un carrefour de cultures et que Tiohtià:ke, son nom mohawk, signifie « où les courants se rencontrent ».
De nombreux prix et distinctions ont souligné au fil des ans l’inlassable travail de promotion des cultures autochtones d’André Dudemaine, notamment le prix Jacques-Couture de l’Assemblée nationale du Québec pour le rapprochement interculturel en 2002 ainsi qu’un doctorat honoris causa de l’Université de Montréal en 2017. André Dudemaine est par ailleurs devenu Compagnon des arts et des lettres du Québec en 2019.
Dans cette entrevue, il nous raconte avec sa passion et sa ferveur habituelles l’extraordinaire parcours émaillé d’obstacles et d’envols du festival Présence autochtone.
Mathieu Lavigne discute ici avec Julie Gauthier, anthropologue et professeure au Collège Ahuntsic.
Julie Gauthier est Québécoise allochtone. Elle enseigne l’anthropologie depuis 27 ans. Elle est également conseillère pédagogique Équité, diversité et inclusion au Collège Ahuntsic. Depuis 15 ans, elle est responsable du séjour immersif et décolonial Rencontres autochtones, dans le Nitaskinan Atikamekw, séjour organisé pour et avec des étudiant.e.s de sciences humaines. Elle est aussi co-porteuse de la démarche d’autochtonisation du Collège Ahuntsic, qui a mené à la création de l’Espace d’autochtonisation du collège.
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Cette semaine, Catherine Ego reçoit le sociologue, juriste et poète Pierrot Ross-Tremblay. Innu d’Essipit, Pierrot Ross-Tremblay est titulaire d’un doctorat en sociologie de l’Université d’Essex en Grande-Bretagne. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en traditions intellectuelles et autodétermination des Premiers Peuples, il est actuellement professeur à l’Institut de recherche et d’études autochtones de l’Université d’Ottawa. Avec Nawel Hamidi et Darryl Leroux, Pierrot Ross-Tremblay a par ailleurs co-dirigé un numéro spécial de la revue Liberté intitulé Premiers peuples : cartographie d'une libération, publié à l'automne 2018.
Dans cette entrevue, Pierrot Ross-Tremblay s’intéresse notamment aux récits de soi, dénonce l’invisibilisation de certaines voix autochtones, et indique les éléments de réponse que les valeurs et traditions autochtones peuvent apporter aux grands bouleversements actuels : crise écologique, grandes migrations, inégalités…
En plus d’être un universitaire de renom, Pierrot Ross-Tremblay est poète : son premier recueil, Nipimanitu / l’esprit de l’eau a été consacré meilleur ouvrage de poésie publié en français aux Prix Voix Autochtones, en 2019.
Au micro de Confluents, Pierrot Ross-Tremblay souligne l’importance de la résistance, mais aussi de la spiritualité et de la poésie pour vivre aujourd’hui.
Catherine Ego et Mathieu Lavigne vous proposent ici la deuxième et dernière partie de leur rencontre avec Nicole O'Bomsawin. Anthropologue et muséologue de formation originaire d’Odanak, Nicole O'Bomsawin a été directrice du Musée des Abénakis de 1986 à 2006, avant de devenir la directrice adjointe à la Réserve de la biosphère du Lac St-Pierre. En 2011, l'Université de Montréal lui a remis un Doctorat Honoris Causa. Ajoutons que Nicole O'Bomsawin a été durant 13 ans engagée au sein de Femmes Autochtones du Québec et qu’elle enseigne aujourd’hui au Collège Kiuna, le seul centre d'études collégiales consacré à l'éducation des Autochtones au Québec.
Dans cette deuxième et dernière partie d’entrevue, Nicole O’Bomsawin revient sur les relations qu’entretient la communauté abénakise d’Odanak avec l’Église catholique, elle nous parle de sa spiritualité au confluent de la spiritualité traditionnelle autochtone et du catholicisme, en plus de nous présenter ce qui est au coeur de son engagement politique.
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Mathieu Lavigne et Catherine Ego reçoivent la seule et unique Nicole O'Bomsawin. Cette grande entrevue est présentée en deux parties.
Anthropologue et muséologue de formation originaire d’Odanak, Nicole O'Bomsawin a été directrice du Musée des Abénakis de 1986 à 2006, avant de devenir la directrice adjointe à la Réserve de la biosphère du Lac St-Pierre. En 2011, l'Université de Montréal lui a remis un Doctorat Honoris Causa. Ajoutons que Nicole O'Bomsawin a été durant 13 ans engagée au sein de Femmes Autochtones du Québec et qu’elle enseigne aujourd’hui au Collège Kiuna, le seul centre d'études collégiales consacré à l'éducation des Autochtones au Québec.
Dans cette première partie d’entrevue, Nicole O’Bomsawin revient sur l’histoire des Abénakis, aborde la notion d’appropriation culturelle et parle de l’héritage laissé par la présence missionnaire à Odanak.
Animation et recherche : Mathieu Lavigne et Catherine Ego
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Catherine Ego reçoit Kathia Rock, artiste pluridisciplinaire innue originaire de Mani-utenam, sur la Côte-Nord.
Kathia Rock pratique la danse, le chant, le théâtre, la composition musicale, l’écriture, le multimédia, le son et le bruitage. La musique reste toutefois un point d’ancrage majeur dans son parcours, puisque c’est elle qui l’a d’abord amenée vers le théâtre et le conte. Elle y revient aujourd’hui avec un album intitulé Terre de nos aïeux, qui sera lancé le 21 juin 2022 et qu’elle nous présente ici avec un bonheur contagieux.
De sa voix claire et chaleureuse, Kathia Rock nous offre un vibrant plaidoyer pour une meilleure connaissance des cultures et des langues autochtones, pour l’écoute mutuelle, le partage et le dialogue. Au fil de cette lumineuse incursion dans son parcours et sa musique, Kathia Rock évoque également ses collaborations artistiques avec la poétesse Joséphine Bacon et le slammeur et producteur Samian, ainsi que l’extraordinaire vivacité de la scène musicale innue – et elle nous lance cette formidable invitation : «Marchons ensemble!»
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Mathieu Lavigne reçoit Samir Shaheen-Hussain, pédiatre urgentiste et professeur adjoint à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université McGill. Samir Shaheen-Hussain est également l’auteur de l’ouvrage Plus aucun enfant autochtone arraché. Pour en finir avec le colonialisme médical canadien, livre paru en français chez Lux Editeur en 2021.
Préfacé par Cindy Blackstock, membre de la nation Gitxsan et directrice générale de la Société de soutien à l'enfance et à la famille des Premières Nations du Canada, et accompagné d’une postface signée par Katsi’tsakwas Ellen Gabriel, militante et artiste kanien’kehá:ka, ce livre porte une attention particulière à la pratique qui interdisait l’accompagnement parental lors d’évacuations d’enfants par avion pour des raisons médicales, pratique qui affectait de façon disproportionnée les peuples autochtones et qui a été dénoncée dans le cadre de la campagne «Tiens ma main», que Samir Shaheen-Hussain a lancé avec d’autres travailleurs et travailleuses du réseau de la santé en janvier 2018.
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Pour ce deuxième et dernier épisode de cette grande entrevue, Catherine Ego reçoit Natasha Kanapé Fontaine, artiste aux multiples talents. Innue de Pessamit, Natasha Kanapé Fontaine peut s’enorgueillir, malgré son jeune âge, d’une longue et fructueuse carrière comme autrice, slammeuse et militante. La poésie, un art qu’elle considère comme complet, reste toutefois le cœur même de son rapport au monde.
Natasha Kanapé Fontaine nous offre ici une entrevue lucide et sereine qui garde les yeux grands ouverts sur le monde, sa beauté, mais aussi ses injustices. Dans ce deuxième épisode, elle évoque plus particulièrement son parcours scénique, la musique et son engagement politique.
Après quatre recueils de poésie, Natasha Kanapé Fontaine vient de faire paraître aux Éditions XYZ son tout premier roman: Nauetakuan, un silence pour un bruit. Elle a par ailleurs récemment lancé un microalbum, Nui Pimuten – Je veux marcher. Puisant au slam, dont Natasha Kanapé Fontaine constitue l’une des voix incontournables depuis plusieurs années, cet album nous fait découvrir ou redécouvrir ses préoccupations artistiques, sociales et politiques ainsi que ses superbes textes dans une nouvelle incarnation, plus sereine et musicalisée…
Musique des génériques : Arturo Parra
La production de l'émission Confluents est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
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