Confluents

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By Mission chez nousSociety & Culture
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Confluents episodes

  • EP 53 : Dave Jenniss

    Cette semaine, une rencontre en émotion et en joie avec l’homme de théâtre Dave Jenniss. Acteur sur scène comme à l’écran, dramaturge et auteur de littérature jeunesse, Dave Jenniss est un Wolastoqey originaire de Trois-Pistoles. Il assume depuis 2017 la direction artistique d’Ondinnok, compagnie de théâtre autochtone avant-gardiste fondée en 1985.

    Pour Dave Jenniss, le théâtre est un formidable outil de rapprochement, de réconciliation et de guérison, une démarche qui fait affleurer les désirs les plus profonds de l’âme. Depuis plusieurs années, il intègre à ses créations des mots de la langue des Wolastoqiyik, le wolastoqey latuwewakon, afin qu’elle se dépose dans l’esprit du public, qu’elle y germe, qu’elle reste vivante. Homme de parole, Dave Jenniss fait aussi largement appel, dans son art, à l’expressivité du corps et au silence.

    Au fil de cet entretien, il évoque avec bonheur son identité wolastoqey, mais aussi le territoire, les enfants, les animaux… et ses plans pour changer le monde!

    La production de cette émission est coordonnée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle. 

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Musique : Arturo Parra

    28 min
  • EP 52 : Karine Awashish

    Rencontre avec une femme d’action, une entrepreneure au dynamisme contagieux : Karine Awashish. Originaire de la communauté atikamekw d'Opitciwan, Karine Awashish est la cofondatrice de Coop Nitaskinan, à Shawinigan, une coopérative de solidarité sociale qui s’est donnée pour mission de créer des projets collectifs favorisant le développement socioéconomique et le rayonnement culturel des communautés autochtones.

    Après un baccalauréat en administration des affaires (UQAM), puis une maîtrise en loisir, culture et tourisme (UQTR), Karine Awashish poursuit actuellement des études au doctorat en sociologie à l’Université Laval. Ses recherches portent sur les modes d’expression culturelle et les pratiques d’autodétermination socioéconomique en coopération autochtone.

    Femme de leadership enthousiaste et visionnaire, Karine Awashish nous présente ici les services proposés par Coop Nitaskinan, les particularités de son fonctionnement ainsi que deux de ses projets phares : l’Espace culturel Onikam de Shawinigan et le Collectif Tapiskwan.

    La production de cette émission est coordonnée par Mission chez nous et est rendue possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Montage : Catherine Ego
    Musique : Arturo Parra

    28 min
  • EP 51 : Peter Bisson

    À Confluents cette semaine, rencontre avec le père jésuite Peter Bisson, qui assiste actuellement le provincial des Jésuites du Canada sur les relations avec les Premiers Peuples. 

    Dans cette entrevue, le père Peter nous parle de la démarche de décolonisation que vivent les Jésuites du Canada depuis les années 1980, un processus à la fois libérateur et douloureux. Il nous explique également son propre processus de décolonisation personnelle, qui s’est accéléré lors de sa participation aux audiences de la Commission de Vérité et Réconciliation. 

    Établi aujourd’hui à Ottawa, le père Peter Bisson a été le directeur du Jesuit Forum for Social Faith and Justice, à Toronto et a enseigné au Campion College de l’Université de Régina. De 2012 à 2018, il a par ailleurs a été le supérieur provincial des jésuites anglophones du Canada. 

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Musique : Arturo Parra

    La production de cette émission est portée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

    29 min
  • EP 50 : Sonia Robertson

    Rendez-vous sur les bords du lac Pekuakami (lac Saint-Jean) en compagnie de l’artiste visuelle Sonia Robertson, qui nous accueillait chez elle, à l’été 2022, dans sa communauté ilnue de Mashteuiatsh.

    Titulaire d’un baccalauréat interdisciplinaire en art de l’Université du Québec à Chicoutimi et d’une maîtrise en art-thérapie à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Sonia Robertson évoque au fil de cette rencontre l’importance du territoire et de la culture ilnue dans son art, qu’elle définit comme à la fois politique et thérapeutique. Pour mieux explorer les liens entre le visible et l’invisible et entre les humains et les Esprits, notre invitée puise à son identité autochtone et s’intéresse notamment aux rêves, au mouvement, à l’utilisation de l’espace et au son.

    Après la musique, puis la photographie et le cinéma, Sonia Robertson s’exprime maintenant dans d’immenses installations profondément ancrées dans les lieux dans lesquels elle les déploie. Chacune de ses créations s’apparente à un rituel et crée un espace sacré porteur de guérison. Artiste, art-thérapeute, commissaire en art pour des expositions et évènements, conférencière et consultante, Sonia Robertson se définit avant tout comme une transmetteuse.

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Musique : Arturo Parra

    La production de cette émission est assurée par l'organisme Mission chez nous, avec le soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

    28 min
  • EP 49 : Philippe Charland

    Cette semaine, découvrons l’abénakis en compagnie de Philippe Charland ! Titulaire d’un doctorat en géographie, Philippe Charland est aujourd’hui l’un des rares locuteurs de l’abénakis, qu’il enseigne avec passion à l’Institution Kiuna, à l’Université de Sherbrooke et à l’Université Bishop, ainsi que dans les communautés d’Odanak et de Wôlinak. Il développe également des outils pédagogiques qui contribueront à préserver cette langue pour les générations futures – notamment une grammaire et un dictionnaire français-abénakis.

    Dans cette émission, Philippe Charland retrace pour nous l’évolution de la langue abénakise depuis une centaine d’années, évoque la passion qu’il éprouve pour cette langue et nous en dévoile quelques secrets. Mais surtout, il nous livre un formidable message d’espoir quant à son avenir.

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Musique : Arturo Parra

    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

    28 min
  • EP 48 : Nawel Hamidi

    Mathieu Lavigne discute avec Nawel Hamidi, avocate et professeure à l'Université Saint-Paul. Nawel Hamidi signait récemment, avec le professeur et sociologue Pierrot Ross-Tremblay, un chapitre inédit dans l’ouvrage Le génocide des Amériques. Résistance et survivance des peuples autochtones, livre paru aux Éditions Écosociété en octobre 2022. Le titre de ce chapitre est : « Le génocide colonial des Premiers Peuples au Canada », et il est disponible en ligne, ici : http://bit.ly/3XpRo7t 

    Rappelons que dans son rapport, la Commission de vérité et réconciliation du Canada parlait de « génocide culturel ». De son côté, l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, dans ses conclusions d'ailleurs acceptées par le premier ministre Justin Trudeau, parlait plutôt de génocide tout court. Le pape lui-même a utilisé ce mot dans une déclaration effectuée sur le vol qui le ramenait à Rome, à la suite de son pèlerinage pénitentiel effectué au Canada en juillet 2022.

    Nawel Hamidi est avocate et professeure adjointe à l'École de leadership transformatif et de spiritualité de l'Université St-Paul, à Ottawa. Elle est également chercheure associée au Centre des droits humains de l'Université d'Essex, en Grande-Bretagne et à la Chaire de recherche du Canada sur les traditions intellectuelles autochtones et l’autodétermination. Ses recherches portent notamment sur le colonialisme et ses effets juridiques et psychosociaux sur l’autodétermination.

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Musique des génériques : Arturo Parra
    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

    29 min
  • EP 47 : Caroline Montpetit

    Dans Bonjour ! Kwe ! À la rencontre des langues autochtones du Québec, livre paru en novembre dernier chez Boréal, la journaliste Caroline Montpetit vient illustrer comment les langues autochtones, fragilisées par la colonisation et l’hypermodernité, jouent néanmoins un rôle essentiel dans la vie quotidienne de ses locuteurs et locutrices, en plus de faire l’objet d’un important travail de réappropriation.

    Journaliste au Devoir depuis plus de trois décennies, Caroline Montpetit reprend, ou plutôt bonifie dans son livre Bonjour ! Kwe !, une série d’articles parue en 2017 dans le quotidien montréalais pour témoigner des réalités linguistiques autochtones du Québec. Ce livre se structure autour de onze rencontres avec des locuteurs et des locutrices issus des onze nations autochtones du Québec, des leaders dans leurs communautés, de Romeo Saganash à Joséphine Bacon, en passant par Dave Jenniss et David Kistabish.

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Musique des génériques : Arturo Parra

    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

    28 min
  • EP 46 : Gérard Tsatselam

    Nous discutons cette semaine avec le père Gérard Tsatselam. Ce père oblat d’origine camerounaise marche aux côtés du peuple innu depuis 10 ans, accompagnant présentement les communautés d’Unamen Shipu, de Nutashkuan et de Pakua Shipi. Le père Gérard est donc un nomade, comme ce peuple qui l’a adopté dès son arrivée sur le Nitassinan.

    À peine installé sur la Côte-Nord, en 2012, le père Gérard Tsatselam se met à l’apprentissage de l’innu-aimun, la langue innue, qu’il parle aujourd’hui couramment, ce qui lui permet d’établir des liens privilégiés avec les aînés des communautés auprès desquelles il chemine.

    Dans cette entrevue, le père Gérard nous parle notamment de son arrivée en terre innue, de sa conception de la mission, de la place de la foi catholique et de la spiritualité traditionnelle dans les communautés, mais aussi des répercussions de la visite papale en sol canadien.

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Musique des génériques : Arturo Parra

    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

    28 min
  • EP 45 : Brian Gettler

    Voici une passionnante discussion avec Brian Gettler, historien d’origine américaine, professeur à l'Université de Toronto et spécialiste de l’histoire du colonialisme au Québec et au Canada.

    Avec Brian Gettler, nous parlons des relations singulières entre l’histoire nationale du Québec et celle des Premiers Peuples, et de la nécessité de revisiter nos récits historiques afin d’y intégrer les points de vue autochtones. Nous abordons également des thèmes qui font débat tant du côté des historiens que de la société québécoise dans son ensemble, notamment l'histoire des pensionnats pour autochtones et l’utilisation du mot «génocide» dans le contexte des Premiers Peuples du Canada.

    En 2020, Brian Gettler faisait paraître l'ouvrage Colonialism’s Currency : Money, State, and First Nations in Canada, 1820-1950, où il analyse les expériences distinctes de trois Premières Nations ainsi que la dimension monétaire de la politique autochtone britannique puis canadienne et la politique corporative au sein du commerce des fourrures.

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Musique des génériques : Arturo Parra

    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

    29 min
  • EP 44 : Salvador Chavajay

    Nous vous proposons une rencontre vivifiante avec Salvador Chavajay, maya du Guatemala, pianiste classique de haut niveau et rappeur en tzutujil, sa langue maternelle. Né dans une famille d’agriculteurs dans le petit village de San Pedro de la Laguna, au bord du lac Atitlán, Salvador Chavajay s’est rapidement révélé surdoué pour la musique. Il est alors allé étudier à Guatemala City, au Costa Rica, en Russie ainsi qu’en Italie avant de s’établir au Québec.

    Salvador Chavajay vient de faire paraître chez Nikamo Musik Chavahaze, un disque de rap très singulier dont les musiques s’inspirent de thèmes classiques – et dont il signe les textes en tzutujil. Les neuf chansons de l’album évoquent les préoccupations sociales et environnementales de l’auteur-compositeur-interprète, mais aussi son indignation face aux injustices qui ravagent le monde et son immense attachement à ses racines mayas.

    Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Musique des génériques : Arturo Parra

    Musiques diffusées dans l’émission :

    Georg Friedriech Händel, Minuet in G Minor HWV 434 (extrait).

    Piano : Salvador Chavajay

    « Migrantium », de l’album Chavahaze, Nikamo Music, 2022 (extrait).

    Auteur-compositeur-interprète : Salvador Chavajay, d’après l’Étude d’exécution transcendante n° 4 «Mazeppa» de Franz Liszt.

    « Chavahaze » de l’album Chavahaze, Nikamo Music, 2022 (extrait).

    Auteur-compositeur interprète : Salvador Chavajay.

    « Santa Cecilia » de l’album Chavahaze, Nikamo Music, 2022 (intégrale).

    Auteur-compositeur-interprète : Salvador Chavajay, d’après les thèmes de la Toccata et fugue BWV 565 en ré mineur et du Prélude en do mineur BWV 999 de J.-S. Bach.

    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

    28 min

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L’émission Confluents a pour objectif de donner la parole à des membres des Premiers Peuples et à leurs allié.e.s. Ces personnes viennent y témoigner de leur vision du monde, partager leurs idées, leur démarche artistique, leur spiritualité.