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Pour ce premier épisode de notre troisième saison, Confluents s'envole pour la Côte-Nord, plus précisément la communauté innue d’Ekuanitshit. Sous la yourte du Centre de Santé Mashtishanitshuap, nous nous entretenons avec Marie-Aimée Mestokosho, intervenante Pensionnat et culture.
D’abord secrétaire-réceptionniste au conseil de bande de sa communauté puis en milieu scolaire, Marie-Aimée Mestokosho a développé très vite une compréhension poussée des défis et aspirations de sa communauté. Approfondissant son propre cheminement culturel et spirituel, elle a ensuite coordonné le projet Mamuitutau/Rassemblons-nous dans le cadre de la Fondation autochtone de guérison.
Marie-Aimée Mestokosho organise maintenant des ressourcements de prise de parole et de guérison pour les survivants et survivantes des pensionnats. En libérant leur parole, ces rassemblements contribuent aussi à la guérison de leurs enfants et petits-enfants en les aidant à mieux comprendre les traumas vécus par leurs aînés.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Catherine Ego
Pour ce dernier épisode de la deuxième saison de Confluents, Mathieu Lavigne rencontre l’artiste multidisciplinaire Soleil Launière. Pekuakamilnu originaire de Mashteuiatsh, Soleil Launière vit et œuvre à Montréal. Dans ses créations, elle allie la performance, le mouvement, le théâtre et le chant. Elle a donné depuis 2008 de nombreuses prestations dans le cadre de rassemblements et d’événements artistiques autochtones et allochtones à travers les continents. Elle dirige depuis juillet 2020 la compagnie qu’elle a fondée, Production AUEN.
Au début 2023, Soleil Launière a fait paraître, aux Éditions du remue-ménage, Akuteu, le texte d'une performance théâtrale présentée en 2022, notamment au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui, à Montréal. Au micro de Mathieu Lavigne, Soleil Launière évoque sa conception du territoire, son rapport à la parole et à l'invisible, les questions de transmission, ainsi que les identités métissées.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Musique : Arturo Parra, en plus de la pièce Remember Your Name, partie 1, de Soleil Launière, VILDÁ, et Willows. Cette chanson peut être écoutée ici : https://nikamowin.com/fr/track/remember-your-name-pt1
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Lucile Parry-Canet
Confluents retrouve avec grand plaisir Yves Sioui Durand, que nous avions rencontré au tout début de notre première saison. Ce grand homme de théâtre wendakeha’ga (huron wendat) nous avait alors parlé d’Ondinnok, la troupe de théâtre qu’il a co-fondée avec Catherine Joncas et John Blondin en 1985, de sa vision du théâtre et des cycles de création d’Ondinnok.
Voici la deuxième partie de cette entrevue qui porte en particulier sur le pouvoir guérisseur des animaux et sur l’une des grandes réalisations d’Ondinnok, Xajoj Tun Rabinal Achi. Dans cette rencontre, Yves Sioui Durand raconte les étapes patientes de la prise en main par Ondinnok de ce grand texte du théâtre dansé cérémoniel des Autochtones d’Amérique, que les Mayas gardent vivant depuis la conquête espagnole de 1547.
Ce projet ambitieux réalisé en 2010 a fait récemment l’objet de la publication, aux Presses de l’Université Laval, d’un livre richement illustré intitulé Xajoj Tun. Le Rabinal Achi d’Ondinnok. Réflexions, entretiens, analyses.
Yves Sioui Durand nous fait entrer ici de plain-pied dans les mythes millénaires, ces récits plus grands que nous qui nous disent qui nous sommes.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Musique : Arturo Parra, avec des extraits audio de la vidéo de présentation du spectacle accessible ici : https://www.ondinnok.org/fr/toutes-les-creations/xajoj-tun-rabinal-achi/
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Pour la première fois de l’histoire de Confluents, nous allons au Nunavik, plus précisément à Ivujivik ! Nous y rencontrons Geneviève Lafrance, Alexandrine Hugonnier et Nelly Duvicq, qui viennent de lancer dans cette communauté, la plus septentrionale du Québec, un livre créé par les enfants de l’école Nuvviti et intitulé L’inugagullirq.
À partir de légendes racontées par des aînées, les jeunes ont composé une histoire en inuktitut et en français qu’ils ont illustrée, et qui est maintenant publiée dans les deux langues. Un livre audio complète ce formidable projet concrétisé par le collectif Un livre à la fois et par le Laboratoire international de recherche sur l'imaginaire du Nord, de l'hiver et de l'Arctique, situé à l'Université du Québec à Montréal.
Cette entrevue a été captée à Ivujivik, le lendemain même du lancement de L’inugagullirq dans la communauté.
Le livre illustré et le livre audio L’inugagullirq sont offerts en accès libre sur le site du collectif de création Un livre à la fois : https://projet-unlivrealafois.uqam.ca/. La captation sonore, le bruitage et la réalisation du livre audio sont signés Catherine Ego.
Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Catherine Ego reçoit Alexandre Bacon, président-fondateur de l’Institut de formation Ashukan. Titulaire d’une maîtrise en administration publique, Alexandre Bacon a été conseiller politique pour la Nation innue et conseiller stratégique auprès de différentes organisations, notamment sur les questions de gouvernance et d’autonomie gouvernementale.
Homme de communication aux multiples talents, il est régulièrement appelé à faciliter des rencontres entre instances autochtones et allochtones. Alexandre Bacon est le président-fondateur de l’Institut Ashukan, un organisme qui se consacre au déploiement de programmes de formation qui portent particulièrement sur le parcours historique et les réalités sociopolitiques des communautés autochtones et visent à outiller concrètement les participants afin qu’ils puissent interagir et travailler de manière plus efficace avec les Premières Nations.
En plus de ses réalisations en tant qu’entrepreneur et constructeur de ponts entre les communautés, Alexandre Bacon est un conteur hors pair et un grand
Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Mathieu Lavigne discute avec Caroline Nepton Hotte, membre de la communauté ilnue de Mashteuiatsh, professeure au Département d'histoire de l'art de l'Université du Québec à Montréal et étudiante au doctorat en sciences des religions.
S’inspirant des travaux critiques féministes et des réflexions sur les épistémologies autochtones, elle documente et analyse les continuités et les transformations des expressions des identités et des cosmologies autochtones à travers les œuvres des femmes autochtones, particulièrement les pratiques artistiques intégrant des technologies numériques. Parallèlement à ses études, Caroline Nepton Hotte a collaboré à la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec (Commission Viens), en plus d’avoir été conseillère aux communications de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Pendant plus de 10 ans, avant ses études doctorales, Caroline Nepton Hotte a été animatrice et journaliste à la radio de CBC et de Radio-Canada, collaborant notamment à la création de la plateforme Espaces autochtones.
Au micro de Confluents, Caroline Nepton Hotte nous parle d’art autochtone, de son histoire et des productions actuelles, ainsi que d’appropriation culturelle, d’autochtonisation et de journalisme.
Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Caroline Nepton Hotte, capture d'écran tirée de la vidéo La condition autochtone au Québec, Savoir média.
Cette semaine, nous discutons avec Pierre Rousseau, grand spécialiste du droit canadien, mais aussi des traditions juridiques autochtones. Avocat procureur de la couronne pendant plus de 30 ans, Pierre Rousseau a travaillé de longues années dans les communautés des Premières Nations et dans les communautés inuites du Nord canadien, non seulement dans le cadre du système judiciaire pénal du Canada, mais aussi dans le contexte des approches traditionnelles de règlement des différends des communautés autochtones.
En 2019, Pierre Rousseau publiait aux Presses de l'Université Laval (PUL) son premier livre, intitulé Une justice coloniale. Le système juridique canadien et les Autochtones. Témoignage d’un procureur de la Couronne dans l’Arctique canadien. Dans ce livre, il explique l’échec complet du système judiciaire canadien à l’égard des peuples autochtones. Il dénonce aussi le colonialisme judiciaire canadien qui ne réduit pas la criminalité, mais ne fait au contraire qu’accentuer la récidive et intensifier les souffrances dans les communautés autochtones.
Toujours aux PUL, Pierre Rousseau vient de faire paraître Une véritable justice équitable, décolonisée, par et pour les peuples autochtones, un ouvrage qui propose des pistes de réflexion et des solutions pour décoloniser la justice au Canada. Pour éclairer son propos, l’auteur explore notamment les traditions juridiques de plusieurs nations autochtones, des traditions anciennes, mais parfaitement arrimées aux réalités actuelles. Soulignant qu’il a beaucoup plus appris de la justice dans les communautés autochtones que sur les bancs de la faculté, Pierre Rousseau préconise un pluralisme juridique qui rétablirait l’autonomie des peuples autochtones en matière de droit.
Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Mathieu Lavigne discute avec Laurette Grégoire, aînée innue née à Uashat, sur la Côte-Nord. Madame Grégoire a consacré sa vie professionnelle à l’enseignement. Elle est aussi une femme engagée en Église. Œuvrant à la fois dans les communautés chrétiennes de Uashat mak Mani-Utenam et dans une paroisse non-autochtone de Sept-Îles, Laurette Grégoire est notamment reconnue pour ses homélies, souvent prononcées en innu-aimun.
Laurette Grégoire nous parle ici de sa foi, du regard qu’elle pose sur l’avenir de l’Église catholique en milieu autochtone, de son rapport aux Saintes Écritures, ainsi que de sa conception de l’identité innue et du rôle de l’éducation dans la transmission et l’actualisation de cette identité.
Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Source de la photo de Laurette Grégoire : Raphaël de Champlain/Magazine Le Verbe
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Cette semaine, Catherine Ego rencontre Gustavo Zamora Jiménez, le coordonnateur du Cercle des Premières Nations de l'UQAM. Établi en plein cœur de Montréal, le CPN-UQÀM est une association étudiante qui s’est donné pour mission de soutenir les étudiants autochtones de l’UQAM, de promouvoir la culture autochtone et d’établir des liens d’amitié et de coopération entre Autochtones et Allochtones.
Originaire de Puebla, au Mexique, Gustavo Zamora Jiménez est le coordonnateur du CPN-UQÀM depuis 1994. Dans cet entretien, il évoque pour nous son propre parcours et nous présente les buts et l’action du Cercle des Premières Nations de l’UQÀM.
Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Comme la littérature et la scène musicale autochtones, le cinéma autochtone est en pleine effervescence depuis quelques années. Nous avons la chance de discuter cette semaine avec l'une des cinéastes au cœur de ce dynamisme, la réalisatrice innue Isabelle Kanapé.
Cette membre de la communauté de Pessamit a remporté, en décembre 2022, la bourse de la soirée de la relève Radio-Canada lors des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) pour son court métrage Milikᵘ tshishutshelimunuau (Accordez-moi votre confiance), un film également présenté en mars 2023 dans le cadre des 41e Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC).
Isabelle Kanapé a vécu sa première expérience comme réalisatrice avec le célèbre Wapikoni mobile en 2013 lors de la création du documentaire Caserne 79. Elle intervient également dans le documentaire Québékoisie, produit avec l’appui de l’ONF. Fière Innue, elle prend plaisir à partager sa culture. Elle s'intéresse à la politique et à la technologie Web, et travaille comme agente de prévention au Service de sécurité incendie de Pessamit.
Au micro de Mathieu Lavigne, Isabelle Kanapé nous parle de son film le plus récent, de sa démarche artistique et de son rapport à la culture et à la langue innue.
Animation et recherche : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
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