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Confluents rencontre Léuli Eshrāghi, conservateurice des pratiques autochtones au Musée des beaux-arts de Montréal depuis 2023, et première personne à occuper ce poste dans l’histoire de cette grande institution muséale.
Appartenant aux clans sāmoans Seumanutafa et Tautua ainsi qu’à la diaspora persane, Léuli Eshrāghi est artiste visuel.le, commissaire d’expositions, chercheur.e en art et poète. Dans toutes ces incarnations professionnelles, notre invité.e s’intéresse aux langues sensuelles et parlées et aux pratiques artistiques, cérémonielles et politiques autochtones, noires et asiatiques.
Titulaire d’un doctorat en pratiques de commissariat de l’Université Monash de Melbourne, en Australie, et d’un postdoctorat de l’Université Concordia de Montréal, Léuli Eshrāghi est chargé.e, au Musée des beaux-arts de Montréal, d’organiser des expositions présentant le travail d’artistes autochtones d’ici et du monde entier, mais aussi d’enrichir les collections du Musée par l’acquisition de nouvelles œuvres, d’encadrer des recherches en arts autochtones et de mettre sur pied des activités de médiation culturelle pour divers publics.
Au micro de Catherine Ego, Léuli Eshrāghi retrace le parcours géographique, intellectuel et artistique singulier qui l’a mené.e des îles Samoa et de l’Australie jusqu’au Québec. Au fil de cette entrevue captée au Musée des beaux-arts de Montréal, notre invité.e partage avec nous son insatiable curiosité pour l’expression artistique, particulièrement autochtone et contemporaine, et nous présente quelques-uns de ses projets de mise en valeur des arts autochtones et de développement des collections du Musée.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo par Rhett Hammerton. Avec l’aimable autorisation du Musée des beaux-arts de Montréal.
Cette semaine, on accueille à Confluents une artiste dont la sensibilité et la démarche musicale résonnent bien au-delà de la scène. Eadsé – un nom qui signifie « ma bonne amie » en langue wendate – est une autrice-compositrice-interprète qui explore une pop lumineuse teintée de soul. Héritière des traditions de ses ancêtres, guidée depuis l’enfance par l’amour de la musique, elle a trouvé dans son bagage familial et culturel une inspiration profonde.
Depuis son premier mini-album My Good Friend en 2021, Eadsé multiplie les projets marquants. Sa pièce instrumentale Oné‑Onti, hommage à l’ancien grand chef de Wendake Max Gros‑Louis, a touché des millions de personnes. On l’a aussi découverte à l’automne 2024 à La Voix, et elle signe la bande sonore du jeu vidéo Two Falls, réalisé en collaboration avec des créateurs autochtones. En mars 2025, elle a lancé Healer, un premier album pop‑soul introspectif où se rencontrent douceur, force et guérison, en français, en anglais et en wendat. Eadsé a également été sélectionnée comme l’une des Révélations Radio‑Canada 2025–2026.
Au cours de cette entrevue menée par Mathieu Lavigne, nous reviendrons sur le parcours de cette jeune artiste, la place de la culture et de la langue wendates dans sa démarche, son lien particulier avec Max Gros‑Louis, ses thèmes de prédilection tels que la maternité ou la guérison, et la portée spirituelle de son travail de création.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra et Eadsé
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : La Clic
Confluents fait cap sur la communauté innue de Nutashkuan, sur la Côte-Nord, pour y rencontrer un homme de communication et d’engagement politique, Francis Malec.
Ancien journaliste et animateur radio, Francis Malec évoque ici les tout débuts de la Société de Communication Atikamekw Montagnais, la SOCAM, un vaste réseau de radios communautaires fondé en 1983, et qui continue de diffuser quotidiennement dans les langues atikamekw et innue.
Dans cette entrevue, notre invité témoigne également de son engagement en politique, lui qui a été directeur général de sa communauté, puis conseiller.
Au microphone de Catherine Ego, Francis Malec évoque avec un remarquable franc-parler la situation actuelle dans sa communauté et nous livre au passage un vibrant plaidoyer en faveur de l’éducation.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo de Francis Malec : avec l’aimable autorisation du Journal Le Portageur
Confluents rencontre la juriste Karine Millaire, dont le parcours témoigne à la fois d’un engagement profond envers la justice et d’un attachement vivant aux savoirs autochtones.
Membre de la nation wendate, Karine Millaire est professeure adjointe à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, experte en droit autochtone, en droit constitutionnel et en droits et libertés. Après avoir travaillé dans diverses structures étatiques et organisations autochtones, elle se consacre maintenant à la recherche et à l’enseignement.
À l’Université de Montréal, Karine Millaire a notamment mis sur pied le nouveau cours obligatoire Droit des Premiers Peuples, en réponse à l’appel à l’action 28 de la Commission de vérité et réconciliation — un cours qui invite à repenser les fondements mêmes du droit à partir des traditions juridiques autochtones.
Ses recherches portent sur la sécurisation culturelle, le consentement en contexte d’inégalités systémiques et l’autonomie gouvernementale des Premières Nations. Très présente dans l’espace public, Karine Millaire intervient régulièrement pour éclairer les débats juridiques qui touchent les peuples autochtones.
Dans cette entrevue réalisée par Mathieu Lavigne dans les bureaux de notre invitée, à l’Université de Montréal, Karine Millaire évoque son parcours, ses origines wendates, les grands débats constitutionnels en cours et les défis d’une véritable transformation des institutions dans une optique de décolonisation.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Amélie Philibert - Université de Montréal
Confluents s’envole pour Unamen Shipu, communauté innue de 1200 habitants située tout près du village allochtone de La Romaine, dans le golfe du Saint-Laurent, à 400 km environ à l’est de Sept-Îles, au-delà de la fin de la route 138.
Nous y rencontrons Gervais Malleck, homme de communication et d’action à l’enthousiasme contagieux et aux innombrables talents. Journaliste radio, ornithologue par passion, fondateur d’une maison des jeunes, commentateur des Jeux olympiques de Paris 2024… Gervais Malleck se propose, dans ses multiples projets, de faire rayonner sa langue, sa culture et sa communauté.
Au micro de Catherine Ego, cet homme visionnaire et dynamique nous présente son parcours tumultueux, les défis de la communauté d’Unamen Shipu, mais surtout, sa beauté et ses espoirs.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Gervais Malleck (autoportrait)
Confluents rencontre Marco Collin, Ilnu de Mashteuiatsh.
Tour à tour « caller » de bingo, journaliste radio, animateur du réseau de télévision autochtone APTN, Marco Collin est surtout connu du grand public comme comédien. Au petit écran, il a notamment incarné Kiwedin «Rémi» Dumont dans Pour toi Flora et Bill Wabo dans Les pays d’en haut. Sur scène, il était de la distribution de Muliats et du Xajoj Tun de la compagnie Ondinnok.
Artiste aux multiples talents, notre invité est également auteur ainsi que cofondateur et codirecteur artistique de la troupe de théâtre Menuentakuan.
Dans cette entrevue captée en juin 2025 au site Uashassihtsh de Mashteuiatsh, au bord du lac Pekuakami (le lac Saint-Jean), Marco Collin évoque ses jeunes années, son parcours d’homme de communication, l’importance de cultiver « puamun », le rêve, et son travail de transmission auprès des jeunes.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Marco Collin, par Catherine Ego, juin 2025
Confluents retourne à Nutashkuan, sur la Côte-Nord, pour y rencontrer le chef Réal Tettaut. Membre de la police autochtone pendant de longues années, Réal Tettaut a été réélu au poste de chef de la communauté de Nutashkuan pour la troisième fois en juillet 2024.
Au fil de cette entrevue, il évoque les défis et les espoirs de sa dynamique communauté, ses projets de revitalisation économique et culturelle, les négociations territoriales menées par le regroupement Petapan et l’entente de formation Pakatan conclue récemment avec Hydro-Québec.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Catherine Ego
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : chef Réal Tettaut
Source : Regroupement Petapan
Confluents rencontre le Wendat Guy Sioui Durand. Membre du clan de Yanariskwa’ (clan du Loup), Guy Sioui Durand est sociologue, critique d’art et commissaire indépendant. Il s’intéresse en particulier aux arts autochtones contemporains et à l’oralité.
Cet intellectuel à la pensée foisonnante et affûtée est aussi un homme de terrain, activiste de l’art et figure de proue des conférences-performances.
Au micro de Catherine Ego, Guy Sioui Durand évoque son riche parcours de réflexion et d’action, nous éclaire sur les piliers de l’art autochtone, et nous livre un vibrant plaidoyer pour la performance sincère et pour la parole juste et forte.
Avec son extraordinaire talent de conteur, il nous fait également le récit du formidable impact de l’alunissage de l’Eagle (L’Aigle), le module lunaire Apollo 11, sur la mobilisation politique des Autochtones des Amériques, le 20 juillet 1969.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Guy Sioui Durand enseignant au Collège Kiuna
Source : Collège Kiuna
Cette semaine, Confluents s'intéresse à un sport pratiqué par des milliers de personnes à travers le monde et dont les origines remontent à une tradition autochtone millénaire : le tewaarathon, mieux connu sous le nom de jeu de crosse. Pour les Autochtones d’Amérique du Nord, notamment les sociétés iroquoises, il s’agissait en réalité d’un rite majeur, porteur de significations sociales, diplomatiques et spirituelles. Le tewaarathon pouvait par exemple régler des conflits, célébrer des événements, préparer à la guerre et même participer à des guérisons.
Au XIXe siècle, ce jeu sacré a suscité la fascination des Euro-Canadiens, qui l’ont progressivement transformé en un sport institutionnalisé, codifié et adapté aux conventions des activités sportives modernes suscitant alors l’engouement des foules. Cependant, cette appropriation n’était pas neutre : s’inscrivant dans un contexte identitaire et colonial, la crosse devenait en fait un symbole important de la jeune nation canadienne.
Pour mieux comprendre l’histoire fascinante d’un sport qui regagne en popularité, Mathieu Lavigne reçoit Daniel Ferland, historien diplômé de l’Université de Sherbrooke et auteur de l’ouvrage Du Tewaarathon à la crosse. Rapport entre Autochtones et Euro-Canadiens dans le jeu de crosse au XIXe siècle, un livre publié aux éditions du Septentrion. Passionné par les diverses ramifications de ce jeu, Daniel Ferland a lui-même pratiqué la crosse pendant près de 40 ans.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : courtoisie des éditions du Septentrion
Confluents rencontre l’anthropologue de renommée internationale Louis-Jacques Dorais, grand connaisseur des mondes inuits.
Après un séjour déterminant à Quaqtaq, dans la baie d’Ungava, au Nunavik, Louis-Jacques Dorais s’est lancé avec détermination dans l’apprentissage de l’inuktitut, une langue qui n’a plus de secret pour lui.
Titulaire d’une maîtrise en anthropologie de l’Université de Montréal et d’un doctorat en linguistique obtenu à Paris, notre invité a enseigné l’anthropologie à l’Université Laval pendant une quarantaine d’années, faisant naître ainsi bien des vocations nordiques.
Entre autres institutions de recherche et d’information, Louis-Jacques Dorais a cofondé le Groupe d’études inuit et circumpolaire (GETIC), devenu en 2002 le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIERA), une ressource incontournable pour quiconque s’intéresse aux Inuits et aux Premières Nations.
Au micro de Catherine Ego, Louis-Jacques Dorais relate son extraordinaire parcours de chercheur et d’enseignant, et évoque avec émotion et sagesse l’univers des Inuits, un peuple qu’il connaît bien et qu’il admire profondément.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Louis-Jacques Dorais
Source : Institut nordique du Québec
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