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Or


Cette semaine, Confluents se rend à Mashteuiatsh, sur les rives du Pekuakami, le majestueux Lac-Saint-Jean, au cœur du site de transmission culturelle ilnu Uashassihtsh. C’est dans ce lieu vibrant de mémoire et de savoirs que nous rencontrons Sylvie Langevin, membre de Katakuhimatsheta, le conseil des élus de Mashteuiatsh.
Éducatrice de formation, artisane, femme de foi et grande voyageuse, Sylvie Langevin incarne un engagement profond envers sa communauté. Avec elle, nous remontons le fil d’un parcours inspirant marqué par la persévérance et par l’amour de la langue et de la culture ilnues.
De son cheminement académique de résilience à son implication politique, en passant par sa réflexion sur le tourisme, l’entrepreneuriat, l’artisanat et la place des femmes autochtones en politique, Sylvie Langevin nous ouvre les portes d’un univers riche et en mouvement.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Catherine Ego
Cette semaine, Confluents reçoit Charles Bender.
Homme de télévision, de cinéma, mais surtout de théâtre, le Wendat Charles Bender est acteur, metteur en scène, codirecteur artistique de la troupe Menuentakuan, mais aussi traducteur littéraire et maître de cérémonie pour les pow-wow.
À l’écran, on l’a vu par exemple dans Mohawk Girls, Sioui-Bacon, Pour toi Flora et Eaux turbulentes. Il a traduit notamment la pièce Là où le sang se mêle (Where the Blood Mixes), de Kevin Loring. En tant qu’animateur, il a été pendant quatre saisons à la barre de l’émission d’entrevues Sans réserve, sur les ondes de la chaîne de télévision APTN.
Dans tous les aspects de sa foisonnante carrière, Charles Bender se fait ainsi l’inlassable «courroie de transmission» des arts et des cultures autochtones.
Catherine Ego l’a rencontré à Mani-utenam dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre 2025.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Agence Diane Riel
Confluents vous emmène à la rencontre de Jean-Paul Echaquan, aîné atikamekw qui nous reçoit chez lui, dans son camp situé à quelques kilomètres de sa communauté de Manawan.
Nous avons donc le privilège d’entendre ici la voix d’un aîné respecté, reconnu comme Gardien de la langue atikamekw et membre du Conseil des Sages du Conseil de la Nation Atikamekw. À travers ses mots, c’est tout un monde qui se dévoile : celui de la transmission, de la mémoire vivante et du territoire.
Jean-Paul Echaquan nous parle de son propre cheminement et de l’importance de transmettre aux jeunes, autochtones comme allochtones, les savoirs et les valeurs qui fondent l’identité atikamekw. Il évoque les activités culturelles qu’il anime, les légendes comme vecteurs de sens, et la place centrale de la langue dans ce travail de transmission.
Au micro de Mathieu Lavigne, Jean-Paul Echaquan nous ouvre une porte sur sa spiritualité, sa poésie et les rituels au cœur de sa vie. Une rencontre inspirante avec un homme qui incarne la sagesse, la force sereine et l’engagement envers les générations futures.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Confluents vous emmène au restaurant La Traite de l’Hôtel-Musée des Premières Nations, à Wendake. Catherine Ego y rencontre Alexis Gros-Louis Houle, cofondateur, avec Caroline Fournier, du studio 3D Awastoki. Notre invité évoque au fil de cette entrevue son parcours d’entrepreneur et d’artiste. Sa maîtrise technique et son talent artistique se sont notamment exprimés dans le jeu vidéo Two Falls, qui met en scène Maikan, un jeune Innu, et Jeanne, une jeune fille du Roy récemment arrivée en Nouvelle-France. Le jeu permet ainsi de voir le monde avec les yeux de l’autre.
Dans tous ses projets, Alexis Gros-Louis Houle privilégie la transmission. Il travaille ainsi à la préservation du patrimoine autochtone, mais aussi à la reconstitution virtuelle des artefacts. Notre invité est par ailleurs un entrepreneur-né qui s’inscrit, dans sa communauté de Wendake, dans un milieu des affaires particulièrement dynamique.
Rencontre avec un homme profondément attaché à la culture wendate, et enthousiasmé par ce que la technologie peut nous offrir de mieux en matière de transmission culturelle… Et on parlera même des Nordiques!
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Catherine Ego
Confluents propose une émission spéciale consacrée à un événement marquant de l’histoire contemporaine du Québec et du Canada : la crise d’Oka, également dite «siège de Kanehsatà:ke». Trente-cinq ans plus tard, ces événements qui se sont déroulés du 11 juillet au 26 septembre 1990 continuent de résonner dans nos mémoires et de teinter les relations entre Autochtones et Allochtones.
Pour mieux comprendre les racines, les enjeux et les répercussions de cette crise, nous avons le privilège d’accueillir aujourd’hui l’anthropologue Pierre Trudel. En plus d’être chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes, Pierre Trudel a enseigné l’anthropologie au Cégep du Vieux-Montréal et à l’Université du Québec à Montréal. Il collabore depuis plus de 25 ans à la revue Recherches amérindiennes au Québec, devenue en 2022 la Revue d'études autochtones.
Au micro de Mathieu Lavigne, Pierre Trudel replace en contexte la crise d’Oka de 1990. En particulier, il évoque les luttes historiques des Kanien'kéha:ka de Kanesatake et s’interroge sur les répercussions actuelles de cette crise.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Cette entrevue s'inscrit dans un dossier thématique proposé dans le cadre des 35 ans de la crise d'Oka. Vous trouverez ici l'ensemble des textes et des entrevues constituant ce dossier : https://bit.ly/3U6BRt6
Photo : Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l'UQAM
Confluents ouvre sa 5e saison à Val-d’Or afin d'aller à la rencontre d’une femme dont l’engagement et la voix résonnent bien au-delà de l’Abitibi-Témiscamingue, sa région natale. Directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or depuis plus de 35 ans, Édith Cloutier est très liée à cette institution depuis son plus jeune âge. De mère anicinabe et de père québécois, elle a grandi à Val-d’Or dans un contexte urbain, mais profondément enraciné dans sa culture maternelle.
Au fil de cette entrevue, Édith Cloutier évoque pour nous des souvenirs de son enfance, son héritage familial, son parcours de militante et de bâtisseuse. Nous explorons ensemble le rôle fondamental du Centre d’amitié autochtone dans le tissu social de Val-d’Or, puisque l’établissement est devenu au fil des décennies un carrefour majeur pour plusieurs communautés autochtones.
Les nombreuses réalisations d’Édith Cloutier lui ont valu un nombre impressionnant de distinctions : Prix de la justice du Québec, doctorats honoris causa de l’Université Concordia et de l’INRS, ainsi que les titres de Chevalière de l’Ordre national du Québec et de membre de l’Ordre du Canada. Ces honneurs témoignent de la vaste portée de son action, tant au niveau local que national, et de sa contribution incontournable à l’amélioration des conditions de vie des Autochtones en milieu urbain.
À notre micro, Édith Cloutier aborde aussi le soutien apporté par le Centre d’amitié de Val-d’Or aux femmes autochtones qui ont révélé les abus policiers dans cette région, des dénonciations qui mèneront à la Commission Viens. Elle revient également sur la création du Conseil national de réconciliation, auquel elle participe notamment à titre de membre du conseil d’administration inaugural. Enfin, Édith Cloutier nous parle de spiritualité, de transmission, et de cette énergie qui continue de la porter au fil de son parcours incarnant l’espoir et la dignité.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est coordonnée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Paul Brindamour - Wikipédia
Confluents Special Episode / Confluents hors série
(Exceptionnellement, cette entrevue est réalisée en anglais. Pour lire la description de l’épisode en français, merci de consulter notre site Web : https://missioncheznous.com/entrevue-exclusive-avec-ellen-gabriel/.)
On the occasion of the 35th anniversary of what has come to be known as the "Oka Crisis," Confluents presents a special episode dedicated to one of the leading advocates for the protection and promotion of Indigenous rights in Canada:activist and award-winning artist and documentary filmmaker Ellen Gabriel, also known by her Kanienʼkéha name, Katsi'tsakwas.
Katsi’tsakwas Ellen Gabriel was born and raised in Kanehsatà:ke, a Kanien’kehá:ka (Mohawk) community located just north of Montreal and entirely surrounded by the municipality of Oka.
In 1990, the proposed expansion of a golf course onto a pine forest and burial ground sacred to the Kanien’kehá:ka people sparked an armed confrontation between the community, the Sûreté du Québec, and, later, the Canadian Armed Forces, a standoff that lasted 78 days, from July 11 to September 26.
During this "Oka Crisis," which she prefers to call the "Siege of Kanehsatà:ke," Katsi’tsakwas Ellen Gabriel became one of the most high-profile spokespersons for her nation. Despite her young age, she played a central role in this historic resistance, an event that left profound and lasting impacts — not only on her personal life, but also on her community and on the relationship between Indigenous and non-Indigenous people across Canada.
The confrontation, which garnered worldwide media attention, also redefined the Canadian population perception of Indigenous rights and claims, and of the centuries-old resistance of First Nations across the country. Internationally, it sparked a broader reflection on Indigenous territorial rights and political aspirations.
Since the 1990 conflict, Katsi’tsakwas Ellen Gabriel has dedicated herself to advancing the rights of Indigenous Peoples both in Canada and internationally, and to seeking justice for missing and murdered Indigenous women.
Katsi’tsakwas Ellen Gabriel served as President of the Quebec Native Women’s Association from 2004 to 2010 and has spoken on some of the world’s most prestigious stages, including the United Nations. A renowned documentarian and visual artist, she was the first Indigenous artist to receive the Grand Prix from the Conseil des arts de Montréal in 2024, a prestigious award established 38 years earlier.
Recently, Katsi’tsakwas Ellen Gabriel published When the Pine Needles Fall: Indigenous Acts of Resistance, a book of interviews with historian Sean Carleton, in which she reflects on her role and the realities she faced in the Oka Crisis/Siege of Kanehsatà:ke. In this book, she also discusses her unwavering commitment as an activist, feminist, and land protector. Her book is now available in French from Éditions du remue-ménage.
In this interview, conducted by Catherine Ego and Mathieu Lavigne, Katsi’tsakwas Ellen Gabriel recounts the events of Kanehsatà:ke in 1990 from an insider’s perspective, the struggles that have driven her throughout her life, and her hopes for the future. On the Confluents microphone, she provides an Indigenous and feminist perspective on events that have too often been told by others, rather than by those directly involved.
Interview: Catherine Ego and Mathieu Lavigne
Editing: Catherine Ego
Music: Arturo Parra
Photo of Katsi’tsakwas Ellen Gabriel: Alan Lissner (courtesy of Éditions du remue-ménage)
The production of Confluents is made possible thanks to the financial support of the Oblates franciscaines de Saint-Joseph, the Fonds Roland-Leclerc and the Fondation Lucien-Labelle.
Confluents rencontre Waseskinokwe Eva Ottawa, Atikamekw nehirowiskwew : une femme qui vit en harmonie avec le territoire.
Originaire de Manawan, notre invitée est chercheuse et professeure de droit à l’Université d’Ottawa. Titulaire d’un baccalauréat en sociologie, d’un baccalauréat en droit et d’une maîtrise en droit, elle a fait paraître en 2023 aux Presses de l’Université Laval « L’adoption coutumière chez les Atikamekw Nehirowisiwok de Manawan ».
Par une méthode empirique et ethnographique, grâce à des entretiens réalisés auprès de sa communauté dans sa langue maternelle, l’atikamekw nehiromowin, Waseskinokwe Eva Ottawa recueille et explique dans cet ouvrage les concepts fondateurs et les règles de droit qui encadrent le régime de l’adoption coutumière chez les Atikamekw.
Waseskinokwe Eva Ottawa a été la première femme à accéder aux responsabilités de Grand chef de la nation Atikamekw, qui regroupe les communautés de Manawan, Opitciwan et Wemotaci. Elle a également été commissaire à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec (2015) et présidente du Conseil du statut de la femme (2016).
Au micro de Catherine Ego, Waseskinokwe Eva Ottawa évoque son parcours ainsi que l’importance de sa langue dans sa vision du monde et dans son propre enracinement. Elle nous présente également le résultat de ses recherches sur l’adoption coutumière, officiellement reconnue dans le Code civil du Québec depuis 2018.
Une rencontre passionnante avec une femme de savoir, de convictions et de territoire.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Université d'Ottawa
Cette semaine, nous allons à la rencontre de Marilou Maisonneuve, qui nous reçoit dans les bureaux du Programme Maison ronde de l’organisme communautaire L'Itinéraire, organisme bien connu pour le magazine du même nom.
Titulaire d’un baccalauréat avec une majeure en Études autochtones à l’Université d’Ottawa (2012) et d’une maîtrise en sciences des religions à l’Université du Québec à Montréal (2021), Marilou Maisonneuve a consacré son mémoire de maîtrise aux femmes innues impliquées dans l’Église évangélique baptiste Aiamieu Mamuitun, située à Uashat, Église que la chercheure a elle-même fréquentée dans sa jeunesse, avec sa famille. En 2025, Marilou Maisonneuve a publié un article reprenant les grandes lignes de cette recherche dans l’ouvrage collectif Étudier les christianismes dans un contexte de postchrétienté, publié aux Presses de l’Université Laval.
Depuis 2020, Marilou Maisonneuve travaille pour l’organisme communautaire L’Itinéraire comme chargée de projets pour le Programme et le Café de la Maison ronde, un café d’économie sociale offrant des possibilités d’emploi aux personnes autochtones marginalisées ou en situation d’itinérance à Montréal.
Au micro de Mathieu Lavigne, Marilou Maisonneuve évoque son enfance et son adolescence entre Sept-Îles et Uashat, ses recherches académiques sur l’Église évangélique baptiste innue Aiamieu Mamuitun, et son travail auprès de personnes autochtones aux multiples parcours et vivant en milieu urbain.
Photo : L'Itinéraire
Confluents reçoit cette semaine Véronique Vincent.
La communauté kanien’kehá:ka (mohawk) de Kanesatake se dresse au confluent de la rivière des Outaouais et du lac des Deux-Montagnes, à une soixantaine de kilomètres seulement au nord-ouest de Montréal. En dépit de cette proximité géographique, Kanesatake reste relativement méconnue de la population allochtone.
Pour en savoir un peu plus sur cette communauté sur laquelle pèsent encore de nombreux préjugés, nous recevons cette semaine Véronique Vincent. De père Wendat et de mère Kanien’kehá:ka, notre invitée est responsable du tourisme à Kanesatake.
Pour Véronique Vincent, le tourisme constitue une voie privilégiée pour rencontrer l’autre, se raconter, mais aussi guérir. Dans cette optique, la mise en place d’activités et d’infrastructures touristiques exige le déploiement d’une approche graduelle et concertée afin que la communauté s’exprime sur la pertinence des stratégies envisagées, contribue à leur conception et à leur implantation, et participe pleinement aux programmes choisis.
Au microphone de Catherine Ego, Véronique Vincent nous présente sa vision du tourisme, ses défis et ses espoirs. Mais surtout, elle nous invite à faire plus amplement connaissance avec Kanesatake, communauté kanien’kehá:ka à la fois si proche et si lointaine.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Véronique Vincent
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