Confluents

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By Mission chez nousSociety & Culture
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Confluents episodes

  • EP 143 : Shauit

    Confluents accueille un artiste dont la voix résonne bien au-delà des frontières et des genres musicaux. Originaire de la Côte-Nord, Shauit est auteur-compositeur-interprète et grand ambassadeur de la culture innue. Avec sa musique à la croisée du folk, du traditionnel et du reggae, il chante principalement en innu-aimun, une langue qu’il aime faire vivre et rayonner.

    Lauréat de nombreux prix prestigieux, dont le Félix pour l’Album de l’année en langues autochtones à l’ADISQ, Shauit a présenté plus de 400 spectacles à travers le monde, du Japon au Maroc, en passant par la France et la Corée du Sud.

    Son plus récent album, Natukun – qui signifie «remède» en innu-aimun – invite à la guérison et à la réconciliation en mariant les sonorités innues et québécoises dans un vibrant dialogue musical. Au-delà des rythmes et des mots, la musique de Shauit est profondément spirituelle et porteuse d’espoir, particulièrement pour les jeunes en quête de sens. L’artiste évoque souvent Tshishe Manitu, le «grand esprit», et rappelle que la foi constitue pour lui une source importante d’inspiration et de repères.

    Au micro de Mathieu Lavigne, Shauit nous raconte la musique, le métissage, la spiritualité ainsi que le rôle d’ambassadeur de la culture innue qu’il assume désormais.


    Conception de l'émission : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Montage : Antonin Wyss

    Musique : Arturo Parra et Shauit


    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.


    Photo : Shauit

    Source : Yanick Boyer - Pasa Musik

    44 min
  • EP 142 : Karine Régis-Pilot

    Confluents rencontre Karine Régis-Pilot à Mani-utenam, dans la foulée du pow-wow organisé par la communauté le 30 septembre 2025 pour souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

    Karine Régis-Pilot a été longtemps infirmière dans sa communauté, puis responsable de la langue et de la culture innues à l’Institut Tshakapesh. Depuis le mois de juin 2025, elle est également membre d’Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, le Conseil des élus de cette communauté située près de Sept-Îles, sur la Côte-Nord.

    Dans ce témoignage, Karine Régis-Pilot nous ouvre les yeux sur le vécu des enfants des ex-pensionnaires, sur la transmission intergénérationnelle des traumas individuels et des fractures sociales, et sur le parcours de vérité qui lui a permis de se libérer de cette emprise du passé.

    Très attachée à sa communauté ainsi qu’à la culture et à la langue innues, Karine Régis-Pilot nous décrit également ses premiers pas dans la vie politique de Uashat mak Mani-utenam. 

    Avec éloquence et passion, elle évoque l’extraordinaire force de vie de sa « communauté en rétablissement ». 


    Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Montage : Catherine Ego

    Musique : Arturo Parra

     

    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.

     

    Photo : Karine Régis-Pilot

    Source : Site Web du Conseil des élus de Uashat mak Mani-utenam (Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, ITUM), https://www.itum.qc.ca/bureau-politique/elus-politiques/

    29 min
  • EP 141 : Jean-Charles Piétacho

    Nous nous rendons à Ekuanitshit, sur la Côte-Nord, au cœur du Nitassinan, ce territoire ancestral qui porte la mémoire et la vie des Innus depuis des millénaires. Ici, chaque montagne, chaque rivière raconte une histoire, et c’est dans ce paysage entre mer et monts que notre invité, Jean-Charles Piétacho, exerce son rôle de chef depuis les années 1990.

    Reconnu pour son engagement indéfectible envers la protection du territoire, notre invité a contribué à plusieurs avancées majeures : l’obtention du statut de «personne juridique» pour la rivière Magpie, qui serait une première au Canada, et la protection de l’île d’Anticosti, désormais inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    En compagnie de Jean-Charles Piétacho, nous découvrons l’histoire et les projets actuels de la communauté innue d’Ekuanitshit, aussi connue sous le nom de Mingan, la place du Nitassinan dans la vie innue, les luttes environnementales de la communauté et les tensions entre le développement économique et la protection de la Terre-Mère.


    Conception de l'émission : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Montage : Antonin Wyss

    Musique : Arturo Parra


    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.

    Photo : Mathieu Lavigne

    43 min
  • EP 140 : Noëlla McKenzie

    Confluents rencontre Noëlla McKenzie, une aînée innue de Mani-utenam, près de Sept-Îles. Noëlla est née à Mani-utenam en 1951, au tout début de la constitution de la communauté. Elle a été enseignante pendant une trentaine d’années, mais aussi interprète à la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Dans cette entrevue, nous la retrouvons au Centre de formation Mitshapeu, où elle donne un cours de langue innue.

    Noëlla McKenzie a fréquenté le pensionnat de Mani-utenam pendant dix ans, depuis l’âge de six ans jusqu’à la fermeture de l’établissement, en 1970. Pendant une cinquantaine d’années, elle n’a rien dit de ce qu’elle avait vécu au pensionnat : sa parole et son rire lui avaient été confisqués.

    Aujourd’hui, elle tient à témoigner pour que les jeunes connaissent le parcours de leurs parents et grands-parents et pour favoriser le rapprochement entre les générations. C’est Noëlla McKenzie elle-même qui a souhaité nous rencontrer dans sa classe, en présence de jeunes étudiantes et étudiants de l’innu-aimun. Dans ce témoignage émouvant et plein d’espoir, elle raconte la confiscation de son enfance et son long retour vers la joie et les mots en compagnie d’autres survivants et survivantes des pensionnats autochtones.


    Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Montage : Catherine Ego

    Musique : Arturo Parra


    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.


    Photo : Catherine Ego

    29 min
  • EP 139 : Dan-Georges Mckenzie

    Nous découvrons cette semaine un artiste qui fait vibrer la langue et la culture innues à travers des mélodies lumineuses : Dan-Georges Mckenzie. Originaire de Uashat mak Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, l’auteur-compositeur-interprète Dan-Georges McKenzie s’impose désormais comme une voix singulière dans le paysage de la musique émergente au Québec. À l’hiver 2022, il dévoilait son premier microalbum, Uitamui, réalisé en collaboration avec Musique Nomade, une œuvre aux couleurs folk-pop et country, où il parle d’amour, de famille et de résilience.

    Depuis, Dan-Georges McKenzie multiplie les projets : il a remporté les prix Coup de cœur du public et du jury au festival Vue sur la relève et s’est rendu en demi-finale des Francouvertes avec un spectacle en langue innue – une première ! À l’été 2023, il surprenait encore avec Mishkutinam(u), une pièce coécrite avec Alex Burger et chantée en frinnu – un mélange de français et d’innu-aimun.

    Au-delà de la scène, Dan-Georges McKenzie est coordonnateur des communications à l’Institut Tshakapesh. Porte-parole des Journées de la culture sur la Côte-Nord, il saisit toutes les occasions possibles de faire rayonner les traditions et les savoirs autochtones.

    Au micro de Mathieu Lavigne, Dan-Georges McKenzie évoque son parcours, ses racines musicales, ses collaborations et son rôle d’ambassadeur culturel.

    Plongeons sans hésiter dans l’univers de cet artiste dont chaque chanson constitue une irrésistible invitation à la rencontre.


    Conception de l'émission Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Montage : Antonin Wyss

    Musique : Arturo Parra et Dan-Georges McKenzie


    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.

    Photo : Mathieu Lavigne

    38 min
  • EP 138 : Édouard Kaltush

    Confluents repart cette semaine pour la Côte-Nord, plus précisément à Nutashkuan, la communauté innue voisine du village de Natashquan. Nous y rencontrons le porteur de culture Édouard Kaltush. 

    Après s’être lui-même perdu de vue pendant quelques années, Édouard Kaltush a décidé de renouer avec sa culture traditionnelle. Aujourd’hui, en plus de ses responsabilités d’intervenant en toxicomanie au centre de santé de Nutashkuan, il est l’une des rares personnes à pouvoir encore fabriquer des canots et des raquettes à l’ancienne.

    Édouard Kaltush s’investit également dans la transmission de ses savoirs et d’autres traditions, par exemple la pêche au homard à marée basse. Pour lui, la culture est un remède puissant aux angoisses du monde moderne.

    Au micro de Catherine Ego, dans cette entrevue sous la tente en plein cœur de la communauté de Nutashkuan, Édouard Kaltush raconte le temps, le travail et le soin qu’il faut pour retrouver les gestes des ancêtres.

     

    Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Entrevue et montage : Catherine Ego

    Musique : Arturo Parra

     

    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.


    Photo : Catherine Ego

    29 min
  • EP 137 : Manishan Kapesh

    Cette semaine, nous retournons sur la Côte-Nord, presqu’au bout de la Pointe-de-Moisie, afin d’aller à la rencontre d’une femme dont le parcours est intimement lié à la guérison et à la transmission culturelle : Manishan Kapesh. Née dans le territoire, dans Nutshimit, cette aînée innue a consacré une grande partie de sa vie à apaiser les blessures profondes causées par le colonialisme et les pensionnats.

    En 2002, Manishan Kapesh a fondé la maison de guérison traditionnelle Kutikunui au bord de la Mishta-Shipu, la rivière Moisie, à l’endroit où les Innus campaient autrefois. Ce centre accueille aujourd’hui des personnes en quête de réconciliation avec elles-mêmes, souvent marquées par des dépendances ou des traumatismes.

    L’engagement de Manishan Kapesh prend racine dans son propre chemin de guérison, amorcé en 1987 après des années de silence et de souffrance liées à son passage au pensionnat. Notre invitée nous raconte ici comment, à une époque où les cérémonies étaient encore pratiquées en cachette, elle a dû affronter les jugements et la peur pour faire renaître les traditions.

    Manishan Kapesh continue de rêver grand : elle imagine une « Innuversité », un programme de formation aux savoirs ancestraux destiné aux jeunes générations. Pour elle, la guérison passe par la culture, le retour au territoire, et la force des rituels qui ont survécu en dépit de l'adversité.


    Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Montage : Antonin Wyss

    Musique : Arturo Parra


    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.


    Photo : Mathieu Lavigne

    37 min
  • EP 136 : Christine Sioui Wawanoloath

    Confluents rencontre Christine Sioui Wawanoloath chez elle, dans la communauté abénakise d’Odanak, non loin de Trois-Rivières. 

    De père wendat et de mère abénakise, Christine Sioui Wawanoloath a notamment été coordonnatrice du Festival des films autochtones de Val-d’Or, directrice des programmes du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or et chargée de projets pour le Musée des Abénakis d’Odanak.

    Depuis plus de cinquante ans, Christine Sioui Wawanoloath est surtout connue du public pour sa pratique artistique multidisciplinaire foisonnante. 

    Elle écrit des textes jeunesse, des nouvelles, du théâtre et de la poésie. Dans le domaine des arts visuels, elle se consacre notamment à la peinture, à l’illustration et à la sculpture, mais crée aussi des bijoux... 

    Dans ses œuvres, Christine Sioui Wawanoloath prend délibérément le parti de l’espoir et de la joie, qu’elle exprime par un trait limpide et des couleurs éclatantes. 

    Fascinée par le symbolisme et les mythologies, elle invente des personnages porteurs de sens, de profondeur et de légèreté. 

    L’art de Christine Sioui Wawanoloath nous ouvre ainsi les portes d’univers vastes et lumineux.

    Au micro de Catherine Ego, Christine Sioui Wawanoloath évoque son parcours d’artiste tout-terrain céleste, peut-être extraterrestre, qui a choisi d’incarner l’espoir et nous invite à découvrir… ce qui n’existe pas.


    Entrevue et montage : Catherine Ego

    Musique : Arturo Parra


    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.


    Photo : Avec l’aimable autorisation de Christine Sioui Wawanoloath

    29 min
  • EP 135 : Jeffrey Papatie

    Confluents rencontre Jeffrey Papatie, anicinabe de la communauté de Lac-Simon et danseur bien connu sur la route des pow-wow. Né aux États-Unis, mais profondément enraciné dans les terres des communautés anicinabek de Kitcisakik et de Lac-Simon, Jeffrey incarne un parcours marqué par les blessures du passé et la force de la résilience. Son histoire est celle d’un homme qui a choisi d’avancer, de danser — et de transmettre.

    Dans cette entrevue captée à Sept-Îles, dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, Jeffrey Papatie, raconte son cheminement personnel et familial vers la guérison. Il souligne l’importance de la danse traditionnelle dans son parcours, cette forme d’expression sacrée qu’il partage avec son épouse et leur fils. Jeffrey nous explique ce que signifie « être un guerrier » aujourd’hui — un guerrier qui embrasse sa vulnérabilité et marche avec sérénité et fierté. Enfin, Jeffrey Papatie évoque sa spiritualité et sa vision des relations entre les peuples autochtones et allochtones.

    Au micro de Mathieu Lavigne, Jeffrey Papatie nous offre un témoignage de courage et de beauté. Un moment pour écouter, pour apprendre, pour ressentir.


    Conception de l'émission : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Montage : Antonin Wyss

    Musique : Arturo Parra


    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.


    Photo : Jeffrey Papatie, lors de l'événement tenu dans le cadre du 30e anniversaire de Mission chez nous, Trois-Rivières, mars 2024. Par Pascal Huot/Mission chez nous

    32 min
  • EP 134 : Mathilda Vollant-Fontaine

    Confluents vous emmène sur la Côte-Nord pour y rencontrer Mathilda Vollant-Fontaine dans son atelier de couture de Création Puamun, à Mani-Utenam. Au « fil » de cette discussion parmi tissus et bobines multicolores, Mathilda Fontaine nous raconte comment une petite erreur d’aiguillage l’a mise sur la voie de la couture, une passion devenue un lieu de convergence pour sa famille et sa communauté.


    Mathilda Vollant-Fontaine souligne également l’importance de la tradition et de la spiritualité dans toutes ses créations. Bien plus que de simples vêtements, les jupes et les vestes de Création Puamun sont en effet de véritables outils de rapprochement, de réconciliation et de guérison.

     

    Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne

    Montage : Catherine Ego

    Musique : Arturo Parra

     

    La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.


    Photo : Catherine Ego

    29 min

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L’émission Confluents a pour objectif de donner la parole à des membres des Premiers Peuples et à leurs allié.e.s. Ces personnes viennent y témoigner de leur vision du monde, partager leurs idées, leur démarche artistique, leur spiritualité.