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Or


Cette semaine nous sommes très heureux d’accueillir à Culture Pixelle, Justine Noël, responsable du dispositif Safer. SAFER c'est un dispositif de prévention des violences sexistes et sexuelles (VSS) en milieu festif qui œuvre depuis 2021 : plus de 200 événements accompagnés, plusieurs milliers de bénévoles mobilisés, et une volonté forte de faire de la fête un espace de respect, d’écoute et de responsabilité collective.
SAFER c'est pour nous, une manière de penser et agir pour une écologie de nos relations : nous accompagner individuellement et collectivement à essayer de prendre soin des unes, des uns et des autres.
SAFER c'est un « protocole Safer » - avec sensibilisation des équipes, maraudes, stand d’accueil, formation - une démarche qui conjugue prévention, protection et transformation des pratiques dans le secteur culturel. Et c'est aussi outil numérique, une application mobile d’alerte, qui permet à toute personne présente sur un événement de signaler en toute discrétion une situation de harcèlement ou d’agression — témoin ou victime —, tandis qu’un espace de ressources en ligne, des kits à télécharger et une base de données d’événements engagés viennent outiller les acteurs.
Les lieux culturels se questionnent de plus en plus sur leurs impacts environnementaux : consommation énergétique, artificialisation des sols, présence de refuge climatique …
La Friche et 4 autres lieux ont décidé de mener différentes études pour identifier des pistes d’actions concrètes dans le cadre d’un projet Alternative Verte de France 2030.
Et au coeur de ces études, deux notions : celle de la redirection et celle de l’attachement. Développées par Origens MediaLab, ces notions permettent de regarder ce à quoi on tient dans nos métiers, nos pratiques, nos acquis, nos privilèges … - les attachements - et comment s’en détacher nécessairement pour nous rediriger vers des actions, des activités qui restent soutenables pour nos environnements, la planète, nos vies.
On parlera de tout cela, des lieux culturels, des attachements et des redirections, avec Camille Jaffard, cheffe de projet Transitions à la Fiche.
“Pour une écologie de l'attention”; l'ouvrage de Yves Citton paru en 2014, a été un texte clé pour ouvrir une brèche dans la critique permanente des écrans et des médias par les milieux intellectuels, éducatifs et culturels, tout en n’abandonnant pas une rigueur à nous penser face à ces surfaces lumineuses et animées ! On a adoré le chapitre sur “les micropolitiques attentionnelles” qui résonne avec tout une “écologie des pratiques collectives” … Bref, à chaque fois qu’on le lit, l’écoute ou le rencontre, on en ressort lucidement joyeux !
Mais au fait, Yves Citton c'est qui ? Il étudie et enseigne la littérature et les médias à l’Université Paris 8 et co-dirige la revue Multitudes. En parlant de multitude, il est l’auteur prolifique d’ouvrages et articles depuis les questions d’attention jusqu’aux questions de pouvoirs et de politiques, en passant par les médias, que l’on consulte en écoutant ses playlists de free-jazz et autres musiques chics qu’il a chroniqué sur Radio Campus Grenoble il y a quelques années.
Et son actualité rejoint celle de Radio Grenouille et nos préoccupations écologique-ou-barbare de ce trimestre : dans le dernier numéro anniversaire de Multitude, le numéro 100, Yves Citton consigne avec Frédéric Brun, Priscilla De Roo etJacopo Rasmi, un article “Ecologie”, sur la place de ces approches dans la revue … Il n’en fallait pas plus pour l’inviter !!
Du 15 septembre au 15 novembre, Radio Grenouille propose à l’antenne de creuser les différentes formes d’écologies comme matières à penser et faire le monde.
Le numérique est, dans toute sa polysémie, un facteur aggravant du dérèglement climatique, de l’expansion d’un extractivisme, et d’un déséquilibre de nos écosystèmes dans toutes leurs dimensions : écologique, économiques, sociales, cognitives, culturelles, politiques …
Et pour autant, ces outils ont aussi été conçus en lien avec l’émergence d’une conscience écologique globale et ont accompagné et accompagne aujourd’hui les luttes, les prises de conscience, les communautés, les mise en récits, les imaginaires pour agir dans un monde en surchauffe.
Culture Pixelle va interroger dans deux prochains mois différentes voix/voies pour une durabilité et une soutenabilité de notre monde, aussi avec des outils numériques, au delà de la mesure de l’empreinte carbone et de son importance pour rediriger nos pratiques et nos usages, et de l’approche du numérique comme un pharmakon - un remède et un poison. Autour de l’attention avec Yves Citton, des enjeux culturels avec Arviva, des mises en récits avec Pioche, des redirections avec laFriche ...
Aujourd'hui, on va faire un premier état des lieux des enjeux d’une réflexion écologique avec le numérique. Tant dans nos gestes quotidiens que dans nos micro-politiques collectives ;-)
Pour le premier épisode de la saison#4 de Culture Pixelle, nous sommes allez faire un tour à l'école, à la rencontre d'Orianne Ledroit, déléguée générale d'EdTech France.
EdTech France c'est l'association des professionnels et des entreprises du numérique à l'école, qui produisent autant des cours et des MOOC en ligne, des open badges, mais aussi l'accompagnement spécifique d'élèves ou la facilitation des relations entre parents et établissements ...
Orianne Ledroit a joué un rôle majeur dans les politiques publiques du numérique à la direction de la Mission Société Numérique de l'ANCT il y a quelque année, où elle a participé à constituer les société coopérative La MedNum et APTIC, et initié les rencontres Numériques en Communs. Elle est aussi passée par OpenClassrooms.
Dans un moment où les débats sont vifs sur l'IA dans l'éducation, les écrans et les enfants, ou les réseaux sociaux et les jeunes, on fait le point avec Orianne sur les chantiers de la rentrée. Les outils et dispositifs numériques viennent ouvrir de nouvelles possibilités pédagogiques, permettent de diversifier les situations d'apprentissages vers plus d'inclusion ou étendre l'espace de la connaissance.
Et si le numérique ouvrait aussi des perspectives éducatives et démocratiques pour une école inclusive ?
Pour nourrir nos têtes et nos coeurs avant la pause estivale, nous accueillons à Culture Pixelle cette semaine, l’incroyable Gislaine Duboc, chamane contemporaine qui anime une chaine youtube et Instagram pour traverser les crises qui se succèdent sans cesse. C’est un peu notre Starhawk francophone ;-)
Ses réels nous réjouissent. Elle porte un regard poétique et calme, fondamentalement féminin, sur les outils et mondes numériques. Elle interroge avec espièglerie et non sans taquinerie la place que l'on fait de ces machines dans nos vies et nos quotidiens !
Comme elle a "les pieds sur terre, la tête dans les étoiles" et que nous avons “les pieds sur le sable de nos puces en silicium et la tête dans les nuages de nos données dans le cloud”, jusqu'où nous mènera notre discussion !
Cette semaine, Culture Pixelle vous invite à une balade “dans la tête de Samuel Nowakowski”, esprit libre du digital ! Professeur à l’Université de Lorraine, chercheur en IA, passeur entre les machines et les humains et d’une rare humanité numérique, Samuel a aussi arpenté les ministères, les couloirs du pouvoir, et même les routes de la Silicon Valley aux côtés de Steve Jobs ....
Ses Nowakowskismes sur Radio Campus avancent sur le fil entre poésie militante, critique érudite du capitalisme techno-numérique et propositions d’utopies à venir.
Avec lui on a regardé cet âge de l’IA, après celui des réseaux sociaux, de la blockchain, des NFT, du métaverse … On a scrollé, on a miné, on a déambulé dans des terres virtuelles, et maintenant on “prompte” à tout va ! Est-ce que l’IA va nous aider à faire société et démocratie, ou juste à mieux trier nos mails ? Utopie, dystopie, hope punk… Où se loge l’intérêt général là-dedans ?
Et on a plongé dans le grand mythe du 21ème siecle : celui de la Silicon Valley ! Il a travaillé au “coeur de la machine”. Cette machine qui capitalise l’attention et les ressources premières de notre terre, et qui nous fait vivre à l’échelle-monde comme dans un village planétaire !
On ne pitche pas le futur, mais on prend le contre-pied d’une dystopie générale pour repolitiser l’innovation, partager d’autres récits plus vivants, plus résistants, plus en prise avec nos défis démocratiques et durables.
Cette semaine dans Culture Pixelle on reçoit l’équipe d’Aartemis, jeune société innovante qui repense la médiation culturelle et la médiation aux oeuvres à l’ère numérique. À sa direction, Marlène Diard, anthropologue de formation et entrepreneure, développe une approche sensible et exigeante de la transmission culturelle. Elle est accompagnée d’Héloïse Poli, directrice artistique, artiste plasticienne et enseignante, et de Marie-Odile Pantoja Da Silva, récemment arrivée dans l’équipe en tant qu’experte en stratégie digitale et en art contemporain. Ensemble, elles défendent une vision forte : celle d’une culture accessible, engageante et sincère, et partagent, grâce aux outils numériques, une pédagogie attentive aux réalités des créations et des œuvres, des récits et des imaginaires.
Aartemis est très active sur les réseaux sociaux (notamment avec plus de 120 000 abonnés sur TikTok), collabore avec de grandes institutions culturelles pour créer des passerelles entre les mondes physique et virtuel. Dans cette émission, Marlène et Marie-Odile seront en studio pour discuter de ce qui se transforme aujourd’hui dans la relation entre les publics et les lieux culturels et comment le numérique enrichit l’expérience de visite ? En quoi ces nouvelles formes d’accès à la culture peuvent-elles être qualifiées d’augmentées – et peut-être aussi de plus libres ?
Les débats autour de l’IA dans l’art et la culture prennent souvent un tournant juridique autour des droits d’auteurs, de l’utilisation des oeuvres existantes pour en produire d’autres, des oeuvres fake et de leurs statuts - comme cette polémique autour des morceaux de musique conçus par l’IA dans le catalogue des plateformes de streaming ... Et plus généralement, les contenus numériques, leurs productions et leur diffusion suscitent moult discussions légales depuis plus de 30 ans.
Pour essayer de s’y retrouver dans cette abondance de création et de controverses, on a invité Coline Teboul, avocate au barreau de Marseille et prof à l’université, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle. Coline anime aussi une réflexion sur ces sujets sur son compte linkedin et sa chaine Youtube !
On discutera de comment traduire ces droits d’auteurs, d'exploitation, à l’image dans les mondes numériques, sur les plateformes et les réseaux sociaux ? On se perdra pour imaginer le futur du droit aussi avec l’IA, et ce que l’IA va transformer dans l’exercice des métiers juridique ? On parlera de Legal Tech et de droit à prompter !
La semaine dernière nous avons accueilli Sisygambis à Culture Pixelle. Sisygambis arpente les routes de la soie, de la transe, vers l’océan indien et nous emmènent tous à Zanzibar depuis plus de 20 ans. De ces voyages, ils rapportent des images incroyables et puissantes, et en font des installations numériques dans les musées du monde entier, ou des webdoc et des séries vidéos. Artistes des images fragments et des narrations rythmées, ils symbolisent l’échelle-monde dans chacune de leur œuvre.
Échos de Mayotte après le cyclone Chido, le projet en cours porte une attention particulière à Mayotte, dernière étape des routes de la transe, territoire au croisement de multiples cultures, et cherche à partager comment continuer à agir quand le territoire a été devasté. Pour cela, l’équipe de Sisygambis accueille les étudiants inscrits au Diplôme Universitaire « Pratiques du Spectacle Vivant » de l’Université de Mayotte pour 15 jours d’ateliers, de résidence et de repas partagés à la Friche la Belle de Mai. Ou la Friche devient un espace refuge.
Une émission avec Christine Coulange artiste multimédia, réalisatrice, directrice de Sisygambis, Carolina Pecheny, responsable pédagogique du diplôme universitaire « Pratiques du Spectacle Vivant », qui porte la mise en scène “Mirages” dimanche à 18h au studio de danse, Jean Louis Rose, vice-président de l'université de Mayotte dirige le service universitaire de l’action culturelle.
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