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ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – présenté cette semaine par Annette Levy-Willard qui reçoit le journaliste Roger Cohen, chef du bureau du New York Times à Paris qui a passé 3 semaines à Odessa et dans un magnifique article nous raconte la célèbre ville ukrainienne d'hier et d'aujourd'hui, résistante et survivante. Grand reporter aux quatre coins de la planète puis fameux éditorialiste de politique internationale dans le New York Times,
Roger Cohen est revenu à Paris pour diriger le bureau du grand quotidien.
Il a aussi publié un livre sur le destin de sa famille : The girl from Human street - les fantômes de la mémoire d'une famille juive
Il m'a fallu beaucoup de temps pour rassembler tous ces éléments. Les souvenirs ne viennent pas comme une forte pluie mais comme les gouttes tombant des feuilles après celle-ci. Il y avait des éléments manquants. Je savais enfin que je ne serais pas entière tant que je ne les aurais pas trouvés...
June Cohen est née dans Human Street en 1929. Sa rue traverse le centre de Krugersdorp, une ville minière proche de Johannesburg où le père de June, Laurie, médecin, et sa femme, d'origine juive lituanienne, ont décidé de s'établir trente ans après la traversée de la famille vers l'Afrique du Sud. June a été nommée d'après le mois de sa naissance.
Au lendemain de la mort de sa mère, Roger Cohen, chroniqueur au New York Times, se lance dans un portrait compatissant et sensible du parcours de sa famille maternelle et paternelle, en explorant les histoires qui lui sont parvenues depuis son enfance.
À travers des lettres personnelles et des souvenirs collectifs, Cohen suit sa famille de la Lituanie à l'Afrique du Sud, en passant par l'Angleterre, les États-Unis et Israël. Il met en lumière la résonance malaisée du racisme dont ses proches ont été témoins dans l'Afrique du Sud de l'apartheid et explore le sentiment omniprésent d'"altérité" qui découle de son héritage juif de persécution et des pertes répétées qui ont accompagné les multiples migrations de ses ancêtres. Et à travers cela, il commence à mieux comprendre la maniaco-dépression qui a imprégné sa famille et qui a tourmenté sa mère jusqu'à ses derniers instants.
Une histoire de famille qui traverse les continents, les familles et les grands pans de l'histoire, l'examen profondément personnel de l'identité juive de Roger Cohen est un récit de déplacement et de souvenir, un récit de suicide et de résilience, une méditation sur l'identité et l'appartenance, un classique pour notre époque.
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – présenté cette semaine par Annette Levy-Willard qui reçoit le grand éditorialiste du Monde : Alain Frachon
Il publie un recueil de ses chroniques qui nous décryptent l'actualité internationale dans un nouveau livre inquiétant qui nous annonce la fin de la domination de l'Occident ... « Un autre monde - L'ère des dictateurs » aux éditions Perrin
Le basculement du monde.
Depuis 2014, Alain Frachon tient chaque semaine une chronique célébrée pour son style et sa vista. Fin du mandat de Barack Obama et présidence disruptive de Donald Trump, crises et guerres à répétition au Moyen-Orient (Syrie, Liban, Iran ,Irak, califat...) grand retour de la Russie et jeu trouble de la Turquie, affaiblissement spectaculaire de l'Occident face à l'irrésistible ascension de la Chine ; sur tous ces sujets, l'auteur pèse, compare, argumente sans oublier de décocher des piques en totale liberté de l'esprit, dans la lignée de Raymond Aron et Pierre Hassner.
Pour cette édition, il a choisi une petite centaine de ses chroniques, toutes revues et révisées. Une préface très personnelle et un essai inédits sur la chine, complètent l'ensemble, augmenté d'une chronologie et d'un index.
Un tableau magistral d'un changement radical qui signe peut-être la fin de l'Occident.L'histoire d'un septennat qui compte pour un siècle !
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – présenté cette semaine par Annette Levy-Willard qui reçoit Yves Bigot, journaliste, écrivain, président de TV5Monde, et passionné de rock, il nous raconte dans une nouvelle biographie la saga de Michel Berger « Michel Berger – édition argumentée » paru au Seuil, Michel Berger qui a révolutionné la chanson française, on a tous en nous quelque chose de Michel Berger…
Fasciné par le swing de Gershwin, la soul de Ray Charles et le rock des Beatles, Michel Berger a modernisé la chanson française à travers ses interprètes (France Gall, Françoise Hardy, Elton John, Johnny Hallyday), ses complices (Véronique Sanson, Luc Plamondon, deux personnages essentiels de son univers), un opéra rock indémodable (Starmania) et des tubes qui auront marqué plusieurs générations : « Le monde est stone », « Quelque chose en nous de Tennessee », « Le paradis blanc », « La groupie du pianiste », « Ella, elle l’a »…
Yves Bigot, qui l’a bien connu, a longuement interrogé ses proches, comme Pierre Lescure, Bernard de Bosson, Grégoire Colart, Bernard Saint-Paul, Jannick Top, Serge Perathoner, Philippe Rault, Vanina Michel, Christine Haas, mais aussi, à travers les années, Véronique Sanson, France Gall, Daniel Balavoine, etc. Ces sources diverses lui permettent de retracer ici le destin hors du commun de celui qui était compositeur.
Pianiste, parolier, concepteur, réalisateur, producteur, directeur artistique, scénographe, et qui continue de faire chanter la France.
Pour les 30 ans de la mort du plus grand mélodiste de la variété française, cette édition augmentée de sa biographie montre définitivement qu’on
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – présenté cette semaine par Annette Levy-Willard qui reçoit Elie Barnavi, historien, écrivain, journaliste, ancien ambassadeur d'Israël en France nous raconte sa vie de « Confessions d'un bon à rien : Mémoires » dans un livre aussi brillant que drôle aux éditions Grasset.
Pourtant il est né de survivants des deux catastrophes du vingtième siècle :
le nazisme et le stalinisme.
La directrice du lycée de Beer Sheva eut ce jugement définitif sur le petit Elie : « Ah, celui-là, c’est un bon à rien ! Il faudra lui dénicher une institution à poigne, sinon ça finira mal pour lui… » . Le « bon à rien », né dans l’immédiat après-guerre et dans une configuration tragiquement exemplaire de l’époque, s’est forgé la plus magnifique des existences.
Son père, Michaël Yhiel Shkolnik, est né en 1910 en Bessarabie, qui faisait alors partie de l’empire russe, puis de la Roumanie, puis de la Moldavie. Officier dans l’Armée Rouge, il participera aux grandes batailles du front de l’Est (Leningrad, Moscou, Stalingrad.) Sa mère a survécu à la déportation mais y a perdu deux enfants et y laissera sa santé mentale…
Le jeune Elie nait à Bucarest en 1946. C’est là qu’il apprend le français. Son père ne songe qu’à fuir la Roumanie communiste et à gagner Israël . Un jour il disparait, enlevé par la Securitate et emprisonné trois mois à cause de ses demandes répétées de visa. En 1961 leur parvient enfin un « certificat de voyage », Israël « achetant » à l’époque des Juifs à l’Etat roumain (« notre meilleur produit d’exportation avec le pétrole » dixit Ceaucescu). Au sein de la « drôle de famille » qui accueille les arrivants en Terre promise, l’oncle Avi exercera une profonde influence sur l’adolescent, d’où le choix d’un nouveau patronyme : Barnavi.
Après un séjour d’un an dans un kibboutz au nord du Neguev, les retrouvailles avec ses parents sont douloureuses : son père sera plus tard placé dans un Ehpad, et sa mère internée pour démence. Elie travaille pour payer ses études au collège français Saint-Joseph de Jaffa. Incorporé dans Tsahal, parachutiste volontaire, bientôt officier, il participe à la Guerre des Six Jours puis comme réserviste à la première guerre du Liban et à l’opération « Paix en Galilée ».
A Jérusalem puis à Tel Aviv, des études de sciences politiques et d’histoire le font se passionner pour la séquence historique qui va de la fin du Moyen Age à la Révolution française.
La France devient sa « seconde patrie intellectuelle et affective ». Il part faire sa thèse de Doctorat à La Sorbonne et c’est à Paris que se font les rencontres essentielles pour la suite de sa carrière intellectuelle : Roland Mousnier, Pierre Chaunu, Pierre Nora, Jacques Revel, François Furet, Jacques Le Goff…
La politique va prendre une grande importance, parallèlement à son activité d’historien : enseignant en Allemagne, à Montréal, à l’ENS d’Ulm, à Limoges, à Reims, il retournera vivre à Tel Aviv avec sa nouvelle épouse Kirsten rencontrée à Francfort. Membre du comité central du parti travailliste, il décline le poste de chef de cabinet de Shimon Peres pour apporter son appui à Shlomo Ben-Ami. L’assassinat de Rabin met fin au processus de paix auquel il avait œuvré sans relâche.
Ambassadeur d’Israël en France de 2000 à 2002, il décrit ici l’envers des coulisses tout en brossant mille portraits de ses interlocuteurs à Paris (Lanzmann, Sarkozy, Chirac, Villepin, Jospin, Régis Debray, Edwy Plenel, Jean Daniel, DSK…).
Débarqué de son ambassade par Shimon Peres, il prend une année sabbatique pour proposer la création d’un musée de l’Europe à Bruxelles et consacrera de longues années à cette passion européenne tout en reprenant son enseignement d’histoire à l’université de Tel Aviv et la direction scientifique de la Maison de l’histoire européenne à Bruxelles.
ESSENTIEL, les rendez-vous du jeudi – présenté cette semaine par Annette Levy-Willard.
Elle reçoit le professeur de médecine Gabriel Steg, Chef du service de cardiologie à l’hôpital Bichat, vice-président de l’AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de paris), professeur des universités.
Il vient de recevoir à 62 ans le prix Claude Bernard pour la recherche médicale de la Ville de Paris.
Nous pourrons lui demander ce qu'il sait de ce nouveau variant, l 'Omicron, qui sème la panique en Europe et en Israël, qui interdit maintenant l'entrée des étrangers dans le pays. Et ce qu'il pense de la situation en France, si le virus semble sous contrôle ou pas.
Ce sera aussi l'occasion d'évoquer ses parents disparus cette année, très connus pour leur engagement dans la communauté juive après la guerre et leur carrière remarquable de médecins, Ady Steg et Gilberte Nissim Steg,
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Annette Lévy-Willard, journaliste et romancière, reçoit chaque mois une personnalité du monde intellectuel qui fait l’actualité pour un dialogue croisé.
Grand reporter à Libération, elle s’est spécialisée dans les grands faits de société, les tendances d’époque… Elle produit un billet d’humeur tous les quinze jours, et présente la mensuelle « Décryptage » Le 1 er jeudi du mois de 11h00 à 12h00

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