Deli Express

Deli Express

By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • On the Mississippi Express
    Des festivals de jazz, il en existe des dizaines, des centaines même à travers la France…
    Mais ceux qui se concentrent sur les origines des musiques afro-américaines, se comptent sur les doigts d’une main.
    C’est le crédo et l’ambition d’On The Mississippi, un tout nouveau rendez-vous, dont la première édition va se tenir la semaine prochaine, les 12-13 et 14 mai, à Strasbourg.
    On souhaite une longue vie et beaucoup de succès à toutes ses équipes, à commencer par Tiffany Macquart et le pianiste Sébastien Troendlé, ses fondateurs et co-directeurs qui rêvent d’un tel rendez-vous depuis des années, et qui vont mettre à l’honneur pendant trois jours des artistes de boogie-woogie, ragtime, piano-stride, blues et gospel…
    Parmi lesquels, la révélation Cili Marsall, les pointures Lluis Coloma, Louis Mazetier, ou même l’ancien partenaire de jeu de Charlie Watts, Alex Zwingenberger, considéré comme l’un des plus grands pianistes actuels de boogie-woogie…
    On pourra aussi applaudir les Nishati Gospel Singers ou le bluesman Corey Dennison, découvert dans un bar de Chicago par les créateurs de l’événement.
    Au programme également : des masterclasses de danse et de piano, un tremplin jeunes talents, ouvert à tous et auquel on peut participer, en s’inscrivant sur le site du festival.
    De son côté, le pianiste Laurent Cugny animera une conférence sur les origines des musiques afro-américaines…
    Lui et Sébastien Troendlé sont nos invités ce midi dans Deli Express.
    Et on profitera d’ailleurs de la présence de Laurent Cugny pour explorer son nouvel album, Zeitgeist, enregistré en tentet avec du beau monde, de Laurent Coulondre à Pierre De Bethmann, en passant par Stéphane Guillaume, Manu Codjia et Stéphane Huchard.
    44 min
  • La leçon de swing de Danger Zone
    Pour eux, c’est simple : « It’s all about swing » ! 
    C’est avec cette devise en étendard que le batteur Paul Morvan et le contrebassiste Alex Gilson animent chaque vendredi depuis deux ans les jam sessions du Duc des Lombards, sous le nom de Danger Zone.
    Avant de se lancer dans cette aventure et de devenir l’une des rythmiques les plus solides de la capitale, ils ont suivi tous les deux un parcours presque parallèle : un amour fou pour la musique qui remonte à l’enfance, des études au Conservatoire, des séjours à New-York pour toucher au plus près l’esprit de cette musique qu’ils aiment tant…Et une arrivée à Paris où ils ont rapidement écumé les clubs, saisissant toutes les opportunités qui se présentaient à eux.
    C’est à ce moment-là que leur amitié est née, cimentée donc par un même amour pour le swing et une même volonté d’agréger autour d’eux des musiciens qui partagent leur vision.
    C’est l’idée même de leur projet : Danger Zone…Pas vraiment un groupe, plutôt un collectif.
    Aujourd’hui, Paul Morvan et Alex Gilson posent une nouvelle pierre à leur bel édifice et sortent un premier album « Introducing », enregistré avec Michel Pastre au saxophone, Björn Ingelstam à la trompette et Amaury Faye au piano.
    Les voici tous ensemble ce midi sur la scène du Deli Express !
    A noter que la chanteuse Hetty Kate est invitée sur plusieurs titres de ce disque qu’ils présenteront tout naturellement au Duc, le 10 mai.
    46 min
  • L'hymne à l'amour et à la joie de Franck Nicolas
    Notre invité est un empêcheur de tourner en rond…Un homme qui fait bouger les lignes.
    Il y a cinq ans, il a mené une grève de la faim de trois semaines, pour protester contre le manque de représentativité des artistes caribéens dans les programmations de salles et de festivals…
    Une action qui a clairement ouvert la voie à toute une nouvelle génération passionnante, qui n’en finit plus de revigorer et de transformer en profondeur la scène jazz française.
    Le trompettiste Franck Nicolas est donc également un pionnier.
    Depuis 20 ans, il développe d'ailleurs une esthétique qui fait école, basée sur la rencontre entre le jazz et le gwo-ka, la musique traditionnelle de sa Guadeloupe natale.
    Pour son nouveau projet, il regarde du côté d’une autre terre caribéenne : il s’est emparé des rythmiques de la musique de danse d’Haïti, le konpa, pour bâtir un répertoire irrésistible, baptisé “Kompa Jazz”. 
    C’est un album que Franck Nicolas présente comme un hymne à l’amour, à la paix, la liberté et la tolérance…Il s’ouvre sur un morceau dédié à George Floyd.
    Il y joue donc de la trompette, mais aussi des conques…Des coquillages qu’il utilise comme des instruments à vent et qui ont le pouvoir de nous emmener vers des ailleurs, pleins de poésie…
    Illustration ce midi sur la scène du Deli Express, où Franck s’installe en compagnie de Grégory Privat au piano, Rody Cereyon à la basse, Jean-Philippe Fanfant à la batterie et Ydriss Bonalair au chant.
    55 min
  • Les passions caribéennes de Xavier Richardeau
    Notre invité est plus qu’un simple musicien !
    C’est une figure du jazz français…Et ça fait plus de 30 ans que ça dure !
    30 ans qu’il a débarqué à Paris depuis sa Charente-Maritime natale, devenant rapidement incontournable et même central dans la vie des clubs.
    Xavier Richardeau est l’un des rares spécialistes français du saxophone baryton…Vous savez, ce saxophone au son grave, robuste et puissant !
    C’est un compositeur et un mélodiste hors-pair…“Broussanova”, “It Make Sense Maxence”...Ces morceaux signés de sa plume figurent parmi les premiers tubes marquants de l’histoire de TSFJAZZ.
    Dans son esthétique, Xavier Richardeau fait le pont entre hard-bop et jazz caribéen…
    Et d’ailleurs, l’appel de la Caraïbe l’a conduit à s’installer il y a quelques années, en au Gosier, en Guadeloupe, pour diriger le New Ti Paris, l’un des clubs de jazz les plus chauds des Antilles.
    En cette fin de semaine, il est de retour en métropole, le temps de deux soirs de concerts, demain et samedi au Duc des Lombards, avec son projet “A Caribbean Thing”...qu’il nous présente dès ce midi dans Deli Express, en compagnie de Jocelyn Ménard au saxophone, Anthony Jambon à la guitare, Leonardo Montana au piano, Régis Thérèse à la basse et Yoann Danier à la batterie.
    Pour cette émission, Xavier vient lui, avec un sax soprano.
    48 min
  • La nuit américaine de Robin Mansanti
    Il est des vidéos qui chamboulent une vie et qui font naître des vocations !
    Pour certains, ça a été des films de Hitchcock, Godard ou Spielberg… 
    Pour notre invité, il s’agit d’un concert filmé de Chet Baker au milieu des années 80, au Ronnie Scott’s de Londres. 
    Il a été tellement magnétisé par la sensibilité qui émanait de son jeu, qu’il a immédiatement su qu’il voulait faire la même chose : souffler dans une trompette et chanter ! 
    Et il s’est aussitôt inscrit à l’école de musique la plus proche et s’est mis au boulot ! 
    Aujourd’hui âgé de 35 ans, Robin Mansanti sort un premier album, plein de douceur et de poésie…Le fruit donc, de son amour pour Chet, de sa passion pour les standards…Et pour le cinéma : son titre, « Nuit Américaine », est un clin d’œil à un film de François Truffaut. 
    Ce disque est également porté par une équipe de rêve, notamment Daniel Yvinec à la direction artistique, Thomas Bramerie à la contrebasse et le pianiste Laurent Courthaliac…C’est d’ailleurs sur son label, LP345 Records, que sort ce projet que Robin Mansanti présente depuis hier et ce soir encore en concert au Sunside, à Paris... Ainsi que ce midi dans Deli Express, en compagnie de messieurs Bramerie et Courthaliac !
     
     
    (c) Bertrand Fèvre
    45 min
  • L'adieu à Ahmad Jamal, le magnifique
    En ce début de semaine, on a le cœur triste !
    On s’est levé en apprenant la disparition  d’un géant : Ahmad Jamal qui s’est éteint chez lui dans le Massachusetts, à l’âge de 92 ans.
    C’est une nouvelle qui nous chamboule pour de nombreuses raisons : 
    On perd d’abord un pianiste majeur, au toucher tout en nuance, en subtilité et au jeu basé sur la surprise, les ruptures mais également sur un immense lyrisme…Fruit d’un apprentissage de la musique classique durant son enfance.
    A onze ans, Ahmad Jamal jouait Franz Liszt. Et au terme de jazz, il préférait d’ailleurs celui de “musique classique américaine”.
    Ce natif de Pittsburgh, était aussi passé maître dans l’art du trio. D’abord en formation piano-guitare-contrebasse, au début des années 50. Puis en remplaçant la guitare par une batterie…
    C’est sous cette formule qu’il avait connu un large succès en 1958 avec l’album “Ahmad Jamal at the Pershing : But Not For Me”,  notamment porté par sa relecture du titre Poinciana, devenu depuis lors son morceau fétiche.
    Parmi ses autres albums emblématiques, on peut citer “The Awakening” en 1970, la trilogie “The Essence” dans les années 90 ou, plus proche de nous, Saturday Morning, en 2013.
    On va explorer sa riche et magnifique discographie en seconde partie d’émissions avec les pianistes Franck Amsallem et Laurent Courthaliac.
    Si la disparition d’Ahmad Jamal nous remue autant, c’est aussi parce qu’en près de 25 ans de TSFJAZZ, on avait eu l’honneur de le rencontrer à plusieurs reprises, de retransmettre plusieurs de ses concerts - et c’était toujours de grands moments - et de l’interviewer…
    La dernière fois, c’était durant l’été 2019 au moment de ses concerts à la Fondation Louis Vuitton, à Paris, et juste avant la parution de ce qui restera son ultime album, Ballades, enregistré en piano et paru chez Jazz Village. Une interview qu'on réécoute ce midi.
    1 hr 15 min
  • Nice Jazz Festival 2023, demandez le programme !
    Rendez-vous est pris, et c’est peu dire qu’on a hâte !
    Cette année, le Nice Jazz Festival se tiendra du 18 au 21 juillet, et la programmation vient tout juste d’être dévoilée !
    75 ans après sa première édition, la Scène Masséna et le Théâtre de Verdure vont voir défiler du beau monde, entre figures historiques, pointures et représentants de la nouvelle génération.
    Ce midi, on explore en détails ce cru 2023 avec son directeur artistique, Sébastien Vidal…
    Et on va commencer par célébrer le retour d'un géant sur la Promenade des Anglais : le pianiste Herbie Hancock qu'on pourra applaudir à Masséna, le jeudi 20 juillet.
    Egalement au programme cet été : Dianne Reeves, Dave Holland, le duo Yuri Buenaventura/Roberto Fonseca, et le Big Chief Donald Harrison.
    Nous sommes impatients de retrouver au Théâtre de Verdure, la pianiste Hiromi, protégée du regretté Ahmad Jamal, le trio de Manchester Gogo Penguin qui viendra présenter son nouvel album, "Everything Is Going To Be Ok", ou même le projet SuperBlue de Kurt Elling et Charlie Hunter.
    La nouvelle génération sera représentée par le saxophoniste Immanuel Wilkins, le pianiste Julius Rodriguez, le trio Emile Londonien, le trompettiste Ludovic Louis ou le projet Génération Django, rassemblant Edouard Pennes, Giacomo Smith, Fanou Torracinta, Sébastien Giniaux et Romain Vuillemin.
    A suivre côté soul : le trio Gabriels porté par la voix renversante de Jacob Lusk, la bassiste et chanteuse Adi Oasis, Olivia Dean ou Jalen Ngonda, la nouvelle signature du label Daptone Records.
    A noter également la présence de Tom Jones et des maîtres du funk Tower of Power.
    Enfin, l'ouverture du Théâtre de Verdure, le 18 juillet prendra la forme d'une immense fête avec le répertoire Meva Festa du pianiste Laurent Coulondre, qui est également à nos côtés, ce midi.
    51 min
  • La Harlem Suite de Jacques Schwarz-Bart
    "Ce disque est le récit d'un rêve d'enfant : quitter ma petite île de Guadeloupe pour découvrir New York, et devenir musicien de jazz". 
    Voilà comment notre invité présente son nouvel album "The Harlem Suite"…Un projet qui prend la forme d’un journal intime retraçant vingt années passées dans la Big Apple.
    Vingt ans de rencontres marquantes !
    Meshell Ndgeocello, Roy Hargrove, D’Angelo, Erykah Badu…Le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart les a tous côtoyés !
    Ce projet vient enrichir un parcours musical passionnant qui l’a vu par le passé aussi bien explorer ses racines caribéennes que juives…Et comme deux décennies c’est un sacré cap, il a convié autour de lui une pléiade de partenaires de choc, de Terri Lynne Carrington à Sullivan Fortner…En passant par les trois artistes qui l’accompagnent ce soir et demain au Duc des Lombards :
    Grégory Privat au piano, Reggie Washington à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie !
    57 min
  • Parlons du Tropical Jazz Trio
    On pourrait parler d’autre chose, ne pas s’attarder sur le formidable parcours de nos invités…
    Mais nous sommes en présence de telles pointures, qu’il est impossible de ne pas souligner que ces trois-là ont profondément marqué la scène française de leur empreinte ou plutôt de leur talent.
    Prenez d’abord Alain Jean-Marie…Le pianiste a croisé la route de Chet Baker, Dee Dee Bridgewater, Abbey Lincoln ou Barney Wilen…Il est aussi l’architecte d’une œuvre sensible où se rencontrent ses deux révélations musicales, la biguine et le bebop. 
    Patrice Caratini est, lui un poète de la contrebasse…Un instrument qu’il a aussi bien fait dialoguer avec le violon de Stéphane Grappelli, la guitare de Marc Fosset ou le bandonéon de Juan José Mosalini qu’avec tous les membres de l’orchestre qu’il dirige depuis plus de 20 ans.
    Enfin évoquer le nom de Roger Raspail, c’est parler d’un des grands maîtres du gwo-ka, la musique traditionnelle de Guadeloupe et d’un percussionniste majeur qui a participé à plus d’une centaine d’albums et aussi bien collaboré avec Kassav que Cesaria Evora.
    Ils se connaissent, se côtoient depuis les années 70…Patrice Caratini a même joué avec l’un et l’autre dans pleins de configurations différentes.
    En avoir un seul des trois en studio, ce serait déjà un beau cadeau…Mais alors, les recevoir tous ensemble, c’est une bénédiction que l’on doit au label French Paradox qui a eu la brillante idée de les réunir en studio, il y a quatre ans pour enregistrer un premier album sous la bannière du Tropical Jazz Trio, autour d’un répertoire faisant la part belle au jazz caribéen et latin…Et regardant également du côté de l’Afrique. On se souvient encore avec émotion de leur délicate relecture de l’African Flower de Duke Ellington.
    En ce printemps 2023, on prend les mêmes et la même irrésistible formule, et on recommence.
    Alain Jean-Marie, Patrice Caratini et Roger Raspail sont de retour avec un deuxième disque en commun, “On peut parler d’autre chose”, avec au programme, des titres d’Horace Silver, Grant Green ou Chucho Valdes, des compositions, un hommage à Joséphine Baker…Et même en invitée sur deux morceaux une jeune accordéoniste, Maryll Abbas.
    Avant de les applaudir en concert demain à l’Hôtel La Louisiane et le 8 juin au Bal Blomet, les voici tous les trois sur la scène du Deli Express !
    48 min
  • Daniel Garcia : "ça, c'est vraiment lui !"
    Il y a des conseils qui nous suivent toute notre vie.
    Un jour, alors que notre invité était étudiant au Berklee College de Boston, l’un de ses professeurs et pas des moindres, le pianiste Danilo Perez, lui a dit : 
    « Tu dois jouer ce que tu ressens en toi. Ta musique, c’est TOI ! » 
    Message plus que reçu !
    Depuis Daniel Garcia, lui aussi pianiste, donne corps à des répertoires puissants et forts en émotions, empruntant aussi bien au jazz qu’au flamenco ! 
    Son nouvel album « Via de la Plata », pousse même encore plus loin la recommandation de son prestigieux aîné, puisqu’il est allé puiser son inspiration dans sa ville natale de Salamanque, une cité chargée de plusieurs siècles de l'histoire espagnole.
    Un projet sur lequel on retrouve Ibrahim Maalouf et Anat Cohen en invités et qu’il présente en concert ce soir au Duc des Lombards, avec Reinier Elizarde à la contrebasse et Michael Olivera à la batterie...Avant cela, ils sont tous les trois sur la scène du Deli Express.
     
     
    © Diego Garcia
    46 min

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