Deli Express

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By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • Arnaud Dolmen, batteur majeur
    INCOUTRNABLE !
    C’est un adjectif qui est souvent utilisé dans les bio, les intros et les présentations pour dire à quel point tel ou tel musicien a réussi à imposer sa pâte, son « son » dans le paysage.
    Et bien ce mot n’est pas assez fort pour décrire l’importance de notre invité : le batteur Arnaud Dolmen.
    Lui, il est carrément devenu indispensable ! Depuis une dizaine d’années, il est partout. Tout le monde s’arrache son jeu détonnant et son immense culture rythmique, prenant racine dans son héritage guadeloupéen, qu’il emmène vers de nouveaux horizons.
    Allez, on cite quelques groupes qu’il a marqué de son empreinte : ceux de Naïssam Jalal, Samy Thiébault, Jacques Schwarz-Bart ou Mario Canonge.
    S’il n’y avait que ça, ce serait déjà énorme…Mais Arnaud Dolmen est aussi un compositeur inspiré et à l’écriture résolument moderne…On s’en était rendu compte en 2017, au moment de la sortie de son premier « Tonbé Lévé ».
    Ca s’est confirmé l’an passé avec « Adjusting », un répertoire qu’il jouera demain soir au Grand Foyer du Théâtre du Châtelet dans le cadre du festival Le Châtelet Fait son Jazz, qui dure jusqu’à la fin du week-end, avec parenthèse, en clôture, dimanche, le nouveau projet du contrebassiste Avishai Cohen, en avant-première mondiale !
    Ce midi, on est aux anges, parce qu’Arnaud Dolmen est à nos côtés dans Deli Express.
    Bienvenue Arnaud. Demain, tu seras en quartet, mais pour nous te voici en duo avec Francesco Geminiani au saxophone.
    43 min
  • Georgelet Zelnik Chesnel : "Vive la Septième Reine !"
    Ils sont trois…
    Mais leur champ d’action est tellement vaste, chacun d’eux est impliqué dans tellement d’aventures, qu’ils couvrent tous ensemble un large éventail de la Jazz Galaxy !
    Ne serait-ce que le contrebassiste Yoni Zelnik : depuis plus de vingt ans, il est au cœur de plusieurs aventures passionnantes. On en donne deux, mais on pourrait en citer trente : c’est l’un des partenaires de jeu privilégiés de Géraldine Laurent et Yonathan Avishai.
    Il appartient aussi au quintet de Florian Pellissier…Tout comme le batteur David Georgelet, d’ailleurs !
    Alors lui, il est tellement tout-terrain qu’on peut l’entendre jouer de l’éthio-jazz avec Akalé Wubé, ou du jazz-funk brésilien au sein de Cotonete.
    Enfin, le pianiste François Chesnel, a été pendant dix ans le leader du Kurt Weill Project. Et il est passionné de classique et de musique folklorique des quatre coins du monde…Tiens, il est aussi allé regarder du côté de la pop coréenne, avec le groupe Baeshi Bang.
    Mais si on les reçoit ce midi, c’est pour tout autre chose.
    Dix ans après un premier disque en commun, Yoni Zelnik, David Georgelet et François Chesnel récidivent avec « La Septième Reine »… 
    Un somptueux projet en trio dans la formule canonique du trio, qui vient de sortir chez le Petit Label, maison de disque qui célèbre ses 20 ans ce soir au Studio de l’Ermitage, à Paris, avec notamment un concert de nos trois invités.
    Avant cela, les voici tous les trois dans Deli Express.
     
     
    © Oliver Degabriele
    44 min
  • Simon Belelty, enfant du jazz
    Le Tigre est en lui depuis le premier jour.
    Notre invité a grandi avec un père, batteur de jazz.
    Grâce à ce papa, il a aussi passé son enfance à s’imprégner de la collection de vinyles qui trônait dans le salon familial à Jérusalem. Et il a notamment été subjugué par l’énergie qui se dégageait des enregistrements des Jazz Messengers.
    Depuis, Simon Belelty a lui aussi placé sa vie sous le signe de la note bleue, et il a choisi de s’exprimer à la guitare. On a notamment pu l’apprécier auprès du regretté Jerry Gonzalez et de Kirk Lightsey.
    L’art du piano de ce dernier, l’a d’ailleurs tellement touché qu’il est la première personne à laquelle il a pensé lorsqu’il a créé il y a deux ans, son propre label, Jojo Records. Il a d’emblée produit pour son ami, un somptueux album en solo qui s’intitule « I Will Never Stop Loving You ».
    Aujourd’hui, Simon Belelty sort son propre projet, « Pee Wee », en sextet, évidemment en compagnie de Kirk…Et avant de les applaudir en concert ce soir au Duc des Lombards, les voici sur la scène du Deli Express, avec également Asaf Yuria au saxophone, Joe Magnarelli à la trompette, Darryl Hall à la contrebasse, et Jason Brown à la batterie.
    51 min
  • Wayne Shorter, l'adieu au Night Dreamer
    « Notre héros, notre gourou, et un ami formidable »…Ce sont les mots de Don Was, le président du label Blue Note après la disparition du saxophoniste Wayne Shorter à l’âge de 89 ans.
    Si j’ai choisi de les reprendre, c’est évidemment parce qu’on pleure tous depuis hier, la perte d’un des derniers titans du jazz, un géant parmi les géants !
    Mais c’est aussi parce qu’ils expriment très précisément ce qu’on est beaucoup à ressentir à travers le monde !
    Évidemment, parler de Wayne c’est revenir sur plusieurs pages essentielles de l’histoire de cette musique : les Jazz Messengers auxquels il a appartenu, entre la fin des années 50 et le début de la décennie suivante, sa place centrale dans le deuxième grand quintet de Miles Davis, la révolution électrique du même Miles, la fondation du groupe Weather Report dans les 70’s avec Joe Zawinul, sa complicité avec Herbie Hancock...
    On ne compte pas non plus les albums cultes sous son nom…Allez, j’en cite trois, "Night Dreamer", "Speak No Evil" et "Native Dancer", mais je pourrais en donner dix, tous plus essentiels les uns que les autres.
    Mais Wayne - et vous l’entendez, je l’appelle par son prénom – était encore plus GRAND que ça !
    C’était un phare, dont la parole, empreinte de philosophie bouddhiste, prônait la bienveillance, la profonde connaissance de soi, pour mieux déplacer des montagnes…
    C’était un modèle de finesse et d’exigence…
    Une tête chercheuse qui a repoussé jusqu’au bout les limites de son art, et dont la musique avait le pouvoir de suspendre le temps…En disant cela, je pense à son dernier quartet, avec Danilo Perez, John Patitucci et Brian Blade.
    Il avait aussi récemment composé un opéra avec Esperanza Spalding, et il était d’ailleurs en train de travailler sur un nouveau projet avec elle…
    Et puis le dingue de comics que je suis et qu’il était, ne peut pas non plus faire l’impasse sur son ultime album, « Emanon », sorti il y a près de cinq ans, et qui était accompagné d’un roman graphique de 74 pages.
    Depuis le choc du départ vers d'autres cieux, de ce super-héros du saxophone et de la composition, on célèbre sa mémoire sur l’antenne de TSFJAZZ. On lui dédie donc, évidemment, notre Deli Express qu'on passe en compagnie de plusieurs saxophonistes, Sophie Alour, Olga Amelchenko, Samy Thiébault et Lionel Belmondo, ainsi que du journaliste Vincent Bessières, qui avait été il y a une dizaine d'années, le commissaire d'une grande expo sur Miles Davis, à la Cité de la Musique.
    1 hr 19 min
  • Adrian Cox, un londonien dingue de la Nouvelle-Orléans
    Et si on parlait du jazz made in London ?
    Au milieu de cette bouillonnante scène qui regarde du côté du hip-hop, de l’électronique, de l’afrobeat et de la Jamaïque, on trouve une poignée d’artistes qui sont davantage branchés Louis Armstrong, Johnny Dodds, Sidney Bechet… 
    Notre invité appartient à cette catégorie.
    Le clarinettiste Adrian Cox est passionné par le vieux son de la Nouvelle-Orléans, et quand on lui demande qui est sa principale influence, il cite Edmond Hall, un musicien de la Nouvelle-Orléans, qui a enregistré avec Billie Holiday et Lester Young dès la fin des années 30. 
    Après avoir œuvré au sein des Kansas Smitty’s, l’un des groupes les plus passionnants de la capitale britannique, il s’exprime désormais sous son nom… 
    En plus de la clarinette, Adrian Cox chante et joue du saxophone…Et ce soir, il honorera les grands maîtres qui l’ont précédé à l’occasion d’un concert au Duc des Lombards, en compagnie de Denny Ilett à la guitare, Dave Newton au piano, Alex Gilson à la contrebasse et Sebastiaan De Krom à la batterie… 
    L’équipe avec laquelle il nous rend visite ce midi dans Deli Express !
    54 min
  • Dexter Gordon, le géant sophistiqué
    Dizzy Gillespie lui avait dit : "Man, tu dois laisser ton karma à la science !"
    A la fin de sa vie, lorsqu'il vivait à Cuernavaca, au Mexique, Dexter Gordon avait commencé à coucher sur papier des idées en vue d’écrire son autobiographie et il avait fait promettre à son épouse, Maxine de la terminer s'il s'éteignait avant...
    A sa disparition, en 1990, c’est donc sa veuve qui a repris le flambeau et qui s’est attelé à ce précieux travail de mémoire…
    Un projet qui a nécessité plusieurs années d’études, de recherches et de rencontres avec les gens qui ont côtoyé Dexter tout au long de sa vie.
    L'ouvrage s'intitule "Sophisticated Giant" et a été traduit en français aux éditions Lenka Lente.
    C’est un livre qui est formidable à plus d’un titre :
    Il revient non seulement sur les grandes pages de la vie du saxophoniste, de ses débuts chez Lionel Hampton en 1940 à sa participation au film de Bertrand Tavernier, "Autour de minuit", en 1986... Mais il explore aussi l'enfance et les origines familiales de Dexter.
    Maxine Gordon était venue nous en parler, il y a quatre ans dans Deli Express. Une archive qu'on réécoute en ce jour de centenaire de la naissance de Dexter Gordon !
    42 min
  • Jeff Boudreaux et l'esprit du Mardi Gras
    Nous sommes le 21 février. Ce n’est pas un jour comme les autres.
    Aujourd’hui c’est Mardi Gras !
    Et même s’il est seulement 5h du matin à la Nouvelle-Orléans, partout dans la ville, on est en train de régler les derniers détails avant les traditionnels défilés !
    Là, en ce moment, les différentes tribus de Black Indians vont vivre la concrétisation d’un an de préparatifs…Un an à confectionner leurs chatoyants costumes à plumes, à répéter leur chorégraphie, à affuter leurs hymnes, avant de déambuler dans tous les quartiers portant fièrement leurs emblèmes
    Pour vivre à Paris, un Mardi Gras à la mode néo-orléanaise, ça se passe dès 19h30 au Duc des Lombards, avec un enfant du pays, un enfant de New Orleans, le batteur Jeff Boudreaux qui investit le club avec son Mumbo Gumbo Brass Band pour une soirée festive et en entrée libre.
    La fanfare est d’ores et déjà parmi nous et a rhabillé pour l'occasion notre studio aux couleurs du carnaval !
    Qu’est-ce qu’on a là ?
    Un soubassophone, qui va être joué par Julien Varin, un trombone tenu par Luca Spiler, un saxophone avec Robby Marshall, la trompette de Noé Codjia…Jérémie Henan est au piano…Et donc, Jeff Boudreaux à la batterie !
    40 min
  • Julien Grassen Barbe, gare au Loup Vert
    Notre invité a beau être un nouveau venu dans la galaxie des trios jazz, il n’est pas né de la dernière pluie.
    Il a même déjà roulé sa bosse sur de nombreux territoires : 
    L’ethnomusicologie, par exemple. Julien Grassen Barbe s’est notamment distingué dans sa science des musiques juives, auxquelles il a notamment consacré un ouvrage.
    La poésie également. Là encore, il met actuellement la dernière main à un recueil de 22 textes à paraître prochainement.
    Ce pianiste de formation classique s’est également impliqué dans des projets hip-hop…
    Mais c’est lors d’un voyage à New York qu’il a reçu l’une des claques de sa vie, en traînant dans les clubs de jazz, en se frottant aux jams, et en rencontrant le maître Barry Harris, avec lequel il a immédiatement étudié.
    Son premier album, « Loup Vert » a été composé en pleine montagne, dans les Pyrénées. Julien Grassen Barbe y explore la sacro-sainte formule du trio piano-contrebasse-batterie, à travers un répertoire rêveur et impressionniste, autant traversé par son amour pour Frédéric Chopin que par les expérimentations d’Herbie Hancock dans les années 70… 
    Il en profite d'ailleurs pour naviguer entre acoustique et électrique, entre piano et Fender Rhodes…
    Un projet qu’il nous présente ce midi en compagnie de Slim Chikhaoui à la contrebasse et Armando Luongo à la batterie.
     
     
    (c) Laurine Sajoux
    40 min
  • Nicolas Folmer : Michel Legrand et lui
    « Quel bonheur d’entendre un tel soliste ! Musicalité, swing, imagination, technique, sonorité tout à fait personnelle, avec une pointe d’humour, et une tonne de talent ! »
    Ces éloges ne sont pas de moi, mais du regretté Michel Legrand, et ils sont adressés à notre invité, le trompettiste Nicolas Folmer.
    Mais oui à toi, Nicolas ! Et tu sais qu’il le pensait, tant votre complicité musicale a été forte, intense et fructueuse.
    Tout a commencé, il y a 15 ans, lorsqu’en passionné de son œuvre, tu as voulu honorer ce grand maître de la composition, en revisitant son répertoire, le temps d’un album. Le projet a été adoubé par Michel Legrand lui-même…Mieux que ça, il t’a alors proposé de jouer du piano et de chanter sur deux titres.
    S’en sont suivies, plusieurs années de moments de grâce partagés un peu partout sur scène.
    Quatre ans après sa disparition, ta célébration se transforme en hommage au génie Legrand.
    Ton nouvel album lui est dédié : il s’intitule « Michel Legrand Stories »…Un projet touchant sur lequel tu revisites plusieurs de ses compositions, You Must Believe in Spring, La chanson des jumelles, et pleins d’autres…
    Il y a aussi ce titre d’ouverture, l’une de tes compositions qui s’appelle Michel Legrand et moi…Et c’est une première : tu te fais aussi chanteur, Nicolas pour honorer au mieux cet homme qui a tant compté dans ton parcours.
    Le tout est fortement teinté des climats électriques que tu explores depuis quelques albums, avec également des cordes sur quelques titres, rappelant les productions CTI des années 70.
    Ce répertoire, tu le présentes en concert ce soir au Bal Blomet, dans le cadre des Jeudis de Jazz Magazine, et dès ce midi dans Deli Express.
    Te voici avec Emile Spanyi au piano, Philippe Bussonnet à la basse et Olivier Louvel à la guitare !
     
    Crédit photo Nicolas Folmer - Marc Ribes
     
    En cerise sur le Deli, on s’intéressera au nouveau projet de la pianiste, compositrice et cheffe d’orchestre Eve Risser.
    Notre brigadière, Manon Brimaud est allée la cuisiner, à l'occasion de la sortie de l’album, « Eurythmia », son nouveau trip musical qui mêle transe, jazz, et musique ouest-africaine...Pour l'occasion, elle a également monté un groupe flambant neuf : le Red Desert Orchestra, constitué de neuf membres, auquel elle a ajouté trois musiciens burkinabés.
    41 min
  • Le rêve bohémien de Jérémy Dutheil et Solal Poux
    « Ma culture est parisienne. Je suis né à Paris. J’y ai toujours vécu. Ça se sent, autant dans ma façon de parler que dans ma façon de jouer. Quand je pense à Paris, Paris ma ville, à son esprit, à sa culture populaire, celle qui suinte de ses murs, celle des images de Doisneau et des poèmes de Prévert, je sais que l’âme de Django est là. »
    Tels étaient les mots de Patrick Saussois, il y a de nombreuses années dans le magazine French Guitar.
    Disparu en 2012, le guitariste a longtemps été une figure incontournable et même centrale des nuits parisiennes.
    Amoureux fou de musiques au pluriel, son art faisait la synthèse entre l’héritage de Django Reinhardt, dont la découverte l’avait subjugué, le musette, les grands airs populaires, la chanson ou son amour pour Grant Green.
    Il avait créé le label Djaz Records, fondé le groupe Alma Sinti…Il organisait chaque année dans sa ville de Montrouge, les Nuits du jazz manouche…
    On le croisait aussi souvent au Caveau de la Huchette…Et chez nous, dans nos bureaux ! Patrick Saussois était un être tellement enthousiaste, qu’il venait régulièrement partager ses coups de cœur avec nous à la radio.
    Ce riche héritage, deux jeunes musiciens s’en emparent sur l’album « Rêve Bohémien » : l’accordéoniste Jérémy Dutheil et le guitariste Solal Poux.
    Jusqu’à présent, ils évoluaient principalement en duo…Mais pour célébrer la mémoire de Patrick Saussois, ils ont également convié à leurs côtés Mathieu Chatelain à la guitare rythmique et Fabricio Nicolas-Garcia à la contrebasse…Ainsi que Caloé et Aurore Voilqué en invitées.
    C’est un disque à l’image de ce qu’il a été toujours été : joueur, chaleureux, et passionné !
    Avant de les retrouver en concert ce soir au Duc des Lombards, le quartet de Jérémy Dutheil et Solal Poux s’installe sur la scène du Deli Express !
    45 min

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