Deli Express

Deli Express

By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • Les clins d'oeil de José Privat
    A peine deux ans d’existence, et déjà une énergie folle qui emporte tout sur son passage.
    Verb est un trio créé de manière informelle par trois jeunes musiciens d’Amiens : Noam Duboille au piano, Charles Thuillier à la contrebasse et Garcia Etoa Ottou à la batterie.
    Deux ans d’existence donc, mais déjà un joli chemin parcouru. L’été dernier, le groupe remportait le tremplin de Jazz à Vienne, et décrochait à la clé la possibilité d’enregistrer un premier album, qui vient de paraître chez Komos, l’un des labels de jazz français les plus courus du moment.
    « Symbiose », c’est le titre du disque, est un concentré de bonnes vibrations et de mélodies percutantes. Ses auteurs viennent nous en jouer un titre en live en fin d’émission.
    Mais pour ouvrir ce Deli, quel honneur d’accueillir un pilier de la scène martiniquaise.
    La carrière de José Privat a commencé dans les années 70 au sein d’un des groupes phares de cette époque sur l’île, La Perfecta, et elle a pris une nouvelle dimension à la fin de la décennie suivante lorsqu’il est devenu le pianiste de Malavoi…Alors là, on est carrément dans la catégorie des formations de légende.
    Mais José Privat est aussi un pionnier…C’est l’un des premiers à avoir mêlé l’orgue Hammond B3 aux traditions musicales antillaises.
    Cet orgue qui lui est si cher est aussi au cœur de son nouvel album, « Clin d’œil », réalisé et arrangé par son fils, qu’on connaît bien sur TSFJAZZ, Grégory Privat, qui a rassemblé autour de son paternel, la crème de la nouvelle génération du jazz caribéen, Ralph Lavital à la guitare, Tilo Bertholo à la batterie, Elvin Bironien à la basse, et la chanteuse Tricia Evy en invitée.
    Ce disque, il le présente en concert à Paris, samedi soir…ça va se passer au Sunside. En attendant, et comme je le disais, nous sommes heureux de vous avoir à nos côtés, José…
     
     
     
     
    © Guillaume Saix
    52 min
  • Le nouveau cadeau de Stacey Kent
    Poser un disque de notre invitée sur sa platine, c’est vivre à chaque fois la même expérience !
    On se sent tellement choyés, tellement dans un cocon, qu’on en ressort rassérénés, plus légers, avec le sourire…
    C’est comme ça depuis plus de 25 ans maintenant, et ça fait sacrément du bien !
    Le nouvel album de Stacey Kent ne fait pas exception à la règle.
    « Summer Me, Winter Me » est une collection de 11 chansons, 13 si on s’empare de l’édition Deluxe, que l’artiste interprète depuis des années en concert, mais qu’elle n’avait jamais enregistré.
    Des titres que son public lui réclamait sur album depuis longtemps. Alors, c’est un cadeau qu’elle nous tend aujourd’hui, avec des reprises de Michel Legrand, Jobim, du tandem Rodgers & Hammerstein ou même de Jacques Brel, dont elle revisite « Ne Me Quitte Pas », en français et en anglais.
    Il y a aussi des compositions de son alter-ego, le saxophoniste Jim Tomlinson, et un texte du prix Nobel de littérature et collaborateur de longue date Kazuo Ishiguro.
    Ce disque, Stacey Kent l’a présenté en concert, en début de semaine au festival Jazz  à Saint-Germain-des-Prés. Elle l’interprétera aussi demain soir à l'Espace Marcel Carné de Saint-Michel-sur-Orge. En attendant, nous sommes ravis de vous accueillir à la table du Deli Express.
     
     
     
     
     
     
    © Benoît Peverelli
    45 min
  • Les méditations de Nduduzo Makhathini
    Pour notre invité, c’est systématique : dès qu’il pose les doigts sur un piano, il sent une connexion immédiate avec l’au-delà, il a le sentiment de toucher au divin ! 
    Cette dimension spirituelle, Nduduzo Makhathini la ressent depuis son enfance, dans la banlieue de Durban, en Afrique du Sud.
    C’est d’ailleurs en fréquentant chaque dimanche les églises de son quartier qu’il a eu la révélation pianistique.
    Très vite, l’instrument lui a également permis d’explorer les traditions musicales de ses ancêtres, influencé par son mentor, le multi-instrumentiste Bheki Mseleku, aujourd’hui disparu.
    Cette démarche était aussi au cœur de sa participation au groupe The Ancestors de Shabaka Hutchings.
    Nduduzo Makhatini s’est imposé en quelques années, comme le nouvel ambassadeur du jazz sud-africain, tapant même dans l’œil du prestigieux label Blue Note sur lequel il s’apprête à sortir un troisième, toujours aussi intense, habité et haut-perché.
    Son titre : « uNomkhulwane : A Meditation », enregistré en trio, et sur lequel sa voix occupe une place centrale.
    Le disque sortira le mois prochain, mais il le présente dès ce soir en concert sur la scène parisienne du Duc des Lombards…Et ce midi dans notre Deli Express, en compagnie de Zwelakhe-Duma Belle Le Pere à la contrebasse et Lukmil Perez à la batterie.
    49 min
  • Le nouveau solo majestueux de Fred Hersch
    N’y allons pas par quatre chemins : notre invité appartient à la Ligue 1, et même à la Champions League des pianistes de jazz.
    Son influence est telle que Fred Hersch a été le professeur de Brad Mehldau et Sullivan Fortner, deux de ses pairs les plus importants de ces dernières décennies.
    Chacun de ses concerts est une expérience dont on ressort bouleversés…Un concentré de virtuosité et de finesse.
    Fred Hersch s’est fait connaître à la fin des années 70, auprès d’Art Farmer, et sa discographie forte d’une cinquantaine d’albums sous son nom, a pris une nouvelle direction en intégrant il y a deux ans, le prestigieux label ECM. Et après un disque en duo en compagnie du trompettiste Enrico Rava, Fred Hersch nous revient plus introspectif que jamais avec « Silent, Listening », enregistré en solo et qu’il présente en concert samedi à la Maison de l’Océan, à Paris, dans le cadre du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés…
    En attendant de l’applaudir, quel honneur d’accueillir Fred Hersch ce midi dans Deli Express !
    53 min
  • Le jazz pluriel de Gabriel Pierre
    Un jazz pluriel, fortement ancré dans son temps et qui ne perd jamais de vue la mélodie ! 
    Voilà comment on pourrait résumer la musique de Gabriel Pierre, un contrebassiste bordelais de plus en plus présent sur la scène parisienne, et notamment croisé auprès d’Alain Jean-Marie ou plus récemment Jultrane. 
    Son appétit de musique est tel, que tout ce qu’il aime, tout ce qui le constitue rejaillit d’une manière ou d’une autre sur son premier album, « Until Now » : du jazz, trempé à la soul, au hip-hop et au classique.
    On sent aussi qu’il s’est nourrit de toutes les révolutions qui ont agité la note bleue dans les années 70.
    En plus du quintet de base, que je vais présenter dans un instant, Gabriel Pierre invite la chanteuse Katrin Merili, un rappeur (MC Agora), et un quatuor à cordes.
    Un répertoire à découvrir en concert demain, dans le cadre des soirées Nouvelle Scène du Duc des Lombards, et dès maintenant dans Deli Express : "Bienvenue Gabriel, te voici en compagnie de Christian Altehülshorst à la trompette, Jean-Loup Siaut à la guitare, Tom-Olivier Beuf au piano et Arnaud Dolmen à la batterie" !
    43 min
  • La trompette futuriste de Theo Croker
    Pour tracer sa propre route et apporter sa pierre à l’édifice, il faut une connaissance profonde de ce qui nous a précédé.
    Theo Croker en sait quelque chose !
    Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la trompette est devenue son amie la plus fidèle. C’était l’instrument de son grand-père. Et son grand-père n’était pas n’importe qui !
    Doc Cheatam a commencé sa carrière il y a près d’un siècle, en enregistrant avec Ma Rainey, et s’est ensuite illustré aux côtés de Cab Calloway, Jelly Roll Morton ou Fletcher Henderson.
    Cette histoire, Theo Croker l’a reçue en héritage. C’est en voyant son aïeul en concert quand il avait 11 ans qu’il a eu envie de devenir à son tour trompettiste, et c’est lors de son enterrement un an plus tard, qu’il a joué pour la première fois en public.
    Notre invité est aussi le protégé de Dee Dee Bridgewater, qui a été l’une des premières à repérer son potentiel et à lui donner sa chance. Et il a étudié avec Donald Byrd, développant comme lui, une approche totalement décloisonnée du jazz, les oreilles grandes ouvertes sur tous les groove qui agitent notre planète.
    Et puisque l’on parle de planète, Theo Croker a même vécu pendant sept ans à Shanghai.
    C’est là qu’il a mis au point la formule qui fait désormais son style : celle d’un jazz connecté au hip-hop, à la soul, et à l’imagerie afro-futuriste évoquant les univers de Sun Ra et George Clinton.
    Le dernier disque en date de Theo Croker s’intitule « Love Quantum »…Nulle doute qu’il le jouera en partie ce soir au New Morning à Paris, où il se produit en quartet avec Eric Wheeler à la contrebasse, Idris Frederick au piano et Jeremiah Collier à la batterie. Le groupe avec lequel il nous rend visite ce midi dans Deli Express !
    53 min
  • Jean-Jacques Milteau sur la route du blues
    Aaaah si notre invité avait su !
    Mais oui, s’il avait su que sa vie changerait du tout au tout le jour où, ado, il a déboursé 8,50 francs pour acheter son premier harmonica !!
    Peu de temps avant, cet instrument d’à peine dix centimètres, l’avait complètement magnétisé quand il l’avait entendu chez Dylan ou les Stones.
    L’harmonica lui a ouvert les portes du monde, à commencer au début des années 70, par les Etats-Unis, berceau du blues, au cours d’un voyage aux allures de trip initiatiques, pour aller au plus près de cette musique qui l’obsède tant.
    Depuis, Jean-Jacques Milteau est devenu un ambassadeur de l’instrument, s’illustrant avec des personnalités aussi diverses que Gil Scott-Heron, Eddy Mitchell, Barbara ou Terry Callier.
    Parallèlement, il n’a cessé de cultiver et même d’approfondir son amour pour les musiques américaines, élargissant toujours plus le spectre : blues donc, mais aussi folk, rhythm’n’blues, soul et country…
    On en sait quelque chose à TSFJAZZ, puisqu’il nous régale depuis plus de 20 ans avec son émission Bon Temps Roulé !
    Son nouvel album, “Key To The Highway”, continue à célébrer toutes les musiques qui ont marqué sa vie.
    Il le fait avec des compagnons de route, aussi fidèles que le claviériste Johan Dalgaard, ou l’autre Monsieur Blues de la radio, avec lequel il a conçu ce projet ou les chanteurs Michael Robinson et Carlton Moody
    Avant de les applaudir le 21 mai au New Morning, à Paris, les voici sur la scène du Deli Express, en compagnie également de Gilles Michel à la basse et Eric Lafont aux congas !
    54 min
  • Les bonnes vibrations de Black Lives
    « Peuples de la Terre, rassemblez-vous ! »
    Cet appel à la paix et à l’unité ouvre la chanson « People of Earth », écrite par Grégory Privat pour le projet Black Lives. Des paroles tellement au cœur du propos de ce collectif, que ses membres l’ont choisi comme titre de leur deuxième album tous ensemble !
    Avant d’explorer le répertoire de ce nouvel acte, quelques repères : Black Lives est né en 2020, dans le sillage du vaste mouvement contre le racisme qui a traversé les Etats-Unis, en réaction aux violences policières. 
    Cette association de bienfaiteurs a été créée à l’initiative de la productrice Stefany Calembert et de son époux, le bassiste Reggie Washington, qui ont rassemblé autour d’eux des musiciens américains, africains, caribéens et européens. 
    A cette époque, on était en pleine pandémie : voyager et mettre tout le monde ensemble dans une même pièce était impossible, alors chaque artiste a écrit et enregistré un morceau pour alimenter une anthologie parue il y a deux ans, sous le titre de « Generation From Generation ». 
    Puis, à la faveur des tournées qui ont suivi, le collectif a pu profiter de plusieurs journées « off » pour imaginer un véritable album, surfant sur l’énergie commune et sur leur volonté d’approfondir cette belle aventure…Et plusieurs sessions d’enregistrements ont été organisées, impliquant une quinzaine d’artistes, de la chanteuse sud-africaine Tutu Poane au batteur et percussionniste Sonny Troupé, en passant par Pierrick Pédron, Grégory Privat donc, mais aussi les musiciens présents ce midi sur notre scène. Je vais les citer dans un instant. 
    Tout le monde se retrouvera ce soir au New Morning pour un concert immanquable entre jazz, soul, funk, hip-hop, grooves africains et caribéens.
    En voici tout de suite un avant-goût sur TSFJAZZ, avec Christie Dashiell au chant, Jacques Schwarz-Bart au saxophone, Federico Gonzalez Peña au piano, Reggie Washington à la basse électrique et le batteur Gene Lake.
    55 min
  • Angela Grey, chanteuse intrépide
    Notre invitée n’a pas froid aux yeux !
    A 14 ans, alors qu’elle explorait ses racines familiales aux Philippines, Angela Grey n’a pas hésité à écumer les bars de Manille, sa guitare en bandoulière, pour obtenir ses premiers engagements en tant que chanteuse.
    De retour à New York, sa ville natale, tout était désormais clair : elle allait se consacrer pleinement à la musique, quitte à mentir sur son âge pour pouvoir fréquenter les clubs de jazz.
    Elle est ainsi devenue une habituée d’adresses aussi incontournables que le Smalls ou The Bitter End.
    Mais s’enfermer si tôt dans une quelconque zone de confort, très peu pour elle !
    Il y a deux ans, alors qu’elle ne connaissait absolument personne et qu’elle n’y avait jamais mis les pieds, Angela Grey s’est installée à Paris, et a immédiatement enchaîné les jams sessions pour montrer de quel bois elle se chauffe. Et elle s’est rapidement liée d’amitié avec quelques-unes des plus fines gâchettes de la nouvelle génération, notamment le guitariste Gustave Reichert, le pianiste Simon Chivallon avec lesquels elle a enregistré son premier album, « Prisoner of Love ».
    Au programme : six standards de jazz et deux compositions originales autour de la thématique de l’amour. Un répertoire à découvrir ce soir dans le cadre des Nouvelles Scènes du Duc des Lombards. Et dès ce midi dans Deli Express, avec à ses côtés Gustave, Simon et Solène Cairoli à la contrebasse,
    43 min
  • Rotem Sivan au bout de ses rêves
    Aaah, l’amour ! Ça fait pousser des ailes...Et sortir de sacrés albums !!!
    L’amour a justement été le moteur de notre invité, le guitariste Rotem Sivan, pour son nouvel album, « Dream Louder », une déclaration, que dis-je, une ode à la femme qu’il a épousé il y a deux ans.
    Un disque qui alterne entre balades irrésistibles et morceaux puissants, intenses, comme peut l’être le sentiment amoureux.
    On y trouve principalement des compositions, à l'exception d'une poignée de reprises élégantes du Blackbird des Beatles, de Mack The Knife et d’un chant folklorique des Appalaches...Car non, rien n’arrête Rotem Sivan, musicien israélien, installé à New York depuis une quinzaine d’années.
    Ce disque, il l’a enregistré avec le contrebassiste Hamish Smith et la batteur Miguel Russell, deux musiciens qu’on retrouvera à ses côtés ce soir au Duc des Lombards, et avec lesquels il nous rend visite ce midi.
    Sur cet album, surprenant à plus d’un titre, on retrouve aussi sur quelques titres, la vocaliste Sami Stevens, et Luke Krafka, un violoncelliste classique, qu’on ici siffler, créant des atmosphères à la Ennio Morricone !
    Au cours de ce Deli Express, on va aussi prendre la direction de l'Islande, où le pianiste Ingi Bjarni échafaude une musique planante, de grands espaces, empruntant aussi bien à l'esthétique du label ECM qu'à la transe de la techno. A l'occasion de la parution de son album, "Fragile Magic", enregistré en trio, notre brigadière Manon Brimaud, a traversé les frontières grâce à la magie du téléphone !
    52 min

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