Deli Express

Deli Express

By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • On dit toujours oui au Yes Trio
    Du swing à revendre, du feeling, de l’élégance et des compositions toujours percutantes…
    Devant un tel programme, nous, on signe direct : c’est forcément un grand YES !
    Surtout quand cette potion magique nous est servie par trois pointures de la scène new-yorkaise : Ali Jackson à la batterie, Aaron Goldberg au piano et Omer Avital à la contrebasse. 
    On les connaît, et on les adore chacun sous leur nom. Mais régulièrement depuis plus d’un quart de siècle, au milieu de tous leurs projets, ils se rassemblent sous la bannière du Yes Trio ! 
    Ali, Aaron et Omer viennent de sortir un troisième album ensemble, « Spring Sings » sur le label Jazz & People.
    On en parle ce midi avec le pianiste de la bande :
    46 min
  • Arnaud Dolmen & Leonardo Montana sur la même longueur d'onde
    Ne cherchez pas plus loin, ce midi, on est tout simplement en présence de deux des musiciens les plus talentueux de leur génération : Léonardo Montana au piano et Arnaud Dolmen à la batterie.
    Messieurs, je devrais plutôt vous appeler « LéNo », c’est le titre de l’album que vous venez de sortir en duo. L’aboutissement de 15 années de complicités et d’aventures en tous genres.
    Ce disque, il est aussi riche et palpitant que le sont vos parcours respectifs.
    Toi, Léonardo, tu es né en Bolivie, tu as grandi au Brésil et en Guadeloupe. Là, tu as notamment été subjugué par les rythmes du gwoka, la musique traditionnelle de l’île…ça a profondément influencé ton approche du piano…Un instrument dont est également devenu un poète, un esthète au fil des ans.
    En ce qui te concerne Arnaud, tu es aussi pétri de gwoka, que tu as étudié dans ta jeunesse en Guadeloupe…Et tu as trouvé dans ton jeu de batterie, l’équilibre parfait entre cette tradition et les toutes les pulsations qui agitent la scène jazz actuelle…Tu es devenu au fil des ans, l’un des batteurs les plus recherchés.
    Je le disais messieurs, votre album est à votre image : solaire, dansant, envoûtant, spirituel, joueur, intrépide…Vous le présenterez en concert dans neuf petits jours : le 24 avril au Studio de l’Ermitage, à Paris. En attendant, vous voici sur la scène du Deli Express !
    49 min
  • Le Jour J pour Monty Alexander
    Il est né le jour du Débarquement allié en Normandie…Cela fera 80 ans, le 6 juin prochain !
    Alors pour célébrer ce double anniversaire, Monty Alexander nous revient avec « D-Day », enregistré non loin de Paris, au Studio Sextan, de Malakoff et qui sort sur un label français Pee Wee !
    Un album qui nous rappelle qu’il reste l’un des maîtres du piano-jazz et un expert du trio, une formule qu’il a magnifié et même transcendé à de nombreuses reprises au cours de sa carrière…Ne serait-ce qu’en 1976 avec son live à Montreux, en compagnie de John Clayton et Jeff Hamilton.
    Au-delà de cette date symbolique, l’histoire de Monty Alexander est d’abord celle d’un enfant prodige !
    Soyons spirituel pour ce Deli : il a été choisi par la musique !
    Dès l’âge de 4 ans à Kingston, Bernard Montgomery Alexander, de son vrai nom, montrait des prédispositions pour le piano.
    Dix ans plus tard, il se produisait dans des clubs de la capitale jamaïcaine, et il fréquentait les studios d’enregistrements alors en pleine éclosion, notamment celui mythique de Clement Coxsone Dodd : le fameux Studio One…Se trouvant du même coup aux premières loges pour assister à la naissance du ska.
    Repéré par Wynton Kelly alors de passage sur l’île, Monty s’est ensuite installé à Miami avec ses parents, pour vivre à fond sa passion du jazz…
    Et là, il a tapé dans l’œil d’un autre ange gardien : Frank Sinatra qui lui a conseillé de déménager à New York…
    Il n’en fallait pas plus pour lancer la carrière de ce génie des claviers, qui s’est dès lors imposé comme un maître du swing, et comme le chantre d’une œuvre débordante de joie et d’énergie.
    Un pianiste qui a aussi toujours fait le lien entre le jazz et ses racines jamaïquaines. Son nouvel album s’ouvre d’ailleurs avec la voix de Monty Alexander récitant le premier couplet de War, chanson emblématique de Bob Marley.
    Et il se referme avec une lumineuse reprise du Day-O d’Harry Belafonte.
    Entre les deux, le pianiste déploie son art du trio, à travers des relectures de standards écrits durant les années de guerre, ainsi que des compositions originales, interprétées en compagnie de Luke Sellick à la contrebasse et Jason Brown à la batterie.
    C'est un répertoire que Monty Alexander présentera le 3 juillet au New Morning, à Paris, mais qu'on explore d'ores et déjà ce midi, en sa compagnie.
    49 min
  • Akagera, un trio pas comme les autres
    Imaginez l’alliance inédite de la batterie, du vibraphone, du marimba, du trombone basse et d’une série de coquillages, et vous obtiendrez notre formule gagnante du jour : celle du trio Akagera.
    Akagera, c’est le nom d’un parc national au Rwanda, c’est aussi le titre d’un album de Daniel Humair, Henri Texier et François Jeanneau, sorti en début des années 80 et qui explorait les liens puissants qui unissent jazz et rythmes africains. Une philosophie reprise par David Georgelet, Benoît Lavollée et Stéphane Montigny. 
    Pour leur deuxième album ensemble, ils élargissent le spectre de leurs influences, et vont même regarder du côté des Caraïbes, de l’Amérique du Sud et de la musique répétitive… 
    Le résultat est envoûtant et s’intitule « Traverse ». Pour le découvrir en concert, ça se passe mercredi prochain, le 3 avril au Sunset à Paris, et le 6 à l’Orléans Jazz Club.
    Avant cela, nos trois zèbres sur la scène du Deli Express !
    47 min
  • Objectif Luna
    Attention, phénomène !
    Notre invité est d’autant plus impressionnant qu’il s’est mis au piano sur le tard : à seulement 15 ans, là où la plupart de ses camarades ont commencé alors qu’ils étaient hauts comme trois pommes.
    Après trois années passées au Conservatoire de La Havane, Rolando Luna a été adoubé par l’une des plus grandes dames de la musique cubaine, Omara Portuondo, qu’il a accompagné pendant longtemps. Il s’est ensuite illustré au sein du Buena Vista Social Club.
    Depuis qu’il est installé à Toulouse, il a aussi tapé dans l’œil d’Ibrahim Maalouf qu’il a souvent accompagné en concert.
    Dans quelques mois, on le retrouvera au sein du collectif El Comité, qui s’apprête à sortir son nouvel album…En attendant, quelle joie d’accueillir Rolando Luna en trio, à l’occasion des concerts qu’il donne jusqu’à ce soir au Duc des Lombards.
    Rolando, toi aussi tu sortiras bientôt un nouveau disque sous ton nom, un « Live à l’Esprit du Piano », enregistré à l’Opéra de Bordeaux. On va y revenir au cours de cette émission.
    Mais pour ouvrir le bal, te voici sur notre scène en compagnie de Felipe Cabrera à la contrebasse et Lukmil Perez à la batterie.
    52 min
  • Le nouveau coup de maître de Louis Matute
    Notre invité n’a même pas trente ans, et déjà ce que certains mettent une vie entière à obtenir : un son ! Un univers singulier, envoûtant, irrésistible ! 
    Il y a deux ans, il faisait l’unanimité dans toute notre équipe - et ce n’est pas toujours le cas - avec son album « Our Folklore »…Alors on était fébriles : le guitariste Louis Matute allait-il aller encore plus loin, encore plus haut pour la suite de ses aventures ?
    Et bien oui, il l’a fait !
    Il nous offre avec « Small Variations From the Previous Day », un disque-monde d’une classe folle, et dont il se dégage une saudade, une atmosphère douce-amère, fascinante.
    Pour ce nouveau répertoire, Louis a autant puisé dans le jazz, que la folk, le Brésil ou ses racines honduriennes…Au détour d’un morceau, on pense même aux univers de Radiohead ou du ghanéen Ebo Taylor.
    Les compositions sont incroyablement riches et lumineuses.Et en plus de son Large Ensemble, on y entend des cordes, la harpe de Brandee Younger, ainsi que les chanteuses Gabi Hartmann et Lea Maria Fries. L’album sort vendredi…Pour le découvrir en concert à Paris, il faudra patienter jusqu’au 30 mai, ça se passera au Studio de l’Ermitage.
    Mais on en a de la chance ce midi ! Du coup, vous aussi puisque voici sur la scène du Deli Express, Louis Matute en compagnie de Léon Phal au saxophone, Zacharie Ksyk à la trompette, Andrew Audiger au piano, Virgile Rosselet à la contrebasse, et Nathan Vandenbulcke à la batterie !
    44 min
  • Monsieur Mâlâ, cinq garçons dans le vent
    Comment oublier ?
    Comment oublier que grâce au groupe à l’honneur ce midi, on a vécu ce qu’on recherche et ce qu’on chérit le plus en musique : ce moment de grâce où le temps s’arrête, tellement on est happé, transporté par un morceau qui sort de nulle part !
    C’est ce qui nous est arrivé, il y a quatre ans avec "Misemo" de Monsieur Mâlâ !
    Il y avait tout dans ce morceau : l’énergie, la danse, le groove !
    Dès que les clubs ont rouvert leurs portes – mais oui, c’était cette époque – on a foncé au Baiser Salé pour en avoir plus, pour en savoir plus, et on a découvert un quintet d’un style et d’une modernité folle, mixant dans un même élan, jazz, funk, Brésil, Afrique, Caraïbes...
    Monsieur Mâlâ ne s’interdit rien et c’est ce qui rend ce mystérieux personnage si irrésistible !
    Après deux EP’s remarqués, le groupe sort ENFIN son premier album. Il porte son nom et tient toutes ses promesses !
    Mais qui sont ces cinq garçons dans le vent ?
    Il s’agit de Robin Antunes au violon et à la mandoline, Balthazar Naturel qu’on entend sur l’album au saxophone, au cor anglais, aux clarinettes et à la flûte, Nicholas Vela aux claviers, Swaeli Mbappé à la basse et aux guitares et Yoann Danier à la batterie…
    On pourra les applaudir en concert le 25 avril au New Morning.
    47 min
  • Les modulations de Srdjan Ivanovic
    La musique de Srdjan Ivanovic est bien plus qu’une invitation au voyage...
    C’est un espace de rencontre entre l’Est et l’Ouest, l’Orient et l’Occident, la Bosnie où il est né, la Grèce où il a vécu, et la France où il réside depuis dix ans.
    Toutes ses influences s’entremêlent de façon fascinante sur « Modular », le nouvel album de ce batteur déjà croisé aux côtés de Bojan Z ou Magic Malik.
    Ce qui rend ce projet si passionnant, c’est aussi qu’il rassemble des musiciens d’horizons et de parcours différents.
    Et avant de les applaudir en concert ce soir au Studio de l’Ermitage, voici sur notre scène Srdjan Ivanovic, en compagnie de Ludivine Issambourg à la flûte, Olivier Laisney à la trompette, Manu Codjia à la guitare et Yoni Zelnik à la contrebasse.
    41 min
  • Sean Mason enfin en France
    Attention, ce midi c’est la classe absolue ! Et la réalisation d’un de nos rêves de jazz les plus chers : voir en France, l’un des pianistes américains les plus prometteurs de la nouvelle génération !!!
    Un souhait qu’on formule depuis qu’on s’est pris en pleine figure à l’automne le premier album de Sean Mason, « The Southern Suite » !
    Il est donc possible de l’applaudir depuis hier et jusqu’à demain soir au Duc des Lombards, à Paris, où il se produit en quartet.
    Il a à peine 25 ans, Sean Mason et on n’est pas les seuls être bluffés par sa maîtrise, son jeu, son univers. C’est aussi le cas des frères Branford et Wynton Marsalis !
    Le premier l’a tout simplement découvert alors qu’il vivait encore à Charlotte, en Caroline du Nord. Il a immédiatement appelé son frère pour lui dire de surveiller de près ce jeune talent, et l’a encouragé à partir étudier à New York. Ce qu’il a fait, sur les bancs de la Julliard School.
    Le second l’a enrôlé pour des concerts et a sorti l’album sur le label de son prestigieux Jazz at Lincoln Center, Blue Engine Records.
    On a l’impression que Sean Mason reprend les choses, là où Roy Hargrove les avait laissées : avec style, fraîcheur, un pied dans la tradition, l’autre dans le jazz d’aujourd’hui !
    Comme il le dit lui-même : « Le Sud m’a appris à honorer ceux qui sont passés avant moi. New York m’enseigne comment avancer ».
    Ce premier disque, « The Southern Suite » est fou de la première à la dernière note. Quelle chance on a que Sean Mason vienne nous le présenter, en compagnie de Tony Glausi à la trompette, Felix Moseholm à la contrebasse et Francesco Ciniglio à la batterie !
    49 min
  • Mohamed Najem, la clarinette a changé sa vie
    La musique est entrée dans la vie de notre invité de manière inopinée...Et elle l’a durablement transformée.
    Mohamed Najem a grandi à Bethléem, en Cisjordanie, en pleine première Intifada. Jouer dehors était dangereux et donc interdit…Alors, il passait des journées entières à se plonger dans la collection de cassettes de son père, entre pop, musique arabe et classique…
    Et c’est en voyant des concerts diffusés à la télé qu’il a eu LA révélation : il allait lui aussi se dédier pleinement à cet art.
    Lorsque le Conservatoire national palestinien a ouvert ses portes au milieu des années 90, il s’est très vite inscrit avec l’envie de jouer du saxophone, mais comme son professeur n’en jouait pas à l’époque, il l’a dirigé vers la clarinette. Voilà comment a débuté son passionnant parcours.
    Mohamed Najem a longtemps été l’un des solistes de l’Orchestre des jeunes palestiniens. Il est ensuite devenu l’un des membres fondateurs, de L’Orchestre National Palestinien, et a enseigné en Cisjordanie pendant plusieurs années, la clarinette bien sûr, mais aussi le ney, une flûte en roseau, très répandue au Moyen-Orient.
    Aujourd’hui, il réside à Paris. C’est là, qu’il a imaginé le répertoire de son deuxième album, « Jaffa Blossom », dédié à son grand-père qui est né dans la ville de Jaffa.
    Un disque habité, coloré et fort en émotion, qu’il présente en concert ce soir au Sunside, avec son quartet composé de Clément Prioul au piano, Arthur Henn à la contrebasse et Baptiste Castets à la batterie…Ils sont d’ores et déjà sur la scène du Deli Express !
    52 min

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