Dans le premier extrait, on voit Jules, âgé de 4 mois, qui accepte sans problème de demeurer seul avec deux étrangers et d'être pris dans leurs bras. Il fera même un sourire à l'un d'eux. Au retour de sa mère, il semble content de la voir, mais ne manifeste pas de soulagement particulier. À 7 mois, ses réactions demeurent les mêmes. Lorsque sa mère quitte la pièce et qu'il demeure seul avec l'étranger, il ne montre aucune crainte (il est en fait plus intéressé au départ à regarder la caméra). Il n'a pas de réactions particulières au retour de sa mère. À 10 mois, Jules est toujours sociable avec les étrangers, mais pour autant que sa mère soit visible. Lorsqu'elle s'éloigne, il la cherche du regard et semble inquiet. À son retour, il refuse de quitter ses bras pour être pris par la personne avec qui il est peu familier. À 11 mois, malgré des sourires et un intérêt pour la personne avec qui il est moins familier, il refuse de s'éloigner de son père, qui est alors sa base de sécurité. Il acceptera de s'approcher de l'étrangère seulement si une de ses figures d'attachement, sa mère, l'accompagne. Lorsque celle-ci fait mine de s'éloigner, il retourne dans ses bras. Même chose lorsque l'étrangère veut lui tenir les mains. La même incertitude face à l'étrangère se manifeste lorsqu'elle lui offre un cadeau. À 13 mois, la même réserve se manifeste face à l'étrangère : Jules lui sourit, mais il demeure collé sur sa mère. L'évolution des comportements d'attachement de Jules illustre bien certains aspects de la théorie de l'attachement. Premièrement, l'absence de réserve face aux étrangers, de 4 et 7 mois. Puis, avec le temps, des réactions plus marquées face à eux et un besoin d'être rassuré par ses figures d'attachement, qui se manifeste par une recherche active de proximité avec elles (Fréchette et Morissette, 2008). Cette séquence est tirée du site Internet Le développement de l'enfant.