Diseurs de beaux textes

Diseurs de beaux textes

By Hocine DRISSIArtsBooks
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Diseurs de beaux textes episodes

  • #165
    Lecture 2
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    6 min
  • #163 La solitude un poème de Marc- Antoine Girard de Saint Amant
    Extrait :
    Frappent les airs d'étranges tons
    Avec leurs trompes enrouées,
    Dont l'éclat rend respectueux
    Les vents les plus impétueux.
    Tantôt l'onde, brouillant l'arène,
    Murmure et frémit de courroux,
    Se roulant dessus les cailloux
    Qu'elle apporte et qu'elle r'entraîne.
    Tantôt, elle étale en ses bords,
    Que l'ire de Neptune outrage,
    Des gens noyés, des monstres morts,
    Des vaisseaux brisés du naufrage,
    Des diamants, de l'ambre gris,
    Et mille autres choses de prix.
    Tantôt, la plus claire du monde,
    Elle semble un miroir flottant,
    Et nous représente à l'instant
    Encore d'autres cieux sous l'onde.
    Le soleil s'y fait si bien voir,
    Y contemplant son beau visage,
    Qu'on est quelque temps à savoir
    Si c'est lui-même, ou son image,
    Et d'abord il semble à nos yeux
    Qu'il s'est laissé tomber des cieux.
    ...
    11 min
  • #160 Jeux d'enfants, un texte de Christophe de Corbie (Stanoffe)
    Un texte de Christophe de Corbie envoyé à Corbie en poésie ce. jeudi 18 janvier.
    "Jeux d'enfants"Ce matin en me levant. Entre fatigue insistante et froid permanent, j'ouvre, à l'étage, mon volet grinçant.Les interstices s'éloignent, une à une, doucement, ses lames me dévoilent, aux prémices des premières lueurs, cette clarté blanche des premières heures.Je ressens un frisson matinal, rien de plus banal. Mais en tendant l'oreille, pendant que la lumière pénètre mes iris, et s'affaire à mettre fin à la veille nocturne, je surprends des hurlements diurnes.Le rideau finit sa course, et je comprends enfin la source, de ces exclamations malicieuses. Dans un décor blanc, le soleil complice semble sertir ce tapis gris habituel de nos ruelles monotones en pierres précieuses. Une épaisse chape de neige, où glissent, des bambins, sans appendice technologique en main. Des luges cabotent et laissent traîner leurs traces à côté de celles des bottes.Des moufles et des gants, je n'en pas vu depuis longtemps, même les cagoules dessinent toujours les joues de ces capitaines casse-cou.Une querelle, cependant, fait rage. Entouré de guerriers à la pelle, déblayant le champ de bataille.En pleine rue, les munitions en abondance. Elles se lancent, semble-t-il, et dansent dans le ciel laissant des empreintes dans l'air et des sourires qui réchauffent mon hiver.Je souris,Enfin, depuis longtemps. Il semblerait que dame nature à relevé les têtes, des écrans, de ces enfants et leurs parents, les libérant un instant, d'une tristesse quotidienne, d'une angoisse perpétuelle. Ce tableau immaculé me fait voyager, dans le temps, et dans mes pensées.Comme si quelques flocons pouvaient changer, l'amertume en insouciance, la lassitude en jouissance... Et bien oui ce moment ingénu m'a convaincu ! J'ai envie à mon tour d'investir cet endroit sans noirceur, étincelant comme avant.Défiler et guerroyer à grands coups d'éclats de rire. M'arracher jusqu'aux oreilles une allégresse. Sans revendication ni frustration.Revenir à l'état sublime d'un enfant qui nourrit sa jeunesse d'une simple boule de neige...Je vous laisse.Mon enfance a retrouvé le chemin de la maison. Je suis armé d'un boulet doux et gelé. Qu'ils se planquent sur les balcons les aigris. Nous, nous allons canarder, un peu de bonheur enneigé !StanoffeCorrectrices : Anne-Sophie Faÿ-Ribeaucourt et Valentine Costa Inspiration : matinale
    4 min
  • #158 Heureux qui comme Ulysse, de Joachim Du Bellay
    Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
    Joachim du Bellay
    Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
    Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
    Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
    Vivre entre ses parents le reste de son âge !
    Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
    Fumer la cheminée, et en quelle saison
    Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
    Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?
    Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
    Que des palais Romains le front audacieux,
    Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :
    Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
    Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
    Et plus que l’air marin la doulceur angevine.
    Joachim Du Bellay
    2 min

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