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Or


J'étais à la manifestation du 17 octobre. La réalité du terrain, ce ne sont pas juste les images en boucle sur les plateaux télé. C'est la peur d'un groupe pacifique qui se fait gazer sans sommation, des CRS qui chargent des gens sans défense, et une violence policière omniprésente.
Oui, il y a des dégradations, et l'impact sur les petits commerçants est réel et doit être condamné. Mais pourquoi ne parle-t-on que de ça ? Comment la focalisation médiatique sur la casse permet-elle à la droite de construire son récit en vue des élections de 2027 ?
Interrogeons nous sur le cœur du sujet : ce que cette répression et cette instrumentalisation politique disent de notre système, de nos libertés, et de l'héritage d'un pays qui s'est pourtant construit par la rue et les luttes sociales.
Est-ce qu’on peut vraiment en faire « trop » quand on se bat pour ses droits et sa liberté ?
Dans cet épisode, je déconstruis ce qualificatif qu’on colle si facilement aux femmes dès qu’elles haussent la voix. La réponse courte ? Non, on n’est jamais trop en colère face à l'injustice. Mais la réponse honnête, c’est que dans la société actuelle : oui, on sera toujours « trop ».
Trop bruyantes, trop radicales, trop dérangeantes.
Mais dans un monde qui continue de minimiser les femmes, de les invisibiliser et d'attendre d'elles qu'elles prennent le moins de place possible, être « trop », c'est précisément ce dont on a besoin. C'est le signe qu'on dérange l'ordre établi, qu'on refuse de se taire et qu'on exige d'exister pleinement.
ARRETEZ LE DATING
NE CROYEZ PAS LES ZOMS
NE FLANCHEZ PAS DEVANT LE DÉSIR CHARNEL LOL
SOULEVEZ VOUS, Ô PEUPLE DE FEMMES.
Bref je blablate, j'ai plus foi en rien, les mecs i can't c'est ma phobie, so why do I like them ? Pourquoi je suis full loveuse ?
ABATTEZ MOIIIIII
La jeunesse a raison d'être en colère. Et la réponse en face ? Une violence policière décomplexée contre des mineurs, contre des enfants ! Mais on a pourtant encore droit aux ministres qui nous disent que l'agression sexuelle d'une mineure par un CRS pendant le blocus, est un accident. Que la tentative de meurtre par noyade d'un étudiant par un policier est un accident. Que le visage défiguré d'un ado, est un accident. Qu'un 4x4 qui fonce sur une foule d'étudiants c'est un accident. Que ce ne sont que des événements malencontreux, que la police fait bien son travail. Oh mais en effet quel travail ! Tabasser des enfants, quand on est adulte, formé, protégé, baraqué.
Cette violence d'État met à nu les rouages profonds d'un système patriarcal et capitaliste prêt à tout pour maintenir l'ordre établi. Mais aucune revendication n'est jamais écoutée lorsqu'elle est pacifique, lorsqu'elle est menée par des ados, des enfants, ou des femmes.
PS : Gros plan sur ces flics qui tentent de s'infiltrer sur Snapchat pour repérer les blocus et qui se font afficher en trois secondes.
Ma mère avait 48 ans quand on lui a diagnostiqué un cancer du sein. Moi quand j'apprends ça, j'en avais 12.
Qu'est-ce que vivent vraiment les femmes touchées par la maladie ? Comment ça se passe, concrètement, entre les soins, la lourdeur des traitements et la peur qui s'installe ?
Pour Octobre Rose, ma maman me raconte l'impact de ce cancer sur son corps, son mental et son image de femme. Elle raconte aussi cette injonction invisible à devoir tout mener de front : continuer d'être une mère, une épouse, une employée... tout en portant la charge mentale d'un combat pour sa propre vie.
Dans la nuit du 19 au 20 octobre 2024, une étudiante est séquestrée, droguée et violée en réunion par 7 étudiants : Matthew Ingalls, Jonathan Newell, Winston Lee, Gillio Lopes, Diego Sarabia, Scott Norris et Scott Kretzschmar, et ce pendant 7 heures dans la fraternité Chi Phi de la très sélective université Cornell.
Pendant le calvaire, un message est envoyé sur le groupe Snapchat de la fraternité incitant d'autres étudiants à les rejoindre. Il y avait 57 membres dans cette conversation. Pas un seul n’a appelé les secours.
Je décrypte la plainte civile déposée devant la justice new-yorkaise. De l'impunité institutionnelle d'une Ivy League qui sanctionne des violences sexuelles par de simples devoirs écrits, aux mécanismes de la « culture du viol » théorisés par la sociologie, jusqu'à la riposte du journal étudiant qui a fait sauter l'omerta : je vous livre une analyse complète d'une affaire qui prouve pourquoi le « Not All Men » s'effondre face au silence de la majorité.
Le document de plainte est disponible ici :
https://www.courthousenews.com/wp-content/uploads/2026/09/doe-cornell-new-york-supreme.pdf
Comment ça se fait qu'un sujet qui touche la vie de 50 % de la population tous les mois soit encore aussi peu pris en charge ?Le SPM et le TDPM provoquent une chute vertigineuse de sérotonine qui plonge le cerveau dans un véritable sevrage neuro-chimique. Pourtant, la médecine a longtemps préféré balayer ces symptômes sous l'étiquette commode d'« hystérie ». De la théorisation du terme dans les années 50 jusqu'à la pauvreté des traitements actuels, le gender pain gap continue de sous-évaluer la souffrance des femmes.
Ça serait l'homme le « sexe fort »... alors que les femmes développent une endurance forcée face à la douleur, et que les hommes s'effondrent devant les simulateurs de règles.
Entre le laisser-aller hygiénique masculin toléré par la société et le contrôle drastique imposé au sang menstruel, le rejet du congé menstruel montre à quel point le monde du travail refuse de s'adapter. Si les hommes avaient leurs règles, le SPM serait déjà une affaire d'État.
La rue appartient-elle à tout le monde ? En observant la taille des trottoirs, la carte des transports ou l'occupation des bancs publics, la réponse est claire : la ville contemporaine a hérité d'un modèle pensé par et pour les hommes.
90 % du budget public dédié aux équipements sportifs de quartier profite aux garçons. Les femmes, elles, multiplient les micro-trajets en étoile tout en évitant de s'attarder dans la rue pour ne pas être exposées au harcèlement.
Pourtant, cette exclusion ne date pas d'hier. Du Forum romain aux vespasiennes d'Haussmann, l'architecture a toujours reflété le statut juridique des femmes — longtemps assimilées à de perpétuelles mineures confinées à la sphère privée.
Analyse des mécanismes invisibles qui font de l'espace public une arène masculine, et des solutions pour réinventer le droit à la ville pour toutes.
Grandir dans une famille de droite implique d'absorber des représentations et des réflexes sans toujours les questionner. Un jour, le décalage devient trop grand. Il faut alors entamer un travail de déconstruction, détricoter un à un les stéréotypes de l'enfance et assumer un positionnement politique en rupture avec son milieu d'origine.
Entre la défense des conquêtes sociales — Sécurité sociale, congés payés, protection des travailleurs — et la critique d'un système capitaliste qui fragilise le collectif : les avancées qui protègent nos vies sont le fruit des luttes de gauche. De là naît une incompréhension fondamentale face à la pensée de droite, et plus encore face au concept de « féminisme de droite », une posture qui cherche à concilier l'émancipation des femmes avec une idéologie préservant les hiérarchies et les inégalités.
bref en 2027 on vote L
Au Parlement européen, le groupe de Marion Maréchal remet la campagne « JustEUman » et la rhétorique « pro-vie » sur le devants de la scène. Une posture morale censée protéger l'existence dès la conception, mais qui s'arrête brusquement aux portes des zones de conflit.
Entre le génocide en Palestine, l'indifférence face aux enfants pris au piège des guerres, le rejet des réfugiés et les polémiques culturelles annexes autour d'Ed Sheeran, ce discours révèle une indignation à géométrie variable.
Il faut confronter ces slogans réactionnaires à la réalité du terrain et démonter la contradiction d'une politique qui prétend sacraliser la vie tout en fermant les yeux sur celles qu'on laisse détruire.
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