En Pleines Formes

En Pleines Formes

By Radio Campus ParisMusic Commentary
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En Pleines Formes episodes

  • En Pleines Formes 16/01/2022 : Pierre Bismuth
    À l'occasion de son exposition "Tout le monde est artiste, mais seul l'artiste le sait", visible au Centre Pompidou jusqu'au 28 février 2022, En Pleines Formes reçoit ce mois-ci l'artiste Pierre Bismuth. Un entretien plein de détournements, de références, et de chocolat!
    En bonus, la chronique de Salomé sur l'exposition de Samuel Fosso à la MEP (jusqu'au 20 mars 2022). 
    Animation & interview : Flore Di Sciullo
    Chroniques : Salomé Journo
    53 min
  • En Pleines Formes 13/02/2022 : Bruno Serralongue
    À l'occasion de son exposition Pour la vie au Frac Île-de-France/Le Plateau, nous recevons En Pleines Formes reçoit mois-ci le photographe Bruno Serralongue.
    Dans cette exposition on trouve des images des années 1990, à partir desquelles Bruno Serralongue a commencé sa carrière d’artiste jusqu’à aujourd’hui, mais cette exposition entretient un rapport au temps plus complexe qu’elle n’en a l’air. Rétrospective partiale : elle prend le parti des portraits et des rencontres. En 1996, après être sorti de l’ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles et de la Villa Arson, Bruno Serralongue part à la rencontre des zapatistes du Chiapa réunis pour la rencontre intercontinentale pour l’Humanité et contre le Néolibéralisme. Il part avec l’idée de développer son travail sur la construction de l’image médiatique et sur l’information mais sur place la rencontre de personnalité et le contexte politique crée un déplacement dans son travail. Si dans la série des Faits Divers débutée en 1993 il retournait le lendemain sur les lieux des événements heureux ou malheureux, cocasse ou tragique, il rencontre cette fois l’actualité. A Nice, il avait commencé à travailler à la chambre et cette pratique qui demande un plus long temps de pose et un autre investissement dans le moment ne le quitte plus. On ne peut pas faire une photo en passant dit-il même en ouvrant à d’autres techniques, notamment numériques, ces dernières années.
    Photographe ou témoin volontaire, Bruno Serralongue n’use pas de passe droit journalistique et n’accède pas aux premiers rangs ; il montre les évènements depuis la place de tout un chacun la rue pour la série des Manifestations en 1995-96. On voit l’histoire en train de s'écrire comme Fabrice del Dongo pris en pleine bataille napoléonienne dans La Chartreuse de Parme, sans parvenir à rien distinguer. Au travers du travail de Bruno Serralongue, on assiste à la fabrication médiatique de l'événement. L’histoire batailles a été remise en question par l’école des Annales qui a cherché à fournir une histoire de la société plus complexe.
    L’exposition “Pour la vie” présenté au Frac Ile de France, propose des portraits de groupe ou d’individus engagés, des portraits de présences et de luttes.
    Animation & Interview : Henri Guette, Flore Di Sciullo
    59 min
  • En Pleines Formes 21/11/2021 : Ruralité et art contemporain
    Depuis la catégorisation de la société en trois « ères » dont la première correspondrait à l’agriculture, la seconde à l’industrie et la troisième aux biens et services, une profondes scission s’opère entre l’agriculture et le reste de la société, une scission qui opère aussi bien d’un point de vue géographique et territorial que culturel, dans les imaginaires et les représentations collectives associées à la ruralité. C’est pour remédier à ces idées préconçues à ce partage trop ferme qu'En Pleines Formes a reçu deux femmes qui questionnent, par leurs discours et leurs productions, ces représentations.
    Matali Crasset est designeuse dont le travail est mondialement reconnu. Elle questionne sans cesse les notions de réseaux, de module, de flexibilité. Ses productions concernent aussi bien les objets du quotidien que les espaces à habiter, à travailler. À son optique du design s’ajoute également celles du design graphique, de la scénographie, de l’architecture d’intérieur. Elle nous parle notamment de ses projets "Le vent des forêts" (Meuse), "Le blé en herbe" (Bretagne) et ses différentes contributions au Mumo, un musée mobile et itinérant visant à rendre accessible l'art contemporain à celles et ceux qui en sont éloignés.
    Julie Crenn est critique d’art et commissaire d’exposition. Elle porte notamment le projet « Agir dans son lieu », qui après avoir voyagé entre plusieurs lieux qui se tient en ce moment au Transpalettes de Bourges (jusqu'au 16 janvier 2022). 
    Henri Guette nous propose sa lecture de l'exposition.
    Dans l’ancienne usine, la réplique à l’échelle d’un tracteur en bois par Pascal Rivet en impose et indique d’emblée le programme : interroger les liens entre artistes et monde paysans. La citation à Edouard Glissant “Agis dans ton lieu, pense avec le monde” à laquelle se réfère la commissaire d’exposition n’est pas anodine et témoigne d’une conscience à plusieurs étages. Qu’est-ce que c’est pour un artiste travailler dans son lieu ; qu’est-ce que c’est pour un commissaire de travailler dans son lieu ? Plusieurs artistes comme Damien Rouxel ou Meg Boury sont enfants de paysans et la commissaire d’exposition elle-même a pour compagnon un agriculteur. Le lieu s’impose ainsi, familièrement, personnellement, intimement quand bien même il n’est pas a priori celui de l’art. Quand Damien Rouxel a annoncé à ses parents qu’il ne reprendrait pas la ferme mais qu’il souhaitait entamer une carrière artistique ; il lui est apparu que son choix avait une incidence concrète sur l’organisation de la famille. Il a donc ancré sa pratique dans l’histoire de la ferme, sa vie quotidienne, ses pratiques dans un geste artistique qui lui permettait de maintenir un lien et de prendre position. Par la photo et des jeux de poses qui jouent avec l’imagerie de peintures religieuses ou mythologiques, il propose un nouveau récit familial. Par l’installation, la performance, il revisite des réalités concrètes de la ferme et par exemple par le registre des naissances des animaux propose de dire quelque chose de notre rapport comptable au vivant. Agir dans son lieu, c’est donc premièrement prendre conscience du lieu où l’on se situe et d’être capable d’y développer une action, qui peut-être critique mais aussi et surtout créatrice. Julie Crenn aussi connue comme critique d’art agit dans son lieu qui est celui des espaces d’expositions et comme elle le rappelle il n’y a pas un monde de l’art ou un monde paysan mais des mondes de l’art et des mondes paysans.
    Une exposition en plusieurs étapes, un suivi au long cours des artistes : Cette temporalité, ce continuum de relation se sent dans l’exposition et est un positionnement éthique à lui seul. Les œuvres de Pascal Rivet réparties dans l’espace témoignent d’une relation de confiance de plusieurs années depuis ce tracteur du hall donc jusqu’à la vidéo du sacrifice d’un de ses tracteurs dans Jour de Fête. Pour le visiteur, le parcours se fait autour de ces deux figures, celle de Pascal Rivet et celle de Loïs Weinberger : jardinier des poches et cultivateur des résistances. Agir dans son lieu est une exposition consciente des dérives d’une agriculture intensive et productiviste mais cette réalité là, palpable dans l’installation très mécanique de Nicolas Tubéry est appelée à être réinvestie, réappropriée. Sans tomber dans un angélisme, ou une naïveté qui pourrait caractérisé des néo-ruraux Le travail de Suzanne Husky et Stéphanie Sagot au sein du Nouveau Ministère de l’agriculture est manifeste à cet égard : de multiples alternatives aux agricultures industrielles sont possibles et induisent aussi des changements de société. En proposant un programme, des images pour cette utopie peut-être adviendra-t-elle ? Plus concrètement les artistes Kako et Kenkle ont décidé à partir d’un terrain hérité d’établir un projet qui les sort un peu de la peinture et les fait pousser ailleurs. Ils ont commencé ainsi par déplanter sur ce terrain toute la canne à sucre qui y poussait, manière de dénoncer la monoculture qui sévit à la réunion mais aussi de montrer que d’autres modèles sont possibles pour subvenir à ses besoins tout en respectant l’écosystème. Par la plantation d’une forêt et d’un potager pour lequel ils ont récupéré d’anciens plans, il s'ancre dans un dialogue générationnel et ouvre de nouveaux futurs. Une vision optimiste qui ne résout pas tous les problèmes mais qui dans cette exposition donne de l’énergie
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    Animation & interviews : Henri Guette & Flore Di Sciullo
    Réalisation : Jeffrey
    58 min
  • En Pleines Formes 24/10 : Clinique vestimentaire
    Pour entamer la saison 2021/2022 en beauté, En Pleines Formes explore ce mois-ci la porosité entre la mode et les arts plastiques. Nous recevons Jeanne Vicérial, dont l'exposition-résidence "Clinique vestimentaire" se tient aux Magasins généraux jusqu'au 14 novembre 2021.
    Animation et interview: Henri Guette et Flore Di Sciullo
    Chronique : Salomé Journo
    Réalisation : Elsa Gavinet
    56 min
  • En Pleines Formes 09/05/2021 : Les expositions du MAM de Paris
    Pour célébrer la réouverture prochaine des lieux culturels, En Pleines Formes a déplacé son plateau depuis le Musée d'Art Moderne de Paris afin de converser avec les commissaires de trois des expositions qui y seront visibles à la réouverture le 19 mai :
    Odile Burluraux, co-commissaire, avec Suzana Sousa, de l'exposition "The Power of My Hands. Afrique(s) : Artistes Femmes" qui fait partie de la manifestation culturelle "Africa 2020" et est ouverte jusqu'au 22 août 2021.
    Fanny Schulmann, commissaire de l'exposition "Sarah Moon, Passé/Présent", ouverte jusqu'au 4 juillet 2021
    Jessica Castex, commissaire de l'exposition "Hubert Duprat", ouverte jusqu'au 27 juin 2021
    Animation & entretiens - Flore Di Sciullo & Henri Guette
    Réalisation - Shani Riou & Jonathan Carasse
    58 min
  • EPF 14/02/2021 : La photographie d’exposition en temps de fermeture des musées
    En Pleines Formes revient pour la première fois depuis bien longtemps mais...  toujours sans exposition, et sans lieux culturels. Il faut donc, c’est une injonction perpétuelle, se replier sur le numérique. Le salut serait-il donc dans le digital ? Il faut bien remarquer qu’à y regarder de plus près, la présence dite numérique des lieux culturels révèle en fait de très profondes e inégalités, car qui dit digitalisation dit budget, personnes compétentes pour s’en occuper, et ainsi de suite. 
    Dans le même temps, la présence numérique d'une institution, en particulier au prisme de la photographie, est la garantie de pouvoir s'adresser à un public de plus en plus large, et donc de pouvoir répondre à une mission de démocratisation culturelle.
    Pour aborder ces questions, nous avons reçu Marie-Caroline Chaudruc, commissaire d’exposition, directrice du Château de du musée d’art contemporain du Château de Montsoreau et Sébastien Appiotti, enseignant chercheur et auteur de la thèse "Photographiez, participez : cadrage du regard et pratiques photographiques du public au fil des mutations du Grand Palais”. 
     
    Animation : Flore Di Sciullo et Henri Guette
    59 min
  • EPF 14/02/2021 : La photographie d'exposition en temps de fermeture des musées
    En Pleines Formes revient pour la première fois depuis bien longtemps mais...  toujours sans exposition, et sans lieux culturels. Il faut donc, c’est une injonction perpétuelle, se replier sur le numérique. Le salut serait-il donc dans le digital ? Il faut bien remarquer qu’à y regarder de plus près, la présence dite numérique des lieux culturels révèle en fait de très profondes e inégalités, car qui dit digitalisation dit budget, personnes compétentes pour s’en occuper, et ainsi de suite. 
    Dans le même temps, la présence numérique d'une institution, en particulier au prisme de la photographie, est la garantie de pouvoir s'adresser à un public de plus en plus large, et donc de pouvoir répondre à une mission de démocratisation culturelle.
    Pour aborder ces questions, nous avons reçu Marie-Caroline Chaudruc, commissaire d’exposition, directrice du Château de du musée d’art contemporain du Château de Montsoreau et Sébastien Appiotti, enseignant chercheur et auteur de la thèse "Photographiez, participez : cadrage du regard et pratiques photographiques du public au fil des mutations du Grand Palais”. 
    Animation : Flore Di Sciullo et Henri Guette
    59 min
  • En Pleines Formes 07/06/2020 : Intérieur/Extérieur
    Si le printemps est traditionnellement le passage du dedans au dehors, cette année 2020 a marqué un passage historique du dehors au dedans. Nous parlons bien sûr du confinement, du contexte sanitaire lié au COVID 19 qui nous amène à enregistrer hors des studios et avec les moyens du bord mais plus globalement de la façon dont notre perception des espaces intérieurs comme extérieurs a changé. Si nous ne pouvons plus nous retrouver au bureau ou dans les cafés en effet nous avons commencé à recevoir et être reçu à la maison par des écrans omniprésents. Rien a priori de nouveau depuis que Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook ait déclaré en 2010 que la vie privée était un concept dépassé tout en vendant les données personnelles des utilisateurs de ses plateformes et pourtant …  La webcam désormais intégrée sur chaque ordinateur, chaque tablette, chaque mobile transforme nos intérieurs en place publique où l’on peut faire un apéro Skype, comme une réunion Zoom. Toutes ces interfaces que l’on utilise en fonction de nos interlocuteurs, en ayant encore conscience de rapports plus ou moins formels témoignent d’une porosité. L’intime et le public donc apparaissent plus que jamais corrélé comme l’ont montré de nombreuses personnalités faisant visiter leurs maisons, des adolescents broadcastant leurs chambres ou même des artistes nous proposant le tour de leur ateliers sur des réseaux sociaux comme Tik Tok ou Instagram
    Le concept d’extimité développé par Serge Tisseron en 2001 dans L’intimité surrexposée peut nous aider à mesurer le chemin parcouru depuis Loft Story. En analysant cette émission de télé-réalité, le psychiatre distinguait l'exhibitionnisme - négatif, morbide- du désir de rendre visibles certains aspects de soi jusque-là considérés comme relevant de l'intimité. Ce désir posait-il est constitutif de la personne humaine et nécessaire à son développement psychique - notamment à une bonne image de soi. Loin des critiques contemporaine de Loft Story y voyant alors la réalisation du quart d’heure de célébrité warholien, l’analyse semble toujours aussi pertinente aujourd’hui où l’on se trouve soi-même à travers l’écran comme on retrouve les autres. Un article d’Emma Madden pour I-D Magazine révèle ainsi comment la chambre d’ado devient une interface avec le monde où les posters arborés aux murs agissent comme des marqueurs de reconnaissance pour le meilleur, le sentiment d’acceptation, d’entrer dans une communauté et le pire comme le harcèlement en ligne. 
    Si les lignes bougent entre le privé et le public et le dehors, le dedans il ne faut toutefois pas être dupe du travail de cadrage et de pose qui continue derrière nos écrans. Peut-être votre interlocuteur est-il mal coiffé mais il a une chemise, peut-être a-t-il une chemise mais reste-t-il en sous-vêtement. Alors que nous voudrions croire qu’une chambre, un appartement révèle une personnalité nous ne voyons jamais qu’un aspect rendu public de cette personnalité. Peut-être l’affiche d’un film est-elle un clin d’oeil au deuxième degré ou l’arrière plan soigneusement arrangé. Le concept d’extimité nous amène à réexaminer l’opposition classique entre authenticité / artificialité et à faire la part des choses entre ce qui est montré et ce que nous voulons voir, le principe de projection. La performativité qu’appelle l’écran  nous amène à devenir attentif, à regarder les écrans comme des fenêtres. C’est ainsi en compagnie des artistes Nadim Asfar, Nathanaëlle Herbelin et Juliette Terreaux que nous avons conçu cette émission entre intérieur et extérieur mais complètement poreuse à l’actualité.
    Animation et Interview : Henri Guette Lecture : Anaïs Meaume
    1 hr 8 min
  • En Pleines Formes 10/05/2020 : Arts confinés #2
    Ce mois-ci dans En Pleines Formes, nous continuons la réflexion sur les arts confinés! Et après une réflexion le mois dernier sur les institutions, place cette fois-ci aux artistes! 
    Au programme, des discussions avec Ulysse Bordarias (résident au Houloc), Fleury-Fontaine, Raphaël Maman, et Barthélémy Bette, sociologue spécialiste du travail artistique. Sans oublier les lectures choisies avec soin : La Clôture de Jean Rolin, et Picciola de Saintine. 
    Animation et Interview : Henri Guette et Flore Di Sciullo
    Lectures : Anna Péan et Tristan Goldbronn
    53 min
  • En Pleines Formes 12/04 : arts confinés
    Ce mois-ci dans En Pleines Formes, on fait le point sur les conséquences du confinement sur l'art contemporain. Les initiatives pour les arts pleuvent, entre les visites virtuelles de musée, le # artsconfinés sur les réseaux sociaux, la plateforme « culture chez nous » du ministère de la culture, le festival «  arts confinés » sur le site Agora.off , ou encore la cartographie de tous les contenus accessibles en ligne, réalisée par Nina Léger et Hélène Giannecchini Alors comment faire public ? Comment maintenir du lien entre artistes, publics, institutions ? Quelles conséquences à court et moyen terme pour les institutions, les galeries? Comment les artistes s'adaptent-ils, sans accès à leur atelier?
    Au programme de cette émission : une conversation croisée entre Stéphane Corréard (Galerie Leove&co, Salon Galeristes) et Marine Vazzoler (Le Quotidien de l'art), des entretiens avec les  artistes Yue Yuan, Nathanaëlle Herbelin, Louis Clais et Marie Glaize, une réflexion sur les artistes privés d'exposition avec le Collectif Fantôme, et des lectures de La vie mode d'emploi et de Chez soi, une apologie de l'espace domestique. 
    Bonne écoute! 
    Animation et Interview : Henri Guette, Flore Di Sciullo 
    Chronique  : Ana Bordenave
    Lectures : Élodie Hervier, Jonathan Landau
    1 hr 1 min

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En Pleines Formes, c'est l'émission de Radio Campus Paris, dédiée à la création contemporaine sous toutes ses formes. Un dimanche par mois, nous nous entretiendrons avec des artistes, des…