Entrez sans Frapper : Le podcast Culture

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Entrez sans Frapper : Le podcast Culture episodes

  • "Gorge profonde : Quand le porno est sorti du ghetto" avec Agnès Poirier - Entrez sans frapper - 22/02/2022
    Agnès Poirier pour son docu. "Gorge profonde : Quand le porno est sorti du ghetto", à voir ce 23 février à 22h30 sur Arte et aussi sur Auvio.
    Alors que les États-Unis sont traversés par l’onde de choc de la révolution sexuelle, la levée de la censure et la libération des mœurs font sortir le cinéma pornographique de l’ombre : l’industrie cherche à toucher un plus large public et à gagner en respectabilité. En 1972, Gorge profonde (Deep Throat), film bricolé à toute vitesse par Gerard Damiano, un coiffeur pour dames passionné de cinéma, sort sur les écrans du pays et devient aussitôt un retentissant phénomène de société, faisant de son actrice principale débutante, Linda Lovelace, la première superstar du X. Avec son scénario loufoque – l'héroïne découvre enfin l’orgasme après avoir compris que son clitoris était situé au fond de sa gorge –, il met sur le devant de la scène la question du plaisir féminin... tout en continuant de flatter l’éros, et l’ego, des hommes. Mais si ce film aussi explicite que kitsch a contribué à lever bien des tabous sur la sexualité, ses coulisses sont fort peu reluisantes. Gorge profonde est financé par la mafia, qui va se livrer ensuite à un chantage sordide sur son réalisateur. Quant à Linda Lovelace, elle révélera plusieurs années après la sortie du film avoir tourné sous la contrainte de son mari de l’époque, qui la violentait, et deviendra une fervente militante antipornographie… Une volte-face qui reflète les controverses alors de plus en plus prégnantes – notamment dans les milieux féministes – sur la question clivante de l’industrie du sexe. Que ceux qui jugent le sujet scabreux ou anecdotique se détrompent : l’histoire et la réception de Gorge profonde, objet culturel retentissant, en disent long sur la société qui l’a produit, sur ses contradictions et ses tabous. En plus de retracer la genèse du film et de suivre le parcours atypique de son actrice principale, ce remarquable documentaire se penche sur l’histoire du cinéma pornographique, qui au tournant des années 1970 – son âge d’or – tente de se bâtir une légitimité comme cinéma de genre à part entière et de se faire sa place dans les salles grand public. Nourri d'images d'archives, le film donne la parole à des témoins de premier plan comme l'artiste et performeuse Annie Sprinkle, qui nous replonge dans l'effervescence underground du milieu porno new-yorkais, ou encore Gerard Damiano Junior, fils du réalisateur de Gorge profonde. Des cinéastes et chercheurs de la jeune génération proposent un regard contemporain, mêlant féminisme, art et politique, sur cette thématique plus actuelle que jamais.
    28 min
  • Entrez sans frapper 21/02/2022 - Spéciale Anaïs Nin avec Elisabeth Barillé/Éric Russon/Laurence Bibot - 21/02/2022
    "J'entends des voix" de Laurence Bibot : La voix des caissières.
    Le lundi 14 février, c'était les 45 ans de la mort d'Anaïs Nin. Et aujourd'hui, c’est le jour de sa naissance, le 21 février 1903.
    On en parle avec Elisabeth Barillé, auteur du livre "Anaïs Nin, masquée, si nue" (publié en 1991 chez Robert Laffont et puis au Livre de Poche en 2013).
    Anaïs Nin est née en 1903 en France. C’est son père, déçu d’avoir une fille, qui a choisi ce prénom aux sonorités ambiguës. Pianiste esthète et pervers, Joaquin Nin abandonne sa femme et ses enfants dix ans plus tard. Adolescente hantée par la littérature puis épouse frustrée d’un banquier anglo-saxon, Américaine à Paris et mondaine malgré elle, Anaïs ne connaît qu’une jouissance : écrire. Elle a trente ans, quand elle rencontre Henry Miller. Elle l’aime, le soutient, le finance. Sage et troublante Anaïs ! Fantaisiste et ascète, insaisissable et un rien magicienne… elle attire à elle Artaud, Brassaï, Allendy, Rank, Breton, Durrell… Anaïs, c’est un Journal. Cinquante ans d’écriture, quarante-cinq mille pages longtemps enfouies dans une cave de Brooklyn. De cette « confession » monumentale Elisabeth Barillé a tiré un portrait romanesque, tissé dans la matière même de son œuvre, de sa vie.
    "Les inconnus connus" d'Éric Russon : Rappeur noir ou blanc ?
    43 min
  • Spéciale Anaïs Nin avec Elisabeth Barillé - Entrez sans frapper - 21/02/2022
    Le lundi 14 février, c'était les 45 ans de la mort d'Anaïs Nin. Et aujourd'hui, c’est le jour de sa naissance, le 21 février 1903.
    On en parle avec Elisabeth Barillé, auteur du livre "Anaïs Nin, masquée, si nue" (publié en 1991 chez Robert Laffont et puis au Livre de Poche en 2013).
    Anaïs Nin est née en 1903 en France. C’est son père, déçu d’avoir une fille, qui a choisi ce prénom aux sonorités ambiguës. Pianiste esthète et pervers, Joaquin Nin abandonne sa femme et ses enfants dix ans plus tard. Adolescente hantée par la littérature puis épouse frustrée d’un banquier anglo-saxon, Américaine à Paris et mondaine malgré elle, Anaïs ne connaît qu’une jouissance : écrire. Elle a trente ans, quand elle rencontre Henry Miller. Elle l’aime, le soutient, le finance. Sage et troublante Anaïs ! Fantaisiste et ascète, insaisissable et un rien magicienne… elle attire à elle Artaud, Brassaï, Allendy, Rank, Breton, Durrell… Anaïs, c’est un Journal. Cinquante ans d’écriture, quarante-cinq mille pages longtemps enfouies dans une cave de Brooklyn. De cette « confession » monumentale Elisabeth Barillé a tiré un portrait romanesque, tissé dans la matière même de son œuvre, de sa vie.
    28 min
  • Spéciale Brian Jones, l’âme des Rolling Stones - Entrez sans frapper - 17/02/2022
    Patrick Boudet pour son docu. "La vie de Brian Jones", à voir ce 18 février à 22h30 sur Arte.
    Il fut le premier ange (blond) déchu du rock. En disparaissant à 27 ans, noyé dans sa piscine le 3 juillet 1969, Lewis Brian Hopkins Jones, dit Brian Jones, inaugurait la liste macabre des étoiles filantes du rock : Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, Amy Winehouse..., tous décimés au même âge par un mode de vie trop toxique. Pour ce natif de la station thermale anglaise de Cheltenham, coincé entre un père ingénieur et une mère prof de piano, l’adolescence annonçait toutes les transgressions à venir. Il délaisse l’école pour se consacrer au jazz et au blues, devient père par deux fois à 15 ans. Monté très tôt à Londres, celui qui compte parmi les premiers joueurs de slide guitar du Royaume-Uni ne tarde pas à s’intégrer dans le Swinging London. Il recrute des débutants nommés Mick Jagger, Keith Richards ou Charlie Watts, choisit le nom "Rolling Stones", définit le son garage et blues, et inspire le côté mauvais garçon du groupe. Mais doté d’un tempérament timide, peu sûr de lui, Brian Jones est peu à peu écrasé par la puissance créatrice du binôme Jagger/Richards. Chronique d’une disparition annoncée... Trop fragile, trop romantique et instable, cet esthète chic et décadent n’était pas de taille pour le grand "rock’n’roll circus" qu’il avait contribué à faire émerger. "L’âme des Stones", comme le dit le bassiste Bill Wyman, en est devenu le fantôme blafard et encombrant. Sous la caméra de Patrick Boudet, acteurs de l’époque, amis, fins connaisseurs (le photographe Gered Mankowitz, le prince Stash Klossowski, le rockeur Elliott Murphy...) ou encore le propre père de Brian Jones racontent la descente aux enfers, lestée d’une addiction à l’alcool et aux drogues, de celui qui a pourtant illuminé la discographie des Stones de ses intuitions musicales. Le portrait sensible et nuancé d’une personnalité complexe.
    28 min
  • Entrez sans frapper 17/02/2022 - Spéciale Brian Jones avec Patrick Boudet/Sébastien Ministru/Hélène Maquet - 17/02/2022
    "Machins, Machines" d'Hélène Maquet : L’histoire de Lena, la « première dame d’internet »...
    Patrick Boudet pour son docu. "La vie de Brian Jones", à voir ce 18 février à 22h30 sur Arte.
    Il fut le premier ange (blond) déchu du rock. En disparaissant à 27 ans, noyé dans sa piscine le 3 juillet 1969, Lewis Brian Hopkins Jones, dit Brian Jones, inaugurait la liste macabre des étoiles filantes du rock : Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, Amy Winehouse..., tous décimés au même âge par un mode de vie trop toxique. Pour ce natif de la station thermale anglaise de Cheltenham, coincé entre un père ingénieur et une mère prof de piano, l’adolescence annonçait toutes les transgressions à venir. Il délaisse l’école pour se consacrer au jazz et au blues, devient père par deux fois à 15 ans. Monté très tôt à Londres, celui qui compte parmi les premiers joueurs de slide guitar du Royaume-Uni ne tarde pas à s’intégrer dans le Swinging London. Il recrute des débutants nommés Mick Jagger, Keith Richards ou Charlie Watts, choisit le nom "Rolling Stones", définit le son garage et blues, et inspire le côté mauvais garçon du groupe. Mais doté d’un tempérament timide, peu sûr de lui, Brian Jones est peu à peu écrasé par la puissance créatrice du binôme Jagger/Richards. Chronique d’une disparition annoncée... Trop fragile, trop romantique et instable, cet esthète chic et décadent n’était pas de taille pour le grand "rock’n’roll circus" qu’il avait contribué à faire émerger. "L’âme des Stones", comme le dit le bassiste Bill Wyman, en est devenu le fantôme blafard et encombrant. Sous la caméra de Patrick Boudet, acteurs de l’époque, amis, fins connaisseurs (le photographe Gered Mankowitz, le prince Stash Klossowski, le rockeur Elliott Murphy...) ou encore le propre père de Brian Jones racontent la descente aux enfers, lestée d’une addiction à l’alcool et aux drogues, de celui qui a pourtant illuminé la discographie des Stones de ses intuitions musicales. Le portrait sensible et nuancé d’une personnalité complexe.
    Le "Boing Boum Tchak" de Sébastien Ministru : "L’Apocalypse heureuse" de Stéphane Lambert (Arléa). Les grands bouleversements s’opèrent dans la légèreté. Comment oserions-nous sinon les affronter ? Seule l’écriture parvient à dire le chaos d’une enfance. Stéphane Lambert a dix ans lorsqu’un ami de la famille abuse de lui. Tout vole alors en éclats. Au hasard des jours, il se retrouve, trente ans plus tard, dans l’immeuble de son ancien abuseur. De là il remonte le fil de ce qu’on a voulu taire, en mesurant avec quelle force le passé imprégnait sa vie présente. Mais la dévastation peut aussi engendrer la beauté. Dans la solitude d’une île grecque, l’auteur apprend à surmonter ses peurs. Et quand survient la mort du père, c’est un homme serein qui y fait face. Car le temps du livre est celui de l’apaisement. L’apocalypse est heureuse.
    42 min

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Entrez sans frapper, un podcast de La Première où tout peut arriver ! Ici, on mélange cinéma, musique, art, bouquins, théâtre, et on rajoute une bonne dose de plaisir !

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