Entrez sans Frapper : Le podcast Culture

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Entrez sans Frapper : Le podcast Culture episodes

  • Entrez sans frapper 08/02/2022 - Claire Laborey pour "Moi, Christiane F., droguée, prostituée"/Xavier Vanbuggenhout/Hélène Maquet - 08/02/2022
    Les sorties BD avec Xavier Vanbuggenhout :
    - "Amalia" d’Aude Picault (Dargaud)
    - « Michel : La fin, les moyens, tout ça... » de Pierre Maurel (L’Employé du Moi)
    Claire Laborey pour son docu. "Moi, Christiane F., droguée, prostituée : Une génération perdue", à voir ce mercredi 9 février à 23h05 sur Arte. Le film "Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée" d’Uli Edel sera diffusé juste avant à 20h55.
    Pavé dans la mare pour la prospère RFA des années 1970, le témoignage de la jeune Christiane Felscherinow a ébranlé la société allemande, la forçant à prendre en compte la souffrance d’une partie de sa jeunesse et à s’attaquer de front aux ravages de l’addiction aux drogues. À la fin des années 1970, le magazine "Stern" publie chaque semaine le récit du quotidien de la jeune Christiane F., tombée dans la drogue et la prostitution. En 1979, les journalistes Kai Hermann et Horst Rieck publient un livre tiré de son témoignage. Effarée, la prospère Allemagne de l’Ouest découvre que des ados meurent dans ses centres-villes, ses gares et ses toilettes publiques, victimes de la spirale mortifère de l’héroïne. Traduit en dix-huit langues, l’ouvrage devient un best-seller mondial – et l’est toujours, quatre décennies plus tard. La figure masculine du junkie, sale et dépenaillé, a pris le visage d’une jeune fille de la classe moyenne, qui habite une tour, va au collège et se prostitue l'après-midi pour s’acheter la came dont elle ne peut plus se passer. En écho au mouvement punk, qui clame alors "No Future", ce que fait entendre la jeune Christiane F. – Felscherinow pour l’état civil –, c’est le mal-être de sa génération. L’onde de choc du livre, qui sera plusieurs fois porté à l’écran ("Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée..." d’Uli Edel, entre autres) et à la scène, est si forte qu’elle ne laisse pas à l’Allemagne d’autre choix que de prendre la mesure du fléau. À partir des années 1980, pour lutter contre la consommation de stupéfiants, des unités de police sont mises sur pied, le Code pénal est modifié, les peines encourues sont durcies et les prisons se remplissent de toxicomanes. Mais des groupes de parole de parents se montent aussi : comment sauver less enfants, comment s’entraider ? Des moyens dédiés aux soins sont institués, des salles de consommation à risques réduits, ouvertes… Pour décrypter ces lignes que l’histoire tragique de Christiane F. a fait bouger, Claire Laborey nourrit son film de riches archives et donne la parole à des lecteurs et témoins de l’époque ainsi qu’à des thérapeutes, éducateurs et travailleurs sociaux, à des observateurs de l’évolution sociétale (sociologue, historien, metteur en scène…) ainsi qu’au journaliste de "Stern" Kai Hermann, sans lequel nul n’aurait rien su de la descente aux enfers d’une ado inconnue, devenue grâce à son livre une figure médiatique.
    "Machins, Machines" de Hélène Maquet : Merck Mercuriadis, l’homme qui bouleverse l’industrie musicale...
    44 min
  • "Moi, Christiane F., droguée, prostituée : Une génération perdue" de Claire Laborey - Entrez sans frapper - 08/02/2022
    Claire Laborey pour son docu. "Moi, Christiane F., droguée, prostituée : Une génération perdue", à voir ce mercredi 9 février à 23h05 sur Arte. Le film "Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée" d’Uli Edel sera diffusé juste avant à 20h55.
    Pavé dans la mare pour la prospère RFA des années 1970, le témoignage de la jeune Christiane Felscherinow a ébranlé la société allemande, la forçant à prendre en compte la souffrance d’une partie de sa jeunesse et à s’attaquer de front aux ravages de l’addiction aux drogues. À la fin des années 1970, le magazine "Stern" publie chaque semaine le récit du quotidien de la jeune Christiane F., tombée dans la drogue et la prostitution. En 1979, les journalistes Kai Hermann et Horst Rieck publient un livre tiré de son témoignage. Effarée, la prospère Allemagne de l’Ouest découvre que des ados meurent dans ses centres-villes, ses gares et ses toilettes publiques, victimes de la spirale mortifère de l’héroïne. Traduit en dix-huit langues, l’ouvrage devient un best-seller mondial – et l’est toujours, quatre décennies plus tard. La figure masculine du junkie, sale et dépenaillé, a pris le visage d’une jeune fille de la classe moyenne, qui habite une tour, va au collège et se prostitue l'après-midi pour s’acheter la came dont elle ne peut plus se passer. En écho au mouvement punk, qui clame alors "No Future", ce que fait entendre la jeune Christiane F. – Felscherinow pour l’état civil –, c’est le mal-être de sa génération. L’onde de choc du livre, qui sera plusieurs fois porté à l’écran ("Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée..." d’Uli Edel, entre autres) et à la scène, est si forte qu’elle ne laisse pas à l’Allemagne d’autre choix que de prendre la mesure du fléau. À partir des années 1980, pour lutter contre la consommation de stupéfiants, des unités de police sont mises sur pied, le Code pénal est modifié, les peines encourues sont durcies et les prisons se remplissent de toxicomanes. Mais des groupes de parole de parents se montent aussi : comment sauver less enfants, comment s’entraider ? Des moyens dédiés aux soins sont institués, des salles de consommation à risques réduits, ouvertes… Pour décrypter ces lignes que l’histoire tragique de Christiane F. a fait bouger, Claire Laborey nourrit son film de riches archives et donne la parole à des lecteurs et témoins de l’époque ainsi qu’à des thérapeutes, éducateurs et travailleurs sociaux, à des observateurs de l’évolution sociétale (sociologue, historien, metteur en scène…) ainsi qu’au journaliste de "Stern" Kai Hermann, sans lequel nul n’aurait rien su de la descente aux enfers d’une ado inconnue, devenue grâce à son livre une figure médiatique.
    29 min
  • Entrez sans frapper 07/02/2022 - Leïla Slimani/Laurence Bibot/Josef Schovanec - 07/02/2022
    "J'entends des voix" de Laurence Bibot : La voix du cinéma étrangement belge.
    Leïla Slimani pour son nouveau roman "Regardez-nous danser : Le pays des autres, 2" (Gallimard).
    Elle est en rencontre ce soir à 18h30 à Filigranes à Bruxelles. Et elle sera aussi en rencontre avec Olivier Guez ce mardi 8 février à 19h30 à Bozar à Bruxelles.
    Deux auteurs français de premier plan nouent un dialogue à propos de l’hybridité de leur identité… 1968 : à force de ténacité, Amine a fait de son domaine aride une entreprise florissante. Il appartient désormais à une nouvelle bourgeoisie qui prospère, fait la fête et croit en des lendemains heureux. Mais le Maroc indépendant peine à fonder son identité nouvelle, déchiré entre les archaïsmes et les tentations illusoires de la modernité occidentale, entre l’obsession de l’image et les plaies de la honte. C’est dans cette période trouble, entre hédonisme et répression, qu’une nouvelle génération va devoir faire des choix. Regardez-nous danser poursuit et enrichit une fresque familiale vibrante d’émotions, incarnée dans des figures inoubliables.
    La chronique de Josef Schovanec : Winnie l'Ourson.
    45 min
  • Entrez sans frapper 04/02/2022 - Spéciale Al Pacino avec Jean-Baptiste Péretié/Jacques De Pierpont/Éric Russon - 04/02/2022
    "Les inconnus connus" d'Éric Russon : Diable, quelle voix !
    Spéciale Al Pacino avec Jean-Baptiste Péretié, à l'occasion de la diffusion de son docu. "Al Pacino : Le Bronx et la fureur", le 06/02 à 23h20 sur Arte.
    Entre South Bronx et (Nouvel) Hollywood, portrait d’Al Pacino, passionné de théâtre et acteur mythique de la saga du "Parrain" et de "Scarface", qui n’a cessé de batailler avec ses démons.
    À 81 ans, Al Pacino, encore à l’affiche de trois nouveaux films cette année, célèbre un demi-siècle d’une carrière entrée dans la légende de Hollywood. Dans les années 1940, le petit Italo-Américain du South Bronx, qui fume à 9 ans et boit à 13, imite devant un miroir les stars qu’il découvre sur grand écran, avant la révélation du théâtre dans une salle de son quartier. Fan de Marlon Brando, l’ado enchaîne les petits boulots avant de s’inscrire à l’Actors Studio de son futur mentor Lee Strasberg. Visage magnétique et violence contenue, Al Pacino incarne à lui seul le New York de vertiges et de fureur des années 1970, dont témoigne "Panique à Needle Park", le film de Jerry Schatzberg (1971), qui le révèle en junkie incandescent. L’année suivante, Coppola l’impose à la Paramount et l’installe au firmament sous les traits de Michael Corleone dans "Le parrain" – film pour lequel il rencontre des figures de la pègre. De l’inoubliable "Serpico" au culte "Un après-midi de chien" de Sidney Lumet, l’acteur au naturel désarmant, et dont l’humanité crève l’écran, excelle dans des films trempés dans le réel, qui marquent l’histoire du cinéma. Mais la gloire de l’explosif Tony Montana du "Scarface" de Brian De Palma se fracasse contre ses démons, entre dépression et alcool, qui le mènent en cure de désintoxication, traversée du désert et somptueux rebondissements, irrigués par sa passion intacte pour le théâtre.
    La chanson de Pompon : PINK FLOYD, "The Nile Song" (1969).
    50 min
  • Entrez sans frapper 03/02/2022 - Lubiana/Le Street Art avec Éric Van Essche/Sébastien Ministru/Nicolas Herman - 03/02/2022
    L'objet Pop de Nicolas Herman : Les Bisounours.
    Éric Van Essche pour le livre "(R)évolutions du Street Art" (CFC Éditions).
    De la rue à la galerie… Le street art est-il toujours un art dissident ? Cette question s’avère légitime car, il se voit toujours plus institutionnalisé et parfois même protégé sur certains murs de la ville. Considéré autrefois comme une pratique déviante, il est devenu un symbole de gentrification et trouve aujourd’hui sa place dans les musées du monde entier. Dans le même temps, il maintient un lien fort avec l’espace public. Il nourrit et favorise encore et toujours le dialogue entre l’art et la ville auprès d’un large public. Alors s’agit-il désormais surtout d’un art devenu élitiste ou, issu de la rue, le street art échapperait-il pour partie encore au marché de l’art et aux commandes officielles ? Qu’en est-il plus spécifiquement à Bruxelles ? Comme toutes les grandes villes européennes, Bruxelles a été touchée par le phénomène du tag et du graffiti. Si ce phénomène reste lié à des connotations négatives, une nouvelle génération d’artistes urbains font désormais bouger les lignes : en diversifiant la palette de leurs interventions, en travaillant dans un esprit de collaboration plutôt que d’opposition avec les autorités publiques et les institutions officielles – jusqu’à intervenir dans le cadre de commandes contractuelles, souvent par le biais d’associations de droit ayant pignon sur rue.
    C’est la Belgium Music Week de la RTBF toute cette semaine.
    À cette occasion, on reçoit Lubiana, qui a sorti son premier album "Beloved" en septembre dernier.
    Elle sera en concert le 24/03 au Delta à Namur (Festival Namur is a joke) et le 08/05 au Tournai Jazz Festival.
    Le "Boing Boum Tchak" de Sébastien Ministru : Haruki Murakami : "Première Personne du singulier" et "Abandonner un chat. Souvenirs de mon père" (Belfond).
    "Première Personne du singulier" : Après le succès de Des hommes sans femmes, Murakami renoue avec la forme courte. Composé de huit nouvelles inédites, écrites, comme son titre l’indique, à la première personne du singulier, un recueil troublant, empreint d’une profonde nostalgie, une sorte d’autobiographie déguisée dont nous ferait cadeau le maître des lettres japonaises.
    "Abandonner un chat. Souvenirs de mon père" : Quand Murakami avait cinq ou six ans, lui et son père sont partis en vélo abandonner un chat sur la plage. Pourquoi ne pas le garder, que se sont-ils dits, était-ce un moment triste, tout cela, Murakami ne s’en souvient plus. Ce dont il se souvient en revanche, c’est que quand lui et son père sont rentrés à la maison, le chat était là. Et que sur le visage de son père, il y avait de la surprise, de l’admiration et du soulagement. C’est là un des souvenirs que Murakami partage sur ce père qu’il a si mal connu. Un homme que les différentes guerres avaient changé, qui chaque matin honorait ses morts, qui avait dû renoncer à ses ambitions mais a composé des haïkus jusqu’à la fin de sa vie ; un homme, aussi, qui n’a jamais compris les aspirations de son fils. Et à travers son père, c’est bien lui-même que Murakami questionne…
    44 min

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Entrez sans frapper, un podcast de La Première où tout peut arriver ! Ici, on mélange cinéma, musique, art, bouquins, théâtre, et on rajoute une bonne dose de plaisir !

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