L'objet Pop de Nicolas Herman : les Santiags.
Catherine Corsini pour son film "La Fracture", qui sort le 24 novembre.
Raf et Julie, un couple au bord de la rupture, se retrouvent dans un service d'Urgences proche de l'asphyxie le soir d'une manifestation parisienne des Gilets Jaunes. Leur rencontre avec Yann, un manifestant blessé et en colère, va faire voler en éclats les certitudes et les préjugés de chacun. À l'extérieur, la tension monte. L'hôpital, sous pression, doit fermer ses portes. Le personnel est débordé. La nuit va être longue...
Pascal Elbé pour son film "On est fait pour s'entendre", qui sort le 24 novembre.
Antoine semble n'écouter rien ni personne : ses élèves (qui lui réclament plus d'attention), ses collègues (qui n'aiment pas son manque de concentration), ses amours (qui lui reprochent son manque d'empathie)... Et pour cause : Antoine est encore jeune mais a perdu beaucoup d'audition. Sa nouvelle voisine Claire, venue s'installer temporairement chez sa sœur avec sa fille après la perte de son mari, rêve de calme et tranquillité. Pas d'un voisin aussi bruyant qu'Antoine, avec sa musique à fond et son réveil qui sonne sans fin. Et pourtant, Claire et Antoine sont faits pour s'entendre !
Le "Boing Boum Tchak" de Sébastien Ministru : Mohamed Mbougar Sarr pour son roman "La plus secrète mémoire des hommes" (Philippe Rey), Prix Goncourt 2021.
En 2018, Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, découvre à Paris un livre mythique, paru en 1938 : Le labyrinthe de l'inhumain. On a perdu la trace de son auteur, qualifié en son temps de « Rimbaud nègre », depuis le scandale que déclencha la parution de son texte. Diégane s'engage alors, fasciné, sur la piste du mystérieux T.C. Elimane, se confrontant aux grandes tragédies que sont le colonialisme ou la Shoah. Du Sénégal à la France en passant par l'Argentine, quelle vérité l'attend au centre de ce labyrinthe ? Sans jamais perdre le fil de cette quête qui l'accapare, Diégane, à Paris, fréquente un groupe de jeunes auteurs africains : tous s'observent, discutent, boivent, font beaucoup l'amour, et s'interrogent sur la nécessité de la création à partir de l'exil. Il va surtout s'attacher à deux femmes : la sulfureuse Siga, détentrice de secrets, et la fugace photojournaliste Aïda... D'une perpétuelle inventivité, La plus secrète mémoire des hommes est un roman étourdissant, dominé par l'exigence du choix entre l'écriture et la vie, ou encore par le désir de dépasser la question du face-à-face entre Afrique et Occident. Il est surtout un chant d'amour à la littérature et à son pouvoir intemporel.