Entrez sans Frapper

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Entrez sans Frapper episodes

  • Entrez sans frapper 17/11/2020 - Laure Adler/Gorian Delpâture/Xavier Vanbuggenhout - 17/11/2020
    Les sorties BD de Xavier Vanbuggenhout :
    - « La désobéissance d'Andreas Kuppler » de Michel Goujon, Eric Corbeyran et Manuel Garcia (Delcourt/Mirages)
    - « Les Vieux Fournaux Tome 6 : L'Oreille bouchée » de Lupano et Cauuet (Dargaud)
    - « Le Loup en slip passe un froc (Tome 5) » de Cauuet Lupano et Itoiz (Dargaud)
    - « Megg, Mogg and Owl : Long Story Short de Simon Hanselmann (Misma)
    La journaliste française, biographe, essayiste, éditrice, productrice de radio et de télévision Laure Adler pour ses livres « Le Corps des femmes : Ce que les artistes ont voulu faire de nous » (Albin Michel) et « La voyageuse de nuit » (Grasset).
    « Le Corps des femmes : Ce que les artistes ont voulu faire de nous » : Depuis la préhistoire, avec l'apparition des venus hottentotes, la femme a été le centre et le support de tous les fantasmes. Déesse ou putain, vierge ou sorcière, virago ou odalisque, elle a été mise en scène, allumée, surexposée : son corps, toutes les parties de son corps, et son visage, à travers un regard essentiellement masculin. La première partie de cet ouvrage - La femme regardée - va jusqu'au moment où Courbet et Manet vont révolutionner le regard, la seconde - Les femmes qui nous regardent - jusqu'aux années 60 et la troisième - Ces femmes qui se regardent - débute avec les années 1970, quand s'est opérée une révolution majeure pour les femmes artistes qui désormais se représentent elles-mêmes. C'est donc aussi à une histoire de l'évolution du statut de la femme que ce livre convie, comme un voyage au Pays de l'émancipation sexuelle et politique, de Camille Claudel à Louise Bourgeois, et de Frida Kahlo à Cindy Sherman.
    « La voyageuse de nuit » : « C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C'est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans la rue ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens connus mais aussi des inconnus. C’est surtout une drôle d’expérience vécue pendant quatre ans de recherche et d’écriture, dans ce pays qu’on ne sait comment nommer : la vieillesse, l’âge ? Les mots se dérobent, la manière de le qualifier aussi. Aurait-on honte dans notre société de prendre de l’âge ? Il semble que oui. On nous appelait autrefois les vieux, maintenant les seniors. Seniors pas seigneurs. Et on nous craint – nous aurions paraît-il beaucoup de pouvoir d’achat - en même temps qu’on nous invisibilise. Alors que faire ? Nous mettre aux abris ? Sûrement pas ! Mais tenter de faire comprendre aux autres que vivre dans cet étrange pays peut être source de bonheur… Plus de cinquante après l’ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de comprendre et de faire éprouver ce qu’est cette chose étrange, étrange pour soi-même et pour les autres, et qui est l’essence même de notre finitude. « Tu as quel âge ? » Seuls les enfants osent vous poser aujourd’hui ce genre de questions, tant le sujet est devenu obscène. A contrario, j’essaie de montrer que la sensation de l’âge, l’expérience de l’âge peuvent nous conduire à une certaine intensité d’existence. Attention, ce livre n’est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu’un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c’est une question de civilisation. Continuons le combat ! »
    La chronique de Gorian Delpâture : « Glory » d'Elizabeth Wetmore (Éditions Les Escales).
    14 février 1976, jour de la Saint-Valentin. Dans la ville pétrolière d'Odessa, à l'ouest du Texas, Gloria Ramirez, quatorze ans, apparaît sur le pas de la porte de Mary Rose Whitehead. L'adolescente vient d'échapper de justesse à un crime brutal. Dans la petite ville, c'est dans les bars et dans les églises que l'on juge d'un crime avant qu'il ne soit porté devant un tribunal. Et quand la justice se dérobe, une des habitantes va prendre les choses en main, peu importe les conséquences.
    50 min
  • Laure Adler - Entrez sans frapper - 17/11/2020
    La journaliste française, biographe, essayiste, éditrice, productrice de radio et de télévision Laure Adler pour ses livres « Le Corps des femmes : Ce que les artistes ont voulu faire de nous » (Albin Michel) et « La voyageuse de nuit » (Grasset).
    « Le Corps des femmes : Ce que les artistes ont voulu faire de nous » : Depuis la préhistoire, avec l'apparition des venus hottentotes, la femme a été le centre et le support de tous les fantasmes. Déesse ou putain, vierge ou sorcière, virago ou odalisque, elle a été mise en scène, allumée, surexposée : son corps, toutes les parties de son corps, et son visage, à travers un regard essentiellement masculin. La première partie de cet ouvrage - La femme regardée - va jusqu'au moment où Courbet et Manet vont révolutionner le regard, la seconde - Les femmes qui nous regardent - jusqu'aux années 60 et la troisième - Ces femmes qui se regardent - débute avec les années 1970, quand s'est opérée une révolution majeure pour les femmes artistes qui désormais se représentent elles-mêmes. C'est donc aussi à une histoire de l'évolution du statut de la femme que ce livre convie, comme un voyage au Pays de l'émancipation sexuelle et politique, de Camille Claudel à Louise Bourgeois, et de Frida Kahlo à Cindy Sherman.
    « La voyageuse de nuit » : « C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C'est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans la rue ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens connus mais aussi des inconnus. C’est surtout une drôle d’expérience vécue pendant quatre ans de recherche et d’écriture, dans ce pays qu’on ne sait comment nommer : la vieillesse, l’âge ? Les mots se dérobent, la manière de le qualifier aussi. Aurait-on honte dans notre société de prendre de l’âge ? Il semble que oui. On nous appelait autrefois les vieux, maintenant les seniors. Seniors pas seigneurs. Et on nous craint – nous aurions paraît-il beaucoup de pouvoir d’achat - en même temps qu’on nous invisibilise. Alors que faire ? Nous mettre aux abris ? Sûrement pas ! Mais tenter de faire comprendre aux autres que vivre dans cet étrange pays peut être source de bonheur… Plus de cinquante après l’ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de comprendre et de faire éprouver ce qu’est cette chose étrange, étrange pour soi-même et pour les autres, et qui est l’essence même de notre finitude. « Tu as quel âge ? » Seuls les enfants osent vous poser aujourd’hui ce genre de questions, tant le sujet est devenu obscène. A contrario, j’essaie de montrer que la sensation de l’âge, l’expérience de l’âge peuvent nous conduire à une certaine intensité d’existence. Attention, ce livre n’est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu’un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c’est une question de civilisation. Continuons le combat ! »
    34 min
  • Entrez sans frapper - André Comte-Sponville - 16/11/2020
    Il publie son "Dictionnaire amoureux de Montaigne", dans lequel il nous fait redécouvrir Montaigne, écrivain de génie, talentueux philosophe et humain d'exception.
    Dès 11h30, retrouvez "Bagarre dans la Discothèque" avec Laurence Bibot et Corentin Candi.
    Et dès midi :
    "J'entends des voix" de Laurence Bibot : la voix des comiques sérieux.
    Le philosophe français André Comte-Sponville pour son "Dictionnaire amoureux de Montaigne" (Plon).
    Le tour de force d'André Comte-Sponville est d'avoir réussi, dans le dialogue amoureux qu'il mène ici avec l'auteur des Essais, à rendre limpide et bouleversante l'incroyable richesse de la pensée de celui-ci, tout en nous rendant intimement témoins de ce qu'il en retire pour faire franchir à sa propre philosophie une nouvelle étape.
    Il nous fait redécouvrir Montaigne, écrivain de génie, talentueux philosophe, humain d'exception que l'on aurait tant aimé connaître : « quel esprit plus libre, plus singulier, plus incarné ? Quelle écriture plus souple, plus inventive, plus savoureuse ? Quelle pensée plus ouverte, plus lucide, plus audacieuse ? Celui-là ne pense pas pour se rassurer, ni pour se donner raison. Ne vit pas pour faire une œuvre. Pour quoi ? Pour vivre, c'est plus difficile qu'il n'y paraît, et c'est pourquoi aussi il écrit et pense. Il ne croit guère à la philosophie, et n'en philosophe que mieux. Se méfie de `l'écrivaillerie` et lui échappe, à force d'authenticité, de spontanéité, de naturel. Ne prétend à aucune vérité, en tout cas à aucune certitude, et fait le livre le plus vrai du monde, le plus original et, par-là, le plus universel. Ne se fait guère d'illusions sur les humains, et n'en est que plus humaniste, Ni sur la sagesse, et n'en est que plus sage. Enfin il ne veut qu'essayer ses facultés (son titre, Essais, est à prendre au sens propre) et y réussit au-delà de toute attente. Qui dit mieux ? Et quel auteur, plus de quatre siècles après sa mort, qui demeure si vivant, si actuel, si nécessaire ? »
    "Machins, Machines" d'Hélène Maquet : « Mostly Harmless » ou l'affaire du randonneur non identifié dont le corps a été retrouvé le 23 juillet 2018 dans une réserve nationale au sud de la Floride. Une sorte d'Into the Wild qui affole des forums en ligne...
    1 hr 31 min
  • Entrez sans frapper 16/11/2020 - André Comte-Sponville/Laurence Bibot/Hélène Maquet - 16/11/2020
    "J'entends des voix" de Laurence Bibot : la voix des comiques sérieux.
    Le philosophe français André Comte-Sponville pour son "Dictionnaire amoureux de Montaigne" (Plon).
    Le tour de force d'André Comte-Sponville est d'avoir réussi, dans le dialogue amoureux qu'il mène ici avec l'auteur des Essais, à rendre limpide et bouleversante l'incroyable richesse de la pensée de celui-ci, tout en nous rendant intimement témoins de ce qu'il en retire pour faire franchir à sa propre philosophie une nouvelle étape. Il nous fait redécouvrir Montaigne, écrivain de génie, talentueux philosophe, humain d'exception que l'on aurait tant aimé connaître : « quel esprit plus libre, plus singulier, plus incarné ? Quelle écriture plus souple, plus inventive, plus savoureuse ? Quelle pensée plus ouverte, plus lucide, plus audacieuse ? Celui-là ne pense pas pour se rassurer, ni pour se donner raison. Ne vit pas pour faire une œuvre. Pour quoi ? Pour vivre, c'est plus difficile qu'il n'y paraît, et c'est pourquoi aussi il écrit et pense. Il ne croit guère à la philosophie, et n'en philosophe que mieux. Se méfie de "l'écrivaillerie" et lui échappe, à force d'authenticité, de spontanéité, de naturel. Ne prétend à aucune vérité, en tout cas à aucune certitude, et fait le livre le plus vrai du monde, le plus original et, par-là, le plus universel. Ne se fait guère d'illusions sur les humains, et n'en est que plus humaniste, Ni sur la sagesse, et n'en est que plus sage. Enfin il ne veut qu'essayer ses facultés (son titre, Essais, est à prendre au sens propre) et y réussit au-delà de toute attente. Qui dit mieux ? Et quel auteur, plus de quatre siècles après sa mort, qui demeure si vivant, si actuel, si nécessaire ? »
    "Machins, Machines" d'Hélène Maquet : « Mostly Harmless » ou l'affaire du randonneur non identifié dont le corps a été retrouvé le 23 juillet 2018 dans une réserve nationale au sud de la Floride. Une sorte d'Into the Wild qui affole des forums en ligne...
    40 min
  • André Comte-Sponville - Entrez sans frapper - 16/11/2020
    Le philosophe français André Comte-Sponville pour son "Dictionnaire amoureux de Montaigne" (Plon).
    Le tour de force d'André Comte-Sponville est d'avoir réussi, dans le dialogue amoureux qu'il mène ici avec l'auteur des Essais, à rendre limpide et bouleversante l'incroyable richesse de la pensée de celui-ci, tout en nous rendant intimement témoins de ce qu'il en retire pour faire franchir à sa propre philosophie une nouvelle étape. Il nous fait redécouvrir Montaigne, écrivain de génie, talentueux philosophe, humain d'exception que l'on aurait tant aimé connaître : « quel esprit plus libre, plus singulier, plus incarné ? Quelle écriture plus souple, plus inventive, plus savoureuse ? Quelle pensée plus ouverte, plus lucide, plus audacieuse ? Celui-là ne pense pas pour se rassurer, ni pour se donner raison. Ne vit pas pour faire une œuvre. Pour quoi ? Pour vivre, c'est plus difficile qu'il n'y paraît, et c'est pourquoi aussi il écrit et pense. Il ne croit guère à la philosophie, et n'en philosophe que mieux. Se méfie de `l'écrivaillerie` et lui échappe, à force d'authenticité, de spontanéité, de naturel. Ne prétend à aucune vérité, en tout cas à aucune certitude, et fait le livre le plus vrai du monde, le plus original et, par-là, le plus universel. Ne se fait guère d'illusions sur les humains, et n'en est que plus humaniste, Ni sur la sagesse, et n'en est que plus sage. Enfin il ne veut qu'essayer ses facultés (son titre, Essais, est à prendre au sens propre) et y réussit au-delà de toute attente. Qui dit mieux ? Et quel auteur, plus de quatre siècles après sa mort, qui demeure si vivant, si actuel, si nécessaire ? »
    27 min
  • Entrez sans frapper - Sophie Rosemont - 13/11/2020
    Elle publie "Black Power : L'avènement de la pop culture noire américaine", un livre qui propose un panorama ¿pop culture¿ sur plus de cinquante années, des fifties à nos jours, du Mississippi Godam! de Nina Simone au Black Lives Matter d'aujourd'hui.
    « Bagarre dans la Discothèque » dès 11h30, avec Jacques De Pierpont et Éric Russon.
    Et dès midi :
    "Les inconnus connus" d'Éric Russon : Cachées par la forêt.
    La journaliste française Sophie Rosemont pour son livre "Black Power : L'avènement de la pop culture noire américaine" (GM Éditions).
    En 1966, un étudiant africain-américain de 25 ans, Stokely Carmichael, utilise donc pour la première fois le terme de ¿black power¿, qui ne peut se réduire au seul prisme politique. Le Black Power c'est toute une culture, vaste, à part entière. Elle s'exprime sous différentes formes, dans la littérature, via des figures comme James Baldwin ou Maya Angelou, les arts plastiques, de Kerry James Marshall à Jamel Shabazz, sur petit et grand écran, grâce notamment à la Blaxploitation ou Spike Lee, ainsi que dans la musique, vecteur crucial. De Sam Cooke, qui annonce en 1964 A Change Is Gonna Come à Aretha Franklin, qui réclame le Respect, N.W.A. qui lance Fuck tha Police ... la soul, le jazz, le hip-hop, la house ou encore le funk ont permis de porter les voix des Noirs américains dans des contextes tendus si ce n'est discriminatoires. En témoignent le refus de Muhammad Ali de partir au Vietnam, le poing levé de Tommie Smith aux JO de Mexico, 1968 ; en témoigne aujourd'hui la vague de protestations suscitée par le meurtre de George Floyd. Suivant un fil chronologique, se partageant entre états des lieux socioculturels, chroniques de disques, films, livres et œuvres d'art(s) incontournables, portraits ou courts récits d'événements légendaires, Black Power propose un panorama ¿pop culture¿ sur plus de cinquante années, des fifties à nos jours, du Mississippi Godam! de Nina Simone au Black Lives Matter d'aujourd'hui.
    La chanson de Pompon : « L'Amérique » de Joe Dassin.
    1 hr 31 min
  • Entrez sans frapper 13/11/2020 - "Black Power" de Sophie Rosemont (Partie 1)/Jacques De Pierpont/Éric Russon - 13/11/2020
    "Les inconnus connus" d'Éric Russon : Cachées par la forêt.
    La journaliste française Sophie Rosemont pour son livre "Black Power : L'avènement de la pop culture noire américaine" (GM Éditions).
    En 1966, un étudiant africain-américain de 25 ans, Stokely Carmichael, utilise donc pour la première fois le terme de "black power", qui ne peut se réduire au seul prisme politique. Le Black Power c'est toute une culture, vaste, à part entière. Elle s'exprime sous différentes formes, dans la littérature, via des figures comme James Baldwin ou Maya Angelou, les arts plastiques, de Kerry James Marshall à Jamel Shabazz, sur petit et grand écran, grâce notamment à la Blaxploitation ou Spike Lee, ainsi que dans la musique, vecteur crucial. De Sam Cooke, qui annonce en 1964 A Change Is Gonna Come à Aretha Franklin, qui réclame le Respect, N.W.A. qui lance Fuck tha Police... la soul, le jazz, le hip-hop, la house ou encore le funk ont permis de porter les voix des Noirs américains dans des contextes tendus si ce n'est discriminatoires. En témoignent le refus de Muhammad Ali de partir au Vietnam, le poing levé de Tommie Smith aux JO de Mexico, 1968 ; en témoigne aujourd'hui la vague de protestations suscitée par le meurtre de George Floyd.
    Suivant un fil chronologique, se partageant entre états des lieux socioculturels, chroniques de disques, films, livres et œuvres d'art(s) incontournables, portraits ou courts récits d'événements légendaires, Black Power propose un panorama "pop culture" sur plus de cinquante années, des fifties à nos jours, du Mississippi Godam! de Nina Simone au Black Lives Matter d'aujourd'hui.
    La chanson de Pompon : « L'Amérique » de Joe Dassin.
    49 min
  • Sophie Rosemont : "Black Power" (Parte 1) - Entrez sans frapper - 13/11/2020
    La journaliste française Sophie Rosemont pour son livre "Black Power : L'avènement de la pop culture noire américaine" (GM Éditions).
    En 1966, un étudiant africain-américain de 25 ans, Stokely Carmichael, utilise donc pour la première fois le terme de "black power", qui ne peut se réduire au seul prisme politique. Le Black Power c'est toute une culture, vaste, à part entière. Elle s'exprime sous différentes formes, dans la littérature, via des figures comme James Baldwin ou Maya Angelou, les arts plastiques, de Kerry James Marshall à Jamel Shabazz, sur petit et grand écran, grâce notamment à la Blaxploitation ou Spike Lee, ainsi que dans la musique, vecteur crucial. De Sam Cooke, qui annonce en 1964 A Change Is Gonna Come à Aretha Franklin, qui réclame le Respect, N.W.A. qui lance Fuck tha Police ... la soul, le jazz, le hip-hop, la house ou encore le funk ont permis de porter les voix des Noirs américains dans des contextes tendus si ce n'est discriminatoires. En témoignent le refus de Muhammad Ali de partir au Vietnam, le poing levé de Tommie Smith aux JO de Mexico, 1968 ; en témoigne aujourd'hui la vague de protestations suscitée par le meurtre de George Floyd.
    Suivant un fil chronologique, se partageant entre états des lieux socioculturels, chroniques de disques, films, livres et œuvres d'art(s) incontournables, portraits ou courts récits d'événements légendaires, Black Power propose un panorama "pop culture" sur plus de cinquante années, des fifties à nos jours, du Mississippi Godam! de Nina Simone au Black Lives Matter d'aujourd'hui.
    32 min

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Entrez sans frapper, un podcast de La Première où tout peut arriver ! Ici, on mélange cinéma, musique, art, bouquins, théâtre, et on rajoute une bonne dose de…

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