Il sera question d'entartage et de « La Bataille du siècle » de 1927, la plus longue bataille de tartes à la crème de l'histoire du cinéma muet avec le livre de Pierre Senges : "Projectiles au sens propre". Mais aussi de l'expo « Studio Madame » de Laurence Bibot, des capsules vidéo dans lesquelles elle imite Amélie Nothomb, Sœur Emmanuelle, Juliette Gréco et beaucoup d'anonymes...
Le coup de cœur de Gorian Delpâture : "Crazy Brave" de Joy Harjo (Globe).
Crazy. Folle. Oui, elle doit être folle, cette enfant qui croit que les songes guérissent les maladies et les blessures, et qu'un esprit la guide. Folle, cette jeune fille de l'Oklahoma qui se lance à corps perdu dans le théâtre, la peinture, la poésie et la musique pour sortir de ses crises de panique. Folle à lier, cette Indienne qui ne se contente pas de ce qu'elle peut espérer de mieux : une vie de femme battue et de mère au foyer.
L'écrivain français Pierre Senges pour son livre "Projectiles au sens propre" (Gallimard / Verticales).
« On a voulu faire en sorte que chaque tarte ait un sens », déclarait Stan Laurel à propos de La Bataille du siècle (1927), la plus longue bataille de tartes à la crème de l'histoire du cinéma muet. Prenant cette déclaration très littéralement, Pierre Senges suppose la présence de « significateurs de tartes » sur les plateaux de tournage, tout en nous contant les secrets de la Los Angeles Cream Pie Company, chargée de fournir ces projectiles pâtissiers aux studios de Hollywood. Ce livre émet encore bien d'autres hypothèses gourmandes, voire théologiques. Et si l'auteur prête à cet entartage une certaine gravité, c'est celle d'un «pitre sérieux» conjurant par le rire le non-sens universel.
Laurence Bibot pour "Studio Madame", l'exposition de ses capsules vidéo où elle reprend à son compte les interviews de personnalités, à voir au Musée de la photo de Charleroi, du 25 janvier au 10 mai.
Elle sera le 24/03 au Cirque Royal à Bruxelles pour son spectacle "Bibot distinguée".
Depuis quelques années, au départ d'archives télévisées, Laurence Bibot a réalisé une série de petites capsules s'emparant d'archétypes féminins, shampouineuse, directrice d'école, nymphette, ménagère de plus de 50 ans, femme dépressive ou exaltée, mais aussi des personnages connus, Barbara, Juliette Gréco, Sœur Sourire ou plus récemment Amélie Nothomb dont la confection du chapeau haut aura nécessité des trésors d'imagination. Il ne s'agit plus ici d'imitations mais de playbacks, Laurence Bibot reproduisant le mouvement des lèvres des interviewées dont elle a adopté le costume et les éléments du décor. Livrées jusqu'ici aux réseaux sociaux, ces capsules seront pour la première fois présentées au Musée de la Photographie.
« Sa vie par procuration » de Myriam Leroy : les Magritte du Cinéma.