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Or


Depuis la loi de 2004, les femmes musulmanes portant le voile sont devenues l’un des terrains privilégiés de l’acharnement politique français. Plus de vingt ans plus tard, c’est le même refrain on nous replace violemment au centre du débat national avec une proposition d’interdire le voile dans la rue. « Marine, tu crois vraiment que t’es dans le vrai ? » Visiblement, vingt ans après la question mérite encore d’être posée pour ceux qui ont la ref…
C’est dans ce contexte actuel que nous avons enregistré cet épisode avec Alma et Lila Lévy. Parce qu’à force de parler des femmes musulmanes, on finit souvent par oublier de leur parler. Et surtout de les écouter. Nous avons parlé de la déshumanisation des femmes musulmanes de la droite et l’extrême droite, mais aussi de l’islamophobie qui traverse la gauche même celle dite « de rupture », incapable parfois de rompre avec les réflexes de la tradition coloniale française. De cette léthargie collective face à des violences devenues presque ordinaires. De l’école, qui devrait être un sanctuaire mais qui devient, à coups de lois d’exception, un espace hostile pour certaines.
Et surtout, nous avons parlé de nous, celles qui reprennent le micro. Celles qui résistent, qui refusent qu’on parle à leur place et qu’on prétende connaitre leur vécus. Parce que l’islamophobie ne reste pas dans les débats télévisés ou sur les réseaux sociaux, elle finit toujours par prendre forme dans la rue, dans les institutions, et sur les corps des femmes.
Après près de 3 ans de mobilisation effrénée pour la Palestine, une fatigue profonde traverse les militants. L’urgence demeure, la violence continue, mais l’épuisement s’installe et avec lui, les tensions.
Dans cet épisode d’esprit soumoud, nous abordons ce qui se passe à l’intérieur de nos mouvements lorsque l’impuissance, la colère et le découragement s’accumulent. Pourquoi certaines personnes deviennent elles des cibles au sein même des collectifs ? Comment les divergences politiques, la désillusion, les positionnements stratégiques ou idéologiques peuvent ils se transformer en conflits destructeurs ? Quelle violence porte les pratiques militantes teintées de colonialisme ? Que nous disent ces dynamiques de groupe sur l’état de nos luttes ?
À travers une réflexion sincère sur l’usure militante, la violence dans le corps de lutte, les fractures internes et la nécessité de préserver nos espaces de solidarité, nous interrogeons les défis humains d’un engagement au long cours. Parce que tenir dans la durée ne consiste pas seulement à résister à l’adversaire, mais aussi à apprendre à traverser ensemble les moments de doute, de fatigue et de désaccord.
Un épisode pour penser le soumoud non seulement comme une résistance face à l’oppression, mais aussi comme une capacité collective à prendre soin de nos luttes et de celles et ceux qui les portent.
Dans cet épisode d’esprit soumoud , on discute avec Françoise Vergès autour d’un sujet aussi dense qu’actuel, le capitalisme comme prolongement de l’histoire coloniale.
On parle de fatigue, d’épuisement des corps racisés, de ce que ça produit au quotidien dans les corps, mais aussi dans les esprits. Comment certaines formes de fatigue, de culpabilité ou de pression à tenir ne sont pas individuelles, mais fabriquées par des systèmes plus larges.
On revient aussi sur pourquoi c’est essentiel d’en parler dans une perspective de lutte décoloniale. Mettre des mots sur cet épuisement, c’est déjà refuser qu’il soit normalisé. C’est comprendre comment le système fonctionne pour mieux s’en protéger, s’organiser, et imaginer d’autres façons de lutter.
Merci Françoise pour cette analyse politique engagée et le partage de tes ressentis intimes, nécessaires pour penser ensemble comment continuer à lutter.
On revient avec un épisode si riche qu’on s’est refusé de faire des cuts qui trahiraient les propos de notre invité, dans cet épisode on prend le temps ! Le temps de penser les luttes autrement, au delà des réflexes immédiats.
On vous partage une conversation avec Bouna, membre de la Brigade panafricaine pour la Palestine, qui nous parle des héritages et des continuités de lutte, on parle de panafricanisme comme d’une conscience en mouvement. Une manière de relier des histoires, des territoires, des vécus de l’Afrique au reste du Sud global sans les enfermer dans une lecture uniquement raciale, mais en les inscrivant dans une compréhension plus large des systèmes de domination.
Merci pour cette riche leçon d’histoire avec un biais decoloniale et pour le partage de cette responsabilité exigeante qu’est la lutte de libération, ça ouvre des perspectives et nous oblige à repenser ce que veut vraiment dire lutter.
On revient avec un épisode si riche qu’on s’est refusé de faire des cuts qui trahiraient les propos de notre invité, dans cet épisode on prend le temps ! Le temps de penser les luttes autrement, au delà des réflexes immédiats.
On vous partage une conversation avec Bouna, membre de la Brigade panafricaine pour la Palestine, qui nous parle des héritages et des continuités de lutte, on parle de panafricanisme comme d’une conscience en mouvement. Une manière de relier des histoires, des territoires, des vécus de l’Afrique au reste du Sud global sans les enfermer dans une lecture uniquement raciale, mais en les inscrivant dans une compréhension plus large des systèmes de domination.
Merci pour cette riche leçon d’histoire avec un biais decoloniale et pour le partage de cette responsabilité exigeante qu’est la lutte de libération, ça ouvre des perspectives et nous oblige à repenser ce que veut vraiment dire lutter.
Dans cet épisode, nous rencontrons Amina Kalache, journaliste indépendante engagée, qui pratique ce que nous appelons un journalisme du soin. Ensemble, on explore le pouvoir des mots et de l’information juste, celle qui répare, qui redonne du sens et qui apaise face à l’injustice, à l’ignorance et à la déshumanisation des peuples.
Amina nous parle de la violence du monde médiatique, du pouvoir des médias et de la nécessité vitale des voix indépendantes pour rééquilibrer le récit dominant mainstream orienté et souvent collaborateur des ignominies du monde. À travers son regard et son parcours, on découvre comment informer peut devenir un acte de soin, pour soi, pour les autres, et pour la santé mentale globale.
Un échange sensible et lucide, qui questionne notre rapport à l’actualité et à la manière dont on choisit de raconter le monde.
Dans cet épisode, on s'interroge sur la manière dont les dynamiques de domination systémique s'immiscent dans l'institution scolaire, ici comme ailleurs.
L’école, lieu d’apprentissage et de formation des générations futures, est-elle aussi un lieu de justice et d’équité ? Quelle place laisse-t-elle à des savoirs pluriels, à la parole des enfants, aux expériences minorées ?
Nous avons tendu le micro aux enfants pour entendre leur regard sur la justice dans le monde… et sur nous, les adultes.
Enfin, on vous invite à réfléchir avec nous sur ce que pourrait signifier une véritable décolonisation de l’école ?
Rania Talala, créatrice du premier concept store et restaurant Palestinien à Paris a décidé de mener sa lutte anticoloniale par l’art culinaire et le beau. Elle célèbre la culture Palestinienne et souhaite la vulgariser au plus grand nombre. Dans un échange chaleureux elle nous raconte l’aventure de son projet Ardi qui a duré six ans, on parle d’ appropriation culturelle, d’engagement politique et des injonctions qu’une femme Palestinienne entreprenneuse peut vivre.
Dans cet épisode Elie du collectif Kessem composé de femmes juives féministes décoloniales et antimilitaristes (qui luttent notamment pour l’arrêt de la livraison d’armes à Israël), est avec nous pour aborder le soutien à l’autodétermination du peuple Palestinien et la deconstruction de l’héritage sioniste dans la communauté juive.
Les Kessem ont participé a la mobilisation issue de La Tribune d’octobre 2024: « Féministes Contre l’Armement et pour la Fin du Génocide en Palestine »et soutiennent la campagne Stop Arming Israël.
Elles font également partie de la nouvelle coalition Guerre a La Guerre : contre le business de l’armement, contre l’économie de guerre et l’austérité, contre le génocide en Palestine et la militarisation de nos vies.
Elie du collectif Kessem composé de femmes juives féministes décoloniales et antimilitaristes est avec nous dans cet épisode pour parler de sa lutte pour l’autodétermination du peuple Palestinien mais aussi de la deconstruction de l’ héritage sioniste dans la communauté juive.
Les Kessem (magie en hébreu) luttent notamment pour l’arrêt de la livraison d’armes à Israël, elles ont participé a la mobilisation issue de la tribune d’octobre 2024: « Féministes Contre l’Armement et pour la Fin du Génocide en Palestine » et soutiennent la campagne Stop Arming Israël. Elles font partie de la nouvelle Coalition Guerre à La Guerre : contre le business de l’armement, contre l’économie de guerre et l’austérité, contre le génocide en Palestine et la militarisation de nos vies.
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