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Fabien Cazenave, journaliste à Ouest-France, a rencontré des jeunes européens issus de différents horizons.
Dans cet épisode, découvrez un entretien avec Stephan, originaire d'Allemagne.
Stephan et le français du Lot
Stephan Lutzenberger est originaire d’Augsburg en Bavière, la région la plus méridionale d’Allemagne. Il fait actuellement un doctorat à Sciences Po Rennes, pour faire des recherches à propos la directive « nitrates », sur la réglementation concernant la pollution de l’eau.
Il est déjà venu en France lors de plusieurs séjours, notamment dans le Lot, « la France profonde » dit-il. Il a également réalisé un double cursus franco-allemand à Aix-en-Provence.
Il avait « fait auparavant cinq ans de français à l’école, mais ce qui m’a le plus aidé, c’est le Lot », estime-t-il. « On n’avait pas le choix, on était obligé de parler la langue. Même s’il y a un petit accent qui n’est pas ce qu’on apprend », dit-il à propos de l’accent du Sud-Ouest.
Avec : Fabien Cazenave, Stephan Lutzenberger
Réalisé par : Damien Le Délézir
En collaboration avec Ralitsa Dimitrova Racheva
Crédit musique : Hymne Européen en romani de Yorgui Loeffler
Comment les eurodéputés ont-ils vécu leur arrivée au Parlement européen ? À quelques semaines des élections européennes du dimanche 26 mai, Ouest-France est allé à la rencontre des élus pour qu’ils nous parlent de « leur » parlement, notamment Édouard Martin, eurodéputé du groupe Socialistes et Démocrates.
Quand il est arrivé au Parlement européen, Édouard Martin s’est dit que « cinq ans, c’est long, mais là je me dis que c’est passé à une vitesse folle. » Il a trouvé ce mandat « passionnant ».
Il a été marqué par l’obligation « de trouver des compromis avec les autres, la droite ou les centristes. Il n’y a pas de parti majoritaire donc si on veut adopter des textes ». Il reconnaît que « ce n’est pas un exercice facile, surtout pour un Français ancien syndicaliste. Mais j’ai rapidement appris. »
Autre point important à ses yeux, « mes pairs, les autres députés européens, ne m’ont pas jugé parce que j’étais un ancien ouvrier ou un syndicaliste. Ici vous êtes reconnus par votre assiduité, votre capacité à débattre et à proposer des amendements. »
Un comportement qui n’est pas forcément celui de tous ses collègues hexagonaux. « Une élue française m’a dit quand elle m’a aperçu pour la première fois au Parlement 'ah tiens, vous n’êtes pas en bleu de travail aujourd’hui'… Cela montre le décalage entre les députés européens qui ne vous jugent pas sur votre statut social mais par votre capacité à faire le job et le regard assez condescendant d’autres collègues français. »
Tout n’est pas rose pour autant au Parlement européen, l’eurodéputé aujourd’hui à Génération-s a encore « gros sur la patate » sur un de ses amendements c...
Comment les eurodéputés ont-ils vécu leur arrivée au Parlement européen ? À quelques semaines des élections européennes du dimanche 26 mai, Ouest-France est allé à la rencontre des élus pour qu’ils nous parlent de « leur » parlement, notamment Joëlle Mélin, eurodéputée du Rassemblement national (RN) au sein du groupe Europe Nation Liberté.
L’eurodéputée Joëlle Mélin a eu un temps d’adaptation au fonctionnement du Parlement européen. "Ce qui est le plus surprenant, c’est l’enchevêtrement d’obligations techniques pour en arriver in fine à une production de dix pages", explique-t-elle. « Cela vient du fait que tout le monde veut obtenir un consensus entre différents partis qui sont souvent opposés. Au final, on a des députés de différents partis qui votent à l’inverse de leur position au niveau national », regrette-t-elle.
Pour elle, les citoyens doivent se mobiliser pour voter en faveur des formations eurosceptiques car « l’Europe n’est pas une entité qui va protéger, ce n’est qu’un relais sur un système économique mondial qui est un hyperlibéralisme » selon elle.
Retrouvez tous les émissions dédiées aux élections européennes sur Le Mur des podcasts de Ouest-France. Découvrez à cette occasion ces élus trop méconnus qui ont pourtant un pouvoir important dans la conception de nos lois.
Le scrutin du dimanche 26 mai 2019 correspond à l’équivalent des législatives au niveau européen et sert à élire des eurodéputés qui siègent au sein du Parlement européen.
Crédit Musique: Version hip-hop de l'hymne européen par Florian Müller
Comment les eurodéputés ont-ils vécu leur arrivée au Parlement européen ? À quelques semaines des élections européennes du dimanche 26 mai, Ouest-France est allé à la rencontre des élus pour qu’ils nous parlent de « leur » parlement, notamment Angélique Delahaye, eurodéputée Les Républicains qui siège au sein du Parti populaire européen (PPE).
Des entretiens audio à retrouver sur Le Mur des Podcasts d’Ouest-France.
Angélique Delahaye a fait « d’abord beaucoup de belles rencontres ». Elle a aussi été marquée par la véhémence de certains de ses collègues venus de l’Est de l’Union européenne vis-à-vis de la Russie. « Je suis arrivée au moment des difficultés entre Russie et Ukraine sur la Crimée », explique l’eurodéputée des Républicains.
« En tant qu’Européenne de l’Ouest, j’avais un peu de mal à comprendre ce qui justifiait autant de réactions épidermiques. Une collègue lituanienne m’a dit "je vais t’expliquer quelque chose, tu comprendras mieux pourquoi j’ai tant de ressentiment. Je suis entrée à cinq ans dans les camps russes avec toute ma famille. J’en suis ressortie seule à 15 ans." Ce sont des propos qui me marqueront jusqu’à la fin de mes jours », affirme Angélique Delahaye.
Durant son mandat, elle s’est notamment impliquée durant le mandat sur la PAC, la politique agricole commune. « Quand je parle agriculture, vu mon passé d’agricultrice et de syndicaliste agricole, je crois savoir de quoi je parle », explique-t-elle. « Je me suis particulièrement intéressée à ce qui faisait le revenu de l’agriculteur, toute la dimension économique et environnementale. »
Elle aimerait que les citoyens s’intéressent plus à ...
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