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Quand il est arrivé pour la première fois à Bruxelles et Strasbourg, Alain Cadec a été « impressionné par la taille de ce Parlement, l’immensité des sites sur lesquels nous travaillons mais aussi le fait qu’on travaille avec 28 pays, 24 langues différentes ». Une expérience qu’il a trouvée « passionnante ».
« L’Europe est riche de ses diversités, mais il y a une civilisation européenne qui est incontestable », explique l’eurodéputé français qui estime que le « Parlement européen est l’expression des peuples pour l’Europe ».
L’eurodéputé issu des rangs des Républicains a aussi fait des rencontres auxquelles il n’aurait pas pensé. « Cela a été l’occasion de rencontres et de découvertes de collègues d’autres bords politiques. Par exemple, José Bové est devenu un ami. J’ai aussi eu l’occasion de discuter avec Jean-Luc Mélenchon quand il était eurodéputé… »
Une aventure qu’il aimerait plus partager avec ses électeurs : « je suis atterré quand je vois les pronostics de participations aux élections européennes. Il faut que les Français aillent voter, c’est leur avenir qui se décide au Parlement européen, à la Commission et au Conseil », conclut-il.
Retrouvez tous les émissions dédiées aux élections européennes sur Le Mur des podcasts de Ouest-France. Découvrez à cette occasion ces élus trop méconnus qui ont pourtant un pouvoir important dans la conception de nos lois.
Le scrutin du dimanche 26 mai 2019 correspond à l’équivalent des législatives au niveau européen et sert à élire des eurodéputés qui siègent au sein du Parlement européen.
Bonne écoute
Crédit Musique: Version hip-ho...
Comment les eurodéputés ont-ils vécu leur arrivée au Parlement européen ? À quelques semaines des élections européennes du dimanche 26 mai, Ouest-France est allé à la rencontre des élus pour qu’ils nous parlent de « leur » parlement, notamment Virginie Rozière, eurodéputée radicale de gauche qui siège au sein du groupe des Socialistes et démocrates (S & D).
Des entretiens audio à retrouver sur Le Mur des Podcasts d’Ouest-France.
Virginie Rozière a été surprise à son arrivée au Parlement européen de « se retrouver dans cet environnement cosmopolite avec différentes nationalités, langues et cultures… C’est un choc, mais aussi une immense richesse », estime-t-elle.
Elle a été plus déçue par certaines confrontations politiques, elle qui a notamment été la rapporteure de la directive sur la protection des lanceurs d’alertes. « On a de plus en plus on a du mal à faire émerger l’intérêt général européen, avec les tenants d’une idéologie libérale faisant passer les intérêts des entreprises avant ceux des citoyens ».
De même, selon elle, avec « les tenants d’une Europe xénophobe qui ne font qu’attiser le rejet des Européens les uns envers les autres ».
« Le Parlement européen est le lieu de la démocratie avec les représentants directs des citoyens », déclare-t-elle quand on lui demande pourquoi les citoyens devraient s’intéresser au travail des parlementaires européens.
« On a souvent des dossiers très techniques mais qui ont des portées très concrètes dans la vie des citoyens avec des enjeux très politiques. Je ne troquerai pas un mandat de député européen pour un mandat de parlementaire national », affirme-t-...
Comment les eurodéputés ont-ils vécu leur arrivée au Parlement européen ? À quelques semaines des élections européennes du dimanche 26 mai, Ouest-France est allé à la rencontre des élus pour qu’ils nous parlent de « leur » parlement. Des entretiens audio à retrouver sur Le Mur des Podcasts d'Ouest-France.
Pour le député européen écologiste Pascal Durand, l’une des choses les plus surprenantes pour un élu français est « la capacité à trouver des majorités d’idées et pas d’être dans une logique de majorité face à l’opposition » dans cette enceinte.
Ecoutez le podcast depuis le player ci-dessous:S’il devait regarder son expérience avec un œil critique, il pointerait la présence forte des lobbies auprès des eurodéputés. « Certains députés ne disent pas qu’en réalité ils portent des amendements de lobbies industriels », regrette-il. Autre sujet compliqué pour un nouvel eurodéputé venu de l’Hexagone, l’emploi de la langue de Shakespeare. On pratique « un anglais vraiment médiocre » lors des réunions où les interprètes ne sont pas là, constate-t-il. Pascal Durand demande donc qu’on maintienne les crédits dédiés à l’interprétariat. « C’est un métier, la subtilité d’un langage fait partie de sa culture », affirme-t-il tout en reconnaissant qu’il faut « parler un minimum anglais, ce qui permet des échanges, sinon on n’avance pas ».
« L’Europe, c’est la vie de tous les jours, contrairement à ce qu’on croit », déclare-t-il quand on lui demande pourquoi les citoyens devraient s’intéresser au travail du Parlement européen.
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