Fréquence Terre

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Fréquence Terre episodes

  • Histoire d’une (future) photo mythique
    On connaît quelques photos mythiques qui traversent le temps et l’espace : celle du baiser des amoureux parisiens de Doisneau, celle du Che qui figure encore sur des millions de T-shirts, drapeaux et posters, également celle de la toute petite fille, nue et en pleurs, sur une route vietnamienne en plein bombardement au napalm américain, et que dire du cliché de la réunion historique du trio Brel-Ferré-Brassens qui est encore abondamment publiée, tout comme, en ces moments difficiles, de la jeune militante pacifiste plaçant une fleur dans le canon d’un soldat en guise de symbole de paix…

    Je viens d’en découvrir une autre qui ne déparerait pas dans ce très subjectif et non exhaustif relevé. Je vous la décris, et, bien entendu, vous pourrez la voir sur notre site www.frequenceterre.com

    Nous sommes dans les années 1940, en pleine seconde Guerre mondiale et sur un trottoir de la capitale. À l’avant-plan, une jeune femme d’une vingtaine d’années, assez jolie malgré un visage relativement fermé et un regard qui fixe l’objectif avec, semble-t-il, sévérité. Habillée sobrement, portant une sacoche et un petit sac, elle avance d’un pas décidé. Se rend-elle à l’école où elle est surveillante et institutrice, à l’église car elle est croyante, faire la file pour le ravitaillement de produits alimentaires ?

    Derrière elle, à deux ou trois mètres, un gradé allemand en uniforme portant képi avec le sigle de l’aigle et de la croix gammée la suit. Il baisse légèrement la tête sur le côté tout en la scrutant, comme s’il analysait méticuleusement la démarche et les gestes de la piétonne.

    Celle-ci est Andrée Geulen qui, aujourd’hui, approche les cent ans et dont Mathilde de Jamblinne, auteure de l’essai Femmes dans la Résistance (Éditions Jourdan), retrace l’histoire émouvante, le courage et l’inflexible détermination dans son objectif : « La désobéissance comme devoir », soit un véritable modèle de comportement humaniste.

    Face aux rafles de la Gestapo, à l’étoile jaune portée par certains de ses écoliers, à l’imposition du STO, service du travail obligatoire dévolu à la machine d’extermination concoctée par le nazisme et le fascisme, Andrée Geulen devint membre active d’un groupe qui tentera de sauver un maximum d’enfants juifs menacés de déportation vers Dachau, Buchenwald et autres lieux infernaux imaginés par Hitler, ses sbires et la complicité de collaborateurs.

    « Je n’ai fait que mon simple devoir », dit-elle encore. Et elle ajoute : « Désobéir aux lois de l’époque était la chose normale à faire. »

    Par ce type d’engagement, elle sauva trois cents enfants et son réseau de 3 000 à 4 000 futures victimes de l’Holocauste.

    Le livre de Mathilde de Jamblinne est une évidente piqure de rappel à l’égard de tous ceux qui se complaisent dans le révisionnisme et la propagation de l’idéologie de la peste brune qui envahit à nouveau nos régions.

    4 min
  • Histoire d’une (future) photo mythique
    On connaît quelques photos mythiques qui traversent le temps et l’espace : celle du baiser des amoureux parisiens de Doisneau, celle du Che qui figure encore sur des millions de T-shirts, drapeaux et posters, également celle de la toute petite fille, nue et en pleurs, sur une route vietnamienne en plein bombardement au napalm américain, et que dire du cliché de la réunion historique du trio Brel-Ferré-Brassens qui est encore abondamment publiée, tout comme, en ces moments difficiles, de la jeune militante pacifiste plaçant une fleur dans le canon d’un soldat en guise de symbole de paix…

    Je viens d’en découvrir une autre qui ne déparerait pas dans ce très subjectif et non exhaustif relevé. Je vous la décris, et, bien entendu, vous pourrez la voir sur notre site www.frequenceterre.com

    Nous sommes dans les années 1940, en pleine seconde Guerre mondiale et sur un trottoir de la capitale. À l’avant-plan, une jeune femme d’une vingtaine d’années, assez jolie malgré un visage relativement fermé et un regard qui fixe l’objectif avec, semble-t-il, sévérité. Habillée sobrement, portant une sacoche et un petit sac, elle avance d’un pas décidé. Se rend-elle à l’école où elle est surveillante et institutrice, à l’église car elle est croyante, faire la file pour le ravitaillement de produits alimentaires ?

    Derrière elle, à deux ou trois mètres, un gradé allemand en uniforme portant képi avec le sigle de l’aigle et de la croix gammée la suit. Il baisse légèrement la tête sur le côté tout en la scrutant, comme s’il analysait méticuleusement la démarche et les gestes de la piétonne.

    Celle-ci est Andrée Geulen qui, aujourd’hui, approche les cent ans et dont Mathilde de Jamblinne, auteure de l’essai Femmes dans la Résistance (Éditions Jourdan), retrace l’histoire émouvante, le courage et l’inflexible détermination dans son objectif : « La désobéissance comme devoir », soit un véritable modèle de comportement humaniste.

    Face aux rafles de la Gestapo, à l’étoile jaune portée par certains de ses écoliers, à l’imposition du STO, service du travail obligatoire dévolu à la machine d’extermination concoctée par le nazisme et le fascisme, Andrée Geulen devint membre active d’un groupe qui tentera de sauver un maximum d’enfants juifs menacés de déportation vers Dachau, Buchenwald et autres lieux infernaux imaginés par Hitler, ses sbires et la complicité de collaborateurs.

    « Je n’ai fait que mon simple devoir », dit-elle encore. Et elle ajoute : « Désobéir aux lois de l’époque était la chose normale à faire. »

    Par ce type d’engagement, elle sauva trois cents enfants et son réseau de 3 000 à 4 000 futures victimes de l’Holocauste.

    Le livre de Mathilde de Jamblinne est une évidente piqure de rappel à l’égard de tous ceux qui se complaisent dans le révisionnisme et la propagation de l’idéologie de la peste brune qui envahit à nouveau nos régions.

    4 min
  • Ici commence l’Océan-épisode9-Réclamez des droits pour l’Océan !
    Avant dernier volet de la série de 10 podcasts « Ici commence l'Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l'Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir, pas à pas, pour un océan riche d'une vie retrouvée.

    Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

    « Ici commence l'Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan. Après avoir revu toutes les situations à terre, en bord de mer,  au large , où nous pouvons faire une différence par nos comportements quotidiens, et je fais ici référence au 8 premiers podcasts précédents,  je vous propose d’examiner comment réclamer des droits pour l’Océan.

    Un sujet qui me tient à cœur, car vous trouverez sur Fréquence terre une de mes séries de podcasts consacrée en une quinzaine d’épisodes aux droits de l’Océan.

    https://youtu.be/oTuWnyEN_wM

    A découvrir dans cette chronique

    D. KRUPKA
    5 min
  • Ici commence l’Océan-épisode9-Réclamez des droits pour l’Océan !
    Avant dernier volet de la série de 10 podcasts « Ici commence l'Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l'Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir, pas à pas, pour un océan riche d'une vie retrouvée.

    Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

    « Ici commence l'Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan. Après avoir revu toutes les situations à terre, en bord de mer,  au large , où nous pouvons faire une différence par nos comportements quotidiens, et je fais ici référence au 8 premiers podcasts précédents,  je vous propose d’examiner comment réclamer des droits pour l’Océan.

    Un sujet qui me tient à cœur, car vous trouverez sur Fréquence terre une de mes séries de podcasts consacrée en une quinzaine d’épisodes aux droits de l’Océan.

    https://youtu.be/oTuWnyEN_wM

    A découvrir dans cette chronique

    D. KRUPKA
    5 min
  • Reportage : L’égalité, ça se défend ! (Partenariat POUR)
    Mons est une importante ville de Wallonie située à une vingtaine de kilomètres de la France. Capitale du Hainaut dont le slogan est « Une ville à taille humaine où il fait bon flâner », ajoutons-y un patrimoine remarquable avec son beffroi baroque, son exceptionnelle architecture romane, sa dizaine de musées, dont le Mons Memorial Museum (www.monsmuseummemorial.mons.be) qui, jusqu’à la mi-décembre, présente une exposition consacrée aux affiches politiques.

    Il s’agit de la 14e édition de la Triennale de l’affiche politique mettant en évidence les grands enjeux politiques, sociaux et environnementaux qui traversent nos sociétés.

    La triennale de l’affiche politique est un concours international ouvert aux graphistes professionnels et aux étudiants d’écoles d’Arts Plastiques développant le thème politique au sens premier du terme à savoir la vie dans la cité, et dans la société. La triennale est ouverte sur le monde entier.

    Utilisé au début dans la communication institutionnelle et la publicité, ce support va devenir un véritable moyen d’expression et de diffusion des nouvelles idées et des contestations.

    Ces affiches mettent en exergue tous les aspects de la vie en société : Droits des êtres humains, la problématique Nord-Sud et le Tiers-Monde, la faim dans le monde, la chute du communisme, les minorités, les migrations, le racisme et le fascisme, la clandestinité, l’exode, l’holocauste, l’environnement, le sida, les sans-abris, la pauvreté, la violence à l’égard des femmes, la maltraitance…  mais aussi des thèmes plus en phase avec l’actualité de ces trois dernières années.

    Pour cette 14e édition, sont exposées de nombreuses illustrations sur des sujets tels que l’hyper mondialisation, les changements climatiques, le fanatisme, les dangers du numérique, la démocratie en péril, la migration, certaines questions politiques, la Mémoire, l’espoir et un focus sur le Portugal.

    Parmi les dizaines d’affiches exposées, six françaises sont présentées sous le titre générique « les femmes disent non au harcèlement de rue ».

    Cette campagne fut tenue lors d’une récente Journée internationale des Droits des femmes et en voici des slogans : « Les femmes disent non aux regards insistants dans les cafés », « Non aux insultes sexistes », « Non aux sifflements harceleurs », « Non aux mains baladeuses dans la rue », « Non aux frotteurs dans le bus »…

    Et, comment ne pas être sensible à cette affiche créée par Vanessa Verillon : « L’égalité ça se défend ! », un concept très cher à Fréquence Terre.                                                                         



    Photos : Pierre Guelff.       





    4 min
  • Reportage : L’égalité, ça se défend ! (Partenariat POUR)
    Mons est une importante ville de Wallonie située à une vingtaine de kilomètres de la France. Capitale du Hainaut dont le slogan est « Une ville à taille humaine où il fait bon flâner », ajoutons-y un patrimoine remarquable avec son beffroi baroque, son exceptionnelle architecture romane, sa dizaine de musées, dont le Mons Memorial Museum (www.monsmuseummemorial.mons.be) qui, jusqu’à la mi-décembre, présente une exposition consacrée aux affiches politiques.

    Il s’agit de la 14e édition de la Triennale de l’affiche politique mettant en évidence les grands enjeux politiques, sociaux et environnementaux qui traversent nos sociétés.

    La triennale de l’affiche politique est un concours international ouvert aux graphistes professionnels et aux étudiants d’écoles d’Arts Plastiques développant le thème politique au sens premier du terme à savoir la vie dans la cité, et dans la société. La triennale est ouverte sur le monde entier.

    Utilisé au début dans la communication institutionnelle et la publicité, ce support va devenir un véritable moyen d’expression et de diffusion des nouvelles idées et des contestations.

    Ces affiches mettent en exergue tous les aspects de la vie en société : Droits des êtres humains, la problématique Nord-Sud et le Tiers-Monde, la faim dans le monde, la chute du communisme, les minorités, les migrations, le racisme et le fascisme, la clandestinité, l’exode, l’holocauste, l’environnement, le sida, les sans-abris, la pauvreté, la violence à l’égard des femmes, la maltraitance…  mais aussi des thèmes plus en phase avec l’actualité de ces trois dernières années.

    Pour cette 14e édition, sont exposées de nombreuses illustrations sur des sujets tels que l’hyper mondialisation, les changements climatiques, le fanatisme, les dangers du numérique, la démocratie en péril, la migration, certaines questions politiques, la Mémoire, l’espoir et un focus sur le Portugal.

    Parmi les dizaines d’affiches exposées, six françaises sont présentées sous le titre générique « les femmes disent non au harcèlement de rue ».

    Cette campagne fut tenue lors d’une récente Journée internationale des Droits des femmes et en voici des slogans : « Les femmes disent non aux regards insistants dans les cafés », « Non aux insultes sexistes », « Non aux sifflements harceleurs », « Non aux mains baladeuses dans la rue », « Non aux frotteurs dans le bus »…

    Et, comment ne pas être sensible à cette affiche créée par Vanessa Verillon : « L’égalité ça se défend ! », un concept très cher à Fréquence Terre.                                                                         



    Photos : Pierre Guelff.       





    4 min
  • Végétarien sans carences
    Plus qu’une mode, être végétarien aujourd’hui est non seulement une tendance qui se répand à travers le monde, c’est aussi une sorte d’engagement  de la part de plus en plus de personnes face aux nombreux problèmes de santé et de société.

    Manger végétarien que ce soit pour des raisons éthiques, d’environnement,  ou de santé demande certains changements d’habitudes, d’organisation et de compréhension des besoins physiologiques du corps. Alors laissez-vous guider pas à pas avec l’ouvrage « Végétarien sans carences » co-écrit par le Dr Arnaud Cocaul et Isabelle de Vaugelas aux éditions Albin Michel. En effet, avancer pas à pas vous permettra de choisir ce qui vous convient et ce qui vous correspond, en matière d’aliments, de cuisson, de conservation, de réaménagement de vos placards, etc.

    L’idée centrale lors d’un changement alimentaire, est d’être à l’écoute de son corps, c’est-à-dire des divers symptômes possibles comme des ballonnements, des changements de transits ou autres et de progressivement devenir végétarien. Les auteurs de l’ouvrage nous guident aussi sur l’importance d’équilibrer notre assiette afin que notre organisme ne souffre d’aucune carence. Et puis de précieuses règles d’or parsèment les différents chapitres. Je vous invite à les découvrir dans ce magnifique ouvrage abondamment illustré et qui, rien que lui, vous met en appétit.

    Et pour terminer, je vous mets davantage l’eau à la bouche en vous citant les noms des nombreuses recettes, il s’agit  de pastilla, de tortilla, de pâté, de gratin, de mijoté, de crème, de sauce, de dahl, de crumble, de curry, de fafafel, de brownie, de cake, et je vous le confesse le pudding à la mangue est pour moi une découverte incontournable.

    Que vous soyez déjà végétarien ou en passe de le devenir ou simplement un amateur de cuisine saine, cet ouvrage qui a comme objectif « j’équilibre mes apports et je me régale avec 80 recettes ultra-gourmandes » est tout simplement idéal pour vous.

     
    3 min
  • Végétarien sans carences
    Plus qu’une mode, être végétarien aujourd’hui est non seulement une tendance qui se répand à travers le monde, c’est aussi une sorte d’engagement  de la part de plus en plus de personnes face aux nombreux problèmes de santé et de société.

    Manger végétarien que ce soit pour des raisons éthiques, d’environnement,  ou de santé demande certains changements d’habitudes, d’organisation et de compréhension des besoins physiologiques du corps. Alors laissez-vous guider pas à pas avec l’ouvrage « Végétarien sans carences » co-écrit par le Dr Arnaud Cocaul et Isabelle de Vaugelas aux éditions Albin Michel. En effet, avancer pas à pas vous permettra de choisir ce qui vous convient et ce qui vous correspond, en matière d’aliments, de cuisson, de conservation, de réaménagement de vos placards, etc.

    L’idée centrale lors d’un changement alimentaire, est d’être à l’écoute de son corps, c’est-à-dire des divers symptômes possibles comme des ballonnements, des changements de transits ou autres et de progressivement devenir végétarien. Les auteurs de l’ouvrage nous guident aussi sur l’importance d’équilibrer notre assiette afin que notre organisme ne souffre d’aucune carence. Et puis de précieuses règles d’or parsèment les différents chapitres. Je vous invite à les découvrir dans ce magnifique ouvrage abondamment illustré et qui, rien que lui, vous met en appétit.

    Et pour terminer, je vous mets davantage l’eau à la bouche en vous citant les noms des nombreuses recettes, il s’agit  de pastilla, de tortilla, de pâté, de gratin, de mijoté, de crème, de sauce, de dahl, de crumble, de curry, de fafafel, de brownie, de cake, et je vous le confesse le pudding à la mangue est pour moi une découverte incontournable.

    Que vous soyez déjà végétarien ou en passe de le devenir ou simplement un amateur de cuisine saine, cet ouvrage qui a comme objectif « j’équilibre mes apports et je me régale avec 80 recettes ultra-gourmandes » est tout simplement idéal pour vous.

     
    3 min
  • La force de la passion en réponse au consumérisme
    Son doctorat en sciences appliquées en poche, Pedro Correa est devenu artiste photographe ! Une seule raison à ce changement notoire de statut social : la force de la passion.

    « Nous sommes la Relève », écrit-il dans son ouvrage Matins clairs (L’Iconoclaste) ou « Lettre à tous ceux qui veulent changer de vie ». C’est-à-dire, les contestataires, les rebelles, les subversifs, les bienveillants, les sensibles, les rêveurs, les inadaptés, les malades de ce système.

    Son père, son grand-père, ont connu la guerre d’Espagne : « La guerre, c’est le retour à l’état sauvage. Plus aucune règle de notre édifice social ne compte. Il s’agit de tuer son prochain, c’est le ‘‘ tuer ou être tué’’ des champs de bataille devenu le ‘‘croître ou mourir’’ des entreprises. »

    La mère de l’auteur n’avait pas été mieux lotie, puisqu’elle porta sa jeunesse difficile comme les plongeurs leurs bouteilles d’oxygène : « un lourd poids sur le dos qui permet de survivre ».

    Ses parents sont devenus enseignants et artiste à Bruxelles, loin des champs et chantiers de leur coin reculé d’Espagne à la frontière portugaise, là où cette famille émigrée dans la capitale de l’Europe retournait lors des congés.

    Pedro Correa explique : « Je suis devenu photographe car j’étais à la recherche de la beauté du quotidien. J’ai toujours écrit car j’étais fasciné par la beauté de l’humain. »

    Il fit un constat, qu’ici à Fréquence Terre nous avions aussi dressé il y a bientôt une année : lors du premier confinement pour cause de COVID-19, les acteurs essentiels de la Société sont les soignants, les éboueurs, les enseignants, les artisans, les artistes, les conducteurs de bus, le personnel de nettoyage, les agriculteurs, les militants, les bénévoles, soit, je le cite « toutes celles et tous ceux qui nous font vivre, nous maintiennent en vie et nous donnent envie d’exister. »

    En revanche, à l’opposé, il y a toutes ces professions dont la disparition n’altérerait par ladite Société car, selon Pedro Correa, « ils ont pour unique vocation le maintien du système en place. »

    Système capitaliste, consumériste, hyperconnecté et robotisé jusque dans la pensée.

    L’auteur a un rêve : celui d’un nouveau monde où l’on rétribuera chaque activité de façon proportionnelle à son bénéfice sur nos prochains, sur notre habitat, sur notre planète.

    Il conclut et je suis en accord avec lui : « Toutes nos luttes sont indispensables ». J’ajoute : faut-il encore que la majorité des gens adhèrent à ces luttes citoyennes, en soient des acteurs, ne considèrent plus l’insoumission et la désobéissance civile, par exemple, comme de l’incivisme ou du folklore.

    Comme un mantra, il me plaît à répéter que ce qui est présenté comme légal par les autorités n’est pas obligatoirement légitime, et que la conscience prime sur les lois et le système ultracapitaliste qui bafoue les droits humains et notre environnement au nom du rendement, donc du profit et de l’actionnariat.

    4 min

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