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Fréquence Terre episodes

  • L’Appel de la forêt
    durée : 00:57:45 - De cause à effets, le magazine de l'environnement - par : Aurélie Luneau - Comment continuer de vivre avec les arbres et les préserver, à l'ère du réchauffement climatique ? #SauverLePrésent
    - réalisation : Alexandra Malka - invités : Hervé Cochard Chercheur INRAE en écophysiologie forestière à l'UMR PIAF de Clermont-Ferrand.; Karine Marsilly Arboriste grimpeuse, Présidente de la défense du patrimoine arboré dans la Manche

    Vous pouvez retrouver "De Cause à Effet" sur le site de France Culture.
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    0 min
  • Ni chasse, ni pêche, ni violence
    Au siècle dernier, Henry Spira (1927-1998) fut un influent militant pour le droit des animaux, encore et toujours un modèle pour des associations de défense animalière actuelles. L’ouvrage « Théorie du tube de dentifrice » ou « Méthode de l’homme qui a fait plier le FBI, L’Oréal et McDonald’s », de Peter Singer (Le livre de Poche) explique ce combat. Voici notre deuxième chronique à ce sujet.

    Alors en proie à des collègues de travail qui voulaient faire le coup de poing avec des personnes qui leur empoisonnaient l’existence, Spira répliqua fermement : « Que va-t-on leur prouver en leur cassant la jambe ou en leur fracassant le crâne ? Les émotions, c’est bon, mais il faut réfléchir avant d’agir. Ne soyez pas ce qu’ils sont. »

    Non seulement il rallia à sa démonstration ses collègues, mais leurs arguments développés sans violence physique finirent par faire effet sur la partie adverse.

    Après avoir été marin et journaliste, il devint enseignant. Si son entente avec les étudiants était bonne, il quitta quand même l’école. La raison ? « J’ai l’impression, dit-il, que les humains ont une conscience et peuvent se débrouiller, alors que les animaux, eux, ne peuvent tout simplement pas le faire et qu’ils ont besoin d’aide. »

    Son programme se déclina en quelques points clairs et nets : végétarisme, fin de l’expérimentation animale, élimination de tout vêtement et produits issus de peaux d’animaux, abolition de « sports » comme la chasse au cerf et le tir au canard, bannissement de la pêche, etc…, soit le début d’un militantisme totalement pacifique qui plier de très grandes multinationales et administrations.



     
    2 min
  • Ni chasse, ni pêche, ni violence
    Au siècle dernier, Henry Spira (1927-1998) fut un influent militant pour le droit des animaux, encore et toujours un modèle pour des associations de défense animalière actuelles. L’ouvrage « Théorie du tube de dentifrice » ou « Méthode de l’homme qui a fait plier le FBI, L’Oréal et McDonald’s », de Peter Singer (Le livre de Poche) explique ce combat. Voici notre deuxième chronique à ce sujet.

    Alors en proie à des collègues de travail qui voulaient faire le coup de poing avec des personnes qui leur empoisonnaient l’existence, Spira répliqua fermement : « Que va-t-on leur prouver en leur cassant la jambe ou en leur fracassant le crâne ? Les émotions, c’est bon, mais il faut réfléchir avant d’agir. Ne soyez pas ce qu’ils sont. »

    Non seulement il rallia à sa démonstration ses collègues, mais leurs arguments développés sans violence physique finirent par faire effet sur la partie adverse.

    Après avoir été marin et journaliste, il devint enseignant. Si son entente avec les étudiants était bonne, il quitta quand même l’école. La raison ? « J’ai l’impression, dit-il, que les humains ont une conscience et peuvent se débrouiller, alors que les animaux, eux, ne peuvent tout simplement pas le faire et qu’ils ont besoin d’aide. »

    Son programme se déclina en quelques points clairs et nets : végétarisme, fin de l’expérimentation animale, élimination de tout vêtement et produits issus de peaux d’animaux, abolition de « sports » comme la chasse au cerf et le tir au canard, bannissement de la pêche, etc…, soit le début d’un militantisme totalement pacifique qui plier de très grandes multinationales et administrations.



     
    2 min
  • Les femmes au cœur de l’expérimentation démocratique au Rojava
    Atteindre l'autonomie économique des femmes, leur permettre de nouer du lien social et leur donner confiance, c'est l'objectif fixé par le marché des femmes au Rojava.

    Ce projet de souk est porté par les femmes au cœur d'une région, le Kurdistan syrien au nord-est de la Syrie, où une expérimentation politique inédite se déploie depuis dix ans. Le municipalisme, ou confédéralisme démocratique, anime ce territoire autonome où vivent trois à quatre millions de personnes.

    Chloé Troadec, est une volontaire française du Rojava Information Center. Installée à Qamishlo, elle suit de près la société civile qui vit au rythme de ce confédéralisme démocratique, une expérience qui se fonde sur une idée…

    "Toutes les décisions et la manière dont est organisée la vie part des communes. Les communes ne sont pas vraiment des municipalités, mais des regroupements de familles, entre 100 personnes et 100 familles en fonction des endroits. Elles sont rassemblées dans une commune. Ces communes se rassemblent à différents niveau de gouvernance, de quartier, de sous-district, de district, de canton et de régions, pour ensuite former l'administration autonome du nord-est de la Syrie qui est l'entité politique "parapluie" pour tout le nord-est de la Syrie. Toutes est basé sur les décisions, les propositions et les critiques qui vont être faites au niveau des communes. C'est ensuite au niveau des assemblées plus larges que les décisions qui concernent plus de monde vont être prises. Mais chaque commune doit pouvoir être autonome dans ces décisions pour tout ce qui concerne la vie à l'intérieur de la commune."

    Ce système a pris forme en 2011, avec le Printemps des peuples, qui a commencé en Tunisie, et s'est répandu au Moyen-Orient.

    "Il y a eu aussi un soulèvement au niveau du peuple syrien en entier. Les Kurdes, dans le nord de la Syrie, ont saisi l'opportunité pour essayer d'obtenir les droits politiques, sociaux et culturels qui n'ont jamais pu obtenir du temps du régime Baas, qui était assez penché sur le nationalisme arabe. Il y a eu une fenêtre d'opportunité ouverte à ce moment-là. Les Kurdes se sont organisés en unité d'autodéfense, les YPJ YPG, qui sont devenus connus après la bataille de Kobané, et ont réfléchi au système à mettre en place. Cette proposition du confédéralisme démocratique vient aussi du mouvement de libération kurde en général et d'Abdullah Öcalan en particulier. C'était quelque chose de connu et défendu parmi les Kurdes au Rojava . L'influence de cette idéologie du mouvement de libération du Kurdistan au Rojava était déjà très forte avant 2011. Et en 2011, ce sont les personnes qui défendaient ce projet politique-là qui ont été les plus actifs et qui l'ont mis en place. A ce moment-là c'était un peu le chaos en termes politique et militaire. Il n'y avait pas d'élections. Ce sont les gens par eux-mêmes qui se sont mis à réaliser ça, à créer ces communes et au fur et à mesure à créer leur système."

    © Rojava Information Center
    Les femmes, parties prenantes des décisions
    Ce confédéralisme démocratique concerne les sept régions du nord et de l'est de la Syrie. A tous les niveaux de gouvernances, des comités sont mis en place, comité d'éducation, de réconciliation, d'autodéfense, de formation. Ces institutions sont coprésidées en mixité avec des quotas de parité, de genre et de nationalités. Les femmes y prennent toutes leurs places, à tous les échelons du fonctionnement.

    "A tous les niveaux de gouvernance il y a, en parallèle des assemblées mixtes, une assemblée autonome des femmes. Et il y a de manière générale énormément d'organisations autonomes des femmes. Une des plus efficaces, ce sont les maisons des femmes, des Mala Jin. Les femmes peuvent y aller pour exposer leur problèmes, chercher des solutions, pour trouver un travail.
    10 min
  • Les femmes au cœur de l’expérimentation démocratique au Rojava
    Atteindre l'autonomie économique des femmes, leur permettre de nouer du lien social et leur donner confiance, c'est l'objectif fixé par le marché des femmes au Rojava.

    Ce projet de souk est porté par les femmes au cœur d'une région, le Kurdistan syrien au nord-est de la Syrie, où une expérimentation politique inédite se déploie depuis dix ans. Le municipalisme, ou confédéralisme démocratique, anime ce territoire autonome où vivent trois à quatre millions de personnes.

    Chloé Troadec, est une volontaire française du Rojava Information Center. Installée à Qamishlo, elle suit de près la société civile qui vit au rythme de ce confédéralisme démocratique, une expérience qui se fonde sur une idée…

    "Toutes les décisions et la manière dont est organisée la vie part des communes. Les communes ne sont pas vraiment des municipalités, mais des regroupements de familles, entre 100 personnes et 100 familles en fonction des endroits. Elles sont rassemblées dans une commune. Ces communes se rassemblent à différents niveau de gouvernance, de quartier, de sous-district, de district, de canton et de régions, pour ensuite former l'administration autonome du nord-est de la Syrie qui est l'entité politique "parapluie" pour tout le nord-est de la Syrie. Toutes est basé sur les décisions, les propositions et les critiques qui vont être faites au niveau des communes. C'est ensuite au niveau des assemblées plus larges que les décisions qui concernent plus de monde vont être prises. Mais chaque commune doit pouvoir être autonome dans ces décisions pour tout ce qui concerne la vie à l'intérieur de la commune."

    Ce système a pris forme en 2011, avec le Printemps des peuples, qui a commencé en Tunisie, et s'est répandu au Moyen-Orient.

    "Il y a eu aussi un soulèvement au niveau du peuple syrien en entier. Les Kurdes, dans le nord de la Syrie, ont saisi l'opportunité pour essayer d'obtenir les droits politiques, sociaux et culturels qui n'ont jamais pu obtenir du temps du régime Baas, qui était assez penché sur le nationalisme arabe. Il y a eu une fenêtre d'opportunité ouverte à ce moment-là. Les Kurdes se sont organisés en unité d'autodéfense, les YPJ YPG, qui sont devenus connus après la bataille de Kobané, et ont réfléchi au système à mettre en place. Cette proposition du confédéralisme démocratique vient aussi du mouvement de libération kurde en général et d'Abdullah Öcalan en particulier. C'était quelque chose de connu et défendu parmi les Kurdes au Rojava . L'influence de cette idéologie du mouvement de libération du Kurdistan au Rojava était déjà très forte avant 2011. Et en 2011, ce sont les personnes qui défendaient ce projet politique-là qui ont été les plus actifs et qui l'ont mis en place. A ce moment-là c'était un peu le chaos en termes politique et militaire. Il n'y avait pas d'élections. Ce sont les gens par eux-mêmes qui se sont mis à réaliser ça, à créer ces communes et au fur et à mesure à créer leur système."

    © Rojava Information Center
    Les femmes, parties prenantes des décisions
    Ce confédéralisme démocratique concerne les sept régions du nord et de l'est de la Syrie. A tous les niveaux de gouvernances, des comités sont mis en place, comité d'éducation, de réconciliation, d'autodéfense, de formation. Ces institutions sont coprésidées en mixité avec des quotas de parité, de genre et de nationalités. Les femmes y prennent toutes leurs places, à tous les échelons du fonctionnement.

    "A tous les niveaux de gouvernance il y a, en parallèle des assemblées mixtes, une assemblée autonome des femmes. Et il y a de manière générale énormément d'organisations autonomes des femmes. Une des plus efficaces, ce sont les maisons des femmes, des Mala Jin. Les femmes peuvent y aller pour exposer leur problèmes, chercher des solutions, pour trouver un travail.
    10 min
  • Ici commence l’Océan-épisode10-Soyez un acteur du changement!
    Dernier épisode de la série de 10 podcasts « Ici commence l'Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l'Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir, pas à pas, pour un océan riche d'une vie retrouvée.

    Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

    « Ici commence l'Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan. Après avoir revu toutes les situations à terre, en bord de mer, au large, où nous pouvons faire une différence par nos comportements quotidiens, et je fais ici référence au 9 premiers podcasts précédents, je vous propose tout simplement de voir comment chacun peut devenir un acteur du changement indispensable dans le choix de la société de demain.

    A découvrir dans cette chronique

    Également sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=JWuJ7qzK0us

    D. KRUPKA
    6 min
  • Ici commence l’Océan-épisode10-Soyez un acteur du changement!
    Dernier épisode de la série de 10 podcasts « Ici commence l'Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l'Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir, pas à pas, pour un océan riche d'une vie retrouvée.

    Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

    « Ici commence l'Océan » c’est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan. Après avoir revu toutes les situations à terre, en bord de mer, au large, où nous pouvons faire une différence par nos comportements quotidiens, et je fais ici référence au 9 premiers podcasts précédents, je vous propose tout simplement de voir comment chacun peut devenir un acteur du changement indispensable dans le choix de la société de demain.

    A découvrir dans cette chronique

    Également sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=JWuJ7qzK0us

    D. KRUPKA
    6 min
  • Reportage : Experts et témoins piégés, citoyens manipulés
    Trois vidéos grand public déferlent sur les réseaux sociaux et y font le buzz. Trois vidéos qui manipulent et ont la même technique d’harponnage des spectateurs lambdas qui, sans recul ni esprit critique, les gobent comme paroles d’Évangiles et les répandent tous azimuts.



     

    Il s’agit de « Hold-up » qui développe la théorie complotiste d’un virus de fabrication humaine destiné à éliminer une grande partie de l’humanité et, de la sorte, consolider la mainmise d’une élite toute puissante sur la Société. À vrai dire, il s’agit d’un assemblage de propos et de fake news déjà parus,

    le condensé de prétendues « preuves » qui ne sont qu’un amalgame de déclarations et de situations tirées de leurs contextes : tout est à charge, des raccourcis ou propos coupés (certains intervenants demandent à en être retirés se considérant comme avoir été « instrumentalisés »), pas d’enquêtes sérieuses, une mise en scène qui joue sur le pathos et qui fait monter l’adrénaline avec des fonds sonores choisis, par exemple.

    Avec « Hold-up », il s’agit d’une véritable entreprise paranoïaque qui a pour seul but de prendre le contrôle de la personne qui la regarde, sans lui laisser la moindre possibilité de la réflexion et de la critique, et qui, au final, procède par une manipulation produisant la terreur. Ce qui semble son but.

    Nous sommes bien en présence d’une technique parfaitement mise au point par les sectes ou des groupements intégristes qui, ainsi, harponnent les personnes fragilisées, incrédules ou peu cultivées.

    La deuxième vidéo est le documentaire belge « Ceci n’est pas un complot », qui veut démontrer que la couverture médiatique de la pandémie au COVID-19 est au service du gouvernement et des industries pharmaceutiques. Une sorte de « fabrique du consentement » mise en scène par les journalistes et reporters.

    Avec cette vidéo, on assiste au même type de manipulation du public : son concepteur, Bernard Crutzen, réalisateur et scénariste, se présente comme un citoyen qui « ne se laisse pas influencer par les discours de l’élite », puis qui assemble des bouts de phrases et des interventions ciblées qui actionnent quasiment uniquement la peur et la colère.

    Ce qui fit réagir plusieurs intervenants se considérant, comme dans « Hold-up » pour d’autres personnes expertes, d’avoir été piégés.

    Deux déclarations, la première de l’anthropologue Jacinthe Mazzocchetti de l’Université catholique de Louvain[1] : « Si j’avais été informée du sujet véritable du film et/ou si j’avais eu l’occasion de le voir avant sa sortie, j’aurais refusé d’y apparaître (…) car la manière où cela est conçu ne peut qu’alimenter les groupes complotistes, aider à basculer ceux et celles, qui sur le fil, se posent de bonnes questions, mais risquent de trouver réponse du côté de groupes complotistes et/ou extrémistes. Ce film participe à cliver davantage et à alimenter non pas le doute et une pensée critique salutaire, mais la défiance généralisée. »

    Autre mise au point, celle de l’épidémiologiste de l’Université libre de Bruxelles[2], Marius Gilbert : « Il m'apparaît nécessaire de préciser que mes interventions dans le documentaire de ‘‘Ceci n’est pas un complot’’ ne signifient en rien que j'accrédite les thèses qui y sont défendues. Mr Bernard Crutzen, a conservé les éléments qui alimentent sa thèse, c'est son choix et sa liberté. Mais c'est la mienne de prendre mes distances avec l'usage qui est fait de ma parole, tant cet usage est à l'opposé de la démarche constructive que j'essaie d'entretenir jour après jour. »

    Pour information, il est à signaler que ces deux vidéos, techniquement professionnelles sur le plan de la réalisation, sont le fruit d’un financement participatif dénommé « crowdfunding »,
    7 min
  • Reportage : Experts et témoins piégés, citoyens manipulés
    Trois vidéos grand public déferlent sur les réseaux sociaux et y font le buzz. Trois vidéos qui manipulent et ont la même technique d’harponnage des spectateurs lambdas qui, sans recul ni esprit critique, les gobent comme paroles d’Évangiles et les répandent tous azimuts.



     

    Il s’agit de « Hold-up » qui développe la théorie complotiste d’un virus de fabrication humaine destiné à éliminer une grande partie de l’humanité et, de la sorte, consolider la mainmise d’une élite toute puissante sur la Société. À vrai dire, il s’agit d’un assemblage de propos et de fake news déjà parus,

    le condensé de prétendues « preuves » qui ne sont qu’un amalgame de déclarations et de situations tirées de leurs contextes : tout est à charge, des raccourcis ou propos coupés (certains intervenants demandent à en être retirés se considérant comme avoir été « instrumentalisés »), pas d’enquêtes sérieuses, une mise en scène qui joue sur le pathos et qui fait monter l’adrénaline avec des fonds sonores choisis, par exemple.

    Avec « Hold-up », il s’agit d’une véritable entreprise paranoïaque qui a pour seul but de prendre le contrôle de la personne qui la regarde, sans lui laisser la moindre possibilité de la réflexion et de la critique, et qui, au final, procède par une manipulation produisant la terreur. Ce qui semble son but.

    Nous sommes bien en présence d’une technique parfaitement mise au point par les sectes ou des groupements intégristes qui, ainsi, harponnent les personnes fragilisées, incrédules ou peu cultivées.

    La deuxième vidéo est le documentaire belge « Ceci n’est pas un complot », qui veut démontrer que la couverture médiatique de la pandémie au COVID-19 est au service du gouvernement et des industries pharmaceutiques. Une sorte de « fabrique du consentement » mise en scène par les journalistes et reporters.

    Avec cette vidéo, on assiste au même type de manipulation du public : son concepteur, Bernard Crutzen, réalisateur et scénariste, se présente comme un citoyen qui « ne se laisse pas influencer par les discours de l’élite », puis qui assemble des bouts de phrases et des interventions ciblées qui actionnent quasiment uniquement la peur et la colère.

    Ce qui fit réagir plusieurs intervenants se considérant, comme dans « Hold-up » pour d’autres personnes expertes, d’avoir été piégés.

    Deux déclarations, la première de l’anthropologue Jacinthe Mazzocchetti de l’Université catholique de Louvain[1] : « Si j’avais été informée du sujet véritable du film et/ou si j’avais eu l’occasion de le voir avant sa sortie, j’aurais refusé d’y apparaître (…) car la manière où cela est conçu ne peut qu’alimenter les groupes complotistes, aider à basculer ceux et celles, qui sur le fil, se posent de bonnes questions, mais risquent de trouver réponse du côté de groupes complotistes et/ou extrémistes. Ce film participe à cliver davantage et à alimenter non pas le doute et une pensée critique salutaire, mais la défiance généralisée. »

    Autre mise au point, celle de l’épidémiologiste de l’Université libre de Bruxelles[2], Marius Gilbert : « Il m'apparaît nécessaire de préciser que mes interventions dans le documentaire de ‘‘Ceci n’est pas un complot’’ ne signifient en rien que j'accrédite les thèses qui y sont défendues. Mr Bernard Crutzen, a conservé les éléments qui alimentent sa thèse, c'est son choix et sa liberté. Mais c'est la mienne de prendre mes distances avec l'usage qui est fait de ma parole, tant cet usage est à l'opposé de la démarche constructive que j'essaie d'entretenir jour après jour. »

    Pour information, il est à signaler que ces deux vidéos, techniquement professionnelles sur le plan de la réalisation, sont le fruit d’un financement participatif dénommé « crowdfunding »,
    7 min

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