Fréquence Terre

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Fréquence Terre episodes

  • Demain les chats de Bernard Werber (Albin Michel)

    Ce roman « Demain les chats » (Albin Michel) de Bernard Werber commence par cette citation : « Le chien pense : « Les hommes me nourrissent, me protègent, m’aiment, ils doivent être des dieux. » Le chat pense : « Les hommes me nourrissent, me protègent, m’aiment, je dois être leur dieu. »

    Puis, débute le roman proprement dit : « Je la vois. Elle est très belle. Je continue d’avancer à petits pas. Son parfum est subtil. Ses grands yeux bruns anxieux scrutent les alentours. Elle déguste du bout des lèvres un gâteau crémeux… »

    S’agit-il de la description d’une jolie femme ? Que non ! C’est une jeune chatte – Bastet – qui vient de rencontrer une souris.

    D’emblée, Bernard Werber invite le lecteur à le suivre pour une saga animalière et humaine : « Pour nous, écrit-il, une seule histoire existait : celle de l’humanité. Mais il y a eu LA rencontre. Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée. »

    Et, la petite chatte d’expliquer : « J’aime bien les humains, mais je ne les comprends pas toujours. » Surtout, lorsqu’elle assiste au massacre d’enfants à la sortie de l’école située en face de l’appartement de sa maîtresse, Nathalie. La mère de la petite chatte l’avait pourtant prévenue : « Méfie-toi des humains, ils sont imprévisibles. »

    Il en va ainsi durant plus de 300 pages et je me suis dit à l’issue de cette lecture que si les chats ont changé la destinée des hommes, celle-ci peut également être marquée par des œuvres littéraires comme cet ouvrage de Bernard Werber où se mêlent l’Histoire, la science, la philosophie et cette ironie qui nous fait davantage découvrir la folie des hommes assoiffés de violence et de décorations.

    Quoiqu’il en soit, le dialogue de Bastet avec un siamois qui possède le Troisième œil au sommet du crâne sous forme de prise USB afin d’être connecté aux ordinateurs pour communiquer avec les humains, vaut son pesant de réalisme et de surréalisme, voire de science-fiction.

    Pythagore, le siamois, déclare : « Les humains disent qu’ils détestent la guerre et qu’ils aiment le football, mais à mon avis ils apprécient les deux. » Il explique encore : « Les humains ont créé Dieu parce qu’ils ne supportaient pas d’être libres et responsables de leurs propres actes. C’est également un moyen pour les religieux qui prétendent parler en son nom d’assujettir les esprits les plus faibles. »

    Et Bastat et Pythagore d’aller déposer des grenades – explosant dix secondes plus tard – sous les voitures d’émeutiers et de pillards…

    4 min
  • La ronron thérapie : du sérieux ou un canular ?

    C’est grâce à Bernard Werber qui, page307 de son ouvrage « Demain les chats » (édité chez Albin Michel), dont il est question dans « Littérature sans Frontières », que je me suis intéressé à la « Ronron thérapie » du vétérinaire Jean-Yves Gauchet et que, vraiment, j’ai réalisé le reportage le plus cool de toute ma longue carrière !

    Pourquoi cette thérapie ? Parce que, selon lui, le chat émet des vibrations sonores bienfaisantes, anti-stressantes et anti-anxieuses. Le ronron félin agirait même comme un médicament sans effet secondaire.

    Ainsi, les basses fréquences atteignent notre cerveau et, du coup, débute la production de sérotonine, c’est-à-dire d’hormone du bonheur.

    Le ronron régulerait la tension artérielle, boosterait les défenses immunitaires et, ô miracle, aiderait la cicatrisation osseuse.

    La ronron thérapie a de nombreux adeptes en Asie au point que des « bars à chats » y font recette. La mode semble même s étendre dans d’autres continents.

    Pour terminer cette chronique, voici quelques ronrons en espérant, bien sûr, qu’ils n’endormiront pas nos auditeurs et qu’ils poursuivront l’écoute des programmes de « Fréquence Terre »…

    3 min
  • Émission spéciale : Le message le plus important du Dalaï-Lama

    Durant quatre jours, à la fin de l’été 2016, le Dalaï-Lama était en visite dans la capitale de l’Europe et « Fréquence Terre – RFI » avait été convié à partager plusieurs de ces moments importants dans la vie citoyenne et politique, a fortiori qu’il devait être question d’environnement et de relations humaines.

    Pierre Guelff en compagnie de lamas tibétains pour ce rendez-vous avec le Dalaï-Lama.

     Une bonne occasion de le rencontrer pour la troisième fois en vingt ans et de vérifier si les propos de ce personnage marquant de la non-violence et de la compassion restaient compatibles avec les concepts de fraternité et de tolérance qu’il n’avait cessé de prodiguer ces dernières années, alors que déferlait un flot de critiques négatives sur le fait qu’il ait fêté son 80e anniversaire avec l’ancien président américain George Bush, voire ne s’était guère épanché sur la candidature de Donald Trump à la Maison Blanche.

    La réponse est sans la moindre équivoque possible : le Dalaï-Lama reste bien une véritable conscience planétaire !

    Nouveau monde et révolution silencieuse

    Photo Olivier Adam Mind & Life Europe

    Pour ce faire, ma première démarche a été d’en discuter avec Frans Goetghebeur, enseignant, auteur et ancien président de l’Union Bouddhique Européenne, après lui avoir lu la déclaration[1] du Dalaï-Lama qui venait de rencontrer quelque 250 délégués de Comités de soutien au Tibet représentants de cinquante pays, en présence de l’acteur Richard Geere, lors de leur 7e Conférence internationale organisée également à Bruxelles :

    « Je regrette l’usage de la violence lorsqu’il s’agit de régler des conflits et, bien sûr, je continue à préconiser la culture de la paix, la compassion et la non-violence. L’humanité doit entreprendre des efforts dans ce sens et il y a lieu, justement, que l’on encourage la pratique de l’amour, de la tolérance et du pardon. Je reste intimement persuadé que le pouvoir de la pensée est plus fort que celui des armes. Je respecte toutes les croyances et, au sujet du Tibet, je sais que beaucoup de Chinois ne sont pas insensibles à ce qui s’y passe. »

    . Frans Goethgebeur :

    – Je pense que l’Occident s’est habitué à la présence du Bouddhisme. On le voit avec « Power & Care » où le top des scientifiques des universités européennes se réunit autour du Dalaï-Lama pour parler d’un point qui est capital pour la survie, pour la préparation d’un nouveau monde. C’est-à-dire, est-ce que notre nature est coopérative ou sommes-nous des animaux frustrés, agressifs et dangereux ?

    Frans Goethgebeur au micro de « Fréquence Terre »

    C’est une question importante parce que de la réponse découle toute une série d’habitudes que l’on prendra et, éventuellement, de choix nouveaux comme cela se fait dans les disciplines qui sont représentées à « Power & Care » (recherche en psychologie, neurosciences, psychiatrie…) où l’on ne va plus étudier l’homme malade mais celui qui est sain d’esprit !

    C’est une grande victoire sur une culture restée très pessimiste, mécaniste, un peu bornée, grâce à la présence du Bouddhisme et du courage de ces scientifiques qui ont senti « quelque chose ». On est en présence d’une révolution silencieuse qui, à mon avis, prépare de très belles découvertes.

    – N’est-on pas également en présence de discours élitistes, alors qu’il y aurait lieu de les vulgariser ?

    – Il y a de plus en plus d’initiatives locales organisées par de simples citoyens, comme vous et moi, et pas par des VIP. Partout, en Europe, on utilise des idées développées dans ce congrès, même dans des mouvances politiques qui ne veulent plus adopter la stratégie de partis politiques traditionnels et cela dans des choix économiques et financiers qui partent d’une autonomie, telles des monnaies locales, des coopératives… Donc, il se passe beaucoup de choses et je ne suis pas d’avis quand on dit que cela reste confiné à une élite.

    – Et comment évolue la situation au Tibet, que vous connaissez depuis plus de trois décennies ?

    – Elle est pire qu’avant ! Tous les yeux sont braqués sur les pays arabes et les Chinois font n’importe quoi. J’ai été très proche de la pression que les organisateurs de « Power & Care » ont rencontrée pour la présente visite du Dalaï-Lama. Je peux dire que la carte de la Belgique commence à prendre la couleur « jaune » depuis quelques années. Il faudrait quand même se poser quelques questions à ce sujet. Dès lors, on peut très bien s’imaginer ce qui se passe au Tibet… en silence.

    Désastre et changement

     Deuxième démarche : relever des propos tenus par le Dalaï-Lama à l’occasion de son séjour dans la capitale de l’Europe. Certes, sa déambulation est devenue hésitante, mais l’esprit reste toujours aussi vif, parfois un rien ironique, souvent grave. Il reste à l’écoute des autres et ses répliques sont mesurées, pondérées, immensément porteuses sur le plan éthique. Pourtant, le sujet était extrêmement complexe, comme l’annonça Matthieu Ricard :

    – Nous allons explorer la relation entre force et bienveillance. Pour ce faire, on a besoin de la voix de tous. Des voix politiques, économiques, scientifiques, philosophiques, industrielles, éducatives, des femmes…

    Le Dalaï-Lama monta au créneau  :

    – Le réchauffement climatique est un désastre ! Nous devons réaliser un effort pour changer cette situation. Nous sommes sept milliards sur la planète et chacun de nous doit développer davantage de compassion. Ainsi, il y aura une influence sur les autres et le monde pourra changer.

    – Comment opérer ?

    – Vous, les Européens, vous avez déjà beaucoup souffert. Votre continent a été impliqué dans énormément de violences, de guerres…  Alors, pour réaliser l’effort de changement, nous devons, tous, avoir une image claire de la réalité. Pour cela, il faut qu’il y ait un effet sur la société grâce à une collaboration entre le pouvoir et la bienveillance. Le XXIe siècle devrait être celui de la compassion à travers l’éducation. C’est ça le message le plus important pour moi !

    [1] Agence Reuters.

    Tous mes remerciements à M-P P., N.G., Mme X (journaliste) et M.A. pour leur aide précieuse (traductions, quelques propos…)

     

    10 min
  • Dossier spécial « Fréquence Terre » : Mourir, puis donner la vie

    Il n’est jamais trop tard, tant qu’on est conscient, de formuler officiellement ses dernières volontés en vue de son inévitable décès et de la destination de ses restes. Une fois n’est pas coutume, afin d’illustrer de manière concrète la présente rubrique, je vais vous entretenir de mes démarches en ce sens et démontrer qu’il n’est pas toujours aisé de faire admettre son choix, surtout dans la toute dernière étape de sa mort.

    Ainsi, de manière officielle tant auprès de mes proches, que des services communaux, de mon médecin traitant, d’un laboratoire d’anatomie universitaire, de la Fondation Métamorphose[1] (dont il sera question ci-après, justement, dans la difficulté de dernière étape)…, j’ai fourni les documents en bonne et due forme afin de signifier, dans l’ordre : mon refus d’acharnement thérapeutique, mon souhait d’euthanasie selon la loi belge dont je dépends (mais pas encore en vigueur en France), du don de mon corps à la science et, au terme de tout ceci, de l’humusation[2].

    Humusation ? Si tout un chacun connaît les termes inhumation, crémation, dispersion des cendres, columbarium…, celui d’humusation est inconnu de la quasi-totalité de la population. J’en ai fait l’expérience auprès de médecins et d’autorités, pas du tout au courant de la signification de ce terme.

    Alors, grâce à l’aimable autorisation des animateurs de la Fondation Métamorphose, plutôt que de longs discours, voici un questions-réponses pour éclairer notre lanterne… même celle des morts, si je puis me permettre cette petite diversion dans un sujet aussi sérieux. Bien que…

    En effet, une lanterne des morts est une tour maçonnée comportant des ouvertures vers son sommet où, au crépuscule, l’on hissait une lampe allumée supposée servir de guide aux défunts. Celle que j’ai vue à Sarlat, dans le Périgord, date du XIIe siècle et est classée comme monument historique. Et, dans la problématique de l’humusation, croyez-moi, on a bien besoin d’être guidé !

    La lanterne des morts de Sarlat (Photo Père Igor, CC-BY-SA)– Quel est le principe de base qui guide les partisans de l’humusation ?

    – Protéger la terre coûte que coûte. Aujourd’hui, même si on a été écologique toute sa vie, d’office on pollue la terre lorsqu’on la quitte. Car les deux pratiques funéraires autorisées chez nous, c’est-à-dire en Belgique et en France, l’inhumation et la crémation, sont deux procédés extrêmement polluants. Les pratiques d’ensevelissement actuelles abîment la terre. Et beaucoup de personnes l’ignorent. C’est pour cela que nous avons créé la Fondation Métamorphose. Afin de rendre légale une pratique pour une après mort 100% écologique: l’humusation, ou le retour à la Mère Nature. Nous proposons une nouvelle option pour prendre soin de nos défunts dans le plus grand respect des êtres vivants et de la terre. Parce que nous pensons aussi aux générations futures.

    • Parce que nous avons la volonté de rester écologiques après notre passage sur terre.
    • Parce que les cycles de la nature nous montrent comment renaître.
    • Parce que nos corps sont un potentiel de vie et de fertilité extraordinaires.
    • – Vous évoquez un enjeu crucial, quel est-il ?

      – L’enjeu climatique est crucial pour l’avenir de l’humanité tout entière, on le sait. Si nous n’agissons pas, la terre va devenir une planète morte. Suicidaire pour l’avenir des êtres humains mais aussi catastrophique pour la vie sur la Terre. Il est fondamental pour évoluer et survivre à la crise en tous sens qui agite notre planète, de changer notre façon d’agir et de voir le monde. Et la vie et sa fin en font partie.

      – Comment, selon la « Fondation Métamorphose » ?

      – Au-delà de la vision habituelle de l’écologie qui vise à réduire l’impact de notre empreinte négative sur l’environnement. Dans l’esprit C2C, ce qui signifie « du berceau au berceau », en augmentant notre empreinte positive sur l’environnement, pas seulement en termes d’écologie, mais du point de vue sociétal en entier. Au rythme actuel d’émissions de gaz à effet de serre, le dérèglement climatique est susceptible de provoquer le déclin de l’humanité, d’ici quelques décennies. La protection de l’environnement demeure la meilleure arme pour lutter contre les gaz à effet de serre, pour protéger la biodiversité, et améliorer la qualité des sols et des océans. Réduire son empreinte écologique, c’est ce que permet, entre-autres, cette nouvelle pratique funéraire, l’humusation, basée sur la permaculture. Pour un départ vers une nouvelle vie.

      – Votre analyse de la situation écologique de la planète est juste et, depuis une douzaine d’années, « Fréquence Terre » et ses radios partenaires, soit un potentiel de quelque 500 000 auditeurs, œuvrent pour informer et conscientiser au maximum les citoyens face à ce défi planétaire. Ceci étant précisé, venons-en à l’humusation et à votre projet de Jardin-Forêt.

      – La pratique de l’humusation comprend aussi un espace de mémoire et de recueillement, appelé le Jardin-Forêt, dans lequel les amis et la famille du défunt pourront le saluer, selon le rite qui leur conviendra. Le Jardin-Forêt c’est le lieu ou le défunt va reposer, un lieu de recueillement  fleuri et boisé. Le jour de la cérémonie, un hommage pourra avoir lieu et être rendu là, en présence de sa famille et de ses amis et connaissances.

      Un retour à la nature comme ultime volonté.

      – Vous évoquez la pratique de l’humusation, concrètement en quoi cela consiste-t-il ?

      – Le corps du défunt sera placé au milieu d’un compost d’environ 3 m³  dans lequel il sera transformé en humus sain et vivant. Selon les croyances et traditions du défunt et de sa famille, une croix ou une stèle en bois sera implantée pendant cette phase capitale de transformation. Bien entendu, ce seront des fleurs naturelles, que l’on trouvera lors des cérémonies, et au Jardin-Forêt,  pas des fleurs en plastique ou couvertes de pesticides ou d’insecticides. La permaculture permet tout cela très facilement, avec une profusion de fleurs été comme hiver. Il s’agit d’un processus contrôlé de transformation des corps par les micro-organismes dans un compost composé de broyats de bois d’élagage, qui transforme, en 12 mois, les dépouilles mortelles en Humus sain et fertile.  La transformation se fera hors sol, le corps étant déposé dans un compost et recouvert d’une couche de matières végétales broyées que les Humusateurs ajusteront pour en faire une sorte de « monument vivant« .  En une année, l’humusation du défunt, réalisée sur un terrain réservé et sécurisé qui aura pour nom “Jardin-Forêt de la Métamorphose”, produira +/- 1,5 m³ de « super-compost ».

      – S’il fallait résumer l’humusation, comment l’évoqueriez-vous ?

      – L’humusation, contrairement à l’enterrement ne nécessite:

      • Pas de cercueil.
      • Pas de frais de concession dans un cimetière pendant 5, 10, ou 25 ans.
      • Pas de frais de pierre tombale, ni de caveau.
      • Pas de frais d’embaumement, ni l’ajout de produits chimiques nocifs.
      • Pas de charge d’entretien régulier de la tombe pour les proches.
      • Et ne provoque pas de pollution des nappes phréatiques par la cadavérine, la putrescine, les résidus de médicaments, les pesticides, les perturbateurs endocriniens….
      • L’humusation, contrairement à l’incinération ne génère:

        • Pas de rejets toxiques dans l’atmosphère, ni dans les égouts.
        • Pas de consommation déraisonnée d’énergie fossile (+/- 200 l d’équivalent mazout/personne).
        • Pas de location de columbarium.
        • Pas de détérioration des couches fertiles du sol lors la dispersion des cendres.
        • Au contraire, l’humusation crée un humus riche, utilisable pour améliorer les terres. Un processus de remise à la terre doux, respectueux de la personne et durable.

          Un geste écologique extraordinaire après sa mort : participer à l’éclosion de la nature (Photo : Fondation Métamorphose)

          – Hélas, trois fois hélas, il y a un problème majeur !

          – L’obstacle à lever, c’est la loi. Sans  modification de la loi, seules l’inhumation et l’incinération sont autorisées.

          – Il faudrait, donc, une mobilisation citoyenne pour faire modifier cette loi et la « Fondation Métamorphose » s’y emploie. Ça, c’est pour la Belgique. Et en France ? La problématique est la même, selon Alexandre Vella, dans un article paru il y a quelques mois sous le titre « Comment mourir en France sans pourrir la planète »[3] : « Les deux seules pratiques autorisées en France à ce jour sont l’inhumation et la crémation. »

          Et de préciser que l’Association Française d’Information Funéraire (AFIF) a calculé qu’une crémation rejette environ 160 kg de gaz à effet de serre, 39 kg pour une inhumation, mais qu’au bout d’une cinquantaine d’années ce chiffre passe à 170 kg. Une autre catastrophe écologique, est le nombre important de problèmes de santé relevés aux abords des 150 crématoriums français.

          Donc, la décision en faveur d’une législation de l’humusation est entre les mains des politiques.

          Pour ma part, j’ai reçu des autorités communales de mon domicile la réponse suivante : « La problématique que vous soulevez relève d’une compétence régionale. » Et de spécifier qu’il avait été demandé au chef du département de la Population-État civil de tenter, j’ai bien dit tenter, de prendre des renseignements auprès de l’Association des Villes et Communes de la Région de Bruxelles-Capitale.

          Il va de soi que, si ma lanterne devait être éclairée en ce domaine, les auditeurs de « Fréquence Terre » et de nos radios partenaires seraient mis au courant. C’est le cas de le dire.

          Néanmoins, il faut qu’ils sachent qu’il y a dix-neuf maires pour Bruxelles et une soixantaine de ministres et de secrétaires d’État fédéraux, régionaux, communautaires en Belgique, ce qui laisse deviner des décisions s’apparentant à ce que l’on nomme souvent un « train de sénateur ». Quant à la France, toujours en rade au niveau de la législation sur l’euthanasie, par exemple, je pense que, vue depuis Bruxelles, le monde politique de l’Hexagone est surtout braqué sur les élections présidentielles de l’an prochain.

          Mais, grâce à l’inlassable travail d’organisations prônant l’humusation et à diverses pétitions, restons optimistes. Ne dit-on pas que « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » ?

           

          [1] Fondation Métamorphose : metamorphoseproject.wordpress.com et sur Facebook.

          [2] www.humusation.org

          [3] www.vice.com

          13 min
        • Quand la nuit porte conseil (61) : Quelle soif de Connaissance !

          « Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

          La soif de Connaissance ne semble pas diminuer dans notre société hyper-matérialiste et la source d’ouvrages traitant du sujet n’est pas tarie. Loin de là. Et, ce qui ne fait que renforcer ce sentiment, c’est le nombre croissant de titres dévolus à la gent féminine, trop souvent, par le passé, laissée de côté.

          À l’image de l’égyptologue Champollion, certains avaient cependant compris la force et la nécessité de cette connaissance « au féminin » : « On peut apprécier le degré de civilisation des peuples d’après l’état plus ou moins supportable des femmes dans l’organisation sociale. »

          Dans le même ordre d’idée, Mozart avait l’intention de fonder un nouvel ordre initiatique constitué de femmes et d’hommes. Hélas, il décéda avant de le créer.

          La Connaissance initiatique gagne, donc, à être partagée et transmise autant chez les hommes que chez les femmes, tous gardant leurs éventuelles spécificités, bien entendu, voire être associées, ce qui serait mieux, selon mains auteurs que MdV Éditeur publie et qui, ces derniers temps, vient de sortir quatre ouvrages assez explicites sur la question. (*)

           

          (*) « Le cheminement de l’apprenti franc-maçon – Interprétation psychologique et symbolique» d’Olivier Pouclet.

          « Le tableau de loge féminin » de Mathilde Fontaine.

          « Les lieux initiatiques de la maîtrise » de Percy John Harvey.

          «  L’initiation des femmes » de Lucie Leforestier.

          Musique de Michaël Mathy

          https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

           

          Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

          http://www.editionsjourdan.com/index.php

           

           

           

          3 min
        • Quand la nuit porte conseil (60) : Sagesse ou ironie

          « Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

           

          Lors de mes nombreuses lectures, il m’arrive de relever l’une ou l’autre phrase et, pour la présente chronique, j’en ai sélectionné quatre à des sources diverses. Chacun y verra, ou non, une certaine sagesse ou ironie.

           

          « Comment voulez-vous gouverner un pays qui a 24 variétés de fromage ? » s’interrogea Charles de Gaulle.

           

          « Quand tu dis : « Dieu a créé l’homme à son image » et quand tu dis « L’homme a créé Dieu à son image », tu crois dire le contraire or, pourtant, le résultat est le même : Dieu et l’homme se ressemblent dans les deux déclarations ! C’est une antinomie, ou conjugaison des opposés », expliqua un linguiste.

           

          Un livre d’Alexandre Jardin, dont il est aussi question dans notre chronique « Littérature sans Frontières »

          « Un jeune sans mots se servira inéluctablement de ses poings. En lui inoculant le virus de la lecture on le vaccine contre l’échec scolaire, donc contre l’exclusion sociale et le cruel bannissement du marché du travail », selon Alexandre Jardin.

           

          « J’aime l’histoire par-dessus, mais si elle ne sert pas à mieux penser le présent, elle n’est qu’érudition vide… » d’après Luc Ferry.

          Musique de Michaël Mathy

          https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

           

          Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

          http://www.editionsjourdan.com/index.php

           

           

           

          2 min
        • Quand la nuit porte conseil (58) : Superbes actions citoyennes !

          « Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

          Non ! Ce n’est pas une mode, c’est un choix de société, un choix de vie, voire de survie, en somme. Ainsi, de plus en plus de citoyens décident de ne plus plier l’échine devant des lobbys qui leur imposent des aliments et des moyens pour les produire ou cultiver absolument incompatibles avec un environnement naturel, sain, en d’autres termes écologiques !

          Non, ici, il n’est pas question de récupération politique ou autre dans cette démarche citoyenne, il s’agit de respecter la Nature et, disons-le, de sauver ce qui peut encore l’être, dont sa santé ! Ce dessein est important et vaste, mais, de petites initiatives prennent de l’ampleur et se répandent dans de nombreuses régions de nos contrées occidentales.

          En France et en Belgique, ces mouvements citoyens sont cousins dans leurs concepts, et j’ai choisi de vous en présenter deux.

          Dans la capitale de l’Europe, à l’ombre du beffroi de la mairie de Woluwe-Saint-Pierre, à l’arrière d’un îlot de maisons et de commerces, un bout de terrain coincé entre garages et petits jardins (photos ci-contre), accueille une initiative citoyenne, quelque peu soutenue par les autorités communales de l’Environnement.

          À des horaires décidés en commun, plusieurs habitants bêchent, binent, sèment, compostent, sarclent… en vue de produire ce qui deviendra d’ici quelques semaines un « potager urbain et citoyen », tout biologique comme il se doit. C’est un exemple parmi des dizaines et des dizaines et cela crée ou renforce aussi un lien social bienvenu par les temps difficiles que les populations vivent.

           

          À quelques dizaines de kilomètres de là, dans une cité du Brabant Wallon, là où résident aussi pas mal de Français, c’est un projet pédagogique qui attire l’attention. Sous le titre générique « L’école se met au vert », les idées ont germé, c’est le cas de le dire, à l’école Sainte-Agnès de Rixensart : compost pour un futur potager réalisé par les sections maternelles, grand nettoyage de printemps et tri des déchets par les premières années primaires, activités autour de l’eau pour ceux de 2ème année, construction d’un hôtel à insectes en 3ème.

          Le mot d’ordre à l’école Sainte-Agnès de Rixensart : « Pensons à notre planète »

          Ensuite, leurs aînés de 4ème après avoir collecté des objets destinés à la poubelle, leur donnent une deuxième vie sous forme de jouets pour l’extérieur. La 5ème primaire s’érige en salle de rédaction pour élaborer un support médiatique relatant pareille initiative écologique de l’école, les deux classes de 6ème primaire, elles, se transforment en bureaux d’études économiques pour faire baisser la consommation d’énergie, donc la facture, et proposer des changements aux habitudes, parfois séculaires !

          Les parents, quant à eux, ils collectent piles, bouchons en plastique, bouchons en liège… pour le recyclage.

          On me dit que le pouvoir organisateur de cette école est ravi de pareil projet : le contraire aurait été étonnant !

           

          Musique de Michaël Mathy

          https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

           

          Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

          http://www.editionsjourdan.com/index.php

           

           

           

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        • Quand la nuit porte conseil (57) : Agir tous pour la dignité

          « Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

          La présente rubrique n’aborde pas la notion de philanthropie, qui est le soutien financier à des projets sociaux et sociétaux (quelque 1 500 milliards d’euros en Europe et aux États-Unis en 2013), mais celle du bénévolat.

          En France, on estime qu’il y a entre 12 et 14 millions de bénévoles (un Français sur quatre, donc) pour plus d’un million d’associations comptant près de 22 millions d’adhérents permanents ou occasionnels.

          En Belgique, ils seraient entre 1 et 1,4 million, le volume moyen de prestations étant situé entre 4 et 5 heures par semaine.

          Les motivations sont principalement l’entraide et l’égalité pour tous, qui peut se résumer par « offrir une plus-value importante pour la société », une offre porteuse de sens à destination d’autrui.

          Dans une émission économique, RTL, la 1ère radio de France, annonça que des centaines de milliers d’associations palliaient les carences de l’État. Cela semble excessif, car, selon moi, beaucoup d’associations viennent, justement, en soutien à des initiatives officielles.

          Mais, peu importe, dans le fond, ce qui est primordial c’est de développer une solidarité au-delà de toutes considérations politiques, philosophiques, religieuses, voire raciales. C’est de permettre, aussi, un dialogue à l’égard de ceux, de plus en plus nombreux, hélas, qui vivent dans la précarité, les affres d’un handicap ou autres circonstances malheureuses ou dramatiques.

          Les exemples de ces associations citoyennes de bénévoles ne manquent pas et, récemment, il m’a été donné de découvrir les remarquables actions de l’une d’entre elles : « Un Toit Un Cœur », un centre d’accueil de jour pour personnes à la rue ou en situation de précarité, situé dans la ville universitaire de Louvain-la-Neuve, là où se côtoient des dizaines de milliers d’étudiants et d’enseignants du monde entier.

          « Un Toit Un Cœur » est un espace-refuge, un lieu d’écoute et de solidarité, une sorte de « passerelle » entre le monde marginalisé et les citoyens de cette ville étudiante en plein essor. »

          Particularité qu’il me plaît de souligner, ce sont des jeunes – bien vite associés à des habitants – qui lancèrent cette initiative, il y a huit ans. Leurs buts sont nobles : accueil inconditionnel, rencontres par les activités et les organisations et prévention en matière de santé.

          Lors d’une marche ou allure libre organisée par « Un Toit Un Cœur » pour récolter des fonds, j’ai relevé ce « slogan » qui, je n’en doute pas, anime tous les bénévoles de toutes les associations : « Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré » (J. Wresinski, fondateur de ATD Quart Monde-Agir tous pour la dignité).

          Musique de Michaël Mathy

          https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

          Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

          http://www.editionsjourdan.com/index.php

          Info : www.UTUC.be

           

           

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        • Émission spéciale « Quand la nuit porte conseil » : Le mystérieux Bois Bleu

          « Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

          À l’entrée de Bruxelles, plus particulièrement à Halle, en venant par l’autoroute de Paris, non loin de Waterloo se situe une merveille de la nature : le Bois de Halle, un lieu issu de l’antique forêt charbonnière qui recouvrait tout le nord de la France et l’ouest de la Belgique.

          Au fil des siècles, le Bois de Halle est devenu un espace de 550 hectares et de 7 km de sentiers balisés, le tout tapissé de millions de jacinthes sauvages qui refleurissent chaque année, entre avril et mai, et cela depuis près d’un siècle.

          Ce phénomène naturel exceptionnel attire des amoureux de la nature et des curieux des quatre coins de la planète.

          « Fréquence Terre » au cœur d’une merveille naturelle unique en Europe.

          « Fréquence Terre » est, justement, au cœur de ce bois et vous en trouverez des photos ci-contre.

          En d’autres termes, une atmosphère énigmatique et sereine plane dans cet océan bleu, parfois parsemé de jonquilles et d’anémones. De cet océan se dégage également un parfum puissant, symbole de bienveillance et d’amitié.

          Quoi qu’il en soit, ce coin de terroir protégé démontre que la symbiose entre la Nature et l’Homme peut être une réalité concrète. Et, par les temps difficiles que nous vivons, c’est réconfortant !

          Une excellente occasion de demander à un promeneur ce qu’il ressent face à cette merveille :

          – C’est juste magique ! Je ne viens pas tous les ans, mais quand même assez souvent. J’essaie aussi de donner l’information à des amis en leur disant « Il faut aller voir ça, ce n’est pas loin de Bruxelles. C’est une merveille. »

          Ça ne dure pas très longtemps et comme il n’y a pas toujours du soleil, il faut profiter des bons moments. (…) On entend les oiseaux, je ne dis pas qu’on entend les fleurs, mais pas loin quand même…

          « Un lieu magique », pour ce promeneur au micro de Pierre Guelff.

          Je ne sais pas si c’est un endroit unique en Europe, mais je n’en connais pas d’autre. C’est quelque chose qu’on entend de temps en temps ou qu’on dit, raison de plus pour que les Bruxellois ou d’autres qui habitent à 10, 15, 20, 50 kilomètres viennent ici… parce qu’il paraît qu’il y a des Chinois ou des Japonais qui y viennent… alors, ça vaudrait la peine de venir…, selon Dominique Vercruysse.

          Ce bois se situe à quelques kilomètres du centre de la cité de Halle (Hal), qui compte en ses murs un chef-d’œuvre de l’art gothique : la Basilique Saint-Martin datant du XIVe siècle.

          La Basilique de Halle.

          Cet édifice est considéré comme un « lieu fort », car également placé sur un axe de géographie sacrée. On y découvre et admire une symbolique exceptionnelle, dont, pour le profane, un énigmatique écoinçon, ce qui est une petite statue de coin, représentant un évêque aux longues oreilles d’âne.

          L’évêque aux oreilles d’âne.

          Pour les auditeurs, je lève le voile jeté sur cette étrangeté… Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cet évêque n’était pas stupide mais quelqu’un empli de sagesse. Effectivement, en symbolique animalière, l’âne représente la Connaissance, ce que les Bâtisseurs du Moyen Âge ont donc représenté en parfait accord avec les autorités ecclésiastiques.

          La Vierge Noire allaitant l’Enfant.

          À la Basilique de Halle, il y a aussi une statue remarquable, celle d’une « Vierge Noire allaitant l’Enfant » avec son haut degré de représentation de la Terre-Mère.

          Elle reçoit la visite de nombreux pèlerins et, naguère, fut priée par des ducs de Bourgogne, le dauphin de France, Louis XI, les empereurs Maximilien Ier et Charles Quint, le roi d’Angleterre Henry VIII…

          Différence notoire avec le « Mystérieux Bois Bleu », si la magie de celui-ci ne dure qu’un mois par an, la Basilique moyenâgeuse, elle, est accessible douze mois sur douze !

          Musique de Michaël Mathy :

          https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

          Sources : Documentation sur les sites internet consacrés au Bois de Halle ou Hallebos, « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan,

          http://www.editionsjourdan.com/index.php

          Photos : M-P, N. et P.Gf.

           

           

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        • Quand la nuit porte conseil (56) : À chaque jour, sa sagesse populaire et sa croyance ancestrale

          « Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

           

          Outre des éphémérides, conseils pratiques, indications astrologiques et météorologiques, l’ « Almanach des Terres de France », une coproduction des Presses de la Cité et de France Bleu, propose chaque jour une citation. En voici une par jour de la semaine, reflet de la sagesse populaire et de croyances ancestrales.

          . Pour le lundi : chose bien commencée est à demi achevée.

          . Quand Mardi gras est de vert vêtu, Pâques met des habits blancs.

          . Cette citation valable pour le mercredi, l’est tout autant pour tous les jours de la semaine : l’air du matin vaut de l’or.

          . Jeudi : veiller à la lune et dormir au soleil ne vaut pas richesse.

          . Et, pour le vendredi, jour du poisson, disait-on : les eaux calmes sont les plus profondes.

          Enfin, pour le week-end, pourquoi pas celle-ci : « Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres. »

          Musique de Michaël Mathy

          https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

          Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

          http://www.editionsjourdan.com/index.php

           

          2 min

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