Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • Altair 8800 : le micro-ordinateur qui a lancé Microsoft et révolutionné l’informatique
    Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour les passionnés d'informatique et de technologie. Un kit va se prendre à plusieurs milliers d'exemplaires auprès des particuliers. Il s'appelle Altair 8800, c'est le tout premier ordinateur fondé sur ce que l'on appelle des micro-processeurs. Cela dit, à l'époque, chez nous, on ne sait pas encore très bien à quoi ça sert....

    En janvier 1975, le nouvel appareil fait son apparition dans le magazine Popular Electronics : l'Altair 8800 est conçu par Ed Roberts, fondateur de la société MITS. Son invention est présentée comme le premier micro-ordinateur accessible au grand public. Il est vendu pour 390 $ américains. Chez nous, il vaut alors un peu plus de 15 000 francs belges.

    Que peut-on s'offrir avec 15 000 francs belges ? En 1975, c'est l'équivalent du salaire mensuel moyen. On peut s'offrir un téléviseur couleur, un scooter et des vacances, en Espagne ou en Grève. 15 mille francs, c'est aussi le prix d'une petite voiture d'occasion. Voilà qui situe un peu l'Altair 8800 dans notre réalité du moment.

    Un personnage va s'intéresser à notre Altair 8800. Et pas n'importe qui...

    Bon, en 1975, Bill Gates n'est encore Chairman de rien du tout. Il a 20 ans et c'est juste un pionnier de la micro-informatique. Avec son ami d'école Paul Allen, ils découvrent l'Altair 8800 dans le magazine. Ils envoient une lettre à la société MITS avec un projet complètement dingue. Ils veulent développer le langage informatique BASIC pour cette machine. Projet accepté, ils se mettent au travail. 30 jours plus tard, ils vont faire une démonstration du Altair BASIC. L'essai fonctionne du premier coup.

    Sur place, Paul Allen et Bill Gates flairent la bonne affaire. Ils fondent immédiatement leur société Microsoft. Ils s'installent dans un motel du Nouveau-Mexique avec un modèle économique tout trouvé : il faudra débourser 35 USD par copie de leur langage, soit un peu plus de 1300 francs belges. Et c'est jackpot !

    Le 1er janvier 1975 est certainement le happy day de l'Altair 8800, considéré comme le premier micro-ordinateur grand public. Mais c'est aussi, finalement, le début d'une grande aventure, celle de l'informatique personnelle, et la fondation de Microsoft. D'ailleurs, cette année-là, Esther Philips a raison. Un jour peut faire toute la différence, What a difference a day makes...
    4 min
  • Machiavel : les débuts d’un groupe belge mythique avec "Cheerlessness"
    Nous sommes le 1er mars 1976. Happy Day pour un groupe de rock progressif belge, encore méconnu du grand public. Il s'apprête à faire son entrée en douceur dans le paysage musical, avec un single, "Cheerlessness".

    Ce groupe, c'est Machiavel. Il s'est formé 2 ans plus tôt, en 1974. Autour de 4 comparses, dont deux anciens membres du groupe Moby Dick.

    Il y a :

    Albert Letecheur aux claviers, Roland De Greef à la basse, Marc Ysaye à la batterie, Jack Roskam à la guitare.

    Leur musique est encore indéfinie, en tout cas aux yeux du public. Il mélange rock progressif, recherche de mélodies et, aussi, quelques influences symphoniques. Pourquoi avoir choisi ce nom, Machiavel ? C'est un concours de circonstances, selon Marc Ysaye. Il l'explique à Fanny Ruwet.

    Tout au long de sa carrière, le groupe va connaître des défections, des remises en question. Très vite, Jack Roskam est remplacé par Jean-Paul Devaux, juste avant l'arrivée de Mario Guccio. Il deviendra le chanteur du groupe.

    Jacques Ysaÿe (« Jack Say » pour les intimes), possède un studio d'enregistrement 24 pistes. C'est lui qui enregistre et qui mixe les premiers titres du groupe. Il présente la démo chez E.M.I., qui accepte de produire leur premier 33 tours.

    Deux ans après sa formation, Machiavel sort son premier album, éponyme. On y trouve 6 titres, dont ce splendide "Cry no more".

    Parmi les titres présents sur ce premier album, on trouve aussi "Cheerlessness". Ce titre aborde le thème de la solitude et du mal-être. La chanson est portée, admirablement, par la voix de Mario Guccio.

    En quelques années, Machiavel va enchaîner les albums et connaître un succès grandissant, avec des albums studio comme Jester en 1977 ou encore New Lines en 1980. Un album sur lequel figure "Fly", qui deviendra leur plus grand succès, avant une période plus sombre, qui passera notamment par la case banqueroute.

    En attendant, 4 ans plus tôt, le groupe belge savoure sa première victoire. Le 1er mars 1976 restera comme le Happy Day d'un groupe belge dont la résilience n'a pas fini de faire parler. Avec l'album Machiavel et "Cheerlessness", les portes de la gloire s'ouvrent.... pour le meilleur et pour le pire.
    4 min
  • "Le Clan des Siciliens" : quand Verneuil réunit Gabin, Delon et Ventura
    Nous sommes le 5 décembre 1969. Happy Day pour Henri Verneuil. Il est parvenu à réunir sur une même affiche trois monstres sacrés du cinéma français : Lino Ventura, Alain Delon et Jean Gabin.

    "Le Clan des Siciliens", c'est l'adaptation d'un roman d'Auguste Le Breton sorti 2 ans plus tôt, en 1967. Le scénario est signé Henri Verneuil, José Giovanni et Pierre Pelegri. C'est l'histoire d'une alliance entre un petit truand et une famille mafieuse sicilienne. Vittorio Manalese, interprété par Jean Gabin, est le patriarche d'un clan sicilien établi à Paris. Il organise l'évasion de Roger Sartet, joué par Alain Delon. Objectif : réaliser un audacieux hold-up de bijoux exposés à Rome.

    Mais le commissaire Le Goff, incarné par Lino Ventura, est sur leurs traces, déterminé à les arrêter.Dans le bureau du juge, Alain Delon reconnaît l'arme du crime.

     Le film est en grande partie tourné à Rome. C'est une véritable plongée dans les codes du film noir, mêlant suspense, trahison et codes d'honneur. La réalisation d'Henri Verneuil comprend quelques scènes cultes, dont le détournement d'un avion chargé d'une collection de bijoux, suivi de son atterrissage sur une autoroute. Henri Verneuil racontera avoir tourné la scène à partir d'un avion léger qui s'est vraiment posé sur un bout d'autoroute en construction.

    L'un des éléments les plus marquants du film, c'est sa musique. La collaboration entre Verneuil et Ennio Morricone donne au film une identité sonore unique. La musique devient presque un personnage à part entière.

    "Le Clan des Siciliens" est un succès commercial et critique. Autant dire que, pour Verneuil, le 5 décembre 1969 reste un Happy Day. Son film attire près de 5 millions de spectateurs, se classant parmi les plus grands succès de l'année 1969. Un film qui continue d'inspirer et de fasciner. Et dont quelques notes de piano suffisent à raviver les plus belles répliques....
    3 min
  • Robert Cogoi et Will Tura : la rencontre musicale qui a marqué 1963 en Belgique
    Nous sommes le 1ᵉʳ mars 1963. Une solitude venue du Nord et des Corons va offrir à un chanteur hennuyer un immense succès.

    Il s'appelle Mirko, il est d'origine slovène et il est né en 1939 à Châtelet. Il a beau être passionné par la musique, il doit se trouver un vrai métier. Alors, il suit des études d’électromécanicien à l'Université du Travail de Charleroi.

    Ce qui ne l'empêchera pas le 22 avril 1962, de participer à un concours de chant au casino d'Ostende.

    Un concours où il va remporter le prix international des variétés, avec CETTE chanson.

    Pour pouvoir participer, il a dû trouver un nom de scène. Ce sera Robert Cogoi.

    Robert, c'est le surnom affectueux que lui donne sa maman.

    Le prix en poche, il est aussitôt engagé par la maison de disques Philips et par Radio Luxembourg.

    Cette année-là, il entend une chanson qui va le bouleverser. Elle dit "Ik ben zo eenzam, eenzam zonder jou".

    Cette voix, c'est celle de Will Tura, qu'on surnommera bientôt le Elvis belge. "Eenzaam zonder jou" est un énorme succès en Flandre et aux Pays-Bas. Le single se vend à 60 000 exemplaires en 1962.

    Cette chanson, qui raconte la solitude d'un homme sans une femme, deviendra le plus grand succès de Will Tura.

    Elle sera même reprise, quelques bouquets d'années plus tard, par Arno.

    Mais revenons en 1963. Robert Cogoi adore cette chanson et veut lui donner un destin en français. Il n'ira pas bien loin chercher les paroles.

    Traduit du néerlandais, "Eenzam zonder jour" devient "Je m'sens très seul".

    Voilà, le public francophone ne connaît pas Will Tura, il entend la mélodie pour la première fois et ces paroles qui sonnent juste.

    "Et même quand mes amis m’invitent

    Le temps ne passe pas bien vite

    Quand tu es loin, plus rien ne va"

    Et c'est le jackpot d’Ostende à Paris en passant par Châtelet et par Spa. Cette notoriété permet à Robert Cogoi de représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson en 1964, avec ce qui deviendra son 2ᵉ plus grand tube, "Près de ma rivière".

    Mais le 1er mars 1963 restera comme le Happy Day de Robert Cogoi qui, un an après avoir enflammé la Casino d'Ostende, prouve à Will Tura que, décidément, la solitude, ça n'existe pas…
    4 min
  • L’Alcazar : le cabaret mythique qui a enflammé les nuits parisiennes dès 1968
    Nous voilà en 1968, en plein cœur de Paris, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Happy Day pour les oiseaux de nuit. Un cabaret ouvre ses portes au public : l’Alcazar. Une scène où se mêleront glamour, excentricité et un soupçon de scandale.

    Sortez les plumes, ce soir, je vous emmène au cabaret.

    L’Alcazar s'installe dans un bâtiment chargé d'histoire. Au 17ᵉ siècle, il abrite un jeu de paume, l'ancêtre du tennis. Jean-Marie Rivière, futur animateur du Paradis Latin, veut sortir le grand jeu. Et redonner vie à cet endroit en y installant un cabaret.

    Inspiré par le faste des revues parisiennes, les fondateurs veulent concentrer tout ce qui fait que Paris est Paris : spectacles de transformistes, revues à plumes, paillettes et parfum de scandale.

    Dès son ouverture, début 1968, l’Alcazar va faire naître des artistes comme Dani….

    Mais, la future égérie du lieu, c'est Marie-France, une femme trans qui fait tourner toutes les têtes. Son numéro de Marylin va faire courir le tout Paris. Les Belges, les provinciaux, tout le monde veut goûter à la fête.

    Même Marie-France le dit : c’était mieux avant…

    Mais l’Alcazar, ce n’est pas seulement du cabaret. L'année après sa création, en 1969, il communique avec une discothèque, le Rock’n Roll Circus.

    Ce lieu va devenir le rendez-vous de la jeunesse branchée. Mais il est AUSSI tristement célèbre, car Jim Morrison y aurait passé ses dernières heures, dans la nuit du 2 au 3 juillet 1971.

    Ah l'Alcazar. On en trouve des traces partout dans les mémoires. Mais aussi dans les chansons... D'ailleurs, tous les soirs...

    Et oui, même dans les "Les Remparts de Varsovie" !

    L’Alcazar va traverser les époques. Duke Ellington y fête ses 70 ans en janvier 1970.... devant Maurice Chevalier.

    En 1973, il accueille même le tournage d’un téléfilm de Fassbinder.

    Jusqu’aux années 80, il manie sans tact l'art de la provocation. On y verra par exemple y danser nue... Florence Thomassin.

    Glamour. Champagne. Paillettes. Nuits blanches.1968 se souvient encore, un an avant l'année érotique, de ce Happy Day où un lieu a ravivé les flammes de l'enfer parisien. Tandis que nous, souvenez-vous, tous les soirs, nous étions chanteuses légères, à l'Alcazar...
    4 min
  • Télécran : l’histoire magique d’un jouet révolutionnaire de 1960
    Nous sommes en 1960. Happy Day pour les familles. Un jouet révolutionnaire fait son apparition en Belgique. Le monde change. Les petits garçons et les petites filles ont des goûts différents. Le Père Noël et Saint-Nicolas vont devoir changer de catalogue…

    Bonne nouvelle, voici le Télécran, mieux connu sous le nom d'écran magique. Cet objet va marquer des générations et devenir un incontournable des chambres d'enfants pendant très, très longtemps.

    On doit cet appareil révolutionnaire à un inventeur français, André Cassagnes.

    Électricien de profession et passionné par les jouets, il découvre par hasard un procédé étonnant.

    En manipulant une feuille de plastique recouverte de poudre d'aluminium, il est possible de tracer des dessins en déplaçant une pointe. Cette pointe retire la poudre, laissant apparaître des lignes sur la surface transparente. C'est nouveau, c'est original et c'est surtout MAGIQUE !

    André Cassagnes perfectionne son invention et la présente sous le nom de "L'Écran Magique" au Salon du jouet de Nuremberg en 1959. Son invention attire l'attention de la société française Joustra, qui décide de le commercialiser dans plusieurs pays européens, sous le nom de Télécran en 1960.

    Dans sa toute première version, le Télécran se présente comme une tablette rectangulaire avec deux boutons rotatifs en façade.

    Tournez le bouton, le bouton tout rond, vous connaissez la chanson.

    Le succès est presque trop facile. Les enfants sont fascinés. Les parents apprécient l'aspect éducatif, stimulant la créativité et la motricité.

    Le télécran s'exporte ! Aux États-Unis, il est commercialisé sous le nom de "Etch A Sketch" et devient l'un des jouets les plus vendus au monde.

    Lancé en plein apogée du baby-boom, l'écran magique fait désormais partie du National Toy Hall of Fame aux États-Unis. L'équivalent pour les jouets des plus grandes récompenses du cinéma et de la musique.

    Le télécran traverse le temps, les années 60, les années 70, se modernise et ne peut pas échapper à la copie. N'empêche, le 1ᵉʳ janvier 1960 restera comme le Happy Day d'André Cassagnes, un inventeur qui aura vendu du temps de cerveau disponible... pour une noble cause et pour lancer une nouvelle vague.
    4 min
  • Bee Gees : l’histoire de "To Love Somebody", leur hymne intemporel à l’amour
    Nous sommes le 3 juin 1967. Happy Day pour un groupe qui sort son 3ᵉ album. C’est le premier destiné au marché international. Sur cet album figure “Holiday”. Ce n'est pas le titre qui va nous intéresser, mais il invite au grand voyage…

    À sa fondation, à la fin des années 50, le groupe est une histoire de famille. En 1955, la tribu s'installe près de Manchester : c'est là que les frères Gibb chantent pour la toute première fois.

    Trois ans plus tard, la famille boucle ses valises. Direction Brisbane, à l'autre bout du monde. Ils s'installent dans l'un des quartiers les plus pauvres de la ville.

    Pour les frères, il y a 2 possibilités. Soit ils deviennent des voyous. Soit... ils font de la musique.

    Les 3 garçons se font repérer par Bill Good (B.G) un organisateur de spectacle. Qui les présente à un autre BG, l'animateur d'une radio locale qui s'appelle Bill Gates (un homonyme !).

    Cette histoire de BG trotte dans la tête des garçons, qui vont devenir… les BG, à savoir les Bee Gees.

    Barry, Robin et Maurice Gibb débutent ainsi leur carrière en Australie. Et ils vont connaître un bon petit succès national avec des titres comme “I can’t see nobody”.

    Après dix ans, les frères ressentent l'appel de leur terre natale. Ils décident alors, en 1967, de revenir en Angleterre pour tenter leur chance sur la scène internationale. C’est un moment idéal, comme ils l'expliquent lors d'une interview avec Clive Anderson à la télévision britannique.

    C'est lors de l'enregistrement de leur premier album international, "Bee Gees' 1st", que naît "To Love Somebody".

    Voilà la chanson qui nous intéresse aujourd'hui.

    Elle est écrite pour Otis Redding, l'une de leurs idoles. Sauf que… Otis Redding décède tragiquement avant de pouvoir l'enregistrer. Les Bee Gees décident alors d'interpréter eux-mêmes la chanson…

    Ladies and Gentleman, les Bee Gees passent à la télé !

    "To Love Somebody" exprime la profondeur des sentiments amoureux et la difficulté de les communiquer. Le single sort en juin 1967 et connaît un succès immédiat.

    Ce titre va offrir à la fratrie le succès international qu'il attend depuis plus de dix ans.

    "To Love Somebody" connaîtra tellement de vies qu'on n'est jamais certain d'être à la dernière. Au fil des années, elle est reprise par un nombre incalculable de musiciens, dont Nina Simone, Roberta Flack, Jimmy Somerville, Michael Bolton, Billy Corgan, Rod Stewart, Michael Bublé, Bonnie Tyler, Lesley Gore, Hank Williams Junior et une certaine... Janis Joplin.

    "To Love Somebody" devient un standard, passant de la soul au rock, du country au jazz et bientôt même à la pop. Mais autant revenir à l’originale. En ce happy day du 3 juin 1967. Le jour où les Bee Gees ont offert au monde leur premier grand album monde… et un nouvel hymne à l'amour.
    5 min
  • L’Île aux enfants : Casimir, le héros intemporel des petits et grands
    Nous sommes le 16 septembre 1974. Happy Day pour les petits et les grands. Aujourd'hui, démarre une émission qui va marquer des générations entières..

    Le directeur général de la troisième chaîne confie à Christophe Izard l'adaptation pour la France d'une émission éducative américaine, Sesame Street.

    En France, l'émission s'appelle Bonjour Sésame. Elle doit durer 20 minutes et reprend le concept des scènes avec marionnettes en mousse et des personnages réels. Problème : le tout fait 16 minutes, documentaire compris. Il faut combler les 4 minutes restantes.

    Entouré d'une TOUTE PETITE équipe, Christophe Izard crée alors la séquence de L'Île aux enfants, avec un personnage principal, Casimir.

    C'est un tel succès qu'en janvier 1975, l'Île aux enfants devient l'émission principale. Quant à Sesame Street, ce sera juste une simple séquence…

    Pour sa première saison, L'Île aux enfants est tournée dans les studios de l'ORTF à Marseille. Pour marquer les esprits, il faut un générique fort. Et la trouvaille va dépasser toutes les espérances.

    Au cœur de cet univers, le gentil Casimir va rapidement devenir la star de l'émission. Ce dinosaure coloré a tout pour plaire aux petits et pour rassurer les parents. Une voix chaleureuse. Des yeux curieux. Il regarde les enfants. Et il leur parle. Au début, il est même très intimidé.

    Casimir incarne l'amitié, la tolérance et la joie de vivre. Il est entouré d'une galerie de personnages attachants comme Hippolyte.

    L’audience est si importante que la 3ᵉ chaîne perd rapidement ce rendez-vous pour la première.

    TF1 diffusera l’émission durant 7 saisons consécutives.

    Les Américains ne doivent pas être ravis, Sesame Street s'est fait manger tout cru par Casimir, comme autant de gloubi-boulga. D'ailleurs, connaissez-vous la recette du gloubi-boulga, son dessert préféré...

    Et bien bon appétit ! // À partir de la rentrée 1976, L'Île aux enfants ne reprend plus les séquences de Sesame Street. L'émission est composée à 100 % de productions MAISON.

    Le succès est foudroyant, jusqu'au 30 juin 1982.

    Ce jour-là, Casimir tire sa révérence et c’est le début du "Village dans les nuages". MAIS... Le 16 septembre 1974 restera comme le Happy Day où "L'île aux enfants" a ouvert les portes de son univers enchanté, une émission qui, encore aujourd'hui, évoque nostalgie et tendresse et dont le générique n'a pris à peu près aucune ride...
    4 min
  • L’hiver 1963 en Belgique : quand le pays grelottait sous un froid historique
    On raconte que l'été 1976 a été le plus chaud de l'histoire de notre pays. Treize ans plus tôt, un autre record est battu. Happy Day pour les vendeurs de marrons chauds. La Belgique va greloter un bon bout de temps...

    Dès la mi-novembre 1962, les feuilles mortes ne sont plus qu'un vieux souvenir. Le gel se généralise, de Bastogne à Tubize, d'Eupen à Ostende (oui oui, on va y revenir). Le gel va persister, presque sans interruption, jusqu'au début du mois de mars 1963.

    On n'a jamais vu ça. Les températures passent au-dessous de -20°. Conséquence : la mer du Nord gèle pendant plusieurs jours. Ce n'est pas une blague. On assiste même à la formation d’une petite banquise qui va de La Panne à Knokke.

    Oui, durant l'hiver 1963, quelques courageux décident de prendre la voiture ou le train pour aller voir de leurs yeux cette banquise belge inédite dans notre histoire…

    Dans le sud de la Belgique, le tableau est encore plus effrayant. Les congères peuvent atteindre 3 mètres de haut. Les canaux et les rivières sont gelés. La Meuse devient une patinoire à ciel ouvert. Et, ce n'est pas drôle DU TOUT.

    Dans la capitale, les rues sont devenues totalement impraticables. Les pompiers de Bruxelles doivent régulièrement intervenir. Là encore, on a l'impression d'être dans le grand Nord, des stalactites se forment sur les balcons. À tout moment, ils peuvent tomber sur des passants.

    Mais le record, c'est à la Cascade de Coo.

    Il gèle même dans les grottes cette année-là. Dans les rues des villes, gaufres, marrons chauds. C'est un happy day pour les vendeurs ambulants. Enfin, happy, c'est beaucoup dire.

    L'hiver 1963 reste à la fois le plus long et le plus froid du 20ᵉ siècle en Belgique. Il faudra attendre la fin du mois de mars pour trouver le premier bonheur du jour et retrouver, tout bientôt, les vendanges de l'amour…
    4 min
  • Françoise Hardy et "La maison où j'ai grandi" : l'histoire d'un succès intemporel
    Nous sommes le 15 novembre 1966. Happy Day pour Françoise Hardy. Elle lance l’un des albums les plus importants de sa carrière. MAIS… Ce 6e album n'aurait jamais pu voir le jour sans une petite échappée en Italie. On rembobine le film des événements…

    Le 27 janvier 1966, Françoise Hardy participe au 16ᵉ Festival de la chanson italienne de Sanremo. Elle va y interpréter "Parlami di te", sur une musique d'Edoardo Vianello.

    Lui-même y défend une autre chanson, "Ci sono cose più grandi".

    Premier lien, première idée. Françoise retient ce titre en version italienne, mais aussi pour en faire une version française, qui deviendra "Il est des choses".

    S'ouvre alors, pour Françoise Hardy, une véritable période italienne. Elle chante en italien. Elle passe à la télévision. Et elle donne plusieurs galas.

    Puis arrive le festival de San Remo.

    "Parlami di te" ne l'emballe pas trop. Mais peu importe, puisqu’elle va y rencontrer Adriano Celentano.

    Il devait y défendre une création autobiographique, "Il ragazzo della via Gluck" La chanson raconte l'histoire d'un jeune homme qui retourne dans le quartier de son enfance, confronté à l'urbanisation.

    Problème : ce titre magnifique, le jury l'a écarté...

    Aujourd'hui encore, on se demande pourquoi...

    Souvenez-vous, cela commence par une confession...

    Françoise Hardy trouve sa propre prestation au festival calamiteuse, mais elle vient de faire une rencontre importante. Musicale. La rencontre avec une chanson.

    Séduite par la mélodie et son message, elle décide d'en faire une adaptation en français.

    À son retour à Paris, Françoise Hardy s'arrange pour négocier les droits d'édition du titre d'Adriano Celentano.

    Elle fait appel au parolier Eddie Marnay et réalise une adaptation aussi fidèle à l'originale qu'à celle de sa propre histoire.

    "Il ragazzo della via Gluck" devient "La maison où j'ai grandi". Elle y parle de ses racines et de l'enfance envolée...

    "La maison où j'ai grandi" est d'abord un single, puis devient l'album tout entier. Il sort en novembre 1966. Et c’est un immense succès. Et ce n’est pas étonnant, car cette chanson évoque sans doute des souvenirs de happy days , cette maison où nous avons tous un peu grandi…
    4 min

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