Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • Comment Demis Roussos a débuté sa carrière solo avec We Shall Dance
    Nous sommes le 1er juin 1971. Happy Day un chanteur d’origine grecque, déjà connu dans le monde entier. Il s’apprête à marcher en solitaire, avec un titre et un album.

    Ce jour-là sort "We Shall Dance", son premier 45 tours solo.

    En 1971, le petit Artémios s'appelle déjà Demis Roussos et il a 25 ans. Il démarré dans le choeur de l'église orthodoxe d'Alexandrie. Il s'est fait connaître avec Aphrodite’s Child, aux côtés de Vangelis et Lucas Sideras.

    Le trio a marque plusieurs points à la fin des années 60, notamment avec l’album "It’s Five O’Clock", mais surtout titre phare, "Rain and tears"....

    Vers la fin des années 60, les membres du groupe n'ont plus grand chose à se dire et à partager. Demis sait qu'il a du talent. Alors, il décide de se lancer seul à la barre.

    Son premier 45 tours sort en juin 1971.

    Le chanteur veut rompre avec le style psychédélique et progressif d’Aphrodite’s Child. Cela dit, pas question de faire une croix sur les instruments de musique traditionnels grecs qui ont fait son succès.

    "We Shall Dance" promet d'être plus pop, plus accessible... Après tout, il faut lancer une carrière...

    Le disque sort partout en Europe. En Belgique, il rejoint, la semaine de sa sortie, les 10 meilleures ventes de 45 tours.

    Le moment est venu de sortir un premier album chez Philips, "On the Greek Side of My Mind" (Du côté grec de mon esprit). Cet album est produit par Jean-Claude Desmarty et c'est un très beau succès.

    Le 33 tours est certifié disque d'argent au Royaume-Uni. Il atteint la première place au Portugal et il se classe dans le top 5 chez nous. Après "We shall dance", Demis connaîtra un 2e succès issu de cet album, "Fire and Ice", qui deviendra tout simplement... le nouveau titre de cet album.

    Après trois albums sous pavillon Aphrodite's Child, dont le très cultissime « 666 » inspiré par l'Apocalypse de Saint-Jean, Demis est prêt. Le 1er juin 1971, advienne que pourra, il décide de voler de ses propres ailes et de nous inviter au bal, pour la première danse...
    4 min
  • 1964 : Fantômas revient au cinéma avec Louis de Funès et Jean Marais
    Nous sommes le 3 novembre 1964. Louis de Funès est partout. Un an avant le Gendarme de St-Tropez, un peu moins de 2 ans avant le Corniaud, il se retrouve à l'affiche d'un film drôle, grotesque et fantastique, inspiré des romans policiers de Marcel Allain et Pierre Souvestre de 1911. Un certain...

    Oui, le fabuleux destin de Fantômas sera forrrrmidable. En 1964 sort le premier volet de la trilogie.

    L'histoire ? Place Vendôme, un richissime lord arrive en Rolls-Royce. Il veut acheter quelques bijoux pour son épouse (5,5 millions de francs français tout de même). Il paie avec un chèque dont l'encre s'efface après son départ de Shelton.

    À ses trousses, le commissaire Juve, campé par Louis de Funès et... Jean Marais, dans le rôle de Fandor, journaliste au quotidien "Le Point du jour". Fantômas devient son obsession et il décide d'enquêter.

    La fin du tournage a lieu en septembre. L'ORTF est sur place et suit Jean Marais.

    Jean Marais est doublement à l'affiche, parce qu'il joue le rôle du journaliste, mais aussi celui de Fantômas. Face à Marais, Louis de Funès adopte des mimiques aussi grotesques qu'exaspérantes. Le contraste est saisissant. Notamment durant cet interrogatoire entre les 2 personnages.

    Happy Day pour André Hunebelle le 3 novembre. Son film est un carton en salles, avec 4,5 millions de spectateurs rien qu'en France.

    Mais il ne plait pas à tout le monde, à commencer par Marcel Allain, seul des auteurs de Fantômas encore en vie à la sortie du film. Il décide alors de poursuivre en justice la société Gaumont pour les torts causés par ce qu'il estime un film « grotesque » et nuisible à son œuvre littéraire.

    Le tribunal de grande instance de Paris jugera d'ailleurs en sa faveur en janvier 1969. Il recevra désormais 3 % des recettes de tous les films. Sauf que ce bon Marcel ne touchera pas longtemps le pactole. Il meurt le 25 août 1969, deux ans après la sortie du 3e et dernier volet de ces films qui auront été les trois derniers clous de son cercueil....
    5 min
  • 1972 : Pong, le premier jeu vidéo grand public, fait ses débuts
    Nous sommes le 29 novembre 1972. Happy Day pour Nolan Bushnell et Allan Alcorn. Les 2 Américains ont convaincu Atari de commercialiser leur invention.

    Au début des années 70, les jeux vidéo ne sont alors qu’une curiosité, confinés dans les laboratoires d’universités, branchés sur des ordinateurs géants. Mais cette année-là, tout va changer avec l’arrivée d’un petit boîtier qui fait des bruits très étranges.

    Cette invention s'appelle Pong. C'est un jeu de sport, aux graphismes rudimentaires. Deux barres verticales font office de raquettes, un carré blanc représente la balle, et voilà. C'est un peu ridicule, mais c'est à peu près tout. Et pourtant, c'est le début de ce que l'on va appeler les jeux d'arcade. Bref, l'air de rien, personne ne s'en doute, mais nous sommes à l’aube dorée d'une révolution culturelle.

    Tous les foyers américains dans les années 70 veulent leur Atari. Et c'est exactement ce qu'il se passe chez nous aussi en Belgique, avec un léger décalage horaire.

    En dehors des foyers, les consoles de jeu arrivent dans les bars ! L’histoire raconte que la première borne d’arcade testée dans un bar californien se bloque rapidement : la machine ne rend plus la monnaie. La raison ? Le réservoir de pièces est déjà plein.

    En 72, la partie coûte une pièce de quart de dollars ! Autant dire que c'est jackpot !

    En quelques mois, dès 1973, Pong devient un phénomène culturel. Les salles d’arcade se multiplient. Des versions pour la maison apparaissent, sur des consoles encore très rudimentaires elles aussi. Mais peu importe, tout le monde veut jouer à ce tennis minimaliste sur via le téléviseur du salon.

    Quand on interrogera le créateur du jeu, Allan Alcorn, quelques années plus tard, il répondra... que cette histoire ne le rajeunit pas, mais qu'il reste très heureux d'avoir donné autant de joie aux familles américaines...

    Non, demain ne meurt jamais, surtout quand demain est imaginé par des visionnaires et rocket men, comme Allan Alcornn et son acolyte Nolan Bushnell.

    En ce happy day du 29 novembre 1972, ils vont inventer une industrie qui deviendra, bien plus tard, plus importante que le cinéma et la musique réunis. Rocket man, on disait !
    4 min
  • 1978, Arnold et Willy débute à la télévision américaine
    Nous sommes le 3 novembre 1978. Happy Day pour deux enfants noirs qui ont grandi à Harlem. Ils sont recueillis par un milliardaire de Manhattan. Diffusée par NBC sur les écrans américains, cette série est un véritable choc de culture. En Amérique, on l'appelle "Diff’rent strokes".

    Les deux enfants entrent en scène, sous vos applaudissements.

    Voilà, Arnold et Willy sont arrivés chez monsieur Drummond. Le nom de la série "Diff'rent Strokes" est en réalité un jeu de mots dérivé de l’expression américaine « Different strokes for different folks », qu’on peut traduire par « À chacun sa façon de faire » ou « Chacun son truc ».

    Pour la sitcom, ce titre renvoie directement au concept de la série : d’un côté, deux jeunes frères afro-américains issus d’un milieu modeste ; de l’autre, un riche homme d’affaires blanc vivant dans un quartier huppé.

    La même entrée, mais en version française cette fois.

    D'ailleurs, la version française devra attendre 4 ans avant d'arriver chez nous. C'est TF1 qui en aura la primeur dès 1982. Mais aux Etats-Unis, en 1978, c'est déjà un phénomène.

    L'histoire était taillée pour le public américain. D'ailleurs, connaissez-vous la véritable histoire d'Arnold et Willy ? Monsieur Drummond est veuf. Il a promis à sa gouvernante, mourante, de s'occuper de ses deux fils. C'est ainsi qu'il accueille deux garçons noirs et pauvres. Arnold, 8 ans. Et son frère Willy, 13 ans.

    Les jeunes acteurs sont fabuleux. Gary Coleman (Arnold) a une bouille irrésistible. Tout comme, à ses côtés, Todd Bridges (Willy). Humour, tendresse et un brin de pédagogie. C'est de l'inclusion avant l'heure. Mais c'est avant tout une comédie.

    Cela dit, la série aborde des thématiques nouvelles pour l’époque — la différence, la famille recomposée et la solidarité. Mr Drummond est drôle, mais surtout touchant.

    J'ai failli oublier un personnage important, en tout cas dans les 2 premières saisons. Edna Garrett, la gouvernante de Mr Drummond.

    La série va se déplier sur 8 saisons. Elle comptera 189 épisodes et va inaugurer un nouveau format pour la télévision, 25 minutes. C'est deux fois plus court que Dallas !

    Le 3 novembre 1978 restera comme un Happy Day pour "Arnold et Willy" qui, en entrant dans le grand appartement de Manhattan, entreront aussi dans le cœur de toute la planète. Il faut de tout pour faire un monde, disait son générique, en français....
    6 min
  • 1979, Laurent Voulzy dévoile Le Cœur Grenadine
    Nous sommes le 1er juin 1979. Happy Day pour le petit Lucien. Deux ans après avoir décroché le tube de l'été, il va imposer sa première grande composition personnelle.

    Dans le monde de la musique, Lucien s'appelle Laurent, Laurent Voulzy. Et déjà, cette histoire implique un certain Alain Souchon.

    5 ans plus tôt, Laurent lui a offert un beau cadeau. Celui-ci…

    Alain va lui rendre la pareille en 1977 avec Rockcollection, un hommage au rock des années 1960 qui paraît en 45 tours. Face A et Face B, le tout fait 11 minutes, même si c'est la première partie qui est la plus connue.

    En 1978, petit passage à vide par contre avec Bubble Star, une chanson qui a beaucoup de mal à trouver son public, malgré ce refrain obsédant, qui finira par s'imposer plus tard...

    Laurent Voulzy est très demandé. Et il aime prendre son temps. Déjà ! Il compose depuis plusieurs années pour d'autres groupes. Il sait aussi se diversifier, car en 1976, il signe la musique d'un film pornographique, "Candice Candy". Si on prête bien l'oreille, on entend déjà un peu le cocktail chez Mademoiselle. Mais, pour "Candice Candy", c'est un cocktail sans chemise et sans pantalon...

    On disait donc qu'il aime prendre son temps et apprendre de ses échecs. Voilà pourquoi il faut attendre 2 ans après la collection rock pour dévoiler un titre et un album qui vont le faire entrer dans la cour des TRÈS grands.

    Ce sera "Le Cœur grenadine". Le début donne le ton : il fait beau, il fait chaud, direction les sunlight des tropiques...

    Pourquoi le cœur est-il grenadine ? Parce que Laurent fait référence à l'île Grenadine, dans les Caraïbes. Sous couvert d'un amour de vacances, il confie sa douleur d'être séparé d'une île où il aurait vécu si sa mère n'avait pas quitté la Guadeloupe pour vivre à Paris. Lui qui est né dans le gris par accident.

    L'album comprendra 2 grands succès supplémentaires. D'un côté, Karin Redinger. De l'autre, on y revient, Cocktail chez mademoiselle.

    Le 1er juin 1979 constitue donc à n'en pas douter le happy day d'un artiste qui aura fait de sa mélancolie un refrain universel. Même si, une faute de français s'est glissée dans les paroles. Voulzy met planisphère au féminin. Cette faute, à moitié pardonnée monsieur Souchon, ne sera jamais corrigée.
    4 min
  • En 1978, la Belge Claude Lombard publie un disque chez Barclay
    Son pseudonyme, Claude Lombard, rend hommage à la rue bruxelloise où elle a grandi.

    Dix ans plus tôt, sa voix avait charmé le public à l’Eurovision, où elle avait interprété Quand tu reviendras pour la Belgique. Si elle termine 7ᵉ sur 17 participants, cette prestation marque un tournant : sa chanson est enregistrée en plusieurs langues et lance sa carrière. Elle enchaîne ensuite avec des projets variés, dont la musique des Malheurs de Sophie, jouée à guichets fermés à Bruxelles.

    Barclay et une deuxième chance

    Après quelques années dans l’ombre, 1978 marque un nouveau départ. Grâce au producteur Jacques Canetti, Claude enregistre un album éponyme sous le label Barclay. Plus intimiste, cet opus reflète une artiste mature et sincère, avec des arrangements sobres qui mettent en avant sa voix délicate. Un titre se distingue particulièrement : L’invitée, symbole d’un style raffiné mais toujours accessible.

    Malheureusement, cet album ne rencontre pas le succès espéré. Pourtant, pour Claude Lombard, cette aventure reste une étape précieuse, une reconnaissance méritée qui vient couronner un long parcours d’efforts et de passion. Ce happy day ouvre de nouvelles portes.

    Une carrière à l'ombre

    Installée à Paris après la disparition de son mari, Claude Lombard s'épanouit autrement. Elle écrit la musique d'Attention fragile, une comédie musicale d'Anny Duperey et Bernard Giraudeau, et devient choriste pour Charles Aznavour. Surtout, elle se spécialise dans un domaine où son talent marquera durablement : les chansons de dessins animés.

    De Winnie l’Ourson à Embrasse-moi Lucile et Max et Compagnie, sa voix devient l’écho des souvenirs d’enfance de toute une génération.

    Cette petite fille d’Etterbeek, qui rêvait de musique, laisse un héritage discret mais lumineux, à l’image des émotions qu’elle a su transmettre tout au long de sa vie.
    5 min
  • 23 mars 1968 : vive le Rugby français… et Georgette Plana !
    Nous sommes le 23 mars 1968. Happy day pour la France du rugby. Le Tournoi des Cinq Nations, 74e de l'histoire, voit la victoire de la France et son premier Grand Chelem. Nos voisins gagnent leurs quatre matches. Et tout cela au nez et à la barbe de l'Écosse. Déjà en 1923, Maurice Chevalier l'avait prédit !

    Un mois avant le tournoi des 5 Nations, la France rapporte 3 médailles d'or des jeux olympiques. Le héros national s'appelle alors Jean-Claude Killy. Oui, 1968 est une année sportive.

    Dans les rues de Paris, une voix gouailleuse exulte. C'est son grand retour à la chanson, après 20 années passées à gérer les dettes de l'entreprise de son mari. Georgette Plana a la chic pour s'emparer de reprises qu'elle remet au goût du jour. Elle le fait avec une chanson des années 20. Le titre est immédiatement numéro 1 au hit parade et se vend à 450 mille exemplaires. C'est un triomphe pour Riquita !

    Dans la foulée, Georgette Plana enregistre d'autres anciens succès, ceux de Gaston Gabaroche, Lucien Boyer et Montéhus.

    Avec l'accordéoniste Aimable et son orchestre, Georgette prépare un album. Sur celui-ci figurera la fameuse chanson de Maurice Chevalier.

    Tant qu'à faire un album pour son grand retour, autant surfer sur la vague des victoires sportives de l'année. Georgette s'empare donc de "Rubgy marche". Dans sa voix, les paroles deviennent très frivoles.

    Elle dit, par exemple, "mesdemoiselles si ça vous asticote, tapez dans l'tas".

    Oui, nous sommes encore dans la France du Général. Et Georgette s'en amuse beaucoup. L'année d'après, elle chantera à l’Olympia aux côtés de Robert Charlebois et d’Antoine. Sa deuxième carrière est lancée.

    Autant dire que ce 23 mars 1968 est un happy day aussi sportif que musical pour le ballon ovale. Mesdames, vous savez ce qu'il vous rester à faire : le général va bientôt tomber, alors autant charmer un champion du sport et de l'amour !
    7 min
  • 20 avril 1964 : La naissance de Nutella, la pâte à tartiner iconique
    Nous sommes le 20 avril 1964. Happy Day pour Ferrero. Dans la région du Piémont, l'entreprise italienne vient de commercialiser un petit pot de pâte à tartiner dont le monde entier va se régaler, voire même se gaver. Chez elle, on l'appelle la Nutella. Et tout le monde l'adore !

    Que serait le monde sans Nutella ! Mais quelle est son origine ? Car comme souvent en Italie, on n'invente rien, on perpétue les traditions. Le Nutella est un dérivé du gianduja, une pâte de chocolat et de noisettes finement broyées. On dit que ce sont les pâtissiers de Turin qui l'ont inventée pendant le blocus continental de Napoléon.

    Mais le petit pot magique, on le doit à Michele Ferrero. Fils de Pietro Ferrero, il reprend la recette de la "Supercrema", élaborée dans les années 50 pour pallier la pénurie de cacao. L’idée de génie ? Ajouter une bonne dose de noisettes. Cela tombe bien, elles sont disponibles en masse dans la région du Piémont.

    Au départ, le nom choisi est Tartinoise, mais la véritable trouvaille, ce sera…. Nutella ! Tout le monde le comprend, de Turin à Las Vegas en passant par Strepy et Mariakerke. Avec son pot emblématique et son logo rouge, la marque va se forger une identité forte et même devenir un phénomène culturel. En quelques années, Nutella, c'est presque un nom commun.

    Mais dites, j’ai oublié de vous donner la recette ???

    Cette recette, elle passe crème en 1963 : sucre, huile de palme, noisettes, cacao, lait, lactosérum et émulsifiants. Les Italiens en sont sûrs : c'est ce qu'il y a de mieux et de plus sain. C'est même une réserve d'énergie pour les sportifs !

    Ne boudons pas notre plaisir sucré. Le 20 avril 1964 restera comme le Happy Day d'une pâte à tartiner que personne n'a l'intention de bouder. Surtout pas le bel Adriano Celentano. Car, en 1964, le secret de son succès tient peut-être dans un petit pot de Nutella.
    4 min
  • 1968: La Planète des singes de Pierre Boule conquiert le cinéma
    Nous sommes le 25 avril 1968. Happy Day pour un écrivain français, Pierre Boule.

    Hollywood vient de porter au cinéma l'un de ses romans les plus importants, sorti 5 ans plus tôt.

    C'est déjà, en 1968, un grand classique de la littérature francophone dans le monde, mais "La Planète des singes" va s'imposer au cinéma.

    Pour l'auteur, c'est une satire, comme il l'explique dans l'émission "Lectures pour tous" en février 63. Il ne se revendique pas de la science fiction.

    Le film, lui aussi, est profondément humain. Les primates parlent, ils ont établi une hiérarchie. La puissance du scénario questionne le rapport de l’homme à sa propre civilisation et à ses certitudes.

    Une fable philosophique qui résonne avec le climat social et politique de la fin des années 60.

    La vedette du film s'appelle Charlton Heston, dans le rôle d’un astronaute échoué dans un monde dominé par des singes, qui ressemble aux hommes et qui parlent (évidemment) parfaitement anglais.. 

    Autour de Charlton Heston, le réalisateur Franklin Schaffner a réuni des acteurs comme Roddy McDowall et Kim Hunter, qui disparaissent littéralement sous des maquillages spectaculaires, imaginés par un homme, John Chambers, inventeur d'un procédé de maquillage révolutionnaire pour l’époque.

    Bienvenue sur une planète où les êtres supérieurs sont les singes.

    La musique est signée Jerry Goldsmith, mélange avant-gardiste de percussions et de sons dissonants. Comme pour renforcer l’étrangeté du décor et le sentiment de décalage.

    Oui, le 25 avril 1968 reste comme le Happy Day où "La Planète des singes" de Pierre Boule s'affiche sur tous les écrans de Belgique, 5 ans après la parution de son roman.

    Une partition audacieuse qui devient immédiatement un succès international. Notamment pour sa scène finale, monumentale, qui renverse toutes nos certitudes. Car au fond, quelle est donc cette planète sur laquelle George Taylor est arrivé et à quoi va donc mener la révolution ?
    4 min
  • 25 novembre 1972 : Mort Shuman triomphe avec Le Lac Majeur
    Nous sommes le 25 novembre 1972. Happy Day pour Mortimer. Il vient de fêter ses 34 ans et va signer l'un de ses plus grands succès en français. C'est un musicien né à Brooklyn, dont la réputation dans le monde de la musique n'est plus à faire. Il a beaucoup écrit, notamment pour Elvis. En 1961, il participe à ce qui deviendra le plus grand succès des Drifters.

    Ce titre "Sweets for my sweet" sera repris par Frank Alamo en français. Une version autour de laquelle Mort Schuman va également se pencher.

    Malgré ces succès répétés, Mort Shuman quitte New York au milieu des années 1960 pour voyager. Il s'arrête d'abord un temps à Londres en 1965, il y écrit pour des vedettes de l'époque. Et ça marche, une fois encore. Un exemple, parmi tant d'autres, "Here I Go Again" des Hollies.

    Mort se sent bien en Europe. En 1966, il collabore avec la parolière Vline Buggy en France. C'est à Paris qu'il va s'installer.

    Il va y monter une comédie musicale sur Jacques Brel, qui sera jouée partout dans le monde. Puis il va se lier d'amitié avec plusieurs artistes francophones de l'époque, dont Eddy Mitchell, qui sera l'un des premiers à chanter du Mort Schuman en français.

    Mais le New-Yorkais n'est pas simplement compositeur. Il est aussi chanteur. Sa rencontre avec Étienne Roda-Gil, jusque-là parolier attitré de Julien Clerc, va changer sa vie. Ensemble, ils vont composer et écrire une chanson qui parle des révolutions anrchistes italiennes. Ce titre se déroule dans la région des grands lacs italiens. Le tableau est bouleversant...

    Le texte de cette chanson parle de Mikhaïl Bakounine, révolutionnaire, théoricien de l'anarchisme et philosophe russe. C'est lui qui a fait tirer en juillet 1874 un feu d'artifice en l'honneur de sa femme, face au lac Majeur.

    Problème pour Mort Schuman : les radios refusent de diffuser sa chanson en raison de la sa longueur (elle fait plus de 5 minutes).

    Les auditeurs vont pourtant la réclamer à grands coups de cartes de postales et d'appels en studio. Les radios vont donc l’adopter, à la demande générale, fin 1972.

    Numéro 1 en France, numéro 1 en Belgique francophone, la chanson sera traduite en italien et en allamend. Puis reprise un nombre incalculable de fois. Ce titre deviendra même le 2e plus grand succès personnel de Mort Schuman.

    Happy Day pour Mort Schuman le 25 novembre 1972. Peu importe ce qu’en pensent les radios de l’époque, il entend comme un moteur, c'est le bateau de cinq heures, a peut-être tout oublié du bonheur, mais ce soir, il neige sur le Lac Majeur.
    4 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…