Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1er juillet 1966 : Les Jolies Colonies de Vacances, le premier succès de Pierre Perret
    Nous sommes en 1966. C’est l’été, Happy Day et temps béni des colonies de vacances. Un tout jeune auteur-compositeur-interprète va marquer les esprits rebelles avec une chanson pleine d’ironie et de tendresse.

    Cette chanson a pour titre "Les jolies colonies de vacances" et Pierre Perret l'a écrite en deux jours seulement.

    C'est la lettre d'un petit garçon de 8 ans qui écrit à ses parents....

    La chanson met en scène ces fameux séjours en colonie, rituel estival pour des milliers d’enfants en France et en Belgique.

    En apparence, le texte donne l’impression d’évoquer des souvenirs heureux. Mais Pierre Perret joue sur les contrastes.

    Derrière le refrain joyeux, il dresse une critique de l’organisation, de la discipline parfois trop rigide et du manque de confort.

    Pour Pierre Perret, « le but, c’était de dégonfler un peu la baudruche ». Il voulait montrer que, dans ces camps de vacances, tout n’était pas rose et bon enfant.

    D’ailleurs, il le sait, il a lui même fréquenté les colonies de vacances pour le meilleur et pour le pire, comme il l'expliquera plus tard à Patrick Simonin sur TV5.

    Et ça marche ! Pierre Perret connaît son premier succès. Cela dit, ça ne plait pas à tout le monde. Le second degré passe mal auprès des médias en 1966. La télévision va censurer la chanson pendant six mois. La première dame Yvonne de Gaulle interviendra elle même personnellement auprès du directeur de France Inter pour faire cesser la diffusion. Une phrase l'a choquée. Celle-ci :

    Le pipi dans le lavabo, en 1966, ce n’est pas ce qu’il y a de plus radiophonique. Mais Yvonne n'est pas la seule à se plaindre : associations, éducateurs, parents, pouvoirs publics, tout le monde veut la peau de ce jeune chanteur.

    Le disque se vendra et s’écoutera donc sous le manteau.

    Cela dit, il fera bien rire et certains sortiront du bois. Pierre Perret dira ceci : "J'ai reçu des lettres formidables de directeurs de colonies qui me disaient que chez eux, on se marrait bien avec ma chanson..."

    Et oui, le 1er juillet 1966 restera le début des vacances et un joyeux Happy Day pour Pierre Perret, qui vendra 200 mille exemplaires de sa chanson. Ce sera son premier succès, bien loin des douceurs estivales de l'époque comme "Le ciel, le soleil et la mer" ou encore "Qu'il est doux, le temps des vacances". Alors, vivent les jolies colonies de vacances. Merci maman, merci papa. You kaïdi aïdi aïda.
    4 min
  • 1965 : L’aspartame, découvert par hasard, révolutionne le sucre
    Nous sommes en 1965. Happy Day pour James Schlatter. Dans un laboratoire américain, ce chercheur travaille sur un médicament expérimental contre l’ulcère. Une expérience banale, des réactions chimiques, et soudain… le hasard frappe.

    Pendant des manipulations, Schlatter effleure par inadvertance son doigt de la langue… et découvre une saveur sucrée inattendue. Il vient de synthétiser par hasard une molécule qui va bouleverser l’industrie alimentaire.

    Et il va falloir expliquer tout ça. Un peu comme doit le faire cette année-là au cinéma le commissaire Juve....

    Ce que Louis de Funès essaie de vous expliquer, c'est que Schlatter vient de découvrir l’aspartame. Un édulcorant intense. Tellement intense qu'il est 200 fois plus sucré que le saccharose, mais avec une particularité. On n'y trouve pas les calories du sucre classique.

    L’aspartame fait bientôt l’objet d’études approfondies. Au début, son usage reste limité. Il faudra attendre 1974 pour qu’une première autorisation de mise sur le marché soit accordée aux États-Unis. Inutile de vous faire un dessin : des laboratoires pharmaceutiques aux industriels, tout le monde flaire déjà la bonne affaire !

    Du sucre, dans les années 70, il y en a partout. Côté petit déjeuner, Benco a la main un peu lourde sur le sucre...

    Dès la fin des années 70, l’aspartame conquiert les rayons des supermarchés. On le retrouve dans les boissons "light", les chewing-gums sans sucre, certains yaourts, des sirops pour la toux, des compléments vitaminés. Sa popularité est immense, mais suscite elle aussi des controverses, des études scientifiques opposées, des rumeurs et des débats sans fin.

    En ce happy day édulcoré du 1er janvier 1965, personne ne peut imaginer l’ampleur que cette découverte fortuite aura sur l’industrie agroalimentaire mondiale. Pas même son inventeur, James Schlatter.

    Le sucre est la pire des addictions, "Sugar Pie, Honey Bunch", en 1965, il envahit même les chansons....
    4 min
  • 22 novembre 1963 : L'album de Noël de Phil Spector passe inaperçu
    Nous sommes le 22 novembre 1963. Happy Day pour un producteur américain. Enfin, c'est ce qu'il croit lorsqu’il publie un album de Noël à son image. Son titre, “A Christmas Gift for You from Phil Spector”.

    Le premier titre de la face A est, sans surprise, "White Christmas". Un classique que va pourtant solidement revisiter Darlene Love. Elle le connaît par cœur, elle l'a chanté dans la chorale de son église à Los Angeles.

    Et alors, "White Christmas" par Darlene, qu'est-ce que c'est beau !

    Cet album rassemble plusieurs artistes de la galaxie Spector, notamment les Ronettes et The Crystals. Leur mission : revisiter les classiques de Noël avec un style pop et soul qui doit sonner franchement sixties.

    L'enregistrement de l'album a lieu entre septembre et octobre 1963. En studio, on trouve aussi Brian Wilson des Beach Boys, qui tente de revisiter "Santa Claus is coming to Town" au piano. Mais c'est un échec. Phil Spector trouve la performance…. disons…. peu convaincante. Brian Wilson est congédié.

    Nous sommes le 22 novembre 1963, disais-je. Phil Spector ne pouvait pas vraiment anticiper ce qui allait se passer. Édition spéciale !

    CBS, qui coupe ses programmes pour diffuser ce flash, n'officialise pas encore la mort du Président Kennedy, mais l'annonce blessé par balles. L'Amérique est sous le choc. Ce n'est pas vraiment le moment de foncer chez le disquaire. Conséquence : "A Christmas Gift for You" est un échec cuisant pour le producteur.

    C’est un disque festif, débordant d’énergie, pas vraiment ce dont l’Amérique a besoin pour son travail de deuil.

    Même Phil Spector est sous le choc, comme il l'expliquera à la BBC en 1972.

    Cela dit, au fil des années, l'album va gagner en popularité. Il va même devenir un incontournable des fêtes. Notamment la chanson “Christmas (Baby Please Come Home)” de Darlene Love, qui s’érigera en classique absolu dans les années qui suivent.

    À tel point que cet album, à l’origine ignoré, est désormais considéré par la presse musicale comme le meilleur album de Noël jamais réalisé.

    Le 22 novembre 1963 n'aura donc pas été le Happy Day tant espéré par le producteur. Encore que, le démarrage un peu lent du cadeau musical de Phil Spector au monde trouvera écho l'année suivante, puis l'année d'après... faisant des Ronettes, des Crystals et de Darlene Love des légendes de Noël !
    4 min
  • 19 juin 1970 : L’Étreinte, le film belge qui défie la censure
    Nous sommes le 19 juin 1970. Happy Day pour les amateurs de cinéma olé olé. Un film doit arriver sur les écrans en France et en Belgique, mais il va semer la controverse. Réalisé par Pierre Drouot et Paul Collet, ce long-métrage de 1h42 s'inspire de l’esprit sulfureux du roman "Histoire d’O".

    Ce film va bientôt goûter à l’amertume de la censure.

    Son tournage a lieu quelques mois plus tôt, en...

    "L'étreinte", c'est son titre. C'est une coproduction franco-belge, un film qui veut explorer les désirs, les corps et la liberté, dans une époque où, malgré 1969, les mœurs commencent à peine à s’assouplir, en tout cas à la télévision et au cinéma.

    Ses auteurs, Drouot et Collet, tentent un pari risqué : pousser plus loin les limites de la représentation érotique sur grand écran.

    Ce film, c'est l'histoire de Gisèle, une jeune fille naïve, engagée comme gouvernante par Michel, un bourgeois libertin. Entre eux vont se développer des rapports de domination, subtils et raffinés, mais dérangeants.

    Gisèle est couverte de cadeaux... cadeaux qui correspondent parfaitement aux imaginaires érotiques de l'époque.

    Puis arrive Léni, une amie de Michel, qui profite de l'absence de ce dernier pour tenter de faire prendre conscience à Gisèle de son aliénation. Et du rapport de domination qui s'est installé...

    Le film suscite fascination, malaise et révolte.

    En 1969, au Festival National du Film Belge d’Anvers, la projection de L’Étreinte est purement et simplement interdite.

    Neuf réalisateurs flamands retirent leurs œuvres du festival en signe de protestation. Le film est alors perçu comme un symbole : celui du combat contre la censure et du droit à la création.

    En France, la situation n’est pas plus clémente. D’abord frappé d’interdiction totale, L’Étreinte subit une amputation d’une dizaine de minutes afin d’obtenir une autorisation de sortie. Il sera interdit aux moins de 18 ans.

    Chez nous, il faudra attendre le soutien de la Cinémathèque de Bruxelles pour que L’Étreinte vive sa vie de film libre et son Happy Day. Censuré de toutes parts, il pourra enfin être projeté à Bruxelles, la traversée durera toute l'année, pour vaincre les maléfices, jusqu'à la fin de soixante-dix...
    4 min
  • 30 septembre 1977 : Mireille Mathieu enchante avec Mille Colombes
    1977 : Mireille Mathieu chante "Mille colombes"

    Nous sommes le 30 septembre 1977. Happy Day pour une toute jeune chanteuse française venue d'Avignon. Loin du rock, loin du disco, elle fait de la chanson française et sa voix impressionne toute la profession depuis 10 ans.

    Le premier succès de cette chanteuse de 31 ans remonte à 1966. Sur le plateau de la RTS, avant d'entamer une tournée américaine, elle chante "Mon credo", son 1er 45 tours, en direct. Paroles : André Pascal. Musique : Paul Mauriat.

    Mireille Mathieu semble chanter depuis toujours. Sa voix puissante et son timbre envolé, lui valent très vite l’attention du public (mais aussi quelques moqueries). Encadrée par Johnny Stark, son imprésario, elle devient l’ambassadrice de la chanson française à travers le monde. De Moscou à New York en passant par Pékin, tout le monde se l'arrache.

     En 1977, Mireille Mathieu enregistre "Mille colombes", une chanson écrite par le grand Eddy Marnay. Les "Amants de Paris" en 1948, c'était déjà lui.

    Eddy Marnayveut un titre à la mesure des prouesses vocales de Mireille. Alors, il va adapter "Casta Diva", un extrait de l'opéra "Norma" de Bellini.

    Le texte évoque des colombes qui s'envolent, comme un symbole de paix, de fraternité et d’unité. Dans un monde traversé par les tensions de la guerre froide, Mireille Mathieu sait qu'elle ne va changer à la géopolitique du moment, mais qu'elle peut offrir une parenthèse de sérénité et d’amour universel.

    La chanteuse est croyante, elle ne s'en est jamais cachée : elle enregistre cette chanson avec grand l'orchestre de Christian Bruhn, en compagnie des Petits chanteurs à la croix de bois. On peut les entendre, dans le refrain...

    Sur scène, Mireille Mathieu est phénoménale. Maurice Chevalier disait d'elle : "La mome Piaf marchait sur le trottoir de l'ombre, mais vous Mireille, vous êtes sur le trottoir du soleil !" Elle s'en souvient toujours, émue aux larmes, sur le plateau de TV5.

    Maurice Chevalier voit clair. Et le public ne s’y trompe pas. "Mille colombes" rencontre immédiatement un immense succès, se classant en tête des ventes dès sa sortie en France et en Belgique.

    En ce happy day du 30 septembre 1977, "Mille colombes" devient l'un des titres emblématiques de sa carrière, mais surtout un refrain universel, qui va bientôt totalement lui échapper. Au fond, c'est le destin de TOUTES les grandes chansons.
    4 min
  • Anita Ward : Le succès fulgurant de Ring My Bell en 1979
    Nous sommes le 7 juillet 1979. Happy Day pour une jeune institutrice de Memphis. Elle vient de signer son premier contrat avec une maison de disque.

    Anita a débuté sa carrière dans le gospel. Elle est diplômée en psychologie et son ambition est d'être prof, mais elle a un autre rêve. Chanter. Et pour le réaliser, elle va tenter sa chance dans l'industrie. Ca tombe bien, elle vit à Memphis !

    Anita rencontre le patron d'un petit label, Frederick Knight, qui va lui permettre d'enregistrer son premier album, *Songs of Love*.

    Avec une petite demande particulière : qu'elle enregistre une chanson qu’il avait écrite, à l’origine, pour la chanteuse Stacy Lattisaw.

    Mais oui, vous la connaissez, rappelez-vous….

    Le problème, c'est que Stacy n'a pas voulu de la chanson de Mister Knight. Alors, il la présente à notre gentille Anita Ward. Mais une réécriture s’impose : les paroles originelles sont taillées pour une adolescente. Il faut donc adapter tout ça pour une femme mûre de 22 ans.

    Frederic Knight fait écouter la chanson à Anita Ward, mais il voit bien à sa tête que ça va être un peu compliqué. Anita est une chanteuse soul, blues et gospel et l'idée de se lancer dans le disco ne lui plait pas beaucoup.

    Je vous passe les tractations et les coulisses. Anita finira par accepter, car elle a bien compris qu'une chanson disco est exactement ce qu'il lui faut pour être connue...

    La chanson, qui ciblait à l'origine les adolescentes, est donc réécrite avec des paroles plus adultes. La cloche a sonné, Anita enregistre "Ring My Bell".

    Elle qui avait chanté dans les églises, la voilà associée à une chanson qui parle de sexe ! Et le pire, c'est que ça marche ! "Ring My Bell" atteint quasi immédiatement la place de numéro 1 au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. En Belgique, elle restera 4e meilleure vente durant 2 semaines.

    Ensuite ? Anita Ward sortira un second single extrait de l'album, "Don't Drop My Love", qui se classera 87e aux États-Unis. Suivront des différends avec Frederick Knight et le recul progressif du disco. Et oui, elle est arrivée un peu tard.

    Anita Ward va donc arrêter sa carrière et tentera de revenir plusieurs fois, sans grand succès. Le 7 juillet 1979 restera donc le seul et unique Happy Day de sa carrière de chanteuse. Même si ce titre continuera de lui rapporter très, très longtemps...
    4 min
  • Eurovision 1966 : Tonia brille pour la Belgique avec Un peu de poivre, un peu de sel
    Nous sommes le 5 mars 1966. Happy Day pour une toute jeune chanteuse belge. Ce soir, elle représente le Royaume au Concours Eurovision de la chanson qui se tient à Luxembourg.

    L'an dernier, c'est France Gall qui a remporté la compétition. La soirée est présentée par Josiane Chen, une des premières speakerines de Télé Luxembourg.

    Madame, c'est à vous !

    Dans ces pays, il y l'Allemagne de l'Est.

    Les candidats cette année sont très jeunes, il y a par exemple Michele Torr.

    Mais revenons à notre chanteuse belge.

    Arlette Antoine Dominicus, elle aussi, est très jeune, elle a 19 ans. Elle est née à Anderlecht, c'est la fille du cycliste Jef Dominicus et elle peut déjà se targuer d'avoir participé à un autre concours important, la Coupe d'Europe du tour de Chant de Knokke en 1965.

    Ah oui, j'ai oublié de vous dire qu'Arlette Antoine s'appelle Tonia dans le monde de la chanson.

    Le 5 mars 1966, Tonia a la trac. Et on la comprend. Le candidat italien s'avance sur la scène. C'est le grand Domenico Modugno. Il chante "Dio, come ti amo". (Dieu comme je t’aime). Et c'est très impressionnant...

    Bon, il terminera 17e à égalité avec Monaco, sur 18 pays. Par contre, Tonia, elle, c'est une toute autre histoire.

    Le chef d'orchestre est Jean Roderès. Sa chanson, "Un peu de poivre, un peu de sel", parle des saveurs de la vie et de l'amour.

    Bon, c'est pas tout ça, mais c'est à nous. Allez, Tonia, on y croit !

    Eurovision 66. C'est l'Autriche qui remporte le trophée avec "Merci, Chérie" de Udo Jürgens. La Suède arrive en deuxième position, suivie de la Norvège.

    Et Tonia ? Et bien, elle termine 4e, avec 14 points, ex aequo avec l'Irlande, représentée par Dickie Rock. Quant à Michèle Torr, qui représente le Luxembourg, elle terminera 10e.

    Alors, oui, happy day pour Tonia et vive la Belgique. La preuve qu'avec un peu de poivre, un peu de sel, un peu d'amour, un peu de miel, quand tout cela est bien mélangé, arrive ce qui devait arriver....
    4 min
  • Le marché de la Batte sauvé en 1969 : Histoire d’un symbole liégeois
    Nous sommes en 1969. Happy Day pour ses commerçants et pour ses millions de visiteurs chaque année. Le marché dominical de la Batte restera bien le long de la rive gauche de la Meuse à Liège. Le déménagement n'aura pas lieu. "Hé là, on a eu chaud". Mais que s'est-il exactement passé ? On rembobine !

    En 1969, il est question de déménager la batte et ses marchands. Où ? On verra bien, la ville cherche.

    Tout tourne autour de la batte le dimanche à Liège. Le trafic est dévié, y compris celui des bus. Les autorités ont de grands projets.

    Mais mais mais… C'est un véritable cataclysme dans la vie liégeoise.

    Car le marché de la Batte existe depuis 1561. C'était au départ un marché de bétail, puis il a grandi. Fruits, légumes, brocanteurs. Tout le monde finira par s'y retrouver dès 1663, sous le règne du prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière.

    L'air de rien, c'est LE plus ancien marché du pays. Et tout le monde y a ses habitudes, comme cette marchande, bien assise dans son fauteuil, et qui n'a aucune intention de dégager des lieux...

    La batte, c'est 3,6 km d'étals. Une superficie totale de vente proche des 10 000 m2. Par beau temps on y peut y croiser plus de 100 000 personnes.

    En plus, on y fait de bonnes affaires. Les marchands ambulants se déplacent de partout. Ils viennent même de la Flandre toute proche, avec des promotions incroyables ! Par exemple sur le linge de lit !

    C'est presque 50% de réduction, l'air de rien. Et il apporte tout ça à la maison. C'est cadeau. Mais c'est uniquement sur la batte.

    Un marché qui rapporte beaucoup d'argent aux commerçants, mais aussi à la ville de Litche.

    D'ailleurs, combien exactement ? 5 millions de francs belges par marché. Et la ville s'en met aussi plein les poches, comme le rappelle le porte-parole du marché...

    Pour la faire court, un débat a eu lieu au conseil communal. La profession s'est défendue. Le marché de la batte est resté sur les quais.

    Happy Day et *tout est bien qui finit bien*. En 1969, on se dit que la Batte en a vu d'autres, qu'il y a un Saint-Lambert qui protège la ville et que c'était juste... "une mauvaise blague" "m'enfin on a chaud hein"...
    4 min
  • Ray Tomlinson : L'invention du premier e-mail en 1971
    Nous sommes en mars 1971. Happy Day pour Ray Tomlinson, l'un des pionniers de l'informatique. Aujourd'hui marque une étape cruciale dans l'histoire des communications. L'ingénieur américain va envoyer le tout premier message électronique de l'histoire. Et tout ça sur un bon vieux clavier bien dur, bien rigide, à peine plus silencieux qu'un aspirateur…

    Ray Tomlinson travaille pour BBN, une entreprise spécialisée dans les technologies de l'information. À cette époque, il est chargé de développer un système de messagerie pour le réseau ARPANET. Ce réseau, c’est celui des universités et de la défense américaine. Il peut même résister à une attaque nucléaire.

    En mars 1971, Tomlinson décide de tester un nouveau protocole qu'il a développé sur une idée assez simple : faire passer des informations d'un ordinateur à un autre. Il s'explique dans une interview.

    Il configure deux ordinateurs côte à côte au sein de son laboratoire et rédige un message simple. Avec, déjà l'utilisation du symbole @, pour indiquer la relation entre l'utilisateur et l'ordinateur.

    Ce premier message n'était destiné qu'à tester la communication entre deux machines.

    À ce stade, Tomlinson ne mesure pas l'impact de cet envoi.

    Pourtant, il est immense. Pour lui, c'était normal, c'était une idée, il l'a concrétisée...

    Charles Herzfeld, son patron n’est pas de cet avis. Pour lui, c'est une révolution...

    1971 restera comme le Happy Day de Ray Tomlinson, le jour où cet ingénieur de BBN est entré dans la légende en posant les premières pierres de la communication numérique. *Joy to the world*, en 1971, l'e-mail vient d'être inventé !
    3 min
  • Jacques Dutronc : Le succès de J’aime les filles en 1967
    Nous sommes le 1ᵉʳ avril 1967. Ce n'est ni un poisson ni même un secret : Jacques aime les filles. Toutes les filles. Rien que les filles. Et en ce Happy Day, il va le chanter sur tous les toits 

    Pour y arriver, il doit séduire une maison de disque, Vogue. Ça tombe bien : il a été la star de l'été 1966 avec single centré sur... lui-même.Pour se faire remarquer, il passe à la télé et... sa petite mèche ne laisse personne indifférent... Même quand il dit

    Quand vient la fin de l'été, Vogue lui offre un beau cadeau. La possibilité de sortir son premier album. 

    On va y trouver tout ce qui va créer son personnage. "Les Play-Boys" et puis "Les Cactus". D'ailleurs, il aura même l'honneur d'être cité à l'Assemblée nationale par Georges Pompidou...

    Sur cet album figure aussi une déclaration, SA déclaration. C'est Jacques Lanzmann, son fidèle parolier, qui va dresser avec lui un portrait satirique de la société française de l'époque, mêlant ironie, légèreté et beaucoup d'érotisme.

    "J'aime les filles" célèbre les femmes, jouant sur tous les clichés et les références culturelles de 1966/67.

    Avec l'orchestre de Raymond Lefèvre, ce soir, sur l'ORTF, il déclare... sur l'honneur...

    Il les aime de Chez Castel (qui était un club restaurant de Paris), de chez Régine, qu'on voit dans Elle, des magazines, de chez Renault ou Citroën, des hauts fourneaux, qui travaillent à la chaîne. Bref, à toutes les sauces, qu'elles viennent de St Tropez ou de la Rochelle.

    Cet album va déboucher sur 200 concerts, au premier rang desquels on trouve... des filles, encore des filles.

    La chanson, elle, va être déclinée à toutes les sauces ! Publicité pour des produits de coiffure, pour des Gnocchi et même pour le coming-out d'une adolescente, mais bien plus tard. Elle sera même utilisée dans le film "On connaît la chanson" d'Alain Resnais.

    Bref, ce n'est ni un poisson ni la nouvelle de l'année, mais en ce happy day d'avril 1967, Dutronc a trouvé les mots bleus qu'on dit avec les yeux. D'ailleurs, si vous êtes comme ça, téléphonez-moi, si vous êtes comme ci, téléphonez-me…
    3 min

About Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…