Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • Juin 1978: Michel Sardou retrouve le succès avec "En Chantant"
    Happy Day en juin 1978. Michel Sardou a grand besoin de légèreté et de simplicité. Après des années marquées par des chansons engagées et parfois controversées, il aspire à une bouffée d'air frais. 

    Une mélodie qui changer la donne : "En chantant". On est loin, très loin du "temps des colonies"...

    Car deux ans plus tôt, Sardou fait polémique. En 1976, il sort l'album "La Vieille", un 33 tours qui contient des titres forts, certes, mais qui abordent des thèmes sensibles et qui divisent. On l'accuse de provocation. 

    Ces thèmes il les assume, mais il rappelle également qu'il raconte des histoires. Comme un romancier. Sardou s'attire les critiques d'une certaine presse. Notamment pour des chansons comme "Je suis pour".

    Ces polémiques pèsent sur l'artiste. Dans son autobiographie, La Moitié du chemin, il raconte ceci : « J'avais besoin d'une vraie chanson populaire, facile à entendre et simple à retenir. Les chansons de combat commençaient à me fatiguer. J'avais dans l'idée de changer de métier. J'étais malade, et aucun médecin ne savait de quoi je souffrais. Quelqu'un m'a conseillé de partir en voyage ; en m'assurant que j'allais m'ennuyer partout, mais qu'en rentrant je serais guéri. Je suis parti. »

    Tous les bateaux s'envolent. Les polémiques pareil. Sardou reçoit alors un cadeau, "En chantant". Cette chanson est écrite par Pierre Delanoë et Sardou, lui-même. Le titre, qui va figurer sur l'album "Je vole" sera composée par le chanteur italien Toto Cutugno. 

    Sardou ressent le besoin de se reconnecter avec le public sur des bases plus légères, plus universelles. Alors, il parle de son enfance...

    La chanson est une ode à la vie, à la joie simple de chanter à chaque étape de son existence. Elle évoque l'enfance, l'âge adulte, la vieillesse, toujours avec ce fil conducteur qu'est la musique. 

    Voilà qui tranche avec les thématiques tranchantes de son précédent album. Et ça marche. Personne ne sait si Sardou est guéri. Le public, lui, est immédiatement conquis. 

    Cette chanson marque un tournant pour Sardou. Elle lui permet de renouer avec une image plus apaisée, plus positive aussi. "En chantant" rencontre un grand succès en France et en Belgique, s'écoulant à plus d'un million d'exemplaires en 1978.

    Ce 1er juin 1978 restera donc comme un Happy Day pour Michel Sardou, qui a retrouvé la légèreté. Et dont la famille s'agrandit. Car ce jour-là, c'est la naissance de Davy Sardou, le deuxième fils de Babette et Michel. 

    Et comme deux bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules, quelques semaines plus tard, Michel Sardou fera la connaissance de Didier Barbelivien, qui deviendra l'un de ses paroliers réguliers. // Car oui, la victoire se gagne aussi, en chantant.
    4 min
  • Brigitte Bardot fête ses 30 ans : Retour sur son année marquante de 1964
    Nous sommes le 28 septembre 1964. Happy Day pour Brigitte Bardot, l'icône mondiale fête ses 30 ans. 

    Paris est en effervescence. La presse internationale s'empare de l'événement : « B.B.'s turning 30 ! » (BB a 30 ans) 

    Paris Match dépêche son meilleur reporter et photographe pour immortaliser ce moment. Partout, on célèbre l'anniversaire de celle qui incarne la liberté et la modernité de sa génération. 

    30 ans, ça pourrait tout changer.

    Le 28 septembre 1964, une lettre retient l'attention de Brigitte. Elle est publiée dans la revue Candide et porte la signature de Marguerite Duras.

    Elle écrit : « Brigitte, vous avez aujourd'hui atteint l'absurde impossible. L'âge incroyable de 30 ans. Est-ce la fin de votre éblouissante matinée ? ». 

    Une réflexion à la fois piquante et admirative, signée d'une plume acérée.

    En juin 1964, un autre événement marque son année. Joséphine Baker lance un appel pour sauver son château du Périgord, où elle a recueilli ses enfants adoptifs. Touchée par la détresse de l'artiste, Bardot intervient à la télévision pour lancer un appel en sa faveur.

    1964, c'est aussi l'année d'un nouvel amour provisoire. Cette nouvelle idylle est née en janvier, avec le musicien brésilien Bob Zagury. Très vite, ensemble, ils s'envolent pour l'Amérique du Sud. 

    À son arrivée, c'est la folie. Les photographes la pourchassent, la foule se presse pour apercevoir la star. Pour échapper à l'émeute, elle doit s'isoler dans son appartement. Brigitte est une véritable déesse aux yeux du public brésilien.

    Fin 1964, elle va partir passer les fêtes de Noël à Búzios, un petit village de pêcheurs au Brésil, toujours aux côtés de Bob Zagury. Sa présence met loe boxon dans ce lieu paisible d'Amérique du Sud. 

    En signe de gratitude, les habitants érigent une statue à son effigie, sculptée par Christina Motta.  

    Et le cinéma ? En 64, Louis Malle lui propose un défi de taille : partager l'affiche avec Jeanne Moreau dans « Viva Maria! », une parodie de western à grand spectacle, tournée au Mexique. Tiens donc ! 

    Son agent lui explique que c'est une opportunité unique de montrer au monde qu'elle est plus qu'une simple beauté, qu'elle peut rivaliser avec les plus grandes actrices de son temps. 

    La décision est difficile, mais Brigitte accepte de relever le défi.

    Mais quelle année, cette année 64 ! Cette année-là, elle chante 'j'en ai fait des voyages, j'en ai vu des orages'. Oui, le 28 septembre 1964 restera vraiment comme le Happy Day de Brigitte Bardot qui, à 30 ans, n'a jamais été aussi belle, aussi célèbre, aussi désirable, même si, rapidement, avec Bob Zagury, c'est... la fin de l'été...
    5 min
  • 1968: Comment la série Colombo est-elle arrivée sur nos écrans?
    Nous sommes le 20 février 1968. Happy Day pour Peter Falk. La chaîne américaine NBC diffuse le premier épisode d'une série policière qui va le faire entrer dans la légende : Columbo. 

    Ce soir-là, les téléspectateurs découvrent un détective peu conventionnel, vêtu d'un imperméable froissé, roulant dans une vieille Peugeot 403 cabossée, et toujours accompagné de son cigare.

    Qui est Columbo ? Le personnage de Columbo est créé par Richard Levinson et William Link. Il apparaît pour la première fois en 1960 dans un épisode de la série "The Chevy Mystery Show". 

    C'est en 1968 que Columbo prend véritablement vie, incarné par Peter Falk dans le téléfilm "Prescription: Murder". Il servira de pilote à la future série.

    La particularité de cette série Columbo est son format inversé. Contrairement aux séries policières traditionnelles, chaque épisode commence par la préparation et la réalisation du meurtre. Le téléspectateur connaît donc dès le départ l'identité du coupable et les circonstances du crime. 

    Le suspense consiste à savoir comment Columbo va dénouer l'affaire.

    Peter Falk, avec son œil droit de verre, apporte au personnage une humanité et une certaine authenticité. Son apparence négligée, son attitude apparemment distraite, cachent en réalité un esprit vif et analytique. 

    Columbo est loin des détectives glamour de l'époque ; il est plutôt humble, pas très sexy, mais tenace. Il use de son apparente naïveté pour parler de sa femme et... déstabiliser les suspects. 

    En 1972, la série Columbo arrive en France et en Belgique, diffusée sur l'ORTF. Le public adhère. Son fameux "Juste une dernière chose..." devient une réplique culte, annonçant souvent le piège final tendu au coupable.

    Peter Falk va incarner Columbo pendant plus de trois décennies, de 1968 jusqu'en 2003. Mais le 20 février 1968 restera comme un Happy Day pour Peter Falk et son personnage fétiche, faussement ingénu, mais redoutablement intelligent. 

    D'ailleurs, juste une dernière chose, où étiez-vous précisément lorsque le premier épisode a été diffusé ?
    4 min
  • Quand France Gall a-t-elle entendu Michel Berger pour la première fois ?
    Nous sommes au printemps 1973, dans les rues de Paris. Happy Day pour France Gall, au volant de sa petite Austin. Elle écoute la radio. Soudain, une chanson capte toute son attention. C'est "Attends-moi" de Michel Berger.

    France est subjuguée par la mélodie et par les paroles. Au volant de sa voiture, elle ressent une connexion immédiate avec cet artiste qu'elle ne connaît pas, enfin pas encore.

    Le destin fait parfois bien les choses. Paris, rue François 1er, dans les locaux d’Europe 1, ils se croisent. France Gall veut l'aborder. Elle lui demande son avis sur des chansons que son producteur lui propose. Michel Berger accepte. 

    La suite n’est pas très encourageante. France raconte qu'elle arrive chez lui huit jours plus tard pour lui faire écouter la cassette. Sa réaction est assez glaçante : "C'est nul". 

    Pourtant, un dialogue va naître entre eux. Une sorte de lien, qui va se nouer petit à petit. France joue beaucoup de piano devant lui. Il la fait chanter. 

    Six mois passent. En 1974, premier essai. France Gall prête sa voix sur le titre "Mon fils rira du rock'n'roll".

     Après la sortie du nouvel album de Michel Berger, l'éditeur de France Gall propose à Michel d'écrire pour elle. Cette fois, il accepte. 

    France est déterminée : "Ce sera lui ou personne". La chanson arrive. C’est une déclaration d’amour.

    Michel joue la chanson pour la première fois au piano. La réaction de France ? Pas très emballée. Elle rêvait d'un titre plus rythmique et se retrouve avec une ballade. 

    Le jour de l'enregistrement, elle est tendue. Après quelques prises, Michel semble lui TRÈS satisfait. Il lui demande alors d'écrire un texte parlé pour la fin de la chanson. Michel veut l'impliquer. Il veut qu'elle se dépasse.

    En pleine nuit, ils comprennent qu'il manque un solo de guitare. Un guitariste, Jean-Pierre Castelain, accepte de poser sa touche en un quart d'heure.

    La magie opère. Le piano omniprésent de Michel donne à la chanson son balancement si particulier. "La Déclaration d'amour" sort en août 1974. Pour France Gall, c'est une renaissance. Elle déclare : "Ça a transformé mon existence, ma vie. Ça m’a apaisée”.

    Sa collaboration avec Michel Berger vient effacer les traces d'une première partie de carrière qu'elle souhaitait probablement oublier. La relation avec Gainsbourg, la rupture avec Claude François et puis des titres comme "Sacré Charlemagne", qu'elle n'a jamais assumé. 

    En ce happy day d'août 1973, France écoute la radio dans sa voiture. Elle ignore encore que Michel deviendra son grand amour. Et qu'elle l’épousera 3 ans plus tard, le 22 juin 1976. 3 ans après la déclaration d’amour.
    4 min
  • Quand les Beatles ont-ils accordé leur première interview à un journaliste belge ?
    Nous sommes en janvier 1964 en pleine Beatlemania. Les Britanniques s’offrent un premier séjour parisien et une série de concerts. C’est l'occasion pour quelques journalistes privilégiés de les approcher de près. Parmi eux, Un Belge sera le tout premier à les interviewer.

    Happy Day pour Frans Romeyns, producteur de la BRT. Il a l'honneur d'être le premier journaliste belge à rencontrer les Beatles. 

    En janvier 1964, il les interroge dans leur chambre d'hôtel à Paris. Une rencontre privilégiée, mais qui n'a pas vraiment le panache de leur visite à Radio Luxembourg. Où c'est l'hystérie complète.

    Les Beatles vont donner 41 concerts. Ils resteront 3 semaines complètes à Paris. Ce qui permettra à Michel Lemaire, journaliste pour la presse francophone belge, de les rencontrer. 

    Ce sera son happy day à lui, le 16 janvier 1964. Le journaliste de la RTB Radio recueillera quelques paroles des Beatles. Quelques minutes précieuses, puisqu'il aura été le seul journaliste belge francophone à pouvoir les interviewer. 

    Quelques mois plus tard, Jan Torfs, fondateur du magazine "Juke Box", interviewe à son tour les Beatles à Londres sur le tournage de leur film "A Hard Day's Night". 

    Il partagera cette exclusivité dans le numéro de juin 1964, offrant aux lecteurs belges un aperçu de la vie des Beatles en coulisses. 

    Côté francophone, Michel Lemaire conserve toujours le titre du seul francophone à avoir approché les garçons. 

    Jusqu'au 26 juin 1965. Les Beatles sont alors en tournée en Italie. Gérard Valet, journaliste à la RTB, réussit à les contacter par téléphone. 

    Mais voilà, on est en 65. La conversation avec l’Italie est interrompue et ne pourra jamais être rétablie. D’ailleurs, on a beau chercher, il ne reste rien de cette interview.

    On l’a compris. Les Beatles et la Belgique, c'est compliqué. D’ailleurs, ils ne se sont jamais produits en concert chez nous. Une question se pose alors : pourquoi avoir été boudé par le plus grand groupe de l'époque ?

    Probablement, le manque d'initiative. D'autre part, l'absence de structures adaptées pour accueillir un tel événement. À cette époque, Forest National n'existe pas encore. Les directeurs de salles craignent sans doute les débordements des fans en délire. Et puis ces histoires de visa, qui empêchaient les Britanniques, qui n'étaient pas encore européens, de venir se produire chez nous.

    N'empêche, janvier 1964 restera comme le Happy Day de Frans Romeyns, qui aura été le premier journaliste belge à pouvoir approcher les Beatles. Et à leur serrer la pince, ne serait-ce que quelques minutes...
    6 min
  • Comment la RTB et la BRT ont-elles transformé la télé belge en 1960 ?
    Nous sommes en mai 1960. Happy Day pour la télévision belge. 

    Le gouvernement Eyskens vient de scinder l'INR en deux entités différentes. Au Nord, la BRT. Au Sud du pays, la RTB. 

    La loi est publiée le 18 mai. Après 30 années d’existence, l’INR cède sa place et change de Ministre. La télé ne sera plus liée aux PTT, mais au Ministre des Affaires culturelles, Pierre Harmel. 

    L'actualité est lourde, cette année-là, on parle de plus en plus de l'indépendance du Congo.

    L'information, en 1960, c'est la radio. Et bien, cela va changer. La RTB hérite des infrastructures et du personnel francophone de l'INR. Elle a pour mission de développer des programmes qui reflètent la culture, la langue et les préoccupations de la communauté francophone. 

    De son côté, la BRT fait de même pour la communauté néerlandophone. Et pour informer, il faut un journal. Avec un générique fort.

    On dit déjà, en 1960, que la RTB doit disposer d’une autonomie et d'une indépendance vis-à-vis du gouvernement. Ce ne sera évidemment pas aussi simple. L’État verse à la RTB une dotation annuelle. La publicité commerciale est toujours interdite.

    Le budget est limité. Les téléviseurs en circulation, pareil. Les productions belges ne sont pas encore majoritaires. On entend alors CECI :

    Ce générique signifie que la RTB va rejoindre les programmes de la RTF (donc la France).

    Il y aura un peu plus de Belge dès 1961. Les relais de Paris diminuent, petit à petit. Si bien qu'en 1966, ils ne représentent plus que 15 % du volume total des émissions.

    La RTB se sent à l'étroit à Flagey, un lieu qui était pensé au départ pour la radio. C'est le début du grand chantier de la Cité du boulevard Reyers, où s'installeront la RTB et la BRT dès 1964. 

    Mais tout cela se fera petit à petit. Il faudra attendre 14 ans pour une migration complète de la radio ET de la télé.

    En 1968, la RTB lance sa première émission d'actualité régionale. Elle est d'abord hebdomadaire, elle deviendra vite quotidienne. Dans les rues de Bruxelles, on réalise des micro-trottoirs. La télé n'est plus un mythe, elle se rapproche du public et lui pose des questions.

    À propos, c'est le mariage du roi Baudouin, le 15 décembre 1960, qui a marqué le début de l'achat en masse des téléviseurs chez nous. Un Happy Day retransmis avec de gros moyens techniques par la RTB et la BRT. À la radio, cette semaine-là, c'est Johnny qui parle d'amour...
    4 min
  • Pourquoi "Borsalino" a-t-il marqué l'histoire du cinéma en 1970 ?
    Nous sommes en 1970. Un film va offrir au cinéma français un moment historique. Il va réunir, pour la première fois, deux géants : Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. 

    Pour Jacques Deray, l’association de ces deux monuments sur la même affiche est un rêve absolu. L'affiche va marquer les esprits. Tout comme la musique, signée Claude Bolling, pianiste de jazz et chef d'orchestre.

    "Borsalino" nous plonge dans le Marseille des années 1930. L'histoire est inspirée de faits réels. Elle suit les aventures de deux petits malfrats, Roch Siffredi (interprété par Alain Delon) et François Capella (joué par Jean-Paul Belmondo). 

    Ensemble, ils gravissent les échelons du milieu marseillais. Avec 3 ingrédients : amitié, rivalité et ambition. Leur première rencontre, c'est un duel qui se termine par un ex-aequo... et des présentations musclées.

    D'ailleurs, pourquoi ce titre, "Borsalino" ? C'est une référence à une célèbre marque italienne de chapeaux, emblème d'élégance et de raffinement. 

    Dans le film, le borsalino est plus qu'un accessoire ; c'est d'abord et avant tout une marque de style et statut, celui des gangsters de l'époque. Le "Borsalino" devient presque un personnage à part entière.

    Le film est comme une reconstitution des années 30. C'est visuellement sublime et, grâce aux acteurs, spectaculaire. 

    En réalité, ce n'est pas tant un hommage au Marseille des années 30 pour le réalisateur. Il a également puisé son inspiration dans les films de gangsters américians de la Grande Dépression.

    Pour Belmondo et pour Delon, Borsalino participe à la création de leur mythe, en multipliant les scènes mythiques… et les répliques tranchantes. Comme ce pile ou face...

    La distribution du film ne s'arrête pourtant pas là.

    Au casting, on trouve un petit criminel, Boccace, interprété par Julien Guiomar. Mais aussi maître Rinaldi, fourbe et vicieux, un rôle campé par... Michel Bouquet. 

    Dans la distribution, Catherine Rouvel, Henri Attal, Mireille Darc et Roland Malet.

    Le 20 mai 1970 restera comme un Happy Day pour le cinéma français, qui réunit pour la première fois les 2 acteurs les plus en vue, autour d'un scénario impeccablement ficelé. 

    C'était gagné d'avance. À sa sortie, Borsalino connaît un triomphe public, quatre millions de spectateurs en France. C’est largement mérité. 

    En Belgique, le film engrangera des recettes de 8,3 millions de francs belges, ce qui correspond à environ 130 000 spectateurs. 

    Puis le film disparaît longtemps à cause d’un montage financier complexe. 12 ans. Sans JAMAIS pendre une seule ride...
    6 min
  • Comment Isabelle Aubret a-t-elle remporté l'Eurovision en 1962 ?
    Nous sommes le 18 mars 1962. Happy Day pour le Grand Duché du Luxembourg. Il accueille le Grand Concours Eurovision de la Chanson. 

    C'est la 7e édition. Le 18 mars est un dimanche. Ce sera d'ailleurs la dernière fois que l'événement a lieu un dimanche. 

    Cette année, seize pays participent. Les commentaires pour la France sont assurés par Pierre Tchierna. Il décrit la salle pour ceux qui écoutent la radio et n'ont pas encore la chance de voir tout cela à la télévision.

    Ce dimanche soir, le concours a lieu à l'auditorium de la Villa Louvigny, le célèbre siège de la Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion, qui deviendra un peu plus tard RTL.  

    L'orchestre, les artistes et le tableau de vote sont placés sur la même scène. 

    La présentatrice de la soirée s'appelle Mireille Delannoy, une animatrice de Télé Luxembourg. Elle ouvre le bal et la soirée par l'expression traditionnelle « Bonsoir l'Europe ! ».

    Le tirage au sort a désigné la Finlande. Premier pays à monter sur scène. Marion Rung, sous vos applaudissements, va changer "Tipi-tii". Ca veut dire tralalère en français, c'est l'histoire d'un petit oiseau et du printemps.

    "Tipi-tii" terminera 7e sur 16, ex æquo avec la Suède, son voisin. Ensuite, c'est la Belgique. Fud Leclerc, 4e participation depuis la création du concours en 1956. Ca devient presque un sketch. La chanson s'appelle "Ton nom".

    "Ton nom" termina en 16e position. C'est à dire dernier. Fud Leclerc restera célèbre pour avoir été la première chanson du concours à ne remporter aucun point. Ce sera aussi le clap de fin pour sa carrière à l’Eurovision.

    En 1962, à la Villa Louvigny, l'Eurovision est remportée par 3 habitués des premières places. Le Luxembourg est 3e. Monaco termine second. C'est Isabelle Aubret qui termine sur la première place du podium avec "Un Premier Amour". 

    Elle reçoit une très jolie médaille pour l'occasion, des mains de Mireille Delannoy et de Jean-Claude Pascal. Le gagnant de l'édition 61.

    Isabelle Aubray est ravie. Ravissante aussi avec une robe très claire, qui tranche un peu avec la soirée diffusée en noir et blanc. Elle remporte l'Eurovision en ce happy day de mars 1962, deux ans après avoir gagné un concours de chant organisé à l'Olympia. Mais ce soir, devant l’Europe entière, elle a défendu les couleurs de la France avec "Un Premier Amour"
    5 min
  • Comment les Shadows ont-ils révolutionné le rock avec « Apache » en 1960 ?
    1 juillet 1960. Happy Day pour un groupe britannique qui va faire entrer la musique instrumentale dans la légende. 

    Il y a Hank à la guitare solo, Bruce à la rythmique, Jet à la basse et Tony à la batterie. 

    La formation voit le jour à la fin des années 50. À l'origine, ils s'appellent The Drifters, mais pour éviter toute confusion avec le groupe américain, ils adoptent un autre nom et deviennent... The Shadows.

    Les Shadows vont s'inspirer d'un film pour créer une chanson. Ce film, c'est BRONCO APACHE avec Burt Lancaster et Charles Bronson.

    Les Shadows l’enregistrent en mai 1960 aux studios Abbey Road de Londres. Il a été composé par Jerry Lordan, qui l'a d'abord proposé à un guitariste britannique, qui n’en a pas voulu.

    Les Shadows s'en emparent. Ils vont employer des guitares électriques Fender, et font appel au tambour pour lui donner une petite touche supplémentaire de western.

    Les premières notes donnent le ton.

    « Apache » est un mélange qui n’a jamais été osé jusqu’ici. Avec un riff très reconnaissable, le titre parvient immédiatement, sans image, à évoquer les grands espaces de l'Ouest américain. 

    Et tout ça, sans tomber dans la caricature ou le grotesque. « Apache » est ce que l'on va appeler une composition de musique western-rock. Si on ferme les yeux, on a presque l'impression... que les chevaux arrivent !

    Bon, remettons le tipi au milieu du désert, si le titre s'inspire de Bronco Apache, le compositeur avouera plus tard qu'il s'est laissé inspirer par d'autres films de western et par la musique d'Ennio Morricone. 

    Avec les Shadows, Jerry Lordan a trouvé le groupe qui va donne vie à son idée géniale. En juillet 1960, le succès est immédiat. « Apache » atteint la première place des classements au Royaume-Uni et dans plusieurs pays européens. 

    En Grande-Bretagne, le titre reste numéro un pendant cinq semaines. C'est quasi un record pour un instrumental.

    Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Deux ans plus tard, ils sortent "Wonderful Land", une autre composition de Jerry Lordan. 

    Cette chanson dépassera tous les records. Elle restera en tête des charts britanniques pendant huit semaines.

    En 1962, "Wonderful Land" sera même le single le plus vendu au Royaume-Uni, devant tous les titres des Beatles. Je répète : devant TOUS les titres des Beatles. 

    Mais le 1er juillet 1960 restera comme le Happy Day des Shadows, qui, avec « Apache », ont ouvert la voie à une nouvelle branche, le rock western.
    4 min
  • Le jour où Charles Aznavour a failli tout arrêter avant son triomphe à l'Alhambra
    Nous sommes le 12 décembre 1960, à l'Alhambra de Paris. Happy day et tournant décisif dans la carrière d'un artiste qui aura probablement tout essayé : Charles Aznavour. 

    À 36 ans, après des années de doutes et de remises en question, il va monter sur scène pour un récital, qui pourrait bien être sa dernière chance. 

    Depuis des années, il affronte la critique qui ne l'a jamais épargné.

    Aznavour, ce n’est pas un perdreau de l’année . Né en 1924 à Paris de parents arméniens, il a débuté très jeune. Pourtant, le succès populaire tarde à venir. Certains critiquent sa voix, d'autres son physique. Charles, LUI, ne baisse pas les bras.

    Peu importe. Ce soir, il monte sur scène.

    C'est son nouveau tour de chant. Après sept chansons, le public reste froid, presque indifférent. L'atmosphère est pesante. En coulisses, le doute s'installe. 

    Charles a une dernière carte à jouer : une chanson qu'il a écrite quelques mois plus tôt dans un bar de Bruxelles. Un titre qui a été refusé par... Yves Montand. Cette chanson, c'est : "Je m'voyais déjà".

    La mise en scène est audacieuse. Aznavour décide d'interpréter une partie de la chanson dos au public. // Les paroles racontent l'histoire d'un artiste dont la carrière ne décolle pas, un récit qui, fait étrangement écho à son propre parcours. // Il l'explique à Lise Elina dans une interview de décembre 1960.

    Extrait 1:27 "Je voudrais vous poser une question" jusqu'à 1:47 "Qu'est-ce qui m'a fait réussir ?"

    Ce soir-là, à Paris, dans "Je m'voyais déjà", Aznavour utilise un jeu de scène qu'il va répéter durant cinquante ans. Il chante. Et pendant ce temps, il s'habille, il noue sa cravate, puis, lorsqu'il est complètement habillé, il tourne le dos au public

    Problème. À la fin de la prestation, les projecteurs sont braqués sur le public. Mais rien ne se passe. Aucun applaudissement. 

    Il quitte la scène. Et, c'est là qu'il décide de retourner saluer le public une dernière fois. En retour, il reçoit un tonnerre d’applaudissements. C'est un triomphe. 

    Aznavour a trouvé sa voix. Il va parler de la vie. De sa vie. Avec dramaturgie et justesse. D'ailleurs, la chanson comique ne l'a jamais attiré, comme il le confirme lors d'une interview à la RTB en 1961.

    Son registre, c'est l'audace et l'émotion. En ce happy day de décembre 1960, sur scène, Charles Aznavour vient de conquérir le cœur du public... 

    Le voilà enfin reconnu à sa juste valeur. Les journalistes ont du mal à l'avouer, mais le public ne se trompe pas. 

    Ce soir-là, le cœur enfin léger et le bagage plus mince, il est prêt à conquérir Paris.
    5 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…