Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • Lancement du Magnétoscope VHS: Une révolution dans les foyers en 1976
    Nous sommes le 9 septembre 1976. Happy Day pour le Président de JVC. Depuis l'hôtel Okura de Tokyo, il présente fièrement le Victor HR-3300, premier magnétoscope à utiliser le format VHS, Video Home System. 

    Tout est dans son nom : la vidéo entre dans nos salons.

    Des publicités diffusées à la télé vont donner envie aux foyers de s’équiper. Tout le monde VEUT SON magnétoscope.

    Le Victor HR-3300 est le fruit de plusieurs années de recherche et d'innovation. Face à des concurrents comme Sony avec son Betamax, JVC mise sur un format avec une durée d'enregistrement plus longue — jusqu'à 2 ou 3 heures — idéal pour enregistrer un film entier. 

    Le problème, à l'époque, c'est qu'il faut encore se farcir les publicités… qu’on ne peut pas ENCORE zapper à l’enregistrement….

    Le Victor HR-3300 de JVC, ce n'est que le début. Il fait fureur aux États-Unis et va très vite débarquer chez nous. 

    L’année suivante, l’appareil est modifié au niveau du tuner et les boutons rotatifs sont remplacés par un système de bouton à pression. 

    On a même droit à huit chaines préprogrammées. Petit à petit, le magnétoscope arrive dans toutes la bonnes maisons… qui ont les moyens.

    Bon, remettons l'église au milieu du village, l'envol du VHS n'est pas forcément lié au cinéma. En tout cas au cinéma classique. En réalité, c'est un tout autre acteur qui va propulser le magnétoscope sur le devant de la scène : l'industrie des films pour adultes. 

    Voyant le potentiel de cette nouvelle technologie, les producteurs commencent à distribuer massivement leurs films sur cassettes VHS, inondant les étals de nouveaux types de commerces, qu'on appelle des vidéoclubs… et qui débarquent partout en 79 et en 80. Papa et maman regardent, par exemple "Maîtresses très particulières"...

    Oui, elle a vraiment dû enlever le Tampax pour les besoins du tournage.

    Avec le VHS, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Rapidement, un autre genre profite de l’occasion : le film d'épouvante. 

    Des titres qui peinaient à trouver leur place dans les circuits traditionnels de distribution se retrouvent désormais accessibles à domicile. Là encore, le vidéoclub se trouve un produit d'appel assez juteux. On regarde à la maison "Malédiction". Et tout le monde a peur.

    Bouh, et dire qu'il y a les Charlots à cette époque. Mais bon. Le 9 septembre 1976 restera comme un Happy Day pour le VHS et pour l'entreprise JVC, qui fait entrer le magnétoscope dans nos vies. // Certains disent que la vidéo va tuer les stars de la radio. Mais on dit tellement de choses...
    5 min
  • Comment Gérard Palaprat est-il devenu célèbre avec "Fais-moi un signe" en 1971 ?
    Longs cheveux blonds et barbe généreuse. L'homme est heureux. Nous sommes le 13 novembre 1971. Happy Day pour Gérard Palaprat, le prophète. 

    Sa chanson invite à marcher les pieds nus dans la neige et à gravir la montagne. Avec des airs de Jésus-Christ aux yeux bleus, il est assis, en position de méditation, sur le plateau de l'émission "Samedi variétés".

    Né 21 ans plus tôt, à Paris, Gérard Palaprat grandit dans une famille modeste. Très tôt, il se passionne pour la musique et pour le théâtre. 

    À 12 ans, il se dirige vers l'École du Spectacle pour y suivre des cours de violon, de danse, d'art dramatique ET de chant.

    À la fin des années 60, il intègre le Petit Conservatoire de Mireille, qui est déjà une pépinière de talents. 

    Il y côtoie d'autres futurs grands noms de la chanson française. Alice Dona, Françoise Hardy, Hervé Christiani ou encore Pascal Sevran. 

    Mais c'est en rejoignant la troupe de la comédie musicale "Hair" en 1969 qu'il se fait vraiment remarquer, aux côtés de Julien Clerc.

    "Hair" est une expérience qui le marque profondément, tant sur le plan artistique que personnel. 

    Sur cette bonne impression, en 1971, Gérard décide de se lancer en sol, avec "Fais-moi un signe", une ballade mélodieuse, saupoudrée de quelques petits accents religieux.. La chanson parle d'amour, de quête de soi et de transcendance.

    On évoque pourtant à l'époque un plagiat. Et pour cause, la musique de "Fais-moi un signe" possède un lien de parenté évident avec "My sweet lord" de George Harrisson. Cela s'entend dès les premiers accords...

    Cette inspiration, Palaprat l'assume. C'est LUI-même qui L’A suggéré à son ami et compositeur Patrick Lemaître. 

    Les paroles sont de Jean-Pierre Lang, qui a su capter, au début des années 70, combien les incertitudes avaient besoin de perspectives et de lumière.

    Alors oui, ce samedi de novembre 1971, sur le plateau de la RTS, est un Happy Day pour cet homme qui va bientôt parcourir le monde, à la recherche, lui aussi, de la vérité.

    "Fais-moi un signe" reste encore la signature de Gérard Palaprat. Presque... une prophétie....
    3 min
  • Pourquoi Louvain-la-Neuve a-t-elle vu le jour en 1972?
    Happy Day pour le Brabant Wallon. Le 20 octobre 1972 sur la place Galilée, inauguration d'une ville nouvelle. Les résidents, les autorités académiques, les responsables communaux et la région. Tout le monde est là.

    Louvain-La-Neuve est née dans l'urgence. Et, c'est un soulagement, après des années de querelles linguistiques. On rembobine.

    Le 7 juin 1966, manifestation géante des étudiants flamands. Ils exigent le départ des francophones. Le slogan ? "Walen buiten", "les wallons dehors".

    7 février 1968. L’affaire Leuven a raison du gouvernement belge. Il s'est laissé déborder par les querelles linguistiques. VDB, Paul Vanden Boyenants, alors premier ministre, annonce sa démission.

    Depuis des années, les communautés de l'université de Louvain ne s’entendent plus (et ne s’écoutent plus non plus). Les étudiants flamands réclament une université unilingue néerlandophone, tandis que les francophones souhaitent maintenir le bilinguisme.

    Il faut trouver une solution. Dès lors, une décision historique est prise : séparer l'université en deux entités distinctes.

    En 1968, le gouvernement belge acte la scission de l'Université catholique de Louvain. Les facultés francophones doivent quitter Leuven pour s'installer en Wallonie.

    Un défi immense se présente : construire une nouvelle ville universitaire de toutes pièces.

    Le choix se porte sur un petit village du Brabant wallon : Ottignies. C'est ici que va naître Louvain-la-Neuve, une ville conçue pour et autour de l'université.

    La première pierre est posée le 2 février 1971, en présence du Roi Baudouin et de son frère, Albert.

    Les plans sont connus. Ils allient modernité architecturale et respect de l'environnement. L'idée : créer une cité piétonne, où les voitures circulent en souterrain, laissant la place aux piétons et aux cyclistes en surface. Il faudra un an et demi de travaux pour que l'université ouvre ses portes. Nous sommes le 11 octobre 1972.

    Étudiants, professeurs et habitants, tout le monde participe à cette aventure hors du commun. Les premiers cours sont donnés à Louvain-la-Neuve en 1972. Dans des conditions parfois assez compliquées et particulièrement singulières.

    Il faut se déplacer d'un bâtiment à l'autre sur des planches de bois pour éviter la boue, qui est encore omniprésente.

    POURTANT, le 20 octobre 1972 restera comme un Happy Day après des années de mésententes linguistiques. Et aussi, au fond, un cas de divorce accepté, bon gré mal gré, par les autorités de l'Église belge... Bref, comme le chante Fugain, cette année-là, une belle histoire.
    5 min
  • Pourquoi Cloclo a-t-il gardé la naissance de son premier fils secrète ?
    Nous sommes le 8 juillet 1968, à Neuilly-sur-Seine. Faire-part de naissance, dans la discrétion la plus totale. Un heureux événement va changer la vie d'une des plus grandes stars de la chanson française. 

    Claude François est papa, pour la première fois. 

    En ce même mois de juillet 1968, il est au sommet de sa carrière. Deux titres phares sortent ce mois-là : "Déborah", une adaptation d'une chanson italienne, et "Après tout".

    Le premier enfant s'appelle Claude François Junior. Enfin, COCO. Ce petit enfant blond est le fruit de son amour avec Isabelle Forêt. 

    Oh, c’est le premier à le reconnaître, Claude François et l'amour, c'est... compliqué.

    L'union avec Isabelle Forêt durera 6 ans. Ce qui les a rapprochés ? Des passions communes. Pour la première fois, le chanteur mal aimé se sent compris. Il pourra fonder une véritable famille.

    Claude François Junior est né. Pas un mot à la presse, pas une annonce officielle. Le public n'apprendra l'existence de son fils, que plusieurs mois plus tard. 

    Mais, pourquoi ? Deux explications sont avancées. 

    Certains estiment que Cloclo voulait protéger sa famille. D'autres estiment plutôt que Claude voulait surtout protéger son image de séducteur. 

    Ce que l'on sait, c'est que Cloclo était comblé. Isabelle raconte la première rencontre entre Claude François et Coco.

    Marc, second fils du couple, nait l'année suivante. Il sera lui totalement caché du grand public durant six ans. Jusqu'à cette interview célèbre, sur le plateau de Michel Drucker. 

    Claude François est fier. Ses deux enfants sont au piano.

    Le 8 juillet 1968 restera comme le Happy Day d'un artiste, qui, malgré le tourbillon médiatique, accueille en secret son premier fils. Ce jour-là, TOUT semble sourire au chanteur malheureux...
    4 min
  • Qui était Aline dont Christophe parle dans sa chanson?
    1er juillet 1965. Il fait beau. Il fait chaud. Paris se vide de ses habitants. Les touristes prendront bientôt la capitale française d'assaut. Happy Day pour Christophe. Il va signer le slow de l'été et lancer sa carrière. En attendant, il dessine sur le sable.

    Christophe raconte que la chanson est née en 1964, alors qu'il dinait chez sa grand-mère. Il l'a composée à la guitare, en deux temps trois mouvements.

    Jusque là, Christophe n'a pas vraiment connu la gloire. Il démarre sa carrière en 63 avec un premier 45 tours "Reviens Sophie", qui est un échec.

    En 1965, il effectue son service militaire. Ce qui ne l'empêche pas de composer la chanson qui va tout changer pour lui, Aline. D'ailleurs, qui est Aline ? Elle aurait pu être un personnage de fiction imaginé par Christophe. Mais évidemment, comme toute bonne chanson, elle s'enracine dans une histoire de cœur, un petit coup de foudre. 

    La fameuse Aline a bien existé. C'est une jeune fille polonaise qui, le jour, était assistante dentaire, boulevard du Montparnasse à Paris. La nuit, s'occupait d'un vestiaire dans un club, Orphéon, une boîte de nuit. 

    C’est DONC cette Aline-là qui lui a permis d'écrire "Aline" en quinze minutes environ. Et de crier, crier...

    Au départ, le registre du titre aurait dû être le blues, mais la chanson prend des sonorités qui sont plus proches de la variété. Elle est devenue un slow à cause de… (ou grâce à des) arrangements.

    Sortie en juillet 1965, Aline est un immense succès. Le titre se classe en tête des ventes en France et en Belgique, dépassant en quelques semaines le million de disques vendus. 

    D'ailleurs, quatorze ans plus tard, la chanson va ressortir en 45 tours sans avoir été réenregistrée ou remixée... Et elle va de nouveau se classer en tête du hit parade. 

    Aline restera comme le happy day tant espéré de Christophe, qui aura dû passer par la case variété, pour, ENSUITE, totalement… s'en démarquer.
    4 min
  • 1972: Jean Yanne tient sa revanche sur les médias
    5 mai 1972. Happy Day pour Jeanne Yanne. Il réalise un CURIEUX film qui va le ramener dans le monde de la radio. Ce film, c'est Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

    Un titre ironique qui en dit long sur le ton du scénario. 

    C’est une comédie satirique qui va secouer le paysage cinématographique français. 

    Le pitch ? Un journaliste idéaliste dans une station de radio commerciale, lassé par la censure, les manipulations et les compromissions. ALORS, il décide de dire la vérité (TOUTE la vérité) à l'antenne, quoi qu'il en coûte. Une rébellion qui va provoquer des remous jusque dans les hautes sphères du pouvoir.

    C'est bien la voix de Jean Yanne. Il réalise et il fait partie du casting. 

    D'ailleurs, il n'y va pas de main morte. Avec un humour caustique, il livre une critique acerbe des médias, de la politique et de la société de consommation française du début des années 70. 

    Il met en lumière l'hypocrisie ambiante, où tout doit être lisse et agréable en surface, tandis que la réalité est bien plus complexe. (Toute ressemblance avec une époque plus récente est bien évidemment fortuite) D'ailleurs, réécoutons un journal d'époque.

    Jean Yanne n'est pas tout seul pour foutre le boxon. Il y a Daniel Prevost. Et un certain Jacques François, qui débarque en studio... au moment de la diffusion d'une chanson très irréVErencieuse sur la religion...

    Et puis il y a un magistral Michel Serrault qui sert le courrier des lecteurs...

    Résultat ? Le film est un succès retentissant. Et c'est aussi une petite vengeance. Yanne a été renvoyé pour son impertinence en 1965 de la télé, il est embauché par RTL qui le renvoie en 1969. Il est également renvoyé d'Europe 1 et France Inter. 

    MAIS le 5 mai 1972 restera comme le Happy Day d'un iconoclaste audacieux qui, avec "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", a donné un gros coup de pied dans le bénitier…
    5 min
  • Fin juin 1976: la Belgique a chaud, histoire de cette canicule
    Le début de l'été 1976 restera, en Belgique, comme le happy day des vendeurs de glaces et de boissons rafraîchissantes. 

    Le 19 juin, rien ne laisse encore présager l’arrivée de la chaleur. Un premier coup de chaud a frappé début juin. 

    Mais, souvenez vous, le temps s’est fortement détérioré. Nous sommes à l’approche des congés scolaires et des vacances. Et comme toujours, il va faire mauvais. D'ailleurs, il pleut.

    La chaleur, on l'a déjà connue chez nous. C'est ce qu'on se dit. En 1964, il faisait "mourant de chaud".

    Donc, vers le 19 juin, il pleut. Mais ça ne va pas durer. Très vite, le mercure monte. On a peine à imaginer l’intensité des vagues de chaleur qui ont émaillé cet été-là. La période du 22 juin au 8 juillet est terrible. 

    On a enregistré 15 à 16 jours consécutifs avec une température de 30°C ou plus, à peu près partout dans le Royaume. 

    Une aussi longue série de jours caniculaires est UNIQUE dans l’histoire de la météo en Belgique.

    L’été 1976 va se hisser en deuxième position au palmarès des étés de canicule, après 1833.

    Un aspect peut-être oublié de l’été 1976, c'est le retour du froid à plusieurs reprises. La nuit du 4 au 5 juin, il gelait encore par endroits. Le 21 juillet, fête nationale, a été particulièrement frisquet : 14,6°C à Uccle, soit l'une des températures les plus basses jamais observées en juillet.

    Je disais que TOUTE la Belgique a eu chaud, mais ce n'est pas tout à fait vrai. La côte, en 1976, n’a absolument pas connu de canicule. 

    Sur la digue d’Ostende, la température n’a même jamais dépassé les 30°C. Pas mieux à La Panne. 

    N'empêche, toute personne qui se trouvait en Belgique fin juin vous le dira. La canicule et la sécheresse de 1976 servent toujours de référence lorsque le mercure grimpe dangereusement et que les sols s’assèchent. 

    Mais bon, l'été 76, c'était surtout un happy day pour les cafetiers. On conseille même, sur FR3, de boire jusqu'à 1l5 de bière par jour...

    Alors, si c'est FR3 qui vous le dit, faites TOUT simplement référence à l'été 1976 en Belgique…. où il faisait mourant de chaud…
    4 min
  • Les débuts de Cyndi Lauper: comment Blue Angel a lancé la carrière d’une icône pop
    1978. Happy day à New York pour John et Cyndi, ils viennent de former un groupe et se font remarquer par le manager des Allman Brothers. 

    Sur la table, un contrat de 5 000 dollars, ce qui représenterait aujourd'hui près de 25 mille euros. 

    John Turi joue du saxophone, il rencontre Cyndi par l'intermédiaire de son manager. Mais c'est Cyndi qui va vous nous intéresser aujourd'hui.

     Cyndi s'appelle en réalité Cynthia Ann Stephanie Lauper. Elle nait en 1953 à Brooklyn dans une famille catholique. Papa est d'origine allemande et suisse. Maman est une Italo-Américaine venue de Sicile. Sa passion ? C'est la musique. Depuis son adolescence, elle arpente les scènes des petits clubs. Elle fait des reprises. Ce n'est pas exactement ce qu'elle rêve de faire, mais c'est un début.

    Ce qui la caractérise, c'est une forme d'excentricité, elle porte des coiffures et des vêtements bizarres. Elle est "odd" (étrange). Et elle mettra du temps à l'assumer.

    Son originalité va devenir sa personnalité ARTISTIQUE. Mais voilà, en 1977, coup de massue. Cyndi Lauper endommage gravement ses cordes vocales. Les médecins sont formels : elle ne pourra plus jamais chanter. L’annonce va la dévaster. Cyndi reste un an sans chanter, mais ne baisse pas les bras. Avec l'aide d'une coach vocale, elle entreprend une rééducation intensive. Jour après jour, note après note, elle réapprend à utiliser sa voix. Cyndi en est certaine : nous avons tous un ange gardien...

    1978. C'est la rédemption. Sa voix est de retour. Guérie et plus forte que jamais, Cindy fait une rencontre décisive, John Turi. Ensemble, ils forment le groupe "Blue Angel", mêlant influences rockabilly, pop et new wave.

    Rapidement, ils signent leur premier contrat avec Polydor. L’album est en route. John le sait bien, la voix de Cyndi Lauper EST le véritable argument. D'ailleurs, elle reçoit plusieurs offres d'enregistrement en solo. TOUTES seront refusées. Ce qui compte, en 1978, c'est son nouveau groupe. C’est vrai, tout n'est pas parfait, mais ça lui convient.

    L'objectif, c'est aussi le premier album. Il comprendra une reprise de "I'm gonna be strong". Une chanson enregistrée pour la première fois par Frankie Laine en 1963, qui ne deviendra un succès que l'année suivant, grâce à une version de Gene Pitney.

    15 ans plus tard, le titre retrouve une seconde jeunesse, grâce à Blue Angel et SURTOUT à une future star (qui ne le sait pas encore), Cyndi Lauper. 

    Ils cherchent un titre pour l’album. Ce sera Blue Angel, tout simplement. Cyndi déteste la couverture. Elle estime qu'elle ressemble à un vilain personnage du Muppet Show. Elle a tort, le magazine Rolling Stone la considérera, bien plus tard, comme l'une des 100 meilleures couvertures d'albums de new wave.

    Quant à l'album, malgré les éloges de la critique, il se vend mal. Conséquence : le groupe se sépare et Cyndi perd de nouveau la voix en raison d'un kyste dans sa corde vocale. Il faudra attendre 1983 pour qu'elle retrouve le chemin des studios, des concerts et des plateaux télé. 

    Une future carrière l'attend, mais en ce happy day de 1978, Cyndi Lauper se sent plus forte que jamais. She's going to be strong...
    5 min
  • 1961: Le parc Bobbejaanland ouvre ses portes
    31 décembre 1961. Happy Day et Happy New Year pour la petite commune de Lichtaart ! Et aussi pour l’un de ses citoyens, Bobbejaan Schoepen. C’est déjà une star en Flandre. Notamment avec le titre "Café zonder bier".

    Bobbejaan, qui s'appelle en réalité Modest, est chanteur, guitariste et c'est aussi un yodleur exceptionnel. Il gagne très bien sa vie. Son rêve : créer un endroit où la musique, la nature et le divertissement se rejoindraient. Inspiré par un certain Walt Disney, Bobbejaan veut créer son propre parc en Belgique.

    En 1959, il achète un terrain marécageux dans un village situé en Campine anversoise. Avec son équipe, il s'engage. Il assèche les marais, aménage l’espace et commence à construire son petit paradis.

    Les travaux vont bon train. Si bien qu'en ce mois de décembre 1961, le parc Bobbejaanland peut déjà ouvrir enfin ses portes au public.

    Bobejaan mouille la chemise. Il se donne en spectacle, avec son épouse Josée, jusqu'à 7 fois par jour, comme l’explique une interview d'époque à la BRT.

    Et oui, Josée a même vendu des chips au paprika. Au départ, le parc est surtout un théâtre en plein air où Bobejaan se produit lui-même, entouré (on l'a compris) de sa famille et d'autres artistes. 

    Le succès viendra TRÈS rapidement. Donc, Bobbejaan voit déjà plus loin. Il veut que son parc devienne un lieu de divertissement, pour les enfants, mais aussi pour les grands.

    Au fil des années, le lieu s'enrichit de nouvelles attractions : des manèges, des montagnes russes et des spectacles équestres, ce qui lui donne un petit côté ranch des Flandres.

    Bobbejaan a réussi son pari, mais aussi sa carrière. Le chanteur flamand a vendu 5 millions de disques. De la variété, de la satire, de la musique instrumentale de film, de la chanson, de la country et de la musique populaire. 

    Mais c'est surtout son sifflement que les mélomanes retiennent. En 1964, il déclare au magazine Humo "Je n’ai pas été un enfant prodige. Lorsque je repense à mes années d’enfance, je n’y retrouve aucun signe de mes futurs succès. La seule matière dans laquelle j’étais vraiment brillant n’apparaît dans aucun programme scolaire : siffler." 

    Bien après son départ, Bobbejaan Schoepen sera intronisé au Whistlers Hall of Fame, considéré comme le panthéon des chanteurs-siffleurs.

    Cela dit, le 31 décembre 1961 restera comme le Happy Day d'un artiste visionnaire qui, porté par sa passion et sa générosité, a donné naissance à un lieu magique, Bobbejaanland. Trois ans plus tard, il chante en français....
    6 min
  • 1976: premier vol commercial du Concorde, l’avion supersonique qui a révolutionné l’aviation
    Nous sommes le 21 janvier 1976. Happy Day pour l'aviation. À l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, il règne une excitation particulière, mais aussi une tension. 

    Les regards sont tournés vers un avion à l'allure futuriste, élégant et élancé. Il s'appelle Concorde.

    L'histoire du Concorde, c'est celle d'une persévérance industrielle, entre la France et le Royaume-Uni. 

    La volonté nait à la fin des années 50 et le premier prototype sort des hangars de Toulouse en avril 1966. 

    Trois ans plus tard, toujours à Toulouse, le Concorde effectue son premier vol d'essai. C'est un exploit, il peut voler à DEUX fois la vitesse du son, soit à 2 000 km/h.

    C'est un grand spectacle, certes, mais tout le monde retient son souffle. 

    C'est un essai, il est symbolique. 

    Les défis sont encore nombreux : maîtriser le vol supersonique, assurer le confort des passagers à des altitudes stratosphériques et garantir la sécurité. 

    Mais la détermination est sans faille. Le 10 octobre 1975, après des années de tests rigoureux, le Concorde reçoit son certificat de navigabilité. Il va pouvoir accueillir ses premiers passagers.

    Nous y sommes. 21 janvier 1976. Le Concorde décolle pour son premier vol commercial. Le parcours est ambitieux. Il relie Paris à Rio de Janeiro avec une escale à Dakar. À son bord, des passagers privilégiés. Des représentants des gouvernements français et britannique, des dirigeants d'Air France, des journalistes internationaux et des personnalités du monde économique.

    Le message du pilote restera célèbre :

    « Mesdames et Messieurs, bienvenue à bord du Concorde. Nous atteindrons une vitesse de Mach 2 et une altitude de 18 000 mètres. Bon vol ! »

    Autre souvenir, celui du bruit du Concorde passant le mur du son...

    Le Concorde n'est pas qu'un avion. Il devient rapidement le symbole du luxe et de la vitesse. Il n'est pas rentable. Il est même réservé à une clientèle prestigieuse.

    Quoi qu’on en pense, début 1976, le Concorde fait rêver le monde entier. Il place Paris à 3h d'avion de New York… Mais il place surtout l’Europe à l’avant-plan de l’innovation face au bloc de l’Est.  

    Le Concorde reliera les capitales, transportant chefs d'État, célébrités et hommes d'affaires, toujours plus haut, toujours plus vite. C'est une révolution, qui sera éphémère, mais en ce happy day de 1976, l'aéroport de Paris est d'abord et avant tout... une fête.
    4 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…