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Ce podcast est disponible dans les trois langues Arabe, Français et Anglais.
Le 17 août 2009, Tunisair vend ses actions à l'UIB pour 33 millions de dinars à des proches de Ben Ali. À peine trois mois plus tard, la compagnie achète un A340 flambant neuf pour l'ancien président, Supervisées par Mongi Safra, ces deux affaires entremêlées sont révélatrices d’un système où tout était mis en place pour satisfaire le pouvoir.
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Le Borrache, est-ce juste un héritage que les femmes se transmettent spontanément, ou est-ce une manière de se réapproprier une liberté confisquée par une culture masculine? Ce podcast évoque une expression culturelle artistique choisie par les femmes des régions du sud et de l'ouest de la Tunisie. Une expression profondément ancrée dans sa profondeur historique et sa portée géographique.
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Qui possède la langue ? Qui a le droit de se l’approprier ? Masculinisée, la langue est aussi l’appropriation de la langue par les hommes, elle invisibilise les femmes et les minorités de genre. Elles trouvent donc d’autres moyens de se légitimer et donc, de résister.
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Plus les puristes s’obstinent à maintenir l’arabe littéraire - le “Fus'ha” - dans une forme jugée “plus pure”, plus ils et elles l'empêchent d’évoluer. Car si une langue ne s’adapte pas aux besoins de ses locuteur·trices, elle risque de disparaître.
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Comment définir le pouvoir ? Comment se traduit-il dans le langage ? En tant que domination, la violence patriarcale s’exprime aussi à travers la construction de la langue. Masculinisée, celle-ci invisibilise les femmes.
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Enfant, Khawla Ksiksi apprend à ignorer les remarques racistes qu’elle entend au quotidien. Devenue adolescente, les violences se multiplient, mélangeant mythes liés à la sorcellerie et objectification sexuelle des femmes noires. Ces injures l’impactent, mais elle tente de s’y adapter. Jeune étudiante, elle rencontre un homme blanc dont elle tombe amoureuse. Leur histoire, interrompue brutalement, lui fait finalement prendre conscience de la nécessité d’entrer en lutte.
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Dans ce premier épisode, Saida El Khadhra - danseuse et chorégraphe populaire - raconte les aventures de Wadaa, fille de Sultan, partie à la recherche de ses sept frères. Maltraitée, piégée par ses belles-sœurs, abandonnée par ses frères et sauvée par son futur époux, l’histoire de Wadaa regorge d’éléments et de symboles qui contribuent à instaurer des normes sociales et à les maintenir.
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Le mercredi 5 septembre 2018, Mohamed Dhia Arab s’asperge d’essence, sort un briquet et s’immole silencieusement devant le commissariat de Menzel Bouzelfa, sous le regard des policier·es. Pour les proches du jeune homme, cela ne fait aucun doute : Mohamed Dhia s’est suicidé car il était fiché S17, lui donnant le sentiment de vivre dans une prison à ciel ouvert. Interdiction de quitter le territoire, surveillance permanente par les forces de l’ordre... Comme lui, ils et elles sont des milliers à être fiché·es, parfois sans même le savoir, au mépris de leurs droits fondamentaux.
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Les accusé·es de terrorisme ont souvent droit à un “traitement préférentiel” : arrestations brutales, incarcérations systématiques dans des conditions dégradantes sans distinction de la gravité du délit, actes de torture... Et quand ils et elles sont ensuite jeté·es en prison, mélangé·es sans distinction aux détenu·es de droit commun, la machine à radicalisation s’enclenche dans les cellules.
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Faut-il rapatrier massivement les ex-combattant·es tunisien·nes de l’État islamique pour les juger ? Cette question divise en Tunisie : pour beaucoup, il n’en est pas question. Alors qu’il serait hasardeux aujourd’hui d’avancer le nombre exact de revenant·es potentiel·les, le Conseil national de Sécurité a tranché : pour l’instant, seul·es quelques-un·es pourront revenir. Mais du côté de la justice, se pose le problème de la garantie de procès équitables.
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