Into The Wind

Into The Wind

Download on the App Store

Into The Wind episodes

  • #87 Denis Hugues, la Mini Transat dans la peau

    C'est l'histoire d'un jeune Parisien, d'abord passionné par la moto, les circuits et l'odeur de l'huile sur la piste. Mais, qui, fauché par une voiture, se retrouve paraplégique dans un fauteuil roulant à 20 ans. On est en 1978, et Denis Hugues se dit qu'il ne va pas vivre vieux. Il monte une boîte de coursiers et commence à s'intéresser à la voile, grâce à l'un de ses amis qui construit un bateau à Nice. Avec lui, il découvre la mer, le vent, le voyage, et de fil en aiguille, multiplie les embarquements, avant de goûter à ses premières régates.

    Dans cette deuxième moitié des années 1980, la Mini Transat - créée en 1977 - peut se courir en double. Denis Hugues se lance dans l'aventure avec Jack Vieaud, mais elle s'arrête peu après les Canaries, où ils sont récupérés par un cargo après une voie d'eau. En 1989, il tente de récidiver en solitaire, mais doit renoncer, hospitalisé à l'issue du convoyage entre La Rochelle et Concarneau. Deux ans plus tard, il est à nouveau au départ, et finit la course en 29e position - tous les concurrents déjà arrivés sortent sous voile à la rencontre de ce ministe hors du commun.

    Il a des velléités de poursuivre sa carrière de coureur, mais il devient, après la création de la classe Mini, organisateur de la Mini Transat 1993, puis des deux éditions suivantes. Un rude métier, marqué par plusieurs disparitions de coureur - Pascal Leys, Marie-Agnès Peron, Philippe Graber...

    En 2001, les Rochelais décrochent l'organisation de l'épreuve et l'appellent comme directeur de course : 22 ans plus tard, incontournable, l'homme qui parle à l'oreille des ministes est toujours là, venant de conclure, à 65 ans, sa douzième Mini Transat à la tête de la "DC".

    Pas d'usure ni de fatigue du 6.50 chez celui qui dirige aussi des courses en Figaro et en Class40. Et toujours le même émerveillement devant la lumière qui brille dans les yeux des marins qui bouclent leur Mini Transat.

    Diffusé le 15 décembre 2023

    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 39 min
  • #86 Nicolas Troussel, à la poursuite du Vendée Globe

    Pas facile de porter sur ses épaules le poids d'un projet poursuivi par le sort et arrêté en septembre dernier par le sponsor : pourtant, Nicolas Troussel n'a pas longtemps baissé les bras lorsque Corum L'Épargne a mis fin au projet Imoca, dont il était le skipper, après un nouveau démâtage lors du dernier Défi Azimut. A peine sac à terre posé, il est parti en chasse pour trouver de nouveaux partenaires, convaincu que des opportunités existent encore pour participer au prochain Vendée Globe.


    Car le Vendée est un objectif de longue date pour le Trégorrois qui fêtera ses 50 ans l'an prochain. Initié à la voile par les croisières familiales et les navigations en baie de Morlaix, où il fréquente, ado, Jérémie Beyou et Armel Le Cléac'h, il sait très vite qu'il vivra sur la mer. Première Solitaire du Figaro en 1999 à 25 ans, vainqueur de l'AG2R en 2004 avec Armel Le Cléac'h, il décroche le graal deux ans plus tard en remportant la Solitaire, et de nouveau en 2008, grâce à des coups météo magistraux qui font sa réputation.


    S'enchaînent ensuite une deuxième place en Class40 sur la Route du Rhum 2010 et des saisons en équipage en M34 sous les couleurs du Crédit Mutuel de Bretagne. Il ne parviendra pas à convaincre la banque bretonne de monter sur le Vendée Globe, mais sa rencontre avec Corum L'Épargne en 2018 lui ouvre enfin l'accès au tour du monde en solo qui le démange depuis de longues années. Un projet qui avancera dans la douleur, entre démâtage dans le Vendée Globe (2020), avarie de quille sur la Bermudes 100 Race (2022) et un nouveau démâtage en 2023, qui signera la fin du projet.


    Sans se défausser, Nicolas Troussel dit qu'il "comprend la décision du sponsor". Mais il est déjà dans la suite : le bateau est prêt à être décoré, lui seul peut courir le Vendée Globe à bord, il a des milles pour la sélection, bref "il y a un coup à jouer" pour être au départ le 10 novembre 2024. Avis aux candidats !


    Diffusé le 1 décembre 2023

    Générique : In Closing – Days Past">In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 42 min
  • #85 Tanguy de Lamotte, l'architecte-navigateur qui a changé de vie

    Il avait construit ce dont beaucoup de coureurs rêvent : un vrai projet, adossé à une belle cause, une équipe solide, des sponsors fidèles et 15 années de carrière. Mais un peu avant 40 ans, Tanguy de Lamotte a décidé de changer de vie, "parce que c'était le bon moment" et "parce que je savais que je voulais faire autre chose". Alors, après une dernière Transat Jacques Vabre avec Sam Davies, en 2017, il a confié la barre de son Imoca à la Britannique et le projet à David Sineau, jusque-là team manager, et a pris le chemin de San Francisco avec femme et enfants, où il travaille désormais dans les bateaux électriques.


    Avant, il y a eu un parcours étonnant, avec la rencontre avec un prof de gym du lycée Hoche, à Versailles, ex cador du 470, qui lui fait découvrir la voile et lui ouvre son réseau, puis l'école d'architecture de Southampton. Mais contrairement à beaucoup de Français qui y suivent le cursus, il ne rentre pas au pays et fait ses gammes comme préparateur auprès de marins anglo-saxons, comme Ellen MacArthur et Brian Tomphson.


    Son objectif est de dessiner des bateaux, pas forcément de courir. S'il se lance dans la Mini en proto (courue en 2005), c'est pour prouver que son coup de crayon vaut le coup ; s'il enchaîne en Class40 ensuite, même chose. Les saisons s'enchaînent sans crier gare, il participe au lancement de Karver, multiplie les titres (Mondial, Fastnet, Normandy Channel Race, Solidaire du Chocolat...) et rencontre au cours de ces années son sponsor Initiatives.


    A l'issue de son contrat, ils réfléchissent à la suite et c'est Franck Vallée, patron d'Initiatives, qui lui suggère le Vendée Globe. Ce n'est qu'après une mûre réflexion qu'il acceptera de se lancer dans une aventure qui va "changer sa vie".


    A son retour, il enchaîne sur un nouveau cycle de 4 ans, change deux fois de bateaux mais doit abandonner son second Vendée Globe après quelques jours de course, après la perte de sa tête de mât.


    Et depuis ? "Pas de regrets", Tanguy de Lamotte, qui suit ses anciens collègues depuis la baie de San Francisco : "C'est une autre aventure !".


    Diffusé le 17 novembre 2023

    Générique : In Closing – Days Past">In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 18 min
  • #84 Jean-Marie Liot, l'incontournable qui doute

    Voilà près de 30 ans que Jean-Marie Liot photographie des bateaux de course ; 30 ans qu'il doute, qu'il hésite, et prend la mer ou les airs, ses boîtiers d'appareil photo à la main, se demandant si la lumière est bonne, si le cadrage convient, s'il n'a pas loupé une vague d'étrave qui explose ou un sillage qui fume.


    Un doute salvateur, capable de produire cette "plaque" déjà légendaire d'une meute de Class40 cavalant dans les embruns au reaching au départ de la Transat Jacques Vabre. - reprise partout, y compris dans Paris Match sur une double page. Car sous ses airs de jeune premier qui débute, Jean-Marie Liot est incontournable : Vendée Globe, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, Tour Voile, Normandy Channel Race, banques images... À 52 ans, s'il donne l'impression d'être motivé et impliqué comme au premier jour, il est de tous les grands rendez-vous.


    Pourtant, quand il se met à la photo au début des années 1990, c'est d'abord qu'il y voit un moyen d'assouvir sa passion de la mer et des bateaux, transmise par son père - d'ailleurs, il passera son PPV (diplôme de skipper pro) après son école de photo suivie à Paris. Il apprendra sur le tas ensuite, en s'inspirant de ses modèles Gilles Martin-Raget et Franco Pace, ouvrira une galerie au Crouesty, avant d'être aspiré par les compétitions.


    Sans oublier de se diversifier : qui sait, sur les pontons, que Jean-Marie Liot s'est aussi spécialisé dans la photo culinaire, une "discipline différente". Et l'on veut croire, en l'écoutant, que ça ne vaut pas une séance en mer, le plus beau studio photo du monde...


    Diffusé le 3 novembre 2023

    Générique : In Closing – Days Past">In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 56 min
  • #83 Jean-Yves Bernot, passion stratégie

    Il fait penser à ces grands profs de fac qui vous marquent longtemps, ceux dont les cours magistraux se dégustent comme des spectacles, et dont vous savez, en sortant de l'amphi, que vous êtes moins bête que lorsque vous êtes rentré. Jean-Yves Bernot est de ceux-là : référence absolue de son domaine - la stratégie météo - et formidable pédagogue - il a écrit des dizaines de bouquins, que tous les coureurs ont dans leur bibliothèque.


    Il naît loin de la mer - pas très longtemps après la guerre même s'il ne veut pas dire son âge ! -, mais passe ses vacances en Bretagne. Ce sont les Glénans (l'école) qui l'embarqueront définitivement vers le vent et les vagues : après un bac + 5 en maths à Reims, il bifurque vers l'océanographie à Brest - mais l'appel de la course est le plus fort.


    Le Triangle Atlantique (1975), les courses du Rorc, la Solitaire du Figaro (1983) forgent le marin qui se retrouve très vite à la table à cartes, où il n'est pas manchot, à l'époque où le GPS n'est pas encore arrivé. Fort en équations, passionné de météo, il accompagne dans les années 1980 les débuts de MacSea (bientôt MaxSea), pionnier des logiciels de navigation. C'est là qu'il développe sa méthode, associant expérience maritime, climatologie, routage et - surtout - stratégie : son expertise est là, dans l'exercice de la prise de décision.


    Très vite, tout le monde s'arrache Bernot, devenu "le Sorcier" qui sait lire entre les isobares. Jeantot, Poupon, le Corum Sailing Team, le Pôle Finistère course au large, feront appel à lui. Le Rochelais (il s'y est installé en 1983) continue à naviguer sur The Race (2001) et la Volvo Ocean Race (2001-2002).


    Le tour du monde est son domaine : les participants au Vendée Globe se préparent avec lui ; MacArthur, Joyon, Gabart sont routés pour leurs records victorieux. Mais jamais il n'a renoncé à former les débutants et les amateurs, "ouvrir les portes" est un atavisme familial pour ce fils d'instit.


    Sur la Transat Jacques Vabre 2023, il route François Gabart et Tom Laperche, avant d'accompagner le second sur l'Arkea Ultim Challenge-Brest. Des heures à venir, derrière les écrans, à ausculter le ciel, l'océan et les cerveaux des marins.


    Diffusé le 20 octobre 2023

    Générique : In Closing – Days Past">In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 20 min
  • #82 Nicolas Lunven, quand le téléphone sonne

    Sur le papier, la voie de Nicolas Lunven était toute tracée : avec un père participant à plusieurs reprises de la Course de l'Aurore, la filiation semblait évidente. Sauf que non : les exploits paternels datent d'avant sa naissance, en 1982, et il commence par des croisières familiales. Mais bon sang ne saurait mentir, et il embarque en course dès l'adolescence.


    Mais pas de formation en voile légère ni par la Mini Transat : Lulu, comme beaucoup l'appellent, fait ses armes en habitable, et en particulier sur le Tour Voile, auquel il participera 11 fois. En tentant sa chance lors du Challenge Esoir Crédit Agricole, c'est la révélation : le Figaro sera sa passion. Charles Caudrelier l'appelle pour prendre la barre de son Figaro en 2007, et il finit premier bizuth. Deux ans plus tard, il remporte la Solitaire, à 25 ans, au milieu des cadors de l'époque.


    Sa carrière est lancée : Solitaire, TFV, Sydney-Hobart, il enchaîne et s'autorise une pause en 2014, pour participer à la Volvo Ocean Race sur Mapfre. L'expérience est de courte durée, mais elle confirme que Nicolas Lunven entre désormais dans la catégorie des équipiers recherchés puisqu'il embarque sur l'Imoca Safran.

    Et s'il retourne en Figaro ensuite, c'est pour survoler la saison 2017 et entrer dans le club fermé des doubles vainqueurs de l'épreuve. Sa carrière s'accélère et le téléphone sonne : nouvelle Volvo Ocean Race sur Turn The Tide On Plastic, nouvelle saison en Imoca, avec PRB puis Initiatives-Coeur, pige chez Banque Pop pour remplacer Clarisse Crémer pendant sa grossesse, retour à The Ocean Race avec Malizia et, finalement, en septembre de cette année, il remplace Kevin Escoffier à la barre d'Holcim-PRB.

    Voilà comment, à 40 ans, on devient un candidat plus que sérieux au départ du prochain Vendée Globe. Avec rigueur, sérieux et discrétion.

    Mais ne vous fiez pas à sa réputation tranquille : derrière son regard clair, Lulu sait faire aller - très - vite les bateaux.... 


    Diffusé le 6 octobre 2023

    Générique : In Closing – Days Past">In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 23 min
  • #81 Benjamin Dutreux, fonceur-né

    On l'avait un peu oublié, mais Benjamin Dutreux n'a que 33 ans. Et déjà, dans son sillage, Solitaire du Figaro, Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, Vendée Globe et The Ocean Race...


    Après une brillante carrière dans la filière multicoque chez les jeunes et un premier job chez un constructeur de catas de sport, le voilà qui plonge dans le Figaro en 2015. Il n'a jamais couru en solitaire mais 4 saisons plus tard, il rentre dans le top 5 en 2018 pour sa dernière participation.

    Entre temps le virus du Vendée Globe l'a rattrapé : il part au Japon racheter le plan Farr de Kojiro Shiraishi en 2019 et se lance dans une campagne express : Transat Jacques Vabre à l'arrache et... plus aucune course pour cause de Covid, jusqu'au Défi Azimut 2020, sa première course en solo en Imoca, moins de 2 mois avant le départ.

    C'est mal connaître Benjamin Dutreux que de s'inquiéter pour lui. Il joue les premiers rôles sur son Imoca à dérives devant une meute de foilers dès le départ, ne cédant une incroyable 5e place que sur le tard pour se classer finalement 9e.

    Pas question de s'arrêter là : dans les mois qui suivent il enchaîne une nouvelle Transat Jacques Vabre avec Damien Seguin, participe à The Ocean Race Europe avec Team Germany tout en négociant l'ex 11th Hour Racing ! Puis il trouve un nouveau sponsor - Guyot Environnement -, le convainc de s'engager sur The Ocean Race en 2023, et participe à la Route du Rhum 2022, qu'il termine en 8e position.


    A peine le temps de souffler, et quelques semaines plus tard, départ d'Alicante avec une équipe qui a doublé de taille. Ce second tour du monde va s'avérer un long chemin de croix, avec un abandon sur délaminage du fond de coque après Le Cap, un démâtage après Recife, et un funeste refus de tribord au futur vainqueur à La Haye... Benjamin Dutreux en parle sans fioriture, grandi - lui comme son équipe - par l'expérience. Et en l'écoutant longuement, on comprend qu'il n'est pas du genre à lâcher facilement.


    Une chose est claire, il faudra compter sur Benjamin Dutreux lors du Vendée Globe 2024. 


    Diffusé le 22 septembre 2023

    Générique : In Closing – Days Past">In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 29 min
  • #80 Aurélien Ducroz, entre montagne et mer

    Ils ne sont pas nombreux à avoir été champion du monde de Class40 et... champion de France de saut à skis ! A notre connaissance, un seul athlète connaît ce privilège : Aurélien Ducroz.  A 40 ans, le Chamoniard, pur produit de la vallée, finit d'accomplir sa mue : celle d'un athlète de haut niveau qui a dominé sa discipline - le freeride - et devient un candidat sérieux aux premiers rôles dans un autre sport - la course au large.


    Tombé dans le ski tout petit, il vise les JO de 2002 en saut à skis, avant de bifurquer vers le freeride : pendant une dizaine d'années, il fait partie des cadors du circuit, avec deux titres de champon du monde (2009-2011) et quatre victoires à l'Xtreme de Verbier (record en cours). Mais en 2007, il croise la route d'Adrien Hardy, alors ministe, et chope le virus : 4 ans plus tard, il est au départ de la Mini Transat.


    Pendant de nombreuses années, il court en saisonnier : l'hiver à la montagne, l'été en mer, enchaîne les transats (Québec-Saint-Malo, Transat Jacques Vabre) et les Tour Voile. Jusqu'à ce qu'en 2020, il convainque Crosscall de se lancer dans la construction d'un Class40 dernière génération. Avec son plan Lombard Lift V2, il s'installe en deux saisons dans le top 10 de la classe.


    Après la déception d'un démâtage dans la Route du Rhum 2022, il vise une belle perf sur la Transat Jacques Vabre avec un certain Vincent Riou. Avant de revenir au solo en 2024 sur la Transat CIC. Et de rêver à un prochain Vendée Globe...


    Même si, comme il le répète, "il n'est pas d'ici", le montagnard a largement conquis ses galons de marin. 


    Diffusé le 8 septembre 2023

    Générique : In Closing – Days Past">In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 54 min
  • #79 Anne Liardet, dans son élément, tout simplement

    A son âge, on vous demande plutôt de songer sagement à la retraite. C'est mal connaître Anne Liardet, 62 ans, la mer et les bateaux à voile dans le sang.


    La voilà donc, 38 ans après sa première Mini Transat, en 1985, en train de préparer sa deuxième participation sous les couleurs de Cancer@Work, un réseau d'entreprises engagées autour du maintien dans l’emploi des personnes malades du cancer, elle qui a vaincu une tumeur au sein en 2015.


    A un mois du départ, budget non bouclé et en pleine préparation, elle a pris le temps de raconter une vie dense, pleine, faite d'opportunités, de rebonds, de joies, d'échecs et de beaucoup, beaucoup d'eau salée.


    Née à Bourges mais Brestoise dès l'âge de 1 an, elle arrête ses études pour le plancher d'une voilerie qui n'est pas encore Incidence. Elle sera aussi préparatrice, ministe, figariste, tentera le record New York-San Francisco, participera à la Route du Rhum.


    Puis elle arrêtera tout pendant plus de dix ans pour s'occuper de ses trois enfants, reviendra pour participer au Vendée Globe, enchaînera quelques Transat Jacques Vabre puis un nouveau Rhum avant de repartir en voilerie, de devenir team manager de Jean Le Cam, de se relancer sur la Mini Transat - sans oublier une petite pige pour Biotherm et Paul Meilhat sur The Ocean Race... 


    Et la retraite attendra : après la Mini Transat cette année, elle aimerait bien boucler la boucle en 2026, en participant à la Route du Rhum sur Acapella, le trimaran de Charlie Capelle...


    C'est elle qui le dit, le plus simplement du monde : "Le large, c'est là où je me sens bien".


    Diffusé le 25 août 2023

    Générique : In Closing – Days Past">In Closing – Days Past

    Post-production : Grégoire Levillain


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 16 min
  • [REDIFFUSION] - #33 - Dominic Vittet, le routeur aux milliers de milles dans les bottes

    Chaque vendredi du 28 juillet au 18 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale. Vous aimez les années 80 ? Nous aussi ! Pour cette série d’été, Tip & Shaft a choisi de mettre en avant quelques uns des grands marins qui ont illustré cette décennie. Dernier invité, Dominic Vittet, dit "Mino", routeur et météorologue, dispense désormais son savoir aux marins engagés dans la Mini Transat, la Solitaire du Figaro ou le Vendée Globe. Écoutez-le dans le 33e épisode d’Into The Wind, enregistré le 11 avril 2021.


    Il est là en face de vous, avec sa voix grave, la mémoire précise, les mots justes, le ton direct et quatre décennies de carrière à partager : enregistrer un podcast avec Dominique Vittet, c'est embarquer pour une vraie saga, celle de la course au large à la française.


    Car "Mino" n'est pas que le routeur recherché qu'il est devenu, dispensant désormais son savoir aux marins engagés dans la Mini Transat, la Solitaire du Figaro ou le Vendée Globe. A 63 ans, cet enfant de la banlieue parisienne a navigué sur tout ce qui flotte - ou presque.


    Formé à Jeunesse & Marine, à Groix, Vittet suit des études d'animateur socio-culturel et, très vite, connaît la grande époque des multicoques géants du début des années 1980, avec une rencontre fondamentale pour lui : Eugène Riguidel. Puis, il court la Mini Transat, et prend très vite goût à la compétition, quand l'époque est pour beaucoup, encore, à la bohème.


    Il devient figariste à la fin des années 1980, confiant comme Alain Gautier, que "la Solitaire a guidé sa vie". Il va s'y consacrer corps et âme durant 15 ans, parvenant à décrocher son "graal" en 1993, s'alignant 7 fois au départ de l'AG2R tout en participant à quantité de Tour de France à la voile.


    En 2002-2003, il participe à la Coupe de l'America avec le Défi Areva et plonge dans la météo et les nouvelles technos, une expérience qui va structurer la suite de sa carrière. Il enchaîne ensuite avec les premières années du circuit Class40, avant de courir après des records avec GItana.


    40 ans après sa première course - La Baule-Dakar, en 1980 - Mino est toujours là, formant et partageant son expérience avec les nouvelles générations. Il n'a qu'un seul regret : ne pas avoir pu prendre le départ du Vendée Globe.


    Première diffusion le 11 avril 2021

    Rediffusé le 18 août 2023

    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Clovis Tisserand


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 48 min

About Into The Wind

From the publisher's feed

Into The Wind, c'est le podcast des marins qui font des phrases.

More shows like Into The Wind

Le fil de l'histoire by France Inter

Le fil de l'histoire

80 Listeners

Affaires sensibles by France Inter

Affaires sensibles

229 Listeners

La Terre au carré by France Inter

La Terre au carré

80 Listeners

Les Pieds sur terre by France Culture

Les Pieds sur terre

226 Listeners

LSD, La série documentaire by France Culture

LSD, La série documentaire

94 Listeners

Thinkerview by Thinkerview

Thinkerview

82 Listeners

Génération Do It Yourself by Matthieu Stefani | Collision Productions

Génération Do It Yourself

103 Listeners

Les Baladeurs by Les Others

Les Baladeurs

46 Listeners

PAUSE - le podcast d’Alexandre Mars by Alexandre Mars

PAUSE - le podcast d’Alexandre Mars

19 Listeners

Pos. Report by Sailorz

Pos. Report

7 Listeners

Naufragés - une histoire vraie by France Inter

Naufragés - une histoire vraie

28 Listeners

LEGEND by Guillaume Pley

LEGEND

159 Listeners

Navigantes by Sailorz

Navigantes

3 Listeners

Face à l'histoire by France Inter

Face à l'histoire

27 Listeners

Espions, une histoire vraie by France Inter

Espions, une histoire vraie

28 Listeners