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Or


Faut-il lire les « classiques » ? Il n'y a aucune obligation bien sûr, chacun fait ce qu'il veut. Pour ceux qui lisent, c'est normal de ne pas toujours comprendre et de ne pas tout comprendre. Lire, ce n'est pas pour briller en société, mais il est bien souvent intéressant de partager sa lecture, de discuter et de réfléchir.
La montagne magique (1924) est un livre compliqué, c’est une montagne à gravir comme son titre l'indique, mais il est magique.
Le jeune Hans Castorp prolonge son séjour dans un sanatorium à la montagne. Il y reste pendant sept ans et s'éduque dans ce lieu isolé du monde mais entouré de thèmes métaphysiques. Mais tous les savoirs de son temps n'ont pas empêché l'éclatement de la Grande Guerre. Hans Castorp nous quitte et part à la guerre.
Adieu, Hans Castorp, brave enfant gâté de la vie...
Madeleine, une femme malheureuse de son mariage, trouve l'espoir et la douceur dans l'enfant abandonné qu'elle trouve dans les champs. Mais la situation n'est pas facile pour ces deux personnes... À travers François le champi (1848), George Sand (1804-1876) nous peint la campagne française du XIXe siècle avec ses difficultés et ses beautés, tout en mettant en lumière la bonté et la générosité des femmes et des hommes.
Avec La légende de d’Ulenspiegel (1867), Charles de Coster (1827-1879) reprend le personnage folklorique de Till l’espiègle pour en faire le héros ancestral et mythologique de la jeune nation belge (fondée en 1830). Ulenspiegel, né le même jour que Philippe II, empereur d'Espagne et des Pays-Bas, est aussi joyeux et farceur que l'autre est sinistre et mortifère. Sa traversée de la Flandre sous le joug de Philippe II symbolise la recherche de la liberté et la lutte de l'indépendance de la Belgique.
« Dans une nuit d'été, avec la fille de mon cœur, dans mon petit village onduleux et familier, une voiture rouge se trouve sur notre chemin. L'odeur suave de l'amour naissant dans la brise cède sa place à un drame familial. »
Mikhaïl Boulgakov, écrivain russe né en 1891, est mort en 1940, peu après avoir achevé son chef-d'œuvre, Le Maître et Marguerite. Est-ce une histoire fantastique ? un démon farceur punit les gens vivant dans un monde à l'apparence mystique, burlesque et même ridicule . Est-ce une autre version de Faust ? Pour retrouver le maître qu'elle aime, Marguerite accepte de livrer son âme au diable, en se transformant en sorcière et vengeant son écrivain bien aimé. Est-ce un roman dans le roman ? Ledit maître se trouve dans un asile et raconte son histoire au cœur de laquelle se trouve un manuscrit qui semble une adaptation de la vie de Jésus. Ces différents niveaux de narration s'entremèlent pour fusionner à la fin.
L'ouverture du chapitre préliminaire "Ursus" du célèbre roman de Victor Hugo, L'Homme qui Rit (1869).
Ursus et Homo étaient liés d’une amitié étroite. Ursus était un homme, Homo était un loup, Leurs humeurs s’étaient convenues. C’était l’homme qui avait baptisé le loup. Probablement il s’était aussi choisi lui-même son nom; ayant trouvé Ursus bon pour lui, il avait trouvé Homo bon pour la bête, L’association de cet homme et de ce loup profitait aux foires, aux fêtes de paroisse, aux coins de rues où les passants s’attroupent...
Corinne ou l’Italie (1807) de Germaine de Staël, est un roman romantique. Corinne, femme talentueuse, mène une vie d'artiste indépendante en Italie. Une histoire d'amour l’entraîne à revenir sur sa vie passée et change complètement sa vie d'avenir. Ce livre, rempli des émotions et sentiments romantiques, reflète en outre la vision de Germaine de Staël sur les cultures et les sociétés de l'Italie et de l'Angleterre.
La fin du roman Des souris et des hommes (1937) de l'écrivain américain John Steinbeck (1902-1968), lauréat du prix Noble de 1962. George et Lennie sont deux saisonniers qui voyagent à travers la Californie, rêvant d’une vie meilleure. George s'occupe toujours de Lennie, un garçon à la force immense mais au comportement enfantin. Mais comment continuer après l’accident causé par la force et l'inconscience de Lennie...
Molloy (1951) est le premier roman écrit en français par Samuel Beckett (1906-1989). On se perd dans la double quête : Molloy à la recherche de sa mère dans l'errance ; Moran à la recherche de Molloy. Ce qui est absurde chez Beckett provient de l'absurde du sujet qu'il traite : la quête du soi.
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