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Or


Un poème qui chante le chagrin d'amour. Chagrin d'autant plus grand que le Pont Mirabeau, la Seine et la ville demeurent, sans être affectés par le temps.
Le Pont Mirabeau
Guillaume Apollinaire
Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à faceTandis que sousLe pont de nos bras passeDes éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau couranteL’amour s’en vaComme la vie est lenteEt comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semainesNi temps passéNi les amours reviennentSous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeure
Pour ceux qui aiment l'horreur et le surnaturel, La grande Peur dans la Montagne de l'écrivain suisse Charles-Ferdinand Ramuz peut être un très bon choix. Dans le sommet de la "montagne" exsite un pâturage abandonné, un groupe de jeunes vachers décide d'y aller malgré les avertissements de leurs ainés. Une fois arrivés dans ce lieu, les malheurs frappent tour à tour mystérieusement... Est-ce une malédiction surnaturelle ou y a-t-il quelqu'un derrière ces étranges événements ?
Le poème bouleversant de Victor Hugo en mémoire de sa fille
Demain, dès l’aube…
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Connaissez-vous les Seigneurs des anneaux de Tolkien ? Pourquoi les hommes, les elfes et les nains doivent s'unir pour détruire l'anneau ? Le Silmarillion, avec une écriture presque biblique, raconte comment cet univers est créé.
Ilúvatar, le premier Dieu, crée le monde par les chants et les Valar par la pensée...
Un des incipits les plus connus de la littérature.
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire: «Je m’endors.» Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage: une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles Quint...
Comment choisir un livre ?
Lire doit rester un plaisir. Mais le plaisir n'est pas forcément immédiat. Donnez donc la chance à chaque livre que vous lisez.
Choisir peut aussi être un plaisir. Prenez donc le temps de choisir votre lecture.
Restez ouvert au monde et maître de son envie.
Parsifal, le chevalier pur à la recherche de la Graal, ne cesse d'inspirer les artistes. Voici un poème de Verlaine lu sur la musique du célèbre opéra de Wagner : Parsifal.
Parsifal
Parsifal a vaincu les Filles, leur gentil
Babil et la luxure amusante — et sa pente
Vers la Chair de garçon vierge que cela tente
D’aimer les seins légers et ce gentil babil ;
Il a vaincu la Femme belle, au cœur subtil,
Étalant ses bras frais et sa gorge excitante ;
Il a vaincu l’Enfer et rentre sous la tente
Avec un lourd trophée à son bras puéril,
Avec la lance qui perça le Flanc suprême !
Il a guéri le roi, le voici roi lui-même,
Et prêtre du très saint Trésor essentiel.
En robe d’or il adore, gloire et symbole,
Le vase pur où resplendit le Sang réel.
— Et, ô ces voix d’enfants chantant dans la coupole !
La découverte de La Nouvelle Carthage (1888) est une vraie joie. On suit tour à tour trois personnages afin de découvrir la ville industrielle d'Anvers, les laideurs du monde bourgeois et les vices du milieu prolétarien. Anvers est désignée comme la nouvelle Carthage riche et florissante mais décadente, donc condamnée à la ruine...
Maurice Genevoix (1890-1980) passe son enfance près de la Loire. Mobilisé en 1914, il participe à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun. La nature et la guerre sont deux thèmes majeurs des écrits de Genevoix. Dans ce passage, il décrit "la forêt" préservée comme un monde, sans homme ni armes, qui respecte les lois de la nature.
L’équilibre du monde est un roman indien qui a bien enrichi ma bibliothèque. Il raconte les destins de quatre personnes qui se trouvent dans le même appartement. Si leur vie misérable est émotionnellement difficile à supporter pour le lecteur, c’est pour mieux dénoncer les mécanismes d'un système cruel soutenu par chacun, même ceux qui le subissent.
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