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Or


Le Horla de Maupassant est une nouvelle fantastique. Le héros de cette nouvelle découvre des phénomènes surnaturels autour de sa vie, se sent enfin prisonnier de sa maison et de son corps. Cette créature, nommée par lui « le Horla », existe-elle vraiment ? Ou est-ce lui qui sombre dans la folie ? Une chose de sûre, il décide finalement d’en finir avec lui…
Le Cygne
Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l’onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d’avril qui croulent au soleil ;
Mais, ferme et d’un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l’entraîne ainsi qu’un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d’acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d’ombre et de paix,
Il serpente, et laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d’une tardive et languissante allure ;
La grotte où le poète écoute ce qu’il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent : il y rôde ; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule ;
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l’azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu’il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis, quand les bords de l’eau ne se distinguent plus,
A l’heure où toute forme est un spectre confus,
Où l’horizon brunit, rayé d’un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l’air serein leur bruit
Et que la luciole au clair de lune luit,
L’oiseau, dans le lac sombre, où sous lui se reflète
La splendeur d’une nuit lactée et violette,
Comme un vase d’argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l’aile, entre deux firmaments.
Eugène Onéguine est un roman en vers qui raconte une histoire tragique d’un amour manqué. Tatiana, dont la jeune sœur doit se marier à Lensky, ami d’Onéguine, s’éprend d’Eugène Onéguine. Jeune homme oisif et fatigué de la vie, Onéguine jouera un méchant tour à son ami après avoir refusé l’amour de Tatiana. Le génie de Pouchkine est de parvenir à créer de nombreuses images dans une langue riche tout en évitant les pièges des lieux communs.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :
Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur angevine.
Vous connaissez probablement le mythe de Sun Wukong, mais savez-vous d'où viennent ce mythe et cette figure héroique ? Dans La Pérégrination vers l'Ouest, Wukong, né d'une pierre, sans parents, plus fort que tous, se révolte contre les immortels. Pour s’être révolté contre le Ciel, il doit accepter la mission de protéger le moine Tripitaka de tous les démons au cours de leur voyage vers le paradis de l'ouest afin de chercher les écrits bouddiques.
Voici la nouvelle que j'ai le plus aimée parmi les contes de pluie et de lune. « Le rendez-vous aux chrysanthèmes » narre la réalisation presque surnaturelle de la promesse entre deux hommes. Cette loyauté traverse la frontière entre la mort et la vie...
Les Contes de pluie et de lune sont le chef-d'œuvre de l'écrivain japonais Ueda Akinari (1734-1809). Ce sont neufs petites histoires de fantômes représentatives du genre fantastique japonais. Akinari réussit à tisser une ambiance plus importante que l'histoire. Il nous rappelle aussi que la mort appartient à nous, les vivants.
Voilà un poème pour le saint-valentin venant de passer
Je t’aime
Je t’aime pour toutes les femmes
Que je n’ai pas connues
Je t’aime pour tout le temps
Où je n’ai pas vécu
Pour l’odeur du grand large
Et l’odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond
Pour les premières fleurs
Pour les animaux purs
Que l’homme n’effraie pas
Je t’aime pour aimer
Je t’aime pour toutes les femmes
Que je n’aime pas
Qui me reflète sinon toi-même
Je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien
Qu’une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd’hui
Il y a eu toutes ces morts
Que j’ai franchies
Sur de la paille
Je n’ai pas pu percer
Le mur de mon miroir
Il m’a fallu apprendre
Mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t’aime pour ta sagesse
Qui n’est pas la mienne
Pour la santé je t’aime
Contre tout ce qui n’est qu’illusion
Pour ce cœur immortel
Que je ne détiens pas
Que tu crois être le doute
Et tu n’es que raison
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi
Paul Eluard
Pelléas et Mélisande est une pièce de théâtre de l'écrivain belge Maurice Maeterlinck (1862-1949), prix nobel de 1911. C'est une œuvre à comprendre dans le contexte du symbolisme belge. Avec une intrigue et un langage simples, Maeterlink parvient à créer un monde riche de symboles, enveloppé dans une ambiance grise, plate, voire malsaine. Il tente de dévoiler le primitif et l'invisible occultés par la connaissance et la raison. C'est une bulle littéraire qui permet de renverser le monde qui nous est présenté et d'entrer dans une nouvelle réflexion contrairement à ce qui est enseigné.
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