Le fait d’être éveillé n’est pas anodin sur le fonctionnement cérébral. Plus nous sommes éveillés depuis longtemps, plus deux phénomènes connectés s’accentuent dans notre cerveau. D’une part, la force des connexions entre les neurones se renforce. Un renforcement qui nécessite de plus en plus de ressources, notamment énergétiques, jusqu’à arriver à une sorte de saturation qui ne peut plus alors être dépassée, même lorsque cela pourrait être nécessaire.
D’autre part, plus la force des connexions entre les neurones se renforce, plus ces connexions deviennent d’une certaine manière rigide, rendant plus difficile, voire quasiment impossible la possibilité à ces connexions de s’adapter et se réorganiser en se modifiant. Une capacité d’adaptation et de réorganisation pourtant assez essentielle. Heureusement, une bonne nuit de sommeil permet, d’une certaine manière, de recalibrer tout cela, rendant de nouveau la plasticité synaptique pleinement opérationnelle.
Mais si une bonne nuit de sommeil peut avoir un tel effet sur notre cerveau, qu’en est-il d’une simple sieste effectuée au cours de la journée ? On en parle dans ce nouvel épisode de La tête dans le cerveau animé par Christophe Rodo.