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Rencontre avec Pauline Le Gall, à l'occasion de la parution de son livre, Utopies féministes sur nos écrans, les amitiés féminines en action, aux éditions Daronnes.
Qu’est-ce qui rend nos amitiés féminines uniques et politiques ? Qu’ont-elles de spécifique et pourquoi sont-elles si importantes ?
À l’heure où les films et les séries nous accompagnent au quotidien (en 2021, les Français·es ont passé en moyenne 3h41 par jour devant la télévision), Pauline Le Gall choisit d’analyser les représentations des amitiés féminines à l’écran. Broad City, Thelma & Louise, Sex Education, PEN15, Insecure, Sex and the City,… Elle explore la pop culture et ce qui s’y joue, mêlant réflexions personnelles et travail de recherche. Les lieux des amitiés féminines, ce qu’elles procurent en réconfort et en empouvoirement, ou encore qui décide de les transposer en fiction, sont autant de thèmes abordés auxquels cet essai nous invite à réfléchir.
Certes, il reste beaucoup à dire, et beaucoup à montrer dans la fiction : les amitiés, réelles ou non, n’existent jamais hors du système capitaliste et patriarcal qui est le nôtre, et sont alors marquées par les stéréotypes de genre et les schémas de domination qui régissent notre société. Mais, si ces relations ne sont pas parfaites, elles n’en restent pas moins un espace privilégié d’émancipation, au sein duquel il devient possible de briser les tabous, de s’affranchir des normes et de créer un nouveau modèle de société.
Illustration de couverture par Aurore Carric
Photo : Hervé Le Gall
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Rencontre avec Camille Toffoli à l'occasion de la partution de son livre, Filles corsaires, Écrits sur l'amour, les luttes sociales et le karaoké de Camille Toffoli, aux éditions du remue-ménage.
Camille Toffoli croit que les serveuses de diners, les chanteuses country, les sad girls et les championnes de rodéo ont quelque chose de fondamental à nous apprendre sur les rapports de genre et les privilèges de classe. Filles corsaires construit une pensée qui a les deux pieds dans la vie, qui jette son dévolu sur les figures oubliées et les angles morts d’un certain féminisme universitaire.
Pourquoi le célibat volontaire, l’autonomie sexuelle et la non-maternité sont-ils toujours frappés de suspicion ? L’amitié peut-elle réellement lutter contre l’hétéronormativité ? Comment penser une politique de la solitude ? L’autrice investigue ces questions, et bien d’autres, à travers une série de portraits où les anecdotes côtoient les réflexions philosophiques. Une éthique féministe inconfortable qui se déploie quelque part entre les journées de travail en librairie, les soirées karaokés et les brunchs deux oeufs-bacon.
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Rencontre avec Noémie Grunenwald à l'occasion de la parution de ses traductions des nouvelles de Dorothy Allison, Trash, vilaines histoires et filles coriaces, éditées dans la collection Sorcières des éditions Cambourakis.
Une conversation passionnante sur la traduction de textes féministes et les stratagèmes mis en place pour développer une traduction en féministes !
Ce dernier recueil inédit en français de Dorothy Allison nous permet de replonger avec délectation dans son style incandescent et empli de douceur, et dans cette manière si singulière et touchante de nommer les choses et de raconter des histoires « trash ». Ces récits, écrits pour la plupart dans les années 1980, ont été rassemblés par l'autrice elle-même. On y trouve en germe toutes les thématiques que la romancière lesbienne et issue du prolétariat white trash du Sud des États-Unis a traitées dans son œuvre : la misère sociale, les relations avec les femmes de sa famille, la violence de son beau-père, la sexualité, le rapport à la nourriture, la maladie de sa mère... Des histoires tour à tour jubilatoires et bouleversantes qui nous touchent en plein cœur.
Crédit photo : Yannick Auguin
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Rencontre avec Coline Pierré à l'occasion de la parution de son roman Pourquoi pas la vie, édité chez L'iconoclaste et Éloge des fins heureuses paru au Monstrograph.
Pourquoi pas la vie
L'émancipation d'une femme dans le Londres des Swinging Sixties.
Au cœur de l'hiver 1963, la poétesse Sylvia Plath, trente ans à peine, se suicide. Mère assignée au foyer, artiste reléguée dans l'ombre par un mari qui prenait toute la lumière, amoureuse trahie et abandonnée, Sylvia Plath est le reflet de tant de femmes empêchées par le monde des hommes. Ça, c'est la réalité. Et si Sylvia Plath ne s'était pas donné la mort ? Coline Pierré réinvente le destin de cette icône féministe, elle l'imagine s'émanciper et se libérer du joug masculin. Dans l'Angleterre des Swinging Sixties, électrisée par les Beatles et la culture pop émergente, son héroïne goûte avec la même intensité l'écriture, la maternité, le bonheur et le succès. Elle veut tout ; elle peut tout. Ce roman optimiste et jubilatoire répare une injustice. Il fait renaître une femme unique telle qu'elle aurait pu vivre.
Éloge des fins heureuses
Ce texte iconoclaste est un plaidoyer pour l’imagination et pour la fiction, une défense de l’optimisme, des fins heureuses, du romantisme et de la littérature “féminine” comme arme politique, comme instrument d’émancipation sociale, comme démarche féministe.
“La réalité n’est pas la limite ni l’horizon de notre imagination, elle en est le point de départ.”
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Rencontre avec Valérie Rey-Robert, à l'occasion de la parution de son ouvrage aux éditions Les Insolentes, Téléréalité : La fabrique du sexisme.
Pas besoin de vous la présenter, la téléréalité est aujourd’hui partout. Si les programmes et les participants sont souvent méprisés, il n’empêche qu’ils sont devenus un élément incontournable du paysage télévisuel en France et que leur influence se propage dans toutes les couches de notre société. Nous sommes très nombreux à regarder de la téléréalité et participants bénéficient de côtes de popularité digne de celles de stars hollywoodiennes.
Problème : les programmes sont empreints de sexisme, à la fois devant et derrière la caméra. Les situations sexistes et violentes envers les femmes sont légion et font l’objet de plus en plus de dénonciation de la part des acteurs du milieu.
Valérie Rey-Robert et à la fois militante féministe et spectatrice de téléréalité. C’est donc tout naturellement que lui est venue l’idée d’écrire ce livre et de mettre des mots sur ce sujet de société trop souvent mis sous le tapis car considéré comme insignifiant ou peu digne d’intérêt. Au fil des pages, elle démontre l’importance d’arrêter de détourner le regard de nos écrans qui sont tout à la fois le reflet et le modèle pour nos sociétés actuelles et qui influencent parfois plus que de raison nos comportements dans « la vraie vie ».
Un sujet plus que d’actualité : Les Anges de la téléréalité ont été déprogrammés suite à des dénonciations de faits de sexisme et de harcèlement. L’expertise d’une militante féministe reconnue qui a l’habitude de regarder ces programmes. Ce livre est indispensable pour enfin penser une réflexion autour de la téléréalité qui est considérée comme peu digne d’intérêt alors qu’elle a une influence immense sur nos vies culturelles.
Photo © Yann Levy
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Le troisième titre de La Collection Sur la table, dirigée par Victoire Tuaillon.
La course à la sexualité est-elle vraiment émancipatrice ?
De la « révolution sexuelle » amorcée en Mai 68, aux mouvements sex-positifs actuels, on nous promet la possibilité pour toustes de jouir et de désirer sans entraves. Sauf qu’en investissant le sujet, le capitalisme et le patriarcat ont profondément transformé cette possibilité : le sexe est devenu un marché, et la non-sexualité une pathologie à guérir.
En cherchant à optimiser le fonctionnement des corps et du désir, sommes-nous entré·es dans l’ère de l’aliénation sexuelle ? Face à cette pression constante, désinvestir le désir sexuel constituerait peut-être une porte de sortie émancipatrice.
Dans cet essai court et incisif, Tal Madesta montre comment la sexualité est devenue « obligatoire » dans notre société, et nous invite à nous libérer de cet impératif, en célébrant d’autres formes d’amour qui n’ont pas besoin de sexualité pour exister.
À propos de l’auteur
Militant féministe trans et journaliste indépendant, Tal Madesta a commencé son parcours au sein du mouvement des collages contre les féminicides. Il collabore avec plusieurs grandes rédactions et est membre de XY Média, premier média transféministe de France.
Photo © Marie Rouge
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RENCONTRE AVEC LOUISE MOREL à l'occasion de la parution de son ouvrage COMMENT DEVENIR LESBIENNE EN DIX ÉTAPES aux éditions Hors d'atteinte.
« À mon avis, dans vingt ans, la plupart des meufs sont lesbiennes. Ça va se faire tout seul. Je le crois réellement. Parce que tout est tellement mieux. Sexuellement, tu n’y perds pas et pour tout le reste, c’est tellement un soulagement inouï que… qu’est-ce que tu vas te faire chier ? » Virginie Despentes (Society, 2019)
De plus en plus de femmes se rendent compte que l’hétérosexualité est une arnaque. Ce livre est là pour les aider.
Avec dix illustrations originales de Citlali Souloumiac.
Photo ©Moritz Reininghaus
Retrouvez toutes les infos sur le travail passionnant de Louise Morel sur son internet : https://www.louisemorel.net
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RENCONTRE AVEC TAOUS MERAKCHI à l'occasion de la parution de
VÉNERE, Être une femme en colère dans un monde d'hommes, aux éditions Flammarion
« Parce que je suis une femme, j’ai peur de sortir seule la nuit, de porter des vêtements qui me plaisent, d’exprimer mon opinion ou mes émotions. Ces peurs sont à l’origine d’une immense colère que j’essaie de contenir tant bien que mal. Cette colère, ça fait désormais trente-quatre ans que je vis avec et qu’elle me ronge les tripes, au point de se retourner régulièrement contre moi. Lassée d’être seule à en subir les conséquences, j’ai donc cherché à comprendre quels en étaient les origines et les éléments déclencheurs, afin de l’assainir et de la diriger non plus contre moi-même, mais contre ceux qui la méritent. »
Taous Merakchi prend ici la parole pour toutes les femmes qui n’en peuvent plus d’avoir peur, de ne pas être prises au sérieux et de toujours devoir se justifier.
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Pour le printemps des poétesses, nous recevons Nawel Ben Kraïem à l'occasion de la parution de son ouvrage, J'abrite un secret, aux éditions Bruno Doucey.
N comme Non. B comme Bonheur. K comme Kif et Kif-kif, à bonne distance des Keufs et du triple K. Il ne faut que trois poèmes à Nawel Ben Kraïem pour dire qui elle est et ce qu’elle ne sera jamais, ce qu’elle aime et ce qu’elle refuse. Trois poèmes, puis tout un recueil à la sincérité confondante pour donner à lire l’itinéraire intime d’une jeune femme à la voix tendre et puissante. Rébellion adolescente et fragilités – « j’ai perdu mes carnets, j’ai perdu mon cadenas, j’ai peur pour mes secrets », dit-elle – cèdent la place à la femme libre qui prend la mesure de ses identités plurielles et des fractures du monde dans lequel nous vivons. Les lettres dansent sur la page. Les mots claquent dans le vent qui les emporte. Et ce premier recueil pulse et swingue, dopé à la vitamine P : celle de la poésie et du hip-hop qui ancrent le rêve dans la vraie vie.
Extrait :
« J’ai perdu mes carnets
J’ai perdu mon cadenas
J’ai peur pour mes secrets
Je ne me sens plus chez moi
J’ai la tête entrouverte
Le souffle raturé
Je suis seule près des mots
Et du jardin d’été
Pourtant il y fait froid
Pourtant il y fait gris
Pourtant il y fait nuit
En plein après-midi »
L'extrait lu par Nawel Ben Kraïem, Ma tendre étincelle de Lisette Lombé est une lettre publiée dans Lettres aux jeunes poétesses, L'Arche éditrice.
Cet épisode spécial a été enregistré lors de la performance de Nawel Ben Kraïem à La Condition publique de Roubaix, dans le cadre du temps fort, Urbain.es.
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Rencontre avec Sabine Huynh, traductrice, et Patricia Godi, préfacière, à l'occasion de la parution du recueil, Tu vis ou tu meurs, d'Anne Sexton aux éditions des femmes.
La présente édition réunit les quatre premiers recueils d’Anne Sexton (1928 1977) publiés dans les années soixante, To Bedlam and Part Way Back (1960), All my Pretty Ones (1962), Live or Die (1966) et Love Poems (1969).
Icône de la poésie américaine, Anne Sexton est un oiseau rare de l’histoire littéraire étasunienne. Autodidacte, elle mène dans un premier temps une vie conventionnelle d’épouse et de mère. Mais ce cadre se fissure rapidement, elle traverse alors une grave dépression nerveuse assortie de pulsions suicidaires qui la conduisent à l’hôpital psychiatrique, où elle fait une rencontre déterminante. Le docteur Martin Orne, se rendant compte du potentiel de sa jeune patiente, l'encourage à écrire. Son premier recueil, To Bedlam and Part Way Back (Retour partiel de l’asile), la place parmi les figures marquantes du confessionnalisme américain incarné par le poète Robert Lowell.
Dans un style novateur et transgressif, d’une troublante beauté, Anne Sexton développe des thèmes absents de la poésie de l’époque, tels que les menstruations, l’avortement, le lien matriciel ou un regard féminin sur l’inceste et la psychanalyse. Durant la prolixe période des années 1960, elle publie des ouvrages reconnus par ses pairs comme des chefs d’œuvre, dont Live or Die (Tu vis où tu meurs) récompensé par le prix Pulitzer en 1967. Une longue exégèse littéraire féministe reconnaîtra à son tour tout l’apport de cette immense poétesse.
Les œuvres couvrant la décennie de sa venue à l’écriture paraissent pour la première fois en France, présentées par Patricia Godi, dans la remarquable traduction de Sabine Huynh.
"Et nous sommes de la magie se parlant à elle-même,
bruyante et solitaire. Je suis la reine de tous mes vices
oubliés. Suis-je toujours égarée ?
Jadis j’étais belle. Maintenant je suis moi-même,
comptant des mocassins rangée après rangée
sur l’étagère muette où ils continuent d’espérer."
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Vous souhaitez vous offrir ce livre ? c'est par ici : https://www.laffranchielibrairie.com/livre/20043876-tu-vis-ou-tu-meurs-oeuvres-poetiques-1960-1969--anne-sexton-sabine-huynh-patricia-godi-editions-des-femmes-antoinette-fouque
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Le podcast des rencontres engagées de L'Affranchie librairie !
Depuis septembre 2020, nous proposons des conversations avec les auteurices féministes, dans l'idée d'archiver le travail…
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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