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Il y a un besoin profond de retrouver ce qui nous échappe, de rattraper ce qui nous manque et nous bouleverse. Alors, aujourd’hui, comme un cadeau de L’Affranchie à vous toutes et tous, une promesse, celle de faire de nos cœurs notre chemin de pensées entêtant, le temps d’un festival au moins : LE FESTIVAL D’AMOUR.
Pour cette deuxième édition, la programmation s'est spontanément construite autour des ruptures, comme si nous avions besoin de processer la fin d'une façon d'aimer pour se permettre d'imaginer des futurs désirables.
Le temps de six rencontres, du 01 au 18 février 2023, nous avons rencontré des auteurices pour parler de réparation, d’espoir et de douceur. Nous tenterons à travers leurs histoires de ressentir ses émotions qui ont été malmenées par le patriarcat et le capitalisme. Comment aimer mieux ?
Pour ce deuxième épisode, rencontre avec Manon Alla et Miel Pagès, à l'occasion de la publication de La Reprise de l'amour.
Cette revue poético-postale a été initiée par l’artiste performeuse, plasticienne et poétesse Manon Alla, elle sera accompagnée de Miel Pagès, dont La septième lèvre est publiée chez blast.
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Il y a un besoin profond de retrouver ce qui nous échappe, de rattraper ce qui nous manque et nous bouleverse. Alors, aujourd’hui, comme un cadeau de L’Affranchie à vous toutes et tous, une promesse, celle de faire de nos cœurs notre chemin de pensées entêtant, le temps d’un festival au moins : LE FESTIVAL D’AMOUR.
Pour cette seconde édition, la programmation s'est spontanément construite autour des ruptures, comme si nous avions besoin de processer la fin d'une façon d'aimer pour se permettre d'imaginer des futurs désirables. Le temps de six rencontres avec 7 auteurices, nous tenterons à travers leurs histoires de ressentir ses émotions qui ont été malmenées par le patriarcat et le capitalisme. Alors comment aimer mieux ?
Premier épisode :
Rencontre avec Erika Nomeni à l'occasion de la parution de son ouvrage, l'Amour de nous-mêmes, chez Hors d'atteinte.
Des meufs comme moi sont des ovnis et tout le monde me le montre sans cesse. J’absorbe toutes les violences quotidiennes, j’encaisse les petits regards, les incompréhensions. Je prends sur moi. J’avale. La frustration s’amasse et quand c’est trop, tout ressort d’un coup et sans crier gare. Je suis incapable de dire stop parce que, paradoxalement, je sais qu'on attend de moi que j'accepte tout, que j'encaisse tout, et que je dise merci d’être arrivée jusque-là.
Aloé, femme noire, en surpoids, queer et pauvre, n’a pas toujours manqué d’estime d’elle-même. Mais d’innombrables regards, remarques, violences quotidiennes se sont chargés de lui attribuer une place et de lui faire comprendre qu’elle devrait s’en contenter. Loin d’accepter cette violence qu’il serait si simple de renvoyer, elle choisit d’aimer – car l’heure de l'amour a sonné.
L’Amour de nous-mêmes est le premier roman d’Erika Nomeni, afroqueer, autrice-compositrice, rappeuse et DJ. Elle vit et travaille à Marseille depuis 2016.
Photo : Kevin Seisdedos
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Rencontre avec Aurélie Olivier à l'occasion de la parution de son ouvrage Mon Corps de ferme aux éditions du commun.
" J’ai vécu 18 ans à l'intérieur d'une ferme
j’ai vécu 18 ans à l’extérieur d’une ferme
j’ai la majorité des deux côtés
j'en ai assez des deux côtés "
Se présentant comme un « texte terroir tout terrain », le recueil d'Aurélie Olivier développe une poésie de l'agroalimentaire, en forme de retour sur son enfance dans une ferme d'élevage. À l'histoire de l'industrialisation de la campagne se mêle celle, plus intime, de sa famille. À l'aune de son histoire particulière, Aurélie Olivier examine ce que l'industrie agro-alimentaire et les fermes qui en sont à la base disent du monde. Catholicisme, genre et sexualisation des corps, consommation, Aurélie Olivier dissèque l'enfance rurale qui a été la sienne dans une langue propre à son milieu d'origine : pudique, parcimonieuse, tout en étant chargée de références et de double-sens.
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Rencontre avec Gabrielle Richard à l'occasion de la parution de son ouvrage, Faire famille autrement, chez Binge Audio éditions
La parentalité est le bastion le mieux gardé de l’hétérosexualité
Pour concevoir et élever un enfant, une seule configuration semble possible dans nos sociétés occidentales : un homme et une femme, en couple, monogames. Tous les écarts à cette norme sont proscrits, comme le rappellent les critiques incessantes adressées aux familles lesboparentales ou homoparentales, ou les commentaires scandalisés qui s’élèvent dès qu’on évoque les parentalités trans. Pourtant, ces parentalités existent. Les familles queers existent : ce ne sont pas des utopies, mais des réalités. Et ce qu’elles nous montrent, c’est que la répartition genrée des rôles dans la parentalité n’a rien de « naturel » : on peut participer ou pas à la conception de ses enfants ; on peut les porter, ou pas ; on peut les allaiter même si on ne les a pas portés ; on peut les élever seul·e, à deux, à plus, en étant en couple, ou pas... En donnant à voir ces réalités à travers le témoignage de parents queers, Gabrielle Richard nous permet de réfléchir à d’autres manières de faire famille, loin des normes de genre et des inégalités qu’elles induisent.
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Rencontre avec Rose Lamy et Elvire Duvelle-Charles à l'occasion de la parution de l'ouvrage collectif, Moi aussi, Metoo au-delà du hashtag, aux éditions JC Lattès.
En octobre 2017, #MeToo se propageait sur les réseaux sociaux, et le monde ne serait plus jamais comme avant. Si l’on sait que ce mouvement marquera l’histoire, on peine encore à en mesurer toutes les conséquences, tant il est en évolution permanente et ouvre des fronts de lutte multiples.
Cinq ans plus tard, ce collectif dirigé par Rose Lamy réunit neuf femmes et autrices.
Elles sont journalistes, militantes, musiciennes, étudiantes, philosophes, chercheuses ou essayistes, d’origine et d’âge différents, et portent un regard singulier sur cette révolution féministe. Le mouvement a-t-il réellement commencé en 2017 ? Y a-t-il eu une « vague » en France ? A-t-il profité à toutes les femmes ? Que veulent les victimes de violences sexistes ? Quelles forces s’organisent contre #MeToo ?
À l’heure où le conservatisme reprend ses droits partout dans le monde, menaçant des acquis qu’on ne pensait plus avoir à défendre comme l’avortement, où le soupçon de mensonge ne cesse de peser sur les victimes, elles livrent chacune un point de vue documenté, urgent et passionné, au-delà du hashtag.
« S’interrogeant sur le recul sans précédent des droits des femmes dans le monde, neuf autrices (parmi lesquelles Rokhaya Diallo, Lexie ou encore Louz) posent la question : “Et après ?”. » Vogue
« L'histoire de #MeToo, ses avancées, manquements et répercussions politiques et sociétales sont mis en perspective à travers neufs récits personnels, portés par neuf voix féminines très différentes et toutes plus intéressantes les unes que les autres. » Causette
« Neuf femmes autrices développent dans l’ouvrage les limites et les perspectives de cette révolution féministe. » Marlène Thomas, Libération
« Moi aussi, réunissant les plumes d'Angèle, Rokhaya Diallo ou encore Camille Froidevaux-Metterie pour penser le mouvement "par-delà le hashtag". Un livre dirigé par Rose Lamy, que l'on connaît pour son compte Instagram "Préparez-vous pour la bagarre". » Clément Arbrun, Terra Femina
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Rencontre avec Alice Zeniter à l'occasion de la parution de son ouvrage, Toute une moitié du monde, aux éditions Flammarion.
« S’il y avait un message diffusé dans des haut-parleurs avant l’entrée en territoire de fiction, il ressemblerait, curieusement, à celui des assurances ou des banques jointes par téléphone : Patientez quelques instants, vous allez être mise en relation… Ce que je cherche, sans doute, depuis le début, en tant que lectrice et en tant qu’écrivaine, ce sont des récits qui me permettent d’entrer en relation avec des êtres qui me sont inconnus et me deviendront proches, tout comme des récits qui leur permettent – à l’intérieur de la fiction – des relations riches, complexes et fragiles. »
Avec Toute une moitié du monde, Alice Zeniter écrit un livre hautement stimulant, fondé sur ses expériences personnelles de lectrice avant tout, mais d’écrivaine aussi, un livre qui nous invite à repenser nos façons de lire les histoires qu’on nous raconte. C’est aux lecteurs que nous sommes qu’il s’adresse, c’est avec eux qu’il converse, avec autant de sérieux que d’allégresse, autant d’humour que d’érudition. Ce livre est tout simplement l’histoire d’une femme qui aimerait qu’on ouvre en grand les fenêtres de la fiction.
Photo Pascal Ito © Flammarion
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Rencontre avec Christelle Murhula à l'occasion de la parution de son ouvrage Amours silenciées, Repenser la révolution romantique depuis les marges, aux éditions Daronnes.
Si la « révolution de l'amour » relancée par de nombreuses figures féministes en France a été vitale pour certaines femmes, d'autres ont été mises de côté. Les femmes racisées, les pauvres, les banlieusardes, les handicapées, les mères célibataires... Pour toutes celles qui sont prises entre de multiples systèmes oppressifs, réinventer l'amour devient un luxe. Dans cet essai, Christelle Murhula, féministe et journaliste indépendante, décortique le discours existant, les normes hétéro-romantiques et l'inégal accès à l'amour des femmes selon leurs origines ethniques, géographiques et sociales. Un livre qui souhaite remettre au centre de la conversation les silenciées de cette « réinvention ».
Photo : Eva Belizaire
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Rencontre avec Emmanuelle Richard à l'occasion de la parution de son roman, Hommes, aux éditions de L'Olivier.
___Le livre :
Lorsqu'elle reconnaît, sur l'écran de son téléphone, le visage de l'homme avec qui elle a eu une liaison, Lena Moss panique. Celui qui l'a presque étranglée vingt ans plus tôt est recherché par Interpol pour exactions commises sur les femmes.
Que doit-elle faire ? Se rendre au commissariat pour témoigner contre lui ou se soumettre à la peur et se taire ?
Qui était-elle au moment où elle a vécu une aventure singulière et sexuelle avec ce géant texan ? En plongeant dans le passé, Lena revisite cette relation trouble, aussi enivrante qu'effrayante, et dissèque l'ambivalence du désir.
Emmanuelle Richard, avec une écriture percutante, renverse le regard masculin et n'hésite pas à nommer les choses : le geste déplacé d'un homme sur une femme est une bombe à retardement, un regard mauvais est une flèche fichée dans le cœur. Mais elle écrit aussi la jouissance et le plaisir avec une précision sensible.
Photo : Arnaud Delrue
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Rencontre avec Charlotte Bienaimé à l'occasion de la parution de son ouvrage, Un livre à soi, chez Stock et Arte éditions.
Chaque premier mercredi du mois, Charlotte Bienaimé interroge des anonymes et des expertes sur des questions de féminisme. Aujourd’hui, son podcast iconique devient enfin un livre, magnifiquement illustré par Ana Wanda Gogusey.
Entre intimité et expertise, Charlotte Bienaimé fait le bilan dans ce livre aux témoignages forts et sensibles de l'évolution du féminisme au quotidien. S'attachant à l'ensemble des problématiques de genre, de classe et de race, elle questionne l’entrelacement des luttes...
On retrouvera au sommaire, une vingtaine de chapitres qui traitent de thématiques variées comme le sexisme ordinaire, la grossophobie, le rôle des pères, la transidentité, les luttes sociales, l’écoféminisme, le prix du sexe ou encore l’horloge biologique.
Un ouvrage de référence, à lire et à offrir. En coédition avec Arte éditions.
photo : Astrid di Crollalanza
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Après des siècles d'un silence quasi-entier, plusieurs oeuvres ouvertement lesbiennes sont publiées au tout début du XXe siècle. Depuis lors, des années folles à l'après-guerre, de l'histoire militante des années 1970 à la naissance de l'édition spécialisée, jusqu'à l'effervescence du début du XXIe siècle, ce sont des centaines de textes qui disent et théorisent leur existence. Parcourant tous les genres, ils mettent en scène le lesbianisme, nomment et nourrissent une culture partagée, en réactivent la mémoire et les noms.
Né du constat d'une mémoire immense, mais enterrée, éclatée et négligée, "Écrire à l'encre violette" souhaite rendre compte de l'ampleur de ce dialogue lesbien : il intègre et modifie le cadre de la littérature, ouvre d'autres perspectives en bousculant ses normes.
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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Le podcast des rencontres engagées de L'Affranchie librairie !
Depuis septembre 2020, nous proposons des conversations avec les auteurices féministes, dans l'idée d'archiver le travail…
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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