Deux ans après la naissance d’Ingrou, Anne était à nouveau enceinte. C’est en 1784 qu’elle accoucha d’une petite fille que Joseph prénomma comme sa mère.
En 1785 la famille accueillit un nouvel enfant qu’on prénomma Jacques. Malgré sa faible constitution et sur les conseils du curé qui était responsable d’administrer les nourrices de la commune, on n’hésita pas à le placer comme à l’habitude chez une nounou qui logeait à quelques pas de la maison familiale.
Devant les craintes de la mère de laisser son enfant si faible, une nouvelle fois, entre les mains d’une inconnue
Monsieur le curé lui dit en occitan,
« ne t’en fait pas Anne, ça lui fera le plus grand bien, ça va tonifier ce petit gaillard qui te reviendra encore plus fort et plus costaud que ton premier ».
Aux regrets de la mère, l’affaire fut faite et l’enfant fut placé. Quelques mois plus tard alors qu’il venait juste de faire ses 1 an, l’enfant mourut, emporté par une mauvaise fièvre, deux ans plutôt, la petite Anne avait elle aussi quitté ce monde.
Pour l’heure, Ingrou était le seul rescapé de la fratrie perdue.