Le chant de l'histoire

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  • C.d.C. #28 Amour, guerre & espoir en 1967 – Renée Claude – Lise Médini – Jean Arnulf – Colette Magny
    C.d.C #28 Amour guerre & espoir en 1967 - Renée Claude - Lise Médini - Jean Arnulf - Colette Magny
    Table des matières
    Amour guerre & espoir en 1967 - Contexte historique

    Amour guerre & espoir en 1967. En 1967, les États Unis d'Amérique se sont engagés dans un guerre contre le Viet Nam, ce conflit est largement diffusé par la télévision. La jeunesse dans le monde entier y est largement opposée, son leitmotiv est "Peace and Love" De nombreuses chansons font référence à ce refus de la guerre.

    Sous la chape de plomb gaulliste, la France est en ébullition. Les restructurations qui n'avaient concerné jusque-là que les anciennes branches de la grande industrie commencent à toucher des secteurs en pleine croissance : - La sidérurgie, où suite à un plan de "redressement" prévoyant la suppression de 15 000 emplois, les syndicats entament une grève générale d'un mois. - La chimie : les ouvriers de Rhodiaceta cessent le travail et occupent l'usine. Le mouvement s'étend à d'autres sites. Etc.…La révolte ouvrière est amplifiée par l'émergence de causes transversales dont la première est impulsée par le féminisme qui a acquis droit de cité au sein de la bourgeoisie intellectuelle. La seconde concerne les problèmes propres à la jeunesse et l'élévation globale du niveau scolaire. Le bac se dévalue et, entre 1965 et 1970, 16% des bacheliers techniciens sont embauchés comme ouvriers.

    Biographie de Renée Claude

    Renée Bélanger, alias Renée Claude, chanteuse et comédienne québécoise, naît à Montréal en 1939. Renée s'intéresse très tôt à la chanson. Elle suit alors des cours de piano et de chant, de même que des cours d'art dramatique. Ainsi, dès 16 ans, elle remporte des concours radiophoniques. Ensuite Renée fait ses premiers pas dans les boîtes à chansons et passe des auditions pour les émissions de télé.Renée Claude choisit scrupuleusement les textes qu'elle interprète : d'abord les auteurs français reconnus, Léo Ferré, Georges Brassens, Jacques Brel, Guy Béart. Ensuite elle se tourne vers les auteurs québécois : Clémence Desrochers, Gilles Vigneault & Jean-Pierre Ferland.Après un premier 45 tours en 1962, elle publie quatre albums 33 tours chez Select en 1963, 64, 65 & 66.Finalement, elle signe un contrat chez Columbia. La chanson Shippagan, écrite par Michel Conte rencontre un grand succès public.

    Chansons de la 1ère partie : Amour guerre & espoir - Shippagan

    02:02 Suzanne Gabriello   : La campagne                          : Jean Ferrat, adapt. Suzanne Gabriello : 196705:05 Jacqueline Dulac     : Ballade pour celui-là             : Claude Delécluse - Jean Bernard : 196707:35 Renée Claude           : Shippagan                                : Michel Conte : 196710:59 Léo Ferré                   : À une passante                        : Charles Baudelaire - Léo Ferré : 196713:00 Françoise Hardy      : Il n'y a pas d'amour heureux : Louis Aragon - Georges Brassens : 1967

    Renée Claude
    Lise Médini
    Biographie de Lise Médini

    Élise Midini, alias Lise Médini, chantautrice française, naît à Alès en 1938. Elle fait des études de philosophie puis rencontre le poète Sani. Lise met alors en musique certains de ses très beaux textes. Georges Brassens, à qui elle montre le résultat l'encourage alors et lui conseille de venir à Paris. Elle suit le conseil et se présente aux relais de la Chanson française.Ainsi, en 1961, Lise Médini obtient le premier prix de composition pour la chanson "Premier métro" sur un texte de Sani aux Relais de la Chanson française.Au Cabaret "La Colombe" Michel Valette l'engage pour la qualité de ses chansons. Il dit d'elle :

    Les yeux de Lise pétillaient de malice dans les chansons ironique ou exprimaient l'émotion avec une grande sincérité dans les chansosn tragiques".

    Après la Colombe, elle chante dans de nombreux cabarets : La Bolée, La Bouquinerie, La Contrescarpe, Cheel Moineau, Au Cheval d'or...etc. Puis dans des music-hall : Pacra, Bobino. Ainsi, c'est à Pacra que M. et Mme Alvarès des disques BAM lui font enregistrer son 1er 45 tours en 1962.En 1967, elle signe chez CBS et publie son 1er album 33 tours : Ce n'est pas la peine". En plus de Sani, elle chante du Luc Bérimont, Eliane Lubin et Roger Riffard.

    Chansons de la 2ème partie : Amour guerre & espoir - Un monsieur audacieux

    18:13 Lise Médini                     : Un monsieur audacieux : Roger Riffard - Lise Médini : 196720:28 Jean-Pierre Bourtayre (Professeur Frichmouth)  : Brinette : Jean-Pierre Bourtayre, Pierre Saka23:03 Marie-José Casanova   : Sans façon                        : Marie-José Casanova : 196724:50 Colette Renard               : Le curé de Falène           : Paul Erel - Colette Renard : 196728:17 Les Petits Chanteurs du Cap-de-la-Madeleine     : Do ré mi  : Ocar Hammerstein, adapt. Henry Lemarchand - Richard Rodgers : 1965

    Biographie de Jean Arnulf

    Jean Arnulf, chantauteur français, naît à Lyon en 1932. D'abord comédien, il remporte les premiers prix de Comédie et de Tragédie au Conservatoire de Lyon. Après avoir fait partie de la troupe de Roger Planchon, il fonde une nouvelle compagnie puis travaille avec le théâtre de Bourgogne.Alors, en 1960, il va à Paris où il se produit dans les cabarets Rive gauche. Doté d'un grand charisme, d'un excellent physique et d'une belle voix, il interprète principalement les textes de sa femme Martine Merri qu'il a mis en musique.Ainsi en 1963, son premier album "Point de vue" est récompensé du Grand prix de l'Académie Charles Cros 1964.

    Il acquiert une certaine notoriété grâce à des chansons interprétées par Christine Sèvres et Francesca Solleville. Notammant les remarquables "Point de vue" classée troisième au hit-parade en pleine période yéyé et "Chante une femme" que nous écouterons dans ce programme.

    Chansons de la 3ème partie : Amour guerre & espoir - Chante une femme

    32:51 Jacques Debronckart    : Mutins de 1917                      : Jacques Debronckart : 196736:32 Eva                                    : Où vont les fleurs                  : Pete Seeger adapt. Francis Lemarque, René Rouzaud : 196739:44 Jean Arnulf                      : Chante une femme               : Martine Merri - Jean Arnulf : 196742:13 Georges Sampa              : Les soldats sont des gosses : Georges Sampa : 1967

    Jean Arnulf
    Colette Magny
    Biographie de Colette Magny

    Colette Magny, chantautrice française, naît à Paris en 1926. Son père est chef de rayon dans un magasin d'alimentation, sa mère est sensible aux pratiques artistiques (le théâtre). Secrétaire dactylo bilingue pour l'OCDE, dotée d'une voix exceptionnelle, Colette trouve dans le jazz, particulièrement dans le répertoire des chanteuses noires la possibilité de la mettre en valeur. Elle quitte son travail et commence à à chanter en anglais dans les cabarets rive gauche, notamment à la Contrescarpe. Elle y fait la connaissance de Francesca Solleville chantant Léo Ferré et de François Tusques, musicien de free-jazz.

    Ainsi en 1963, elle connaît le succès à la télévision dans le cadre du Conservatoire de Mireille avec la chanson Melocoton. Cependant, elle ne se satisfait pas de cette percée et refuse de rechanter Melocoton et de se spécialiser dans les standards étasuniens comme le voudrait CBS. Au contraire, Colette Magny s'oriente vers des textes poétiques français ainsi que des collages de textes dont ceux de Jean-Paul Sartre. La rupture avec CBS est inévitable. Elle est alors accueilli à Chant du monde, un éditeur proche du Parti Communiste. Elle y connaît de fait une grande liberté pour faire une œuvrer hors norme, puissant dans le free jazz et la musique classique.Finalement en 1967 elle publie son 3ème album 33 tours "Vietnam 67"

    Chansons de la 4ème partie : Amour guerre & espoir - Vietnam 67

    46:09 Pierre Sélos            : Vent d'Amérique                        : Pierre Selos : 196748:34 Colette Magny       : Vietnam 67                                  : Colette Magny : 196750:37 François Deguelt   : Che Guevara                                : Jacqueline Holtz - Jacques Datin : 196754:33 Claude Vinci           : Pour toujours (Hasta siempre) : Carlos Puebla, adapt. Claude Vinci : 196957:10 Jean Ferrat             : Cuba si                                           : Henri Gougaud - Jean Ferrat : 1967

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  • C.d.C.#27 Les Précurseurs de la chanson-rock en 1967 – Nino Ferrer – Les Gypsys – Chorus Reverendus – Guy Béart – Le King Set – Les Enfants Terribles
    C.d.C #27 Les Précurseurs de la chanson-rock en 1967 - Nino Ferrer - Les Gypsys - Dani - Chorus Reverendus - Guy Béart - Le King Set - Les Enfants Terribles
    Table des matières
    Les Précurseurs de la chanson-rock en 1967

    Les Précurseurs de la chanson-rock en 1967. Boris Vian a été le premier à avoir introduit le rock dans la chanson. Ce dernier tourna en dérision ce rythme qu'il ne goûtait guère. Ensuite Richard Anthony & Johnny Hallyday singèrent le rock'n roll mais l'édulcorèrent rapidement dans le yéyé.Mais cette naïveté s'essouffle rapidement avec l'évolution des mœurs et la montées des contestations politiques en occident. De plus, de l'autre côté de la Manche, Les Beatles et d'autres groupes font souffler un vent de renouveau. Ce british beat, relayé par des radios pirates émettant de bateaux, est écoutable dans le nord de la France.

    Serge Gainsbourg, prince du cynisme, retourna à nouveau sa veste "doublée de vison" renouvela à nouveau son image et s'entoura d'arrangeurs anglo-saxons. D'autres groupes, plus jeunes, s'immergèrent dans le "swinging London" etadaptèrent leur style pour le mettre au goût du jour.

    Biographie de Nino Ferrer (1ère partie)

    Agostino Arturo Maria Ferrari, alias Nino Ferrer naît en 1934 à Gênes (Italie). Il passe les cinq premières années de sa vie en Nouvelle-Calédonie. En 1939, la famille revient en Italie pour les vacances mais y est bloquée par la guerre. Puis, la guerre terminée, les Ferrari s'installe à Paris. Le jeune Nino qui maîtrise mal le français est alors victime de railleries à l'école. Alors adolescent, mal dans sa peau, il découvre le jazz qu'il écoute la nuit dans sa chambre. C'est ainsi qu'il s'essaie à divers instruments de musique qu'il loue. En 1953, Nino se lie d'amitié avec Richard Benett, un lycéen qui joue de la batterie. Ainsi avec un cousin de Richard, ils forment un trio qui joue du jazz Nouvelle-Orléans dans les jardins publics. Dès lors, ce trio "Les Dixie Cats" tourne dans les bals des grandes écoles parisiennes, dans des clubs réputés et anime des casinos de province. Si bien qu'ils envisagent de faire un métier de leur passion.

    Débuts de carrière difficiles et succès de Nino Ferrer

    Au début des années 1960, avec le déferlement du rock puis du yéyé, Nino constate que le jazz joué par les Dixie Cats est passé de mode. Le groupe se réoriente alors vers le blues et le rhythm and blues, Nino jouant de la basse électrique, sans succès. Dépité, le groupe se sépare.En fin de compte, en 1962, Nino accompagne Nancy Holloway

    Alors en 1963, Nino fait paraitre un premier 45 tours qui passe inaperçu malgré les joyaux qu'il contient. Enfin il ne connaîtra le succès qu'en 1965 avec son 4ème 45 tours "Mirza" dans une veine comique et rythmée. Finalement en 1967 paraît son 9ème 45 tours "Mao et moa".

    Discographie française 1963 / 1967 de Nino Ferrer

    1963 Un 45 tours     : Pour oublier qu'on s'est aimé (Bel Air)1964 Un 45 tours     : Ferme la porte (avec les Jubilées) (Bel Air)1965 Deux 45 tours : Viens je t'attends - Mirza (Riviera)1966 Trois 45 tours : Dansez le monkiss - Alexandre - Jerk avec les Gottamou (Riviera) &          Un 33 tours     : Enregistrement public (Riviera)1967 Deux 45 tours : Le téléfon - Mao et moa (Riviera) &         Un 33 tours     : Les petites filles de bonne famille (Riviera)

    À suivre…

    Biographie de les Gypsys

    Les Gypsys est un groupe de rock français composé de Serge Doudou (guitare solo), Jean-Pierre Hipken ( guitare basse), Jacky Pujol (Guitare rythmique) et Gérard Fettinger (batterie). Il est formé d' une bande de copains qui répètent dans une cave de Malakoff (le seul endroit où ils n'aient pas trop à redouter les voisins). Une fois prêts, Les Gypsys tournent alors dans les principaux clubs de Paris, de banlieue et de province.Finalement en 1967, ils publient leur unique 45 tours "Prolétaire"

     

    Chansons de la 1ère partie : Les Précurseurs de la chanson-rock : Serge Gainsbourg - Les Gypsys - The Somethings - Nino Ferrer

    02:32 Serge Gainsbourg  : Qui est in qui est out  : Serge Gainsbourg : 196604:41 Les Gypsys               : Prolétaire                     : Jacky Pujol - Jean-Pierre Hipken : 196707:30 The Somethings     : Le monde infernal      : Gilbert Lefeuvre : 196710:19 Nino Ferrer             : Mao et moa                  : Jacques Sztern (Clothaire) - Nino Ferrer

    Nino Ferrer
    Biographie de Dani

    Danièle Graule alias Dani naît à Castres (Tarn) en 1944. Famille modeste : son père est cordonnier, sa mère vendeuse de chaussures. À 19 ans, elle part pour Paris pour suivre l'École des Beaux-Arts. Elle est engagée à Jours de France pour y faire des photos et commence une carrière de mannequin. Ainsi elle est amenée à fréquenter les soirées à la mode dans les lieux branchés. Dès 1964, elle débute au cinéma dans des petits rôles.Finalement, elle s'oriente vers la chanson et sort un premier 45 tours "Garçon manqué" en 1966.En 1967 paraît son 4ème 45 tours "H comme hippies"

    Biographie de Chorus Reverendus

    Chorus Reverendus est un groupe de rock (3 filles & 2 garçons) formé en 1967 par le producteur d'Antoine Germinal Tenas. Il est alors composé de Bernard Schweitzer (guitare et chant), Claude Achallé (guitare et chant), Maria Sandra (chanteuse à la voix charismatique), Yvonne (chorégraphe et choriste) et Sandrine (choriste).Le son du Chorus Reverendus rappelle celui des Mama's & Papas avec une touche psychédélique et excentrique arrangé d'un travail sur bandes magnétiques (passées à l'envers). Chorus Reverendus n'a enregistré qu'un seul 45 tours. Ainsi, à l'arrière de sa pochette on pouvait lire :

    " L'originalité s'harmonisant avec la qualité, douceur des "rêves", d'une poésie baroque ou fantaisies des "orties" !... 4 excellentes chansons, un style nouveau, un ensemble des plus agréables résultant d'un parfait travail.Le "Chorus Reverendus" est une réalisation de la "Thermidor Organisation".On va en entendre parler"

    L'ambiance psychédélique et les paroles acides à sens multiples n'ont pas du tout plu à Eddy Barclay. Alors qu'il devrait être distribué par Barclay, le disque n'a été pressé qu'à seulement 2000 exemplaires dont 500 pour la promo et n'a jamais été mis dans les bacs. De plus Barclay n'hésite pas demander à Thermidor Organisation le remboursement de l'avance : 45 000€ de l'époque. Une fortune qui met fin à la petite maison de disque et à son unique projet. Un projet mort-né, étouffé par Eddie Barclay. Un visionnaire : ce disque est depuis devenu culte.

    Chansons de la 2ème partie : Les Précurseurs de la chanson-rock - Dani - Chorus Reverendus - Sullivan - Evariste - Jean-Pierre Kalfon

    16:14 Jean-Pierre Kalfon    : La guerre                                       : Victor Hugo - Jorge Milchberg : 196518:14 Sullivan                        : Est-il besoin d'être méchant ?  : Jacques Dautriche : 196720:54 Chorus Reverendus   : Quand demain                             : Germinal Ténas - Jean-Marie Di Maria : 196723:28 Dani                              : H comme hippies                                                             : Frédéric Botton : 196725:06 Evariste                        : Connais-tu l'animal qui inventa le calcul intégral ? : Joël Sternheimer : 1967

    Biographie de Guy Béart (suite)

    La première partie de la biographie de Guy Béart est consultable ici.En 1960 Guy Béart connaît un énorme succès public avec "L'eau vive" chanson du film du même nom. Cependant, promis à une belle carrière, il est victime de la vague yéyé. Délaissé par les grandes compagnie phonographiques, il est le premier à créer une maison de disque autogérée (Auto Promotion des Artistes du Micro). En outre, Guy se tourne vers la télévision où il anime "Bienvenue" de 1963 à 1970.De plus, en 1965, Guy Béart fait paraître deux albums 33 tours "Les Grands principes 1 & 2" où il s'interroge sur lui-même autant que sur le monde.Ensuite, en 1966 il consacre un album aux "Très vieilles chansons de France" (Vive la rose). Puis en 1967 il fait paraitre en 1967 deux 45 tours: "Il fait toujours beau quelque part" & "Chante l'espace".

    Biographie de Jean-Paul Malek

     Les Précurseurs de la chanson-rock : Il n'y a que très peu d'informations sur Jean-Paul Malek, sinon qu'il fut l'ami d'enfance de Gérard Manset. Ils font ensemble leurs premières armes, lui en tant que chanteur / compositeur, Gérard Manset en tant que parolier. Finalement, ils fondèrent tous les deux "Le studio de Milan". Ainsi, tous deux collaboreront à trois 45 tours et un album 33 tours de Laurent Malek entre 1966 et 1970.

    Chansons de la 3ème partie : Les Précurseurs de la chanson-rock - Jean-Paul Malek - Guy Béart - Serge Reggiani

    30:25 Laurent Malek     : La guerre des radios                     : Gérard Manset - Jean-Paul Malek : 196734:43 Guy Béart             : Le grand chambardement           : Guy Béart : 196737:48 Serge Reggiani   : Les loups sont entrés dans Paris : Albert Vidalie - Louis Bessières : 1967

    Laurent Malek
    Le King set
    Les Enfants Terribles
    Biographie de Le King Set

    Le King Set est un groupe créé par Michel Jonasz et Alain Goldstein après leur départ des "Lemons" qui accompagnaient le chanteur Vigon.Alors, Michel Jonasz assure le chant et les claviers, Alain Goldstein joue de la guitare. Ainsi, en 1967, ils font paraître un premier 45 tours qui rencontre un relatif succès public à cause du sens du rythme et de la voix de Michel.

    Biographie de Les Enfants Terribles

    Les Enfants Terribles est un groupe vocal créé par Alain Féral en 1966. Il est composé d'Alain et Luce Féral (mari et femme), Jacques Mouton et de France et Gilles Paumier (frère et sœur).Leur répertoire original, poétique et énergique est majoritairement écrit et composé par Alain Féral. On les voit beaucoup au cabaret rive gauche La Contrescarpe et un peu à Bobino.En 1967 ils publient leur 3ème 45 tours "Qu'est-ce qu'on s'en fout !"

     

    Chansons de la 4ème partie : Les Précurseurs de la chanson-rock - Anachroniques, les saltimbanques

    45:35 Le King Set                       : On a perdu un président : Jacques Cousteau, Yves Caillaud - Alain Goldstein, Pierre Saka : 196748:17 Les Enfants Terribles     : Anachroniques, les saltimbanques : Guy Béart : 196751:02 Michel Aubert                 : Protestation II                                     : Jean L'Anselme - Michel Aubert : 196753:28 Leny Escudero                 : La vérité                                               : Leny Escudero - Jacques Mareuil : 196755:42 Jean-Claude Bellecour  : Géométrismes                                     : Jean-Claude Bellecour : 1967

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  • C.d.C. #26 1966 Les Boîtes à Chansons au Québec : Hélène Martin – Jacques Debronckart – Georges Dor – Monique Miville Deschênes
    C.d.C #26 Les Boîtes à Chansons au Québec : Hélène Martin - Jacques Debronckart - Georges Dor - Monique Miville-Deschênes
    Table des matières
    Les boîtes à chansons au Québec

    Les boîtes à chansons au Québec naissent fin des années 1950. Lorsque Félix Leclerc revient en 1953, il est porté par le succès qu'il a rencontré en France. Pourtant, à ce moment-là, au Québec, l'apparition de la télévision vide les salles de spectacle. Mais en 1957 le premier Concours de la chanson canadienne est créé . Celui-ci est "un révélateur sans précédant de l'offre et de la demande d'une chanson authentiquement québécoise". Ainsi, le public y découvre un répertoire original de chansons dans lequel il se reconnaît. Ceci encourage une nouvelle génération d'artistes à prendre la plume et à s'exprimer par des chansons. Ils allaient être le noyau des futures boîtes à chansons au Québec.En fin de compte, les boîtes à chansons fonctionnaient en dehors des circuits traditionnels de l'industrie musicale, s'adressant aux jeunes, dans des salles peu dispendieuses. Alors que dans les cabarets, le spectacle se déroulait dans une ambiance bruyante, dans les boîtes à chansons, le public y est tenu d'observer "le silence le plus respectueux". Finalement, à leur apogée au milieu des années 160, on comptait une quarantaine de boîtes à chansons au Québec.

    Biographie de Hélène Martin 

     

    Enfance et scolarité d'Hélène Martin

    Hélène Martin, chantautrice française, naît en 1928 à Paris. Son père Jean Martin est agrégé d’histoire professeur du secondaire puis maître de conférence à Science-Po Paris. Durant l’Occupation, de nombreux soucis de santé la contraignent souvent à l’alitement. Pourtant cela lui donnera une formidable envie de vivre. Jeune observatrice des événements dramatiques qui se déroulent alors, Hélène Martin est alors profondément marquée par la politique de persécution des Juifs et par les bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki.

    Ensuite, à la Libération, elle vit une adolescence heureuse avec la découverte du jazz et l’écoute des chansonniers. De plus, lectrice insatiable, Hélène dévore les œuvres d’Albert Camus, Boris Vian et Jacques Prévert. Elle poursuit sa scolarité jusqu’en première puis fréquence pendant trois ans l’École des arts décoratifs tout en suivant les enseignements du cours Simon. Hélène Martin vit alors l’effervescence de Saint-Germain-des-Prés où elle rencontre Djuri Cortez qui lui donne des cours de guitare, elle découvre alors les premiers accords et les harmonies sauvages.

    Débuts de la carrière de chanteuse d’Hélène Martin

    En effet, peu de temps après avoir quitté le domicile parental, Hélène Martin passe une audition à l’Écluse où malgré l’absence de répertoire propre on lui donne carte blanche pour chanter chaque soir. Ainsi, elle se forge un répertoire avec l’aide d’André Schlesser et se produit dans différents cabarets de la rive gauche. Elle fréquente ainsi Cora Vaucaire, Giani Espositio, Serge Gainsbourg et Georges Moustaki. Francis Claude, animateur du « Milord l’Arsouille » lui fait enregistrer des chansons dans le cadre d’émissions télévisées.

    Discographie 1959 / 1966 d'Hélène Martin
    • 1956 Un 45 tours : La fin de l'amour (Le Chant du monde)
    • 1957 Un 45 tours : Bonne fête maman ! (enfants) (Le Chant du monde)
    • 1960 Deux 45 tours : Paul Eluard (avec S. Reggiani) + Apollinaire (avec J. Topart) (reflets SM) & un 33 tours Chanson noire (BAM)
    • 1961 Un 45 tours : La Seine et ton visage (BAM)
    • 1962 Un 33 tours : Le condamné à mort (BAM)
    • 1963 Un 33 tours : L'oiseau de paradis (Barclay)
    • 1964 Deux 45 tours : Où sans vieillir (Harmonia mundi) & L'homme en bleu (Adès) & Un 33 tours : Auberge toi et moi (Adès)
    • 1966 Un 33 tours : Le condamné à mort (BAM)
    • Mais c’est notamment en 1966 qu’Hélène Martin prend part au spectacle « Terres mutilés », adapté de l’œuvre éponyme de René Char dans le cadre du mouvement d’opposition à l’implantation de fusées nucléaires sur le plateau d’Albion.

      Chansons de la 1ère partie: les Cabarets au Québec : Cadarache

       

      02:54 Christine Charbonneau : La guerre des jupons   : Christine Charbonneau, Roger Joubert – Christine Charbonneau : 196604:45 Hugues Aufray               : Céline                                 : Vline Buggy, Hugues Aufray – Mort Shuman : 196607:47 Hélène Martin                : Cadarache                         : Rose-Marie Moulin – Hélène Martin 196610:17 Colette Magny               : Les gens de la moyenne : Colette Magny : 196612:33 Henri Gougaud              : Nazim Hikmet                   : Henri Gougaud : 1966

      Hélène Martin
      Jacques Debronckart
      Biographie de Jacques Debronckart
      Enfance et scolarité de Jacques Debronckart

      Jacques Debronckart, chantauteur français, naît à Chartrettes (Seine et Marne) en 1934. Son père Charles est un agent commercial qui, à 61 ans à la naissance de Jacques, a renoncé aux responsabilités, il laisse à sa jeune épouse André l'autorité familiale. En effet, celle-ci, protestante pratiquante, élèvera ses trois enfants (Michelle née en 1938, Maggy en 132 et Jacques en 1934) dans un puritanisme sévère, voire austère. L'univers de Jacques se résume à un décor : le temple, le collège Guizot et les leçons de piano et solfège.

      Ensuite, à la Libération, la famille déménage à Paris. Jacques joue de l'orgue au temple de la rue Dulong. En 1950, élève au lycée Condorcet, il monte une pièce de Feydeau avec quelques camarades. Jacques Debronckart en dira plus tard :

      "J'avais tellement de carapaces que le fait d'accéder à une scène, d'être enfin écouté, était pour moi un formidable facteur de libération".

      Ainsi, en 1951, ayant obtenu sa seconde partie de bac (philosophie et lettres), Jacques s'inscrit à la Sorbonne mais les cours qu'il suit en auditeur libre au Conservatoire (contrepoint et harmonie) sont les seuls qui lui apportent de véritables joies. Il écrit et compose, rencontre des professionnels du spectacle. Finalement, en 1953, il interrompt ses études pour se consacrer uniquement à la musique.

      Début de la carrière musicale de Jacques Debronckart

      D'abord, pendant quelques années, Jacques Débronckart est pianiste de bar dans des cabarets. C'est dans l'un d'entre eux "La Chanson Galande" qu'il fait la connaissance de Maurice Fanon. Les deux hommes sympathisent : Jacques va alors enseigner l'art du chant à Maurice Fanon en retour celui-ci incite Jacques à interpréter ses propres compositions.

      Si bien qu'en 1960, Jacques Debronckart est engagé dans un cabaret de Munich. Peu à peu il se forge une réputation de pianiste émérite et devient l'accompagnateur attitré de Boby Lapointe, Roger Riffard, Pia Colombo et Christine Sèvres. Jacques écrit pour Philippe Clay, Juliette Gréco, Les Frères Jacques. En 1963, sa première chanson enregistrée (par Philippe Clay) "Les fesses d'Irma" sera interdite d'antenne.En fin de compte, il interprète pour la première fois ses chansons au cabaret "La Bolée" puis à "L'échelle de Jacob".Finalement en 1965 , grâce à Claude Dejacques, directeur artistique de chez Philips, Jacques Debronckart enregistre son 1er 45 tours "Adélaîde" qui va avoir du succès et le lancer dans le métier. Cependant le showbiz qui n'aime guère l'originalité ne tardera pas à renâcler à publier certains titres jugés par trop audacieux. La rupture avec Philips surviendra en 1967.En 1966, paraît son 3ème 45 tours "Dehors dedans"

      Suite de la biographie de Jacques Debronckart

      Chansons de la 2ème partie: les Cabarets au Québec  : Ami, veille au grain

      18:20 Georges Brassens       : Le grand chêne                               : Georges Brassens : 196622:30 Juliette Gréco               : Un petit poisson, un petit oiseau : Jean-Max Rivière - Gérard Bourgeois : 196624:09 James Ollivier               : L'oiseau mort                                  : Manouchka - James Ollivier : 196626:59 Jacques Debronckart  : Ami, veille au grain                        : Jacques Debronckart : 1966

      Biographie de Georges Dor

      Georges-Henri Dore, alias Georges Dor, chantauteur, journaliste, acteur et metteur en scène québécois, naît en 1931 à Drummonville (Québec). Il est le plus jeune d'une famille de onze enfants d'origine irlandaise, son père René est agent d'assurance.D'abord, de 1948 (il a 17 ans) à 1952, Georges travaille dans une usine de Drummonville. Ensuite pendant un an, il suit des cours à l'École du Théâtre du Nouveau Monde à Montréal. Puis durant l'hiver 1953 il travaille sur les chantiers de la centrale Bersimis sur la rive nord du Saint Laurent.Au cours des cinq années suivantes, Georges Dor est d'abord présentateur puis directeur de l'information au sein de plusieurs stations de radio privées à Trois-Rivières, Sherbrooke et à Québec.Ensuite, de 1957 à 1967, il travaille comme concepteur rédacteur et finalement comme directeur des journaux d'actualité du Télé journal à CBC Montréal.

      Carrière musicale de Georges Dor

      D'abord, à partir de 1954 Georges Dor commence à publier de courtes nouvelles et pièces de théâtre ainsi que de nombreux poèmes sur lesquels il met de la musique par gageure. Après que le poète Gaston Miron et d'autres amis l'ont incité à continuer, Georges Dor sort son premier album 33 tours en 1966. Sa chanson "La Manic" décrivant la solitude des bâtisseurs de barrages sur la Manicouagan rencontre alors un immense succès. En outre et album comprend de nombreuses chansons magnifiques : "Chanson pour la femme", "Saint-Germain", "La chanson difficile"...

       

      Chansons de la 3ème partie : Les boites à chansons au Québec

      32:47 Georges Dor         : La Manic                                    : Georges Dor : 196636:41 Louise Poulin       : La villanelle du temps perdu   : Gilles Vigneault : 196639:36 Claude Dubois     : J'ai souvenir encore                  : Claude Dubois : 196642:08 Renée Claude      : Les gens de mon pays             : Gilles Vigneault : 1966

      Georges Dor
      Monique Miville-Deschênes
      Biographie de Monique Miville-Deschênes

      Monique Miville-Deschênes, chantautrice, écrivaine et comédienne québécoise naît en 1940 à Saint-Jean-Port-Joli (Québec).Elle fait des études de piano, guitare et écriture au Conservatoire d'art dramatique de Montréal.Premièrement en 1956 Monique se fait connaître à la télévision de Québec par le concours "Saint Georges Côté et ses amateurs" qu'elle gagne en interprétant la chanson "Notre sentier" de Félix Leclerc. Par la suite, elle s'initie au folklore avec Raoul Roy et se produit dans les boites à chansons au Québec.Enfin son 1er 45 tours en 1961 "Salut la terre" devient la chanson thème de la semaine des jeunes agriculteurs.Finalement après l'enregistrement d'un 1er album 33 tours en 1963, regroupant des chansons du genre folklorique et populaire, son 2ème album de 1965 présente un caractère plus poétique et intimiste.

      Chansons de la 4ème partie : Les boîtes à chansons au Québec : Je suis de cèdre

      48:04 Louis Perret                             : Sors de ton trou     : Louis Perret : 196650:25 Monique Miville-Deschênes  : Je suis de cèdre    : Monique Miville-Deschênes : 196553:50 Claude Nougaro                      : Bidonville                : Vinicius de Moraes, adapt. Claude Nougaro - Baden Powell : 196656:55 Léo Ferré                                 : L'âge d'or                  : Léo Ferré : 1966

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    • C.d.C. #25 1966 Mentalité française – Antoine – Jehan Jonas – Georges Moustaki – Jacques Higelin
      CdH #25 1966 Mentalité française - Antoine - Jehan Jonas - Georges Moustaki - Jacques Higelin
      Table des matières
      1966 Mentalité française

      1966 Mentalité française. C'est l'année des élucubrations, un vent de révolte ce lève cette année là qui va balayer les minets et nymphettes du yéyé. L'anticonformisme et le refus de l'autorité commencent à soulever la chape de plomb que le gaullisme fait peser depuis huit longues années sur la jeunesse. Une nouvelle génération de talents va s'imposer, elle va réinventer la chanson. La musique cesse d'être une distraction pour devenir une véritable philosophie, un style de vie. En parallèle, une conscience politique germe, elle portera bientôt ses fruits.

      Biographie d'Antoine

      Pierre-Antoine Muraccioli, alias Antoine, chantauteur, navigateur et réalisateur français, naît à Tamatave (Madagascar, alors colonie française) en 1944. Son père, ingénieur, travaille dans les travaux publics, son métier l'amène à de nombreux déménagements. En effet, après Madagascar, le petit Pierre-Antoine connaît Saint-Pierre-et-Miquelon, Marseille, et le Cameroun.Ensuite, Pierre-Antoine fait de brillantes études (math sup & math spé) à Grenoble. En outre, au début des années 1960, il parcourt l'est des États-Unis d'Amérique où il découvre le folk-song.

      C'est alors qu'élève-ingénieur de l'École Centrale de Paris il commence à écrire des chansons. En 1965, ll prend le nom d'Antoine et signe un contrat chez Vogue. Son premier 45 tours rencontre un succès d'estime mais la chanson "Les élucubrations d'Antoine" parue dans son 33 tours de 1966 fera un carton. Avec ses cheveux longs, Antoine détonne et le public adhère. L'étiquette CBS décide donc de le parodier, Joe Dassin, un moment pressenti, laisse la place à son parolier Jean-Michel Rivat. Celui-ci, coiffé d'une incroyable perruque et affublé d'un bermuda à fruits, chante alors "Les Hallucinations d'Edouard"

       
       
      Chansons de la 1ère partie : Pourquoi ces canons ?

      02:03 Edouard                : Les hallucinations d'Edouard  : Antoine, adapt. Jean-Michel Rivat : 196604:33 Jacqueline Taïeb : 7 Heures du matin                    : Jacqueline Taïeb : 196606:39 Stella (Zelcer)       : Un air du folklore auvergnat   : Maurice Chorenslup - Stella Zelcer : 196608:39 Antoine                  : Pourquoi ces canons ?            : Antoine Muraccioli : 196610:33 Gilbert Grenier      : La publicité                                : Gilbert Grenier : 1966

      Edouard
      Antoine
      Jehan Jonas
      Nicoletta
      Biographie de Jehan Jonas (1ère partie)

      Gérard Béziat alias Jehan Jonas, chantauteur français, naît à Levallois-Perret en 1944. Son père, Jacques, parisien est vendeur dans un magasin de tissus, sa mère Andrée Bataille normande est secrétaire. Ils habitent un petit appartement sur cour intérieure, peu lumineux et passablement humide. C'est ainsi que Gérard héritera d'une bronchite chronique . Environ deux ans après la guerre, la jeune femme quitte le papa, à qui l'enfant est confié.

      En 1958, à 14 ans il est orienté comme ajusteur-électricien au Centre d'apprentissage de la SNCF. Ses premiers textes datent de cette époque.

      Ainsi, à l'été de ses 18 ans, en 1962, Jehan part sur la route, chante Léo Ferré, s'essaie dans ses premiers textes et fait la manche le long des côtes bretonnes. Le temps de l'apprentissage et de l'ouverture du regard.Mais, en 1963, il part faire son service militaire, au début il vit cela comme un moment de restauration de lui-même, presque des vacances. Il utilise les longues plages d'inactivité de consigné pour pratiquer sa guitare écrire chansons et poèmes. En outre, il bénéficie de la bienveillante tolérance d'un gradé qui l'autorise à disposer de ses nuits pour aller chanter et gagner quelques sous.

      Début de la carrière de Jehan Jonas

      En mai 1964, libéré du service militaire, il court les cabarets. "La Contrescarpe" sera l'un des premiers à l'accueillir. Il y rencontre et tisse des liens avec habitués et artistes.

      D'ailleurs, en 1965, Jehan passe son examen d'auteur devant la Sacem mais en juillet il se retrouve sans travail, Guy Béart le recommande à Suzy Solidor à Cagnes-sur-mer. Celle-ci ne peut l'inclure dans son programme qui est bouclé mais l'envoie chez Georges Ulmer qui le retient. Georges Ulmer enregistrera une chanson de Jehan "La couleur du papier". La fin de la saison estivale le ramène à Paris "Chez Georges" puis à "La Contrescarpe.

      À la fin de l'année 1965, les événement et promesses se multiplient : il court de cabaret en cabaret, participe au gala du "Monde Libertaire" en première partie de Léo Ferré. L'étincelle eut pour nom Marcel Rothel qui le présentera à Marcelle Legrand (mère de Michel Legrand), responsable des Editions du même nom, elle sera son éditrice accueillante, chaleureuse et rassurante.Autre rencontre décisive : Jean Bourbon, directeur artistique qui accepte de s'occuper de lui. Celui-ci va le présenter à Lucien Morisse, directeur de la programmation d'Europe N°1. Magie ! le courant passe : Lucien est séduit par la veine riche, tumultueuse et passionnée de Jehan. Il aime son panache, le courage de ses idées et la tendresse fragile de sa poésie. De plus, il est indulgent avec les provocations de son protégé.Finalement, en 1966 Jehan enregistre un premier album 33 tours "Comme dirait Zazie"

      Suite de la biographie de Jehan Jonas

      Chansons de la 2ème partie : 1966 Mentalité française

      16:33 Les Enfants Terribles      : Quand on en aura marre : Alain Féral : 196619:40 Jehan Jonas                     : Mentalité française         : Jehan Jonas : 196621:35 Jean-Claude Massoulier : Les robots                         : Jean-Claude Massoulier - André Popp : 196624:03 Brigitte Fontaine               : Je suis décadente           : Brigitte Fontaine - Yvonne Schmitt : 196626:18 Nicoletta                            : Ça devait arriver               : Jalcy Hawkins, adapt. Guy Marchand : 1966

      Biographie de Georges Moustaki : 1ère partie 1934 / 1966

      Yusseff (pour l'état civil), Giuseppe (la sage-femme était italienne), Joseph (à l'école française) Mustacchi, alias Georges Moustaki, chantauteur italo-gréco-français, naît à Alexandrie (Égypte) en 1934. Il symbolise par ces prénoms tout l'univers méditerranéen. Son père tient la "Cité des livres" une des librairies francophones les mieux fournies du Moyen-Orient. Les enfants peuvent lire ce qu'ils veulent à condition de le faire très soigneusement et de remettre le livre dans les rayons. Il s'estime citoyen de la langue française, passionné des spectacles de chansons. À peine âgé de 13 ans l'encore Joseph va voir un concert d'Edith Piaf avec sa mère, dix ans avant d'aller frapper à sa porte.

      Débuts parisiens de Georges Moustaki

      Finalement, en 1951, baccalauréat en poche, il part à Paris s'installer chez sa sœur Marcelle et son beau-frère, le poète et libraire Jean-Pierre Rosnay. D'abord vendeur au porte-à-porte de livres de poésie, il fréquente un groupe d'artistes qui se réunissent et lisent de la poésie dans la boutique du beau-frère pendant que, lui, égrène notes et accords sur la guitare que sa mère lui a offerte. C'est Jean-Pierre Rosnay qui va l'inciter à écrire des chansons et en faire le musicien de la bande. Joseph découvre Georges Brassens lors d'un spectacle aux "Trois Baudets", c'est le coup de foudre. Joseph prend alors Georges comme prénom de scène. Quelques semaines plus tard, Georges Brassens devenu célèbre lui donnera conseils et coups de mains.En 1958, Henri Crolla le présente à Edith Piaf avec laquelle il aura une courte et tempétueuse liaison. Il lui écrira la chanson "Milord".Ainsi, en 1960 il enregistre plusieurs disques sous le nom de "Eddie Salem" avant d'enregistrer le 45 tours "Les musiciens" sous le nom de Georges Moustaki.Enfin en 1966 il enregistre la première version de "La carte du tendre" sur le 45 tours "Dire qu'il faudra mourir"

      Suite de la biographie de Georges Moustaki

      Chansons de la 3ème partie : Mentalité française en 1966 ; La carte du tendre

      32:20 Jacques Dutronc                      : Les cactus                       : Jacques Lanzmann - Jacques Dutronc : 196634:55 Guy Bontempelli                       : Les oies du pensionnat : Guy Bontempelli : 196637:09 Georges Moustaki                    : La carte du tendre         : Georges Moustaki : 196640:05 Valérie Lagrange & Jean-Pierre Kalfon : La chanson de Tessa    : Jean Giraudoux - Maurice Jaubert43:28 Gribouille                                    : À ta santé Madame       : Gribouille - Jacques Debronckart : 1966

      Georges Moustaki
      Jacques Dutronc
      Jacques Higelin
      Marie-José Casanova
      Biographie de Jacques Higelin

      Jacques Joseph Victor Higelin, alias Jacques Higelin, chantauteur et comédien français naît à Brou-sur-Chantereine (est parisien) en 1940. Enfance heureuse dans une famille modeste, Jacques et son frère Paul sont bercés par le piano que joue leur père cheminot lorsqu'il rentre du travail. À la Libération, il découvre la musique noire étasunienne, de même que les chansons de Charles Trénet qu'il apprend par cœur. Encouragé par son père, Jacques chante dans les cinémas pendant les entractes puis dans les radio crochets.

      Enfin, Jacques Higelin quitte l'école à 14 ans, apprend le métier de cascadeur, fait de la figuration dans l'opérette "Nouvelle Orléans" avant de s'initier à l'art théâtral au cours Simon. Il fait plusieurs apparitions dans divers films dont "Le bonheur est pour demain où il rencontre Henri Crolla. Le guitariste gitan l'initie aux subtilités de son instrument et sera longtemps pour Jacques une sorte de père spirituel.Ensuite en 1961 Higelin est incorporé dans l'armée. Après l'Allemagne, on l'envoie en Algérie où il rencontre le musicien  Areski Belkacem avec lequel il se lie d'amitié. À son retour, en 1963, Jacques tourne dans "Bébert et l'omnibus".Enfin, en 1964, à la "Vieille Grille" avec Rufus et Brigitte Fontaine, ils créent le spectacle "Maman, j'ai peur !". Jacques Canetti les repère et leur fait enregistrer un 45 tours de chansons du spectacle". En outre Canetti lui fait enregistrer en 1966 un album 30 cm "Chante Boris Vian" avec Marie-José Casanova.

      Chansons de la 4ème partie : Mentalité française en 1966 : Je rêve

      47:29 Pierre Tisserand           : L'homme fossile                        : Pierre Tisserand : 196649:33 Marie-José Casanova : Il oubliait d'oublier d'oublier      : Boris Vian - Philippe-Gérard : 196652:56 Michel Polnareff           : Sous quelle étoile suis-je né ? : Frank Gérald - Michel Polnareff : 196656:40 Jacques Higelin            : Je rêve                                        : Boris Vian - Jacques Higelin : 1966

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    • C.d.C #24 Chansons pour les enfants petits et grands
      Chansons pour les enfants petits et grands

      Chansons pour les enfants petits et grands : c’est le choix d’un grand-père qui a composé cette suite de chansons enfantines pour petits et grand. Pour nous accompagner lors de trajets en voiture… ou tout simplement se faire une « plaid liste » bien au chaud à la maison.

      Liste des chansons et contes de Chansons pour les enfants petits et grands

      00:40 Anne Sylvestre               : Veux-tu monter dans mon bateau ? : Anne Sylvestre : 196204:01 Yves Lambert                 : Barati, baratin : Gilles Vigneault – Gilles Vigneault, Robert Bibeau ; 200805:55 Söta Sälta                        : La fourmi : Robert Desnos – Linda Edsjo : 202008:48 Richard Desjardins        : Les petits poissons de Madame Grumelette : Richard Desjardins – Michelle Campagne, Davy Gallant : 2008

      11:24 Geneviève Bilodeau      : Au bal des alligators : Connie Kaldor : 200614:16 Mademoiselle Micoton : Ocarina double le coquillage (instr.) : Mylène Coubronne. : 2007i14:34 Jorane                              : Le bal des oiseaux : Joseph Beaulieu : 200317:13 Mademoiselle Micoton : La tête dans les nuages : Mylène Coubronne : 200719:56 Anne Sylvestre                : Balan – balançoire : Anne Sylvestre : 197322:25 Sophie Sam, C. Lasquin: Ploc le petit poussin (1ère partie) : Francis Scaglia, Roger Vanay – François Rauber : 1973

      31:41 Anne Sylvestre                : Cécile et Céline : Anne Sylvestre : 198333:33 Sophie Sam, C. Lasquin : Ploc le petit poussin (2ème partie) : Francis Scaglia, Roger Vanay – François Rauber : 197342:30 Max Rongier                    : Le pélican : Robert Desnos – Max Rongoer45:15 Jeanne Cherhal               : Le concert des grenouilles : Joseph Beaulieu : 200346:40 François Gillard              : J’aime ma planète : François Gillard48:27 Catherine Vaniscotte     : Éphémère de Chine : Philippe Lechermeier – Catherine Vaniscotte : 200851:56 Georges Brassens, Henri Salvador, Emilie Jolie : Chanson du hérisson : Philippe Chatel : 197954:09 Anne Sylvestre                : Mon bateau à voile : Anne Sylvestre : 1974

      58 min
    • C.d.C #23 Cantiques caustiques de Noël dans l’Histoire – Les Elles – Bérurier Noir – Jean-Marie Vivier – Marie Dubas
      C.d.C #23 Cantiques caustiques de Noël dans l'Histoire - Les Elles - Bérurier Noir - Jean-Marie Vivier - Marie Dubas
      Table des matières
      Cantiques caustiques de Noël dans l'Histoire 1932-2013

      Cantiques caustiques de Noël dans l'Histoire. Les cantiques de Noël sont régulièrement détournés, Le Chant de l'Histoire vous propose un voyage antéchronologique parmi certains d'entre eux. Un parcours à travers les différents genres qui ont émaillé les 80 dernières années : du rap au punk rock et de la chanson humoristique à la chanson réaliste larmoyante.

      Le solstice d'hiver a été fêté dès l'antiquité dans l'hémisphère nord du monde occidental, c'était la nuit la plus longue. On célébrait l'arrivée du printemps qui n'allait pas tarder à revenir. Le retour du soleil était lié à la fertilité et à l'enfantement : Yule chez les Germains et les Saturnales chez les Romains. Au IVème siècle Constantin impose la mythologie chrétienne aux sujets de son empire. En outre, il fait dater la naissance du dieu Jésus, né d'une vierge, au 25 décembre. Depuis Noël est fêté en occident au 25 décembre, ce n'est que vers le milieu du XXème siècle qu'il est redevenu une fête païenne, une des fêtes de la consommation marchande mondiale.

      Biographie de Les Elles

      Les Elles est un groupe exclusivement féminin à ses débuts créé en 1992 par Pascaline Hervéet, originaire de Caen. Ses membres en étaient Pascaline Hervéet (chant, autrice/compositrice), Sophie Henry (piano & accordéon), Christine Lapouze (Violoncelle) & Sarah Auvray (chœur). Pascaline est l'unique autrice/compositrice, ses textes sont très originaux, faussement naïfs mais franchement osés, qui enjambent allégrement les règles de la pudeur et de la morale.

      En premier lieu, elles font paraître deux albums: "Les Elles" en 1995 et "La chatte de Monsieur Clock" en 1997. Puis en 2000, le groupe intègre des instruments électroniques avec l'apport de deux musiciens : Pierre Millet (Trompette & flûte) et Stéphane Diatchenko (Programmation, sampling) et enregistre leur 3ème album "Pamela Peacemaker". À ce moment là Sarah (la choriste) quitte le groupe. Après un album public en 2001 suivi en 2003 de l'album "Siamoises" avec l'arrivée de Florent Richard, le groupe se sépare en 2005. Le groupe se reformera temporairement pour un dernier album "Joseph" en 2009.

      Chansons de la 1ère partie : Cantiques caustiques de Noël : 2000-2013 C'est Noël

      02:12 Denis Lefdup                   : C'est Noël                        : Denis Lefdup : 201303:23 Les Elles                            : Noël                                 : Pascaline Hervéet : 200006:14 Compagnie Jolie Môme  : Si tu vois le père Noël   : Duval MC, arrgt. Compagnie Jolie Môme : 201110:41 Charb                                : Christmas dans ton ass : Charb - Hervé Coury, Jean-Philippe Naeder : 200813:52 Tony Truant                     : Voilà petit Papa Noël      : Antoine-Massy Perier : 2003

      Les Elles
      Bérurier noir
      Biographie de Bérurier Noir

      Bérurier Noir est un groupe de punk rock français qui a eu sa formation définitive en 1982 ( François au chant, Loran à la guitare et la fameuse boîte à rythme). Des formations "Béruriers ..." l'avaient précédée).Tout démarre par ce qui aurait dû être un concert d'adieu à l'usine de Pali-Kao mais le succès rencontré les propulse en avant. Le groupe enchaîne alors des concerts dans des salles mais le plus souvent de manière sauvage dans des squats, dans la rue, les métro, les amphis. Il se forge une identité musicale en développant des coups de force. Leur son brut incisif et tranchant et leurs textes rebelles dénoncent l'injustice.Les Béru permirent à une frange de la population de se rallier au mouvement punk comme la France ne l'avait jamais encore connu. Ils devinrent rapidement les porte-drapeau de la vague alternative grâce a leur sens du spectacle et de la provocation.En 1985 paraît leur deuxième album "Concerto pour détraqués"

      Chansons de la 2ème partie : Cantiques caustiques de Noël : 1981-1991 Joyeux Noël

      18:45 Bérurier Noir                   : La mère Noël         : Berrurier Noir : 1985 21:56 Chanson Plus Bifluorée : Petit Pasqua Noël : Sylvain Richardot - Henri Martinet : 199123:36 Olga Forest                       : Noël au Sahel       : Olga Forest - Roger Pouly, Olga Forest : 198127:15 Classées X                         : Joyeux Noël           : Rémi Tarrier - Claude Préchac : 1983

      Biographie de Jean-Marie Vivier

      Jean-Marie Vivier, chantauteur français, naît à Coutances (Manche) en 1942, son père est un bon chanteur qui a gagné de nombreux concours. Malheureusement ce dernier décède quand Jean-Marie a à peine neuf ans. La première rencontre de Vivier avec la musique l'a été à travers la guitare que sa mère lui a offerte pour son BEPC (en 3ème)Adolescent, il fait partie des "Cosédias", un groupe local qui chante surtout du folklore, ce qui lui facilite en outre l'apprentissage de la guitare. Mais le côté variété du groupe prédomine un peu trop au goût de Jean-Marie et il le quitte deux ans plus tard..Après ses études, Jean-Marie entre dans l'enseignement. Avec des collègues, ils créent un groupe "Troubadours", Jean-Marie commencent alors à écrire ses premières chansons. L'aventure durera deux ans.Ensuite, Vivier rencontre par un hasard un ami d'enfance fou de Léo Ferré. Son ami a une voiture, Jean-Marie une guitare, ainsi ils partent sur les routes de France, de Belgique, du Danemark et des Pays-Bas faire "la manche". Les grandes vacances du prof de français.

      Début de Jean-Marie Vivier dans la chanson

      Finalement, en 1968 il décide de continuer seul et enregistre un premier 45 tours "La fête du muguet". Il tourne ensuite dans des cabarets bretons où il rencontre Gilles Servat, Colette Magny, Jacques Serizier et bien d'autres. Cependant la rencontre décisive aura lieu au "Virgule" où Jean-Marie fait la connaissance Jehan Jonas. Rencontre déterminante pour sa carrière car Jean-Marie Vivier deviendra un interprète majeur de l'œuvre de Jehan Jonas.

      En effet, Vivier interprète 5 chansons de Jonas dans son 1er album 33 tours de 1970. Ce dernier l'invite à Paris pour venir choisir d'autres chansons et en profite pour lui faire courir les cabarets parisiens (Contrescarpe, Port du Salut, Villa d'Este, etc.). Vivier a alors l'occasion d'y rencontrer Maurice Fanon, Bernard Dimey, Mouloudji, etc... En outre, en avril 1970 Jean-Marie participe à un spectacle commun avec Félix Leclerc, autre rencontre déterminante. Ce dernier dira "Maudit qu'c'est beau, je parlerai de toi". Félix tient parole. Effectivement, en 1973 JMV retrouve Félix pour une tournée de trois semaines en Suisse. S'estimant définitivement dans le métier, Jean-Marie Vivier démissionne du corps professoral

      Chansons de la 3ème partie : Cantiques caustiques de Noël : 1951-1971 Le Noël dans la rue

      33:04 Catherine Sauvage       : Noël des ramasseurs de neige  : Jacques Prévert - Jean Wiener : 196435:59 Jean-Marie Vivier          : Un p'tit soldat qui fête Noël       : Jehan Jonas : 197138:53 Edith Piaf                        : Le Noël dans la rue                     : Henri Contet - Marc Heyral : 1951 42:10 René-Louis Lafforgue  : Noël sur la mer                             : René-Louis Lafforgue : 1954

      Jean-Marie Vivier
      Marie Dubas
      Biographie de Marie Dubas
      Chansons de la 4ème partie : Cantiques caustiques de Noël : 1932-1935 Le Noël des Gueux

      Marie Dubas, comédienne et chanteuse française, naît à Paris en 1894 dans une famille juive, son père Isaac est un tailleur polonais dans le quartier de Grenelle. À cette époque, la capitale possède plusieurs théâtres animés par des troupes mi amateures, mi professionnelles. Tout en suivant des cours au Conservatoire d'art Dramatique, elle étudie aussi le chant. Elle devient très tot chanteuse d'opérette, métier qu'elle exercera jusqu'en 1926.

      Mais un accident vocal la contraint à s'orienter vers le music-hall. Ainsi durant l'été 1927, elle rode un tour de chant et affronte le public de l'Olympia en septembre où elle fait un triomphe avec la chanson "Pedro !" En bref, s'inspirant d'Yvette Guilbert, elle commence à chanter dans les petits cabarets de Montmartre dans un registre fantaisiste. De telle manière qu'elle est rapidement reconnue comme l'une des reines du music-hall.

      "Elle passe en un instant de la fantaisie à l'émotion et du drame à la futilité. Chantant, dansant, mimant ses textes, parfois jusqu'à la caricature, jouant des hanches, des yeux, de sa frange brune ou des intonations aiguës de sa voix, qu'elle fait mine de rattraper d'un geste de la main, lorsqu'elle se lance dans une parodie d'opérette, Marie Dubas occupe toute la scène avec une vitalité et une jubilation communicatives."

      C'est ainsi qu'en 1933, elle interprète "Prière de la Charlotte" de Jehan Rictus.

      47:50 Marie Dubas  : Prière de la Charlotte : Jehan Rictus - Ralph Carcel : 193354:00 Priolet             : Le Noël des Gueux      : Gaston Baron, Félix Mortreuil - Félicien Vargues : 193256:51 Berthe Sylva  : Joujou de Noël              : Charlys : 1935

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    • C.d.C #22 La chanson en Belgique en 1965 : Jean Yanne – Anne Sylvestre – Julos Beaucarne – Michel Aubert
      C.d.C #22 La chanson en Belgique en 1965 : Jean Yanne - Anne Sylvestre - Julos Beaucarne - Michel Aubert
      Table des matières
      La chanson en Belgique en 1965 Guerrologie & biérologie

      La chanson en Belgique en 1965. Le milieu des années 1960 voit la disparition des reprises anglosaxonnes au profit de créations originales. En outre, l’apprentissage de l’anglais fait que les jeunes français commencent à préférer les originaux aux pâles copies françaises. De plus, la jeunesse, inquiétée par l’état du monde : crise des missiles à Cuba et irruption de la guerre au Vietnam commence à écouter les protest-songs qui agitent les États-Unis d’Amérique. Cela participe à un éveil d’une conscience politique. Une nouvelle génération assimile ces apports musicaux nouveaux et les intègre à leurs compositions et démode la précédente : les yéyés vont devoir se recycler ou disparaître.

      Biographie Jean Yanne

      Jean Gouyé, alias Jeanne Yanne, chantauteur, acteur, écrivain et réalisateur français, naît aux Lilas dans la région parisienne en 1933. Son père est ouvrier lithographe d’origine bretonne, sa mère travaille pour les grands couturiers.Jean fait des études de journalisme qu’il abandonne rapidement et devient pigiste dans plusieurs journaux. Ses collègues se souviennent alors de ses talents d’amuseur et de provocateur. Ainsi, c’est sur les conseils de Bob du Pac qu’il abandonne le journalisme pour écrire et jouer des sketches dans les cabarets. Il prend alors le nom de scène de Jean Yanne, son breton de père l’appelant souvent Yann.Jacque Canetti, le directeur des 3 Baudets dit de lui :

       » Quelques secondes avant d’entrer en scène, il trouvait l’idée de nouveaux sketches qu’il débitait d’un ton las et qui provoquent l’hilarité de la salle à la surprise de ses partenaires pris a dépourvu. »

      D’ailleurs en 1958, il débute sa carrière discographique par le 45 tours « La gamberge » (écoutable ici). Son passage à l’Olympia en 1959 fera l’objet d’un 25 cm « Chansons bonnes ou mauvaises« .En outre en 1960 c’est sous le nom d‘Honzlagur Pompernickel et sa dame qu’il enregistre un 45 tours « Suivez le veuf… Le disque le plus triste de l’année » avec Pierre Doris. En outre, il enregistre en 1961, un 45 tours parodique de rock’n roll sous le nom de Johnny Rock Feller et ses Rock Child ; Je n’suis pas bien portant, parodie de la chanson d’Ouvrard.Finalement, en 1965 paraît le 45 tours « Rouvrez les maisons« .Finalement, longtemps considéré comme un simple amuseur, Jean Yanne prend avec le temps la dimension d’un authentique critique des travers et des ridicules de son époque. Un Molière du XXe siècle.

      Chansons de la 1ère partie : La chanson en Belgique en 1965 : Ses baisers me grisaient

      02:10 Nana Mouskouri : Ses baisers me grisaient                                  : Pete Seeger, Lee Hays, adapt. Boris Vian – Traditionnel irlandais : 196505:34 Jacqueline Dorian            : Ils sont jeunes vos vingt ans               : Jacqueline Dorian – France Olivia : 196508:31 Jean-Claude Bellecour    : Une brune à l’endroit, une blonde… : Jean-Claude Bellecour : 196511:08 Jean Yanne                        : Avec Maria        : Jean Yanne – Jean Yanne, Jean Baïtzouroff : 196513:10 Jean-Claude Massoulier : Les filles             : Jean-Claude Massoulier – André Popp : 1965

       

      Jean Yanne
      Anne Sylvestre
      Biographie de Anne Sylvestre (1ère partie)

      Anne-Marie Beugras, alias Anne Sylvestre, chantautrice française, naît à Lyon en 1934. Elle est la fille d’Albert Beugras qui fut le bras droit du collaborateur Jacques Doriot pendant l’occupation nazie. Anne-Marie suit des étude chez les sœurs jusqu’en classe de philo. Puis prépare une licence de lettres à la Sorbonne qu’elle abandonne pour se consacrer à la chanson. En effet, à la fin des années 1950, elle commence à chanter à l’école de voile des Glénans pour les copains. Finalement, morte de trouille, elle se présente au cabaret La Colombe. Malgré sa présentation déplorable (elle garde son anorak, les cheveux lui tombent sur les yeux et elle chante avec un filet de voix) Michel Valette remarque la qualité de son répertoire et l’engage. Valette la conseillera habilement et Anne fera de rapide progrès.

      Débuts de la carrière d’Anne Sylvestre

      En fin de compte, en 1959, Jacques Canetti qui lui avait affirmé qu’elle ne serait jamais une interprète l’engage pour l’opération Opus 109 (sang neuf) et lui ouvre les portes des studios Philips.Ainsi , la voilà régulièrement à l’affiche des 3 Baudets. Cependant, elle est quand même obligée de courir le cachet :

      « … en jupe plissée et ciré jaune avec trois couches de pulls en dessous… À sept francs le passage, il fallait chanter dans plusieurs endroits !… »

      En conséquence, après deux 45 tours en 1959 & 1960, Anne Sylvestre enregistre un album 33 tours pour les adultes par an entre 1961 et 1965. En 1962 paraît le premier album des fabulettes.Son deuxième album est postfacé par Georges Brassens :

      « … Petit à petit, en prenant tout son temps, sans contorsions grâce à la qualité de son œuvre et à la dignité de son interprétation, elle a conquis ses adeptes, ses amis, un à un et définitivement…. »

      Enfin, en 1965 elle fait paraître « Lazare et Cécile » son 6ème album 33 tours.

      Suite de la biographie d’Anne Sylvestre

      Discographie d’Anne Sylvestre 1959 / 1965

      1959 Un 45 tours : Maryvonne (Philips)1960 Un 45 tours : Les cathédrales (Philips)1961 Un 33 tours : Chante… (Mon mari est parti) (Philips)1962 Un 33 tours : N°2 (La femme du vent) &          Un 45 tours : Fabulettes (Philips)1963  Un 33 tours : Vous aviez ma belle (Philips)1964 Un 33 tours : N°3 (T’en souviens-tu la Seine) (Philips)1965 Un 33 tours : Lazare et Cécile (Philips)

      Chanson de la 2ème partie : La chanson en Belgique en 1965 : Guerrologie

      17:23 Christian Arabian : Guerrologie : Christian Arabian : 196519:30 Anne Sylvestre : Le jour où ça craquera : Anne Sylvestre : 196522’06 Pia Colombo : Soir de mai : Maurice Fanon : 196525:28 Gribouille : Les roses barbelées : Gribouille – Jo Moutet : 196527:09 Jacques Yvart : We shall overcome : Zilphia Horton, Frank Hamilton, Guy Carawan, Pete Seeger, adapt. Jacques Yvart, Gaston Belby : 1965

      La chanson en Belgique en 1965 : Biographie de Julos Beaucarne
      Enfance et scolarité de Julos Beaucarne

      Jules Beaucarne, alias Julos Beaucarne, chantauteur, poète, écrivain et sculpteur belge naît à Bruxelles en 1936. Mais, il grandit à Écaussines, un bourg francophone relativement important du Hainaut, son père y est vendeur de machines agricoles.Cependant le petit Jules passe ses vacances dans la ferme de ses grands-parents maternels à Steinkerque, à la campagne. C’est là qu’il sera profondément influencé par le spectacle de la nature :

      « On croyait aux sorcières, on élevait des cochons. Pour aller deux heures loin, on allait encore à pied […]Je me souviens d’odeurs de pain et de beurre, du bruissements des insectes dans les herbages, des récits de mon grand-père racontant ses découvertes d’ossements et de boulets durant les labours… »

      Néanmoins Jules est nettement moins intéressé par l’enseignement prodigué par l’école communale d’Écaussines puis par le collège religieux de Soignies. Plus tard, il entreprend des études de lettres, puis de philologie romane et commencera une formation d’assistant social avec un dilettantisme proche de l’ennui.Le monde professionnel ne l’enthousiasme pas davantage. Prof de guitare, moniteur de gym, monteur d’antenne TV, assureur… les petits métiers se succèdent, en attendant mieux.

      Début de la carrière artistique de Julos Beaucarne

      Cependant, un jour Beaucarne apprend qu’un théâtre est à la recherche d’un mime. Jules a été l’élève du maître hongrois Stig Gerson, il connait donc les rudiments de l’expression corporelle. Il est engagé :

      « Bien vite cependant je suis devenu le musicien de service… Mes camarades ayant remarqué ma guitare, je fus « réquisitionné » pour écrire de la musique d’ambiance. Petit à petit, on me demanda d’interpréter un rôle ici et là de composer quelques chansons… »

      En effet Jules ne manque pas de chansons , en 1961, alors qu’il est en vacances en Provence, sa vieille Peugeot tombe en panne. Pour en financer la réparation, il est ainsi amené à se produire sur les place de village, comme les baladins d’autrefois, en prenant un réel plaisir au contact du public. En effet, les touristes en villégiature dans le Midi ne rechignent pas à encourager ce jeune homme qui interprète Ferré et Brassens « à l’ancienne« . Il y retournera l’été suivant avec d’autres chansons et une guimbarde un peu plus fringante. C’est dans le midi que Jules / Julot deviendra Julos.

      En outre, en 1964 à Bruxelles, son point d’attache, le Théâtre de l’Alliance vient de lui commander un 45 tours reprenant les chansons de la pièce d’Henry Sauvage « Une poire pour la mort« . De même, un deuxième 45 tours autoproduit paraît en 1965.Puis, sur les conseils de celle qui est devenue sa compagne, Louise-Hélène dite Loulou, Julos part conquérir Paris.Ainsi, Julos débute en 1966 sur la Butte Montmartre dans le cabaret de Monique Morelli « Chez Ubu« . L’ambiance parisienne ne lui plaît qu’à demi mais une porte est désormais ouverte. De surcroît, Beaucarne chante aussi à la « Vieille grille » où il côtoie le trio infernal Higelin-Rufus-Fontaine.Après être passé au Cheval d’or, Julos met le cap sur la Normandie où il remporte le premier prix des Rencontres poétiques du Mont Saint-Michel.

      Suite de la biographie de Julos Beaucarne

      Chanson de la 3ème partie : La chanson en Belgique en 1965

      32:11 Eddie Defacq      : Paysans                                 : Jules Marescaux – Eddie Defacq : 196535:17 Jacques Brel        : Mijn Vlakke Land (le plat pays) : Jacques Brel, adapt. Ernst Van Altena : 196538:07 Jacques Hustin   : Les journaliers                      : Jacques Hustin : 196540:08 Julos Beaucarne : Les oiseaux ne volent plus : Julos Beaucarne : 1965 42:00 Louise Lava          : Tante Agnès                         : Louise Lava : 1964

      Julos Beaucarne
      Michel Aubert
      Biographie de Michel Aubert

      Michel Aubert, instituteur et chantauteur français naît à Bourg-d’Oisans en 1930. De 1958 à 1963, il passe au cabaret La Colombe où il chante les poètes qu’il met en musique : Jean L’Anselme, Luc Bérimont, Sani, etc…De plus, la journée, il est instituteur à Port-Marly. Sympathique et talentueux, il séduit quelques artistes qui interprètent alors ses chansons, par exemple Marie Laforêt reprend« Les jeunes filles » dans son disque « Les vendanges de l’amour. Mais aussi beaucoup d’autres : Béatrice Arnac, Francesca Solleville, Jacques Douai, Jacques Marchais, James Ollivier, Les Quatre Barbus & Marc Ogeret. Du beau monde….

      Lorsque Michel Aubert met un poème en musique, ce n’est pas que de la poésie chantée mais une vraie chanson, légère et rythmée. Il inspire à Agnès Capri cette très jolie réflexion :

       » Ce cœur qui chante a la pudeur de l’humour. »

      De plus, Michel Aubert est le premier artiste français à être diffusé en direct outre-Atlantique, grâce à Telstar, la première liaison télévisée par satellite. Des cameramen sont venus le filmer pendant qu’il répétait aux studios de Cognac-Jay avant un passage dans l’émission de Michèle Arnaud « Histoire de Sourire ». Il est donc connu aux États-Unis d’Amérique avant de l’être en France.

      Finalement, Michel passe à l’École Buissonnière, au Petit Pont ainsi qu’à la Contrescarpe; puis ses classes étant faites, dans les music-halls Bobino et Pacra.

      Chansons de la 4ème partie : La chanson en Belgique en 1965 : Ballade du petit jour français

      47:13 Michel Aubert   : Ballade du petit jour français : Luc Bérimont – Michel Aubert : 196450:02 Pierre Louki       : Mes deux voisins : Ballade du petit jour français : 196554:03 Isabelle Aubret : L’espoir                  : Michelle Senlis, Claude Delécluse – Alain Goraguer : 196556:41 Paul Louka         : Les Américains     : Paul Louka : 1965

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    • C.d.C #21 1965 Biographie de Barbara Les villes en chanté : Juliette Gréco – Raymond Lévesque – Henri Tachan
      CdH #21 1965 Biographie de Barbara Les villes en chanté : Juliette Gréco - Raymond Lévesque - Henri Tachan
      Table des matières
      1965 Biographie de Barbara Les villes en chanté

      1965 Biographie de Barbara Les villes en chanté. Pourtant pour les cabarets rive gauche ce n’est pas un enchantement. Pris en étau entre l’augmentation des taxes (ils sont taxés comme des boîtes à champagne) et l’invasion yéyé, d’importation anglo-saxonne et pas la meilleure… ceux-ci commencent à mettre la clé sous la porte. Pourtant de magnifiques fleurs y ont germé puis ce sont épanouies : les Gribouille, Fanon, Jacques Brel, Barbara, Jacques Debronckart, Colombo, Solleville, Jehan Jonas y ont appris leur métier.Certains à cause d’un répertoire plus ciblé et sans concession n’auront qu’un parcours discret, d’autres connaitront la gloire. Cependant tous auront laissé une empreinte profonde dans l’Histoire de la Chanson.Le monde des cabarets demeure dans un monde clos… et parisien, sauf pour les vrais amateurs et faute de se développer, il subit gravement les effets du consumérisme naissant. Le show-business n’a que faire des ces chanteurs à long terme, il lui faut des succès et du fric tout de suite.

      Biographie de Juliette Gréco

      Juliette Gréco, chanteuse et actrice française, naît à Montpellier en 1927. Leurs parents étant séparés, Juliette et Charlotte, sa sœur aînée sont élevées à Bordeaux par leurs grands-parents maternels jusqu’à leurs morts en 1933.Les deux sœurs rejoignent alors leur mère à Paris où elles sont placées dans une pension catholique rigoureuse. Juliette veut devenir danseuse, elle est petit rat à l’Opéra Garnier lorsque la seconde guerre mondiale éclate.C’est alors que la famille part en Dordogne, où leur mère devient responsable d’un réseau de Résistance, celle-ci est arrêtée par la Gestapo. Donc, Juliette et Charlotte s’enfuient à Paris mais se font à leur tour prendre par la police française et livrer au nazis. La maman et Charlotte sont déportées. Cependant Juliette est emprisonnée à Fresnes puis libérée après 3 semaines, sauvée par son jeune âge. En conséquence, sans ressource, son ancien professeur de français l’héberge et la prend sous sa protection. Juliette Gréco s’habille alors des vêtements des garçons de la maison, les seuls disponibles.

      Débuts de Juliette Gréco à Saint-Germain-des-Prés

      La guerre terminée, Juliette entreprend de « refaire son éducation » dans les bistrots de Saint-Germain-des-Prés. En effet, là, elle y découvre le bouillonnement intellectuel de la rive gauche et la vie politique avec les Jeunesses communistes.Bref, Juliette veut devenir actrice et suit des cours d’art dramatique. C’est ainsi qu’ elle rencontre Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Maurice Merleau-Ponty. Michel Ré lui offre un rôle dans la pièce de Roger Vitrac « Victor ou les Enfants au pouvoir« . Anne-Marie Cazalis, une amie de Merleau-Ponty, décide que Juliette deviendra célèbre. Cazalis est une des inspiratrices du Tabou, une cave fréquentée par l’avant-garde littéraire et artistique.  Juliette Gréco y tiendra le rôle de « Chien méchant, surtout pas hôtesse ni affable« :  Cheveux longs, habillée de noir et « en garçon« , Juliette Gréco forge son identité, se parant d’allures canailles et d’une autorité caressante qui la rendront célèbre.

      Début de Juliette Gréco dans la chanson.

      Enfin en 1949, un de ses amis, Marc Dœlnitz, décide de rouvrir le célèbre cabaret « Le Bœuf sur le toit ». Anne-Marie Cazalis parvient à convaincre Gréco de chanter. Jean-Paul Sartre lui propose plusieurs poèmes, parmi lesquels elle choisit « Si tu t’imagines » de Raymond Queneau et » L’éternel féminin » de Jules Laforgue. Le philosophe  lui offre aussi « La Rue des Blancs-Manteaux » que Joseph Kosma met en musique. Juliette Gréco chante à minuit, pantalon et chandail noirs, pieds nus dans des sandales dorées. Le soir de la première, François Mauriac l’invite à sa table pour la féliciter et de plus Marlon Brando ne la quitte pas des yeux.

      Début de Gréco, artiste culte et littéraire

      En bref, après un été passé à peaufiner son image sur la Côte d’Azur, Juliette Gréco est invitée à chanter au célèbre cabaret « La Rose Rouge ». D’ailleurs, son succès l’amène au Brésil pour trois mois, invitée par l’Office culturel français. En définitive, Gréco se bâtit une stature d’artiste culte. Mais trop indépendante et trop littéraire aux yeux des commentateurs, elle n’a pas encore franchi le cap du grand public.De fait, dès 1949, Juliette Gréco enregistre des 78 tours. En 1954, elle reçoit le grand prix de la Sacem pour « Je hais les dimanches« . Ainsi, cette année-là, elle passe pour la première fois à l’Olympia. À cette époque, l’existentialisme est en train de perdre son aura sulfureuse et cesse de faire peur à la petite bourgeoisie bien pensante.Si bien qu’en 1965 parait son 19ème 45 tours « Marions-les »

      Chansons de la 1ère partie : Les villes en chanté : Les nanas

      03:14 Chantal Laurentie   : La vocation « L’âme mannequine » : Eliane Lubin : 196505:47 Robert Pico              : Les chatouilles                                  : Robert Pico – Michèle Auzepy, Pierre Dorsey : 196508:34 Juliette Gréco          : Marions les                                        : Robert Nyel – Gaby Verlor : 196510:52 Guy Marchand        : La passionata                                   : Guy Marchand : 196513:39 Annie Nobel            : Les nanas                                          : Annie Nobel : 1965

      Juliette Gréco
      Barbara
      Biographie de Barbara

      Monique Serf, alias Barbara, chantautrice française, naît à Paris en 1930. Son père juif alsacien est représentant de commerce dans la fourrure, sa mère juive également est fonctionnaire à la préfecture de Paris. Le père est souvent absent, la famille est amenée à de nombreux déménagements : Marseille, Roanne, Tarbes. Sous l’Occupation nazie, la famille vit dans des caches pour échapper à la chasse faite aux juifs par la police de Vichy : Préaux (Indre) puis Saint-Marcellin (Isère) qui lui inspirera la chanson « Mon enfance » . De plus, la famille se divise pour courir moins de risque. La petite Monique a horreur de l’école, elle n’apprend rien et ne sais dire qu’une chose :

       » Je serai pianiste chantante »

      et elle passe son temps à pianoter sur les tables en chantant.

      Apprentissage de la musique

      Ensuite, à la Libération, la famille, à nouveau réunie, s’installe dans une pension de famille au Vésinet. La voisine, Madeleine Thomas-Dussequé, professeur de piano fait travailler la voix de la future Barbara. Bref, elle lui enseigne le piano et le solfège. En outre, Monique alors adolescente s’inscrit à l’École supérieure de musique et y obtient un prix de chant. Ainsi en 1947, elle réussit le concours du Conservatoire et y suit la classe de Gabriel Paulet. Elle travaille les mélodies de Duparc, Fauré et Debussy.

      Difficiles débuts de Barbara sur scène

      De sorte qu’en 1950, Barbara part pour Bruxelles où elle chante sans succès dans les cabarets. D’ailleurs, elle y rencontre Jacques Brel qui tente lui aussi de se faire connaître. Une indéfectible amitié perdurera jusqu’à la mort du Grand Jacques. Fin 1951, elle retourne à Paris pour des auditions sans lendemain. Néanmoins, Pierre Prévert de « La Fontaine des Quatre saisons » dont la programmation est complète ne lui propose qu’une place de plongeuse.C’est pourquoi qu’en 1952, elle retourne à Bruxelles où elle chante au « Théâtre du Cheval Blanc« , elle se marie avec un avocat. Mais elle est est mal reçue par sa belle-famille : une saltimbanque de surcroît juive n’a pas sa place à la table de la bourgeoisie catholique.Finalement, en 1953 c’est le divorce et un retour difficile en France qu’elle décrira dans la chanson « Monsieur Victor »

      Débuts de Barbara à l’Écluse

      Quand, en 1953, Barbara auditionne à l’Écluse« , elle y est prise pour une semaine. Elle y restera dix ans et s’imposera comme « La Chanteuse de Minuit« . Pourtant, au bout d’un moment, l’oiseau ne supporte plus d’être enfermée dans une cage dont il touche les parois rien qu’en étendant ses ailes. Barbara n’a plus envie de faire du cabaret, non pas qu’elle renie l’Écluse mais il lui faut aller plus loin. Et ce fut au Théâtre des Capucines en novembre 1963 puis surtout Bobino en septembre 1965.

      En fin de compte, côté enregistrement, après un premier 78 tours en 1954 « Mon pot’ le gitan / L’œillet blanc », sa carrière discographique ne commence qu’en 1958 avec le 45 tours « La chanteuse de minuit » suivi en 1960 du 33 tours « Chante Brassens » que l’Académie Charles Cros couronne   dans la catégorie « Meilleure interprète ». Elle signe chez Philips en 1964 avec la sortie du magnifique « Chante Barbara » suivi de l’excellent N°2 en 1965 et sa kyrielle de succès.

      Chansons de la 2ème partie : Les villes en chanté 

      18:52 Jacques Deème partiebronckart        : Adélaïde                       : Jacques Debronckart : 196522:19 Suzanne Gabriello             : Les flics de mon pays : Suzanne Gabriello – Jean Claudric, Enrico Macias : 196524:17 Barbara                               : Göttingen                     : Barbara : 196526:49 Les Escholiers de la Cité  : Syracuse              : Bernard Dimey – Henri Salvador, harm. Jacques Grindel : 196529:02 Georges Ulmer                  : La couleur du papier   : Jehan Jonas : 1965

      Biographie de Raymond Lévesque (2ème partie)

      1ère partie de la biographie de Raymond Lévesque

      Raymond Lévesque revient définitivement au Québec

      Raymond Lévesque revient définitivement au Québec en 1958 après son séjour dans les cabarets en France. Il participe alors à des spectacles de soutien aux réalisateurs en grève de Radio-Canada.Puis, en 1959, il forme la boîte à chansons « Les Bozos » en compagnie de Jean-Pierre Ferland, Clémence Desrochers, Hervé Brousseau, André Gagnon et Claude Léveillée. Collectif appelé « Les Bozos » en référence à la chanson « Bozo » de Félix Leclerc. Cependant, ce Collectif n’aura qu’une existence éphémère mais il marquera l’apparition du chansonnier comme figure dominante de la musique québécoise des années 1960.

      Carrière discographique de Raymond Lévesque

      En dépit d’une riche carrière et de l’enregistrement de nombreux 78 tours, ce n’est qu’en 1962 que paraît son premier album 33 tours « Chansons et monologues ». Il faudra attendre cinq ans de plus pour le second…Est-ce à cause de son engagement sans fard pour la cause de l’indépendance du Québec ? De fait, il se produit régulièrement au Cochon Borgne en compagnie de Michelle Sandry et Marc Gélinas. En outre Raymond participe à plusieurs manifestations syndicales, politiques et sociales.Mais de nombreux artistes interprètent ses chansons : de Fernand Robidoux en 1949 à Pauline Julien en 1965 ils sont légion : Eddie Constantine, Barbara, Bourvil, Cora Vaucaire, Marc et André, Colette Chevrot, etc…

      Suite de la biographie de Raymond Lévesque

      Chanson de la 3ème partie : Les villes en chanté : Le Québec de Raymond Lévesque

      33:18 Raymond Lévesque : Le fond du fleuve (*) : Raymond Lévesque : 196535:18 Pauline Julien            : Dans la tête des hommes : Raymond Lévesque : 196537:52 Willie Lamothe; Rita Germain : Sur les bords du Saint Laurent : Raymond Lévesque : 196440:30 René Claude               : Tu es noire : Stéphane Venne – François Dompierre : 1965

      (*) Il est mention de « bécosses » dans la chanson « Le fond du fleuve » c’est un québécisme qui désigne des latrines extérieures.

      Raymond Lévesque
      Henri Tachan
      Biographie de Henri Tachan

      Henri Tachdjian, alias Henri Tachan, chantauteur français naît à Moulins en 1939. Il passe sa petite enfance à la campagne, puis, quelques années dans un pensionnat religieux. Henri fréquente plusieurs lycées dont on le renvoie pour indiscipline. Après l’École Hôtelière, il travaille, en autres, au Ritz comme commis de restaurant mais, en 1962, Henri Tachan s’embarque pour le Québec.Tachan y rencontre Claude Léveillée qui met en musique ses premiers textes et le pousse sur la scène d’une boîte à chansons (La Butte à Mathieu). Après son travail de loufiat, Henri termine la soirée chez « Clairette« . L’établissement de Claire Oddera accueille des vedettes françaises mais aussi des débutants.Henri Tachan y rencontre Jacques Brel, lui montre quelques-uns de ses poèmes. Ce dernier l’encourage et lui conseille de rentrer à Paris :

       » Bats toi ! Remue toi le cul ! »

      Débuts de Henri Tachan dans la chanson

      De retour dans la capitale, Henri entame le parcours du combattant d’audition en audition… Jusqu’au jour où il rencontre Jean-Paul Roseau au Lapin Agile. Ce dernier devient son pianiste et le compositeur de son premier album.Ce premier disque de 1965 est postfacé par Jacques Brel :

       » Madame, le lion est lâché ! Ecoutez le rugir et vous reconnaîtrez l’ampleur de votre puissance…. Il est de la race qui aime les longues marches. Et il marchera, Madame, le lion est lâché. Sacré Henri ! ».

      Enregistrement couronné par un Grand Prix de l’Académie du Disque mais rejeté par les radios.

      Suite de la biographie d’Henri Tachan

      Chansons de la 4ème partie : Les villes en chanté : Ni dieu ni maître

      46:34 Henri Tachan            : Dans les wagons de 1ère classe : Henri Tachan – Jean-Paul Roseau : 196550:03 Francesca Solleville : Les Tuileries                                    : Victor Hugo – Colette Magny : 196551:41 Magali Noël               : L’anguille                                         : Boris Vian : 196553:50 Catherine Sauvage  : La complainte de Mackie              : Bertolt Brecht, adapt. Boris Vian – Kurt Weill : 196556:29 Léo Ferré                  : Ni dieu, ni maître                            : Léo Ferré : 1965

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    • C.d.C #20 1964 Chansons populaires de 1964 – Annie Cordy – Les Baronets – Gilles Vigneault – Pia Colombo
      CdC #20 1964 Chansons populaires de 1964 - Annie Cordy - Les Baronets - Gilles Vigneault - Pia Colombo
      Table des matières
      Chansons populaires en 1964

      Les chansons populaires de 1964. Avec l’augmentation des patentes, des taxes, des prélèvements Sacem et l’instauration des cotisations sociales sur les cachets en 1962, les frais généraux des petits établissements ont fait l’objet d’une hausse vertigineuse.C’est le premier coup du glas qui sonne pour les cabarets de la rive gauche. Fin 1963 Michel Valette décide de fermer « La Colombe » et constitue un dossier de presse. Il alerte le ministre de la culture, André Malraux, qui ne daigne pas répondre à ses lettres. La Colombe ferme le 1er juin 1964 mais dans un avenir plus de « Port Salut », plus d’Écluse » plus de cabarets rive gauche. « Le jour où les Guy Béart, Anne Sylvestre, Jean Ferrat, etc… n’auront plus de cabaret ni de public pour expérimenter leur inexpérience, la chanson mode d’expression populaire essentiel, tombera en léthargie » (extrait de Le Cabaret Rive gauche de Gille Schlesser).

      Biographie rapide d'Annie Cordy

      Léonie-Julienne Cooreman, alias Annie Cordy, naît en 1928 à Laeken (Belgique). De famille modeste, père menuisier, mère épicière. Enfant, elle chante, suit des cours de danse et apprend le piano au Conservatoire.Adolescente, elle s’inscrit dans divers radios crochets dont elle sort presque toujours vainqueure. En particulier, elle remporte celui organisé par la firme Decca en 1944 qui la fait découvrir par les gens du métier.

      Elle n’a pas 17 ans lorsqu’elle qu’elle passe à l’Ancienne Belgique, grand music-hall bruxellois. De surcroît en 1949, elle entre au Bœuf sur le Toit (le plus beau cabaret de Bruxelles) comme meneuse de revue. Elle y est remarquée par le directeur artistique du Lido qui la persuade de venir à Paris. Lido, tournée avec Tino Rossi, elle est lancée…

      Cependant, c’est une opérette « La Route Fleurie » avec Georges Guétary et Bourvil qui la révèle au grand public. Elle s’y montre irrésistible d’entrain et de drôlerie. L’Olympia, Bobino, les grands music-hall parisiens se l’arrachent. Ainsi, la firme Columbia la prend sous contrat et réalise un premier enregistrement en 1952. En 1956, elle obtient le Grand Prix du Disque Charles Cros pour « Oh ! Bessie ».C’est une chanteuse populaire qui ne s’embarrasse d’aucune finesse. Ses chansons sont de l’artillerie lourde, sa vitalité scénique semble inépuisable. La déferlante yéyé n’a aucun effet sur elle.

      Chansons de la 1ère partie :Chansons populaires de 1964

      02:23 Danyel Gérard      : D’accord, d’accord         : Lawrence Tamblyn, adapt. Pierre Barouh, Danyel Gérard : 196404:28 Annie Cordy           : Six roses                          : Georges Coulonges – Michèle Auzépy : 196307:02 Dupont et Pondu  : Reviens dans la cuisine : Jean-Louis Walmond – Olivier Chasseloup : 196409:50 Annie Colette         : L’ours                               : Marie-Louise Liégard – Annie Colette : 196412:05 Gilbert Bécaud      : Nathalie                           : Pierre Delanoë – Gilbert Bécaud : 196

      Annie Cordy
      Les Baronets
      Biographie rapide de Les Baronets

      Les Baronets est un trio québécois de style yéyé formé en 1961 originaire de Montréal. Il est composé de René Angélil, Jean Beaulne & Pierre Labelle. Ils commencent par faire la tournée des cabarets montréalais. Le succès vient avec l’adaptation de succès étasuniens mais principalement anglais avec celles des succès des Beatles. Après la vague yéyé, la vague Beatlemania…. Ça marche, le groupe aura 12 ans d’existence, une longévité remarquable à cette époque.Les spectacles des Baronets incorporaient des chansons et des numéros comiques. Jean Beaulne quitte le groupe en 1970. Au début des années 1970’s Labelle et Angélil participent à une revue musicale composée et jouée par Clémence Desrochers: « La belle amanchure ».Le groupe se dissout en 1972. René Angélil devenant directeur artistique (puis mari) de Céline Dion.

      Chanson de la 2ème partie : Les Beatles chantés en français

      17:51 Les Lionceaux    : Quatre garçons dans le vent : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Georges Aber : 196420:08 Tiny Yong            : Huit jours par semaine           : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Maurice Pon : 196422:46 Les Baronets      : Ça recommence                        : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Jean Beaulne : 196424:46 Nancy Holloway : Elle t’aime                                  : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Pierre Saka : 196426:56 Petula Clark        : Partir, il nous faut                    : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Georges Aber : 1964

      Biographie rapide de Gilles Vigneault

      Gilles Vigneault, poète, chantauteur et conteur québécois, naît à Natashquan (d’un mot innu-aimun signifiant « Là où on chasse l’ours ») en 1928. Ses parents sont instruits et attentionnées, père marin pêcheur, mère institutrice de campagne. Natashquan est un village isolé de la Côte-Nord, accessible seulement par bateau jusqu’en 1953, puis par la route en 1996…

      Ainsi à la fin de son cours élémentaire Gilles remporte le concours qui lui permet d’aller étudier dans un collège classique à Rimouski. Puis muni d’un baccalauréat ès art il va à l’université de Québec et obtient une licence ès lettres en 1953. Il se se consacre à l’enseignement tout en participant à la fondation d’une revue de poésie.

      Gilles Vigneault fait ses débuts sur scène

      De plus, il commence à publier différents textes (contes, poésie, théâtre). Enfin, à la fin des années 1950’s, où il donne des récitals… de monologues entre lesquels il insère parfois une mélodie de son cru.C’est alors que Jacques Labrecque interprète quelques unes de ses dans chansons dans son album de 1959. La chanson « Jos Montferrand » crée la controverse parmi la clique cléricale à cause du mot « cul » du premier vers de la chanson : »Le cul su’l’bord du Cap Diamant, les pieds dans l’eau du Saint Laurent ». L’avenir dévoilera les actes pédo-criminels de ces hypocrites là mais, dans l’immédiat, elle permet à Gilles de se faire connaître.Désormais, plus rien ne l’arrêtera : en peu de temps, Gilles Vigneault conquiert Montréal. À partir de 1963, il débute une carrière parallèle en France, où sa renommée, petit à petit prend de l’ampleur.Gilles s’affiche comme un défenseur de la cause de la souveraineté du Québec et de la langue française.

      Chanson de la 3ème partie : Chansons populaires de 1964 - Chansons indépendantistes au Québec

      31:50 Micki                       : Les Anglais               : Micki – Charles Aznavour : 196435:27 Michèle Sandry     : Ça ira                         : Michèle Sandry – Traditionnel : 1964 37:22 Marc Gélinas         : Demain                     : Marc Gélinas : 196438:58 Gilles Vigneault     : Fer et titane              : Gilles Vigneault : 196441:27 Lawrence Lepage : Mon vieux François : Lawrence Lepage : 1964

      Gilles Vigneault
      Au Cochon Borgne
      Georges Brassens et Pia Colombo
      Biographie de Pia Colombo (1ère partie)Enfance et formation de Pia Colombo

      Éliane Marie Amélie Colombo, alias Pia Colombo, chanteuse et comédienne française, naît en 1930 à Homblières (Aisne). Son père est un chaudronnier italien, sa mère est originaire du Nord.Mais juste après sa naissance, la petite Éliane est confiée à la grand-mère maternelle.  De fait, elle part très tôt le matin avec son casse-croûte et grandit dans les champs. Elle ne rentre chez sa grand-mère que le soir. Cependant, à 5 ans il lui faut aller à l’école. C’est pour elle la fin de l’indépendance. Mais, en 1938, sa grand-mère l’amène à St-Denis où elle a trouvé un emploi de blanchisseuse.

      Finalement, quelques années plus tard, en 1942, ses parents la reprennent. Le jour de son anniversaire, ceux-ci l’emmènent au Théâtre du Châtelet. Ainsi, elle découvre le ballet, c’est pour elle une révélation et le début de sa vocation artistique. Depuis qu’elle a vu surgir une jeune fille en collant et tutu d’un énorme panier posé sur la scène, la future Pia ne rêve que de l’imiter, de danser sur la pointe des pieds. Sa grand-mère ne ménage pas son aide lorsqu’elle entre à l’Opéra. Malheureusement, des rhumatismes articulaires l’éloigneront définitivement des cours de danse.

      Pia Colombo entre théâtre et chanson

      Comme le théâtre l’attire, la future Pia va trouver le directeur du Cours Simon :

      « Je ne sais pas si je suis capable de devenir comédienne, je n’ai pas d’argent, mais je voudrais essayer… »

      Assidue, attentive, elle se découvre un modèle en la personne de Judith Magre, qu’elle va écouter chaque fois qu’elle intervient dans une classe.. Ainsi, cours, figurations, premières représentations, elle suit le parcours habituel de tout apprenti comédien. Cependant, un jour une de ses camarades monte un spectacle au Centre Américain du boulevard Raspail et lui propose de chanter. Habitué du lieu, un jeune professeur d’anglais se présente à elle et se propose de lui écrire des chansons. Il se nomme… Maurice Fanon. Elle choisit alors son nom se scène : Pia Colombo et enregistre en 1957 un premier 45 tours chez Versailles avec deux titres de Maurice Fanon : À nos amours et Isabelle. En outre Léo Noël l’engage pour un an à l’Écluse (où débute aussi Barbara).Ensuite, fin 1958, Pia figure comme « nouveau talent » dans le spectacle de Georges Brassens à l’Olympia. Jacques Canetti lui fait signer chez Philips. Durant trois ans Pia étoffe son répertoire sans se couper de Fanon ni de Joël Holmès. En effet elle y inclue des auteurs comme Jacques Brel, Michèle Senlis, Claude Delécluse, Claude Nougaro, Marcel Aymé et Guy Béart, Serge Gainsbourg et Georges Moustaki.

      Pia Colombo interprète Bertolt Brecht

      C’est ainsi que, frappé par son interprétation de La Colombe (Jacques Brel), Roger Planchon lui propose le premier rôle féminin dans Schweyk dans la 2ème Guerre mondiale de Bertolt Brecht. Elle lit l’œuvre, entre dans le personnage et quelques jours plus tard, lorsqu’elle rencontre Planchon, elle n’est plus la chanteuse Pia Colombo mais bien, des pieds à la tête : Mme Kopetska ! Cette rencontre du théâtre de Brecht sera déterminante pour la suite de sa carrière.

      [ source Chorus n° 36 ]

      Discographie 1957 – 1964 de Pia Colombo

      1957 Deux 45 tours : La fête est là + Le quai Malaquais (Versailles)1959 Deux 45 tours : La grande foraine + La valse à mille temps (Philips) 1960 Un 33 tours : Tique taque (Philips)1962 Un 33 tours : Schweyk (participation) /           Un 45 tours : Le rouge et le noir (Philips)1964 Un 33 tours : Chanson pour Marilyn (Philips)          Un 33 tours : L’écharpe (Festival)          Un 45 tours : Le mauvais larron (Festival)

      Suite de la biographie

      Chansons de la 4ème partie : Chansons populaires de 1964 - Chansons d'amour qui fuit.

      46:40 Hugues Aufray        : N’y pense plus, tout est bien       : Bob Dylan, adapt. Pierre Dorsey, Pierre Delanoë : 196449:42 Dominique Grange : Si le soleil s’en va                           : Dominique Grange – André Popp : 196452:03 Pia Colombo             : A casa d’Irène : Francesco Saverio Maresca, adapt. Maurice Tézé – Francesco Pagano : 196454:39 Maurice Fanon         : Amour chiendent                           : Maurice Fanon : 196456:27 Marcel Rothel           : Quand l’amour se termine           : Michel Breuzard – Yannis Spanos : 196458:15 Les Parisiennes        : C’est tout de même malheureux : Frank Gérald – Claude Bolling : 1964

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    • C.d.C #19 1964 Boris Vian chanté par les femmes : Béatrice Moulin – Gribouille – Jacques Serizier – Colette Renard
      CdC #19 Boris Vian chanté par les femmes : Béatrice Moulin - Gribouille - Jacques Serizier - Colette Renard
      Table des matières
      Influence de Boris Vian sur la chanson en 1964

      1964 Boris Vian chanté par les femmes : Vian meurt en 1959 sans avoir connu le succès littéraire. Cependant, dans les années 1960, soutenue par quelques pionniers, son œuvre est rapidement republiée, donnée à voir au théâtre, chantée. Une nouvelle génération y trouve une modernité, une humanité et une drôlerie rare.Esprit de révolte, destin tragique, jeunesse éternelle, Boris  Vian devient l’idole d’une génération fatiguée de la mélasse yéyé.En dépit de quelques 500 chansons à son actif, Vian n’a pas réussi à composer une œuvre. Il n’a enregistré que 15 titres et restera un écrivain de la chanson. Ce sont les interprètes qui vont diffuser ce travail. Étonnamment, Boris Vian à bien plus influencé le monde de la chanson que celui des lettres. De Gainsbourg à Arthur H. nombreux sont les artistes pour qui Vian fut une révélation.

      Biographie rapide de Béatrice Moulin.

      Béatrice Moulin, chanteuse et journaliste vaudoise, naît à Lausanne (Suisse) en 1926. Son père est professeur d’histoire et colonel dans l’armée.De fait, la jeune Moulin suit le cursus classique de la bourgeoisie intellectuelle romande d’avant la seconde guerre mondiale, dans une école supérieure de jeunes filles.Dès son adolescence, elle manifeste un fort esprit d’indépendance et un fort attrait pour la littérature, la musique et la chanson.

      Début de Béatrice Moulin dans la chanson

      La guerre terminée, Béatrice Moulin aspire à quitter le pays pour découvrir l’Europe. Elle s’installe à Paris puis Londres. Alors, Béatrice travaille à la BBC et y rencontre Henri Thomas, avec lequel elle traduit des romans anglo-saxons. De plus, c’est dans la capitale britannique qu’elle découvre sa vocation de chanteuse. De retour en Suisse en 1953, Béatrice Moulin participe à la création du Théâtre des Faux-Nez à Lausanne. Elle y interprète, entre autres, des chansons écrites par son frère Jean-Pierre.Ensuite, Jacques Canetti qui l’a repérée, l’engage pour passer aux Trois Baudets. Alors s’ensuivent des tournées avec Georges Brassens.Durant les années  1956 et 1958, elle enregistre deux 45 tours de chansons écrites par son frère Jean-Pierre Moulin.Pendant l’année 1964 :  Béatrice enregistre un 33 tours 30cm de chansons de Boris Vian. Chansons avec des introductions dites par Yves Robert « Pas avec le dos de la Q.I.R.« 

      02:06 Béatrice Moulin       : Les pirates                                 : Boris Vian : 196404:18 Catherine Sauvage  : Nana’s Lied                               : Bertolt Brecht, adapt. Boris Vian – Kurt Weill : 196407:18 Michèle Arnaud       : Ne vous mariez pas, les filles : Boris Vian – Alain Goraguer : 196408:48 Monique Tarbès      : Fais-moi mal, Johnny               : Boris Vian – Alain Goraguer : 196410:40 Pauline Julien           : Le cinématographe                  : Boris Vian – Jimmy Walter : 1964

       

      Chansons de la 1ère partie : Boris Vian chanté par les femmes
      Béatrice Moulin
      Gribouille
      Biographie rapide de Gribouille

      Marie-France Gaité, alias Gribouille, chanteuse française, naît à Lyon en 1941 dans une famille bourgeoise. Son enfance est massacrée : elle est mise dès l’âge 4 ans en pensionnat, y restant pendant les vacances, seule…. En conséquence, la jeune Marie-France finit par fuguer, par besoin d’amour, pour retrouver ses parents. Rattrapée, trimballée de centre d’observation à maison de redressement. Un enchaînement effroyable qui se termine à l’asile psychiatrique à 15 ans. Une éducatrice lui donne le nom de Gribouille. Dès seize ans , elle écrit des textes et des musiques.Enfin, à 17 ans, Gribouille parvient à quitter l’asile et tente sa chance dans des boîtes et y rencontre un certain succès. Alors, elle décide de tenter sa chance à Paris où ses débuts sont difficiles, dormant dans des cages d’escaliers ou des locaux à poubelle. Elle survit en faisant des dessins à la craie sur les trottoirs. Un jour Jean Cocteau la voit faire ses dessins et l’emmène au Bœuf sur le toit.

      Débuts de Gribouille sur scène à Paris

      Embauchée à la plonge à La « Cabane Bambou » une péniche-spectacle sur la Seine. La patronne l’entendant chanter pendant son travail remarque sa belle voix et la fait monter sur scène comme chanteuse après son travail à la plonge ! Gribouille prend des cours de chant, fait la connaissance de Michel Breuzard qui lui confie des chansons. Gavroche en pantalon de cuir à une époque ou l’homosexualité féminine ne s’affichait pas, Gribouille commence à chanter dans des cabarets.

      Début de la carrière discographique de Gribouille

      Ainsi, en 1962 : la jeune artiste enregistre un 45 tours deux titres avec des textes de Michel Breuzard.Finalement, à partir de 1963, elle enregistrera ses 45 tours avec ses propres textes : D’abord, en 1963 : Si j’ai le cœur en bernePuis en 1964 : On n’a pas le droitEnfin, en 1965 Gribouille rencontre le succès public avec « Mathias« . Quatre 45 tours suivront jusqu’en 1966Un premier album 33 tours devait sortir en 1968, hélas un mois avant, on la retrouve sans vie dans son appartement. Elle avait 26 ans.Le 4ème titre du 45 tours devait être enregistré le lendemain. Il sera remplacé par  sa chanson à succès « Mathias« . Ostende, la chanson titre avait été enregistré la veille.

      Chanson de la 2ème partie : Boris Vian chanté par les femmes - Chansons d'amour en 1964

      15:56 Béatrice Arnac        : L’amour                                       : Boris Vian – Henri Salvador : 196418:38 Georges Brassens  : La route aux quatre chansons : Georges Brassens : 196421:21 Juliette Gréco           : Souris et souricière                   : Pierre Mac Orlan – Philippe-Gérard : 196423:22 Jean Vasca                : Si vous avez peur du loup       : Jean Vaca : 196425:11 Gribouille                  : On n’a pas le droit                    : Gribouille – Louiguy : 196427:27 Eva                             : Dis quand reviendras-tu ?       : Barbara : 1964

      Biographie rapide de Jacques Serizier

      Jacques Lallemand, alias Jacques Serizier, chantauteur français naît à Saïgon (maintenant Hô Chi Minh-Ville, Viêt Nam) en 1936. Son père, militaire de carrière voyage beaucoup, de par son métier. Donc Jacques se balade de Saïgon à Marseille puis de Montauban à Rouen. En fin de compte, son paternel, résistant sous l’Occupation,  sera tué en 1942. Atteint d’une primo-infection à la tuberculose, Jacques est séparé de sa mère puis placé dans plusieurs familles d’accueil : En Normandie puis chez un fermier dans le Jura où il devient gardien de vaches et de moutons. Le fermier employeur ne lui faisant pas fréquenter l’école…À la Libération, il retrouve sa mère dans la banlieue parisienne, Jacques a alors douze ans et un instituteur dévoué lui fait rattraper son retard scolaire. Il le remerciera plus tard en écrivant « L’instituteur ».

      Débuts de Jacques Serizier dans les cabarets rive gauche

      Interne à Versailles, Jacques décroche son bac à vingt ans puis part visiter la France en auto-stop. C’est à cette époque qu’il découvre Brassens. Jacques Serizier se procure une guitare puis en travaille les accords tout seul. Il fréquente alors les cabaret rive gauche où il fait la connaissance de Ricet-Barrier, Boby Lapointe & Pierre Louki. Jacques part visiter la Norvège où il est bûcheron, cuisinier et pêcheur de morues.Mais en 1959, il est rattrapé par la dure réalité et doit partir faire son service militaire en Algérie pendant vingt-huit mois. Ce qui fera de lui un bel antimilitariste.À son retour en 1962, il est engagé au cabaret L’Écluse. Très vite il trouve à se faire engager dans d’autres cabarets. Jacques est à la fois un révolté, un anarchiste et un tendre pour qui l’amour de la vie, la gaieté, le pacifisme, l’amitié entre copains comptaient au plus haut point.L’année 1964, il enregistre son 1er 45 tours « Poubelle »

      Chanson de la 3ème partie : Boris Vian chanté par les femmes - La ville & la campagne en 1964

      32:50 Francesca Solleville : Numance               : Luc Bérimont – Lise Médini : 196434:43 Henri Gougaud        : Paris, ma rose       : Henri Gougaud : 196437:18 Jacques Serizier   : Poubelle                     : J. Serizier – J. Serizier, Liliane Bénelli : 196439:36 Jean Ferrat            : La montagne             : Jean Ferrat : 196442:30 James Ollivier       : Odeur des myrtilles :  Louis Aragon – James Ollivier : 1964

      Jacques Serizier
      James Ollivier
      Colette Renard
      Biographie rapide de Colette Renard

      Colette Raget, alias Colette Renard, chanteuse et comédienne française naît à Ermont (Val-d’Oise) en 1924. Toute petite, ses parent, venus s’établir bonnetiers à Paris, l’initient à l’apprentissage du piano et du violoncelle. Elle doit abandonner son rêve de devenir musicienne après une grave intervention chirurgicale. Alors, Colette vit de petits métiers et apprends la sténodactylographie.Elle remporte un radio-crochet en 1946, ce qui lui vaut d’être remarquée par Saint-Granier qui la présente à des gens du métier. Mais on ne lui propose que des contrats minables et elle songe à tout arrêter.Pourtant en 1947, elle tombe sur une annonce : »Raymond Legrand cherche secrétaire connaissant la musique ». Finalement embauchée, Colette Renard devient l’assistante du chef d’orchestre avant de devenir la chanteuse de sa formation. Colette finit par épouser le maestro.

      Premiers succès de Colette Renard dans la chanson

      1956, la chanson « L’Arbre et l’homme » dont Colette est l’autrice reçoit le Grand Prix de Deauville. Alexandre Breffort qui cherche une interprète pour sa comédie Irma la douce l’engage. Colette devient Irma, l’œuvre obtient un succès considérable et se joue, dans un premier temps, 500 fois. Immédiatement le monde du music-hall récupère cette « nature » naissante de trente-deux ans. Les contrats affluent, sa carrière est lancée.Colette participe à de nombreux disques. En particulier, elle enregistre en 1963 un 33 tours 30 cm de chansons très libertines avec ce petit joyau qu’est « Les nuits d’une demoiselle » écrit par Guy Breton.

      Chansons de la 4ème partie : Différents aspects de la jeunesse.

      46:54 Bip et Véronique     : Les enfants sages                     : Guy Béart : 196450:03 Boby Lapointe          : Eh ! v’nez les potes                   : Boby Lapointe – Oswald d’Andréa : 196452:43 Colette Renard         : Les nuits d’une demoiselle     : Guy Breton – Raymond Legrand : 196355:02 Léo Ferré                   : Les pensionnaires                    : Paul Verlaine – Léo Ferré : 196457:18 Jean-Claude Darnal  : Dites-moi M’sieur (l’oiseau)    : Jean-Claude Darnal : 1964

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