Le Grand Témoin

Le Grand Témoin

By Louis DaufresneNews
Download on the App Store

Le Grand Témoin episodes

  • L’euthanasie, progrès régressif, revient à l’Assemblée

    Gérard RABINOVITCH, philosophe, sociologue, directeur de l'Institut européen Emmanuel Levinas. Auteur de D’une permanence païenne - sur quelques invariants anti-judaïques (Le Bord de l’Eau)

    L’Église invite à une journée « de jeûne et de prière » pour le premier vendredi de carême, vendredi prochain 20 février, afin d’alerter sur « la gravité des enjeux » de la proposition de loi sur la fin de vie qui revient à l'Assemblée nationale. Après son rejet fin janvier au Sénat, le texte est examiné à partir d’aujourd’hui dans l'hémicycle, jusqu'ici largement favorable à cette réforme sociétale. Un vote solennel est prévu le 24 février, en même temps que la proposition de loi sur les soins palliatifs. Ce sujet « suscite d'immenses inquiétudes et de vives oppositions, de la part de très nombreux soignants, patients, personnes âgées ou avec un handicap », indiquent les évêques qui ont demandé que leur message soit lu dans les paroisses lors des messes dominicales, « ou à l'occasion de la messe du Mercredi des Cendres », qui marque le début du Carême mercredi prochain. « C’est le Grand code biblique que l’on s’apprête à balayer », souligne Gérard Rabinovitch, philosophe et sociologue, qui analyse les origines du changement de paradigme qui se profile en remontant à l’esprit des Lumières, lequel accoucha à la fois d’une pulsion de vie, via notamment l’accès à la santé et à l’éducation, et d’une pulsion de mort via l’eugénisme. Pour Gérard Rabinovitch, nous vivons un « progrès régressif », oxymore apparent dans lequel l’émancipation de l’homme s’accompagne de sa destruction. Chose étonnante : le gauchisme culturel et les libertariens se rejoignent car, dans les deux cas, « l’homme est quelque chose qui doit être affranchi » et, dès lors, « toute limite est fasciste ». A contrario, il propose une lecture de Levinas autour de l’éthique de responsabilité, laquelle postule non une assistance médicale à mourir mais une assistance médicale à vivre.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • Michael Denton est à Paris pour exposer sa nouvelle critique de Darwin

    Jean STAUNE, épistémologue, prospectiviste, philosophe des sciences. A préfacé le livre de Michael Denton Darwin en crise (Guy Trédaniel)

    Finalement, comme dit le western, le monde se divise en deux catégories, ceux qui pensent que nous sommes-là par hasard, ce qui les délie de toute responsabilité à l’égard d’eux-mêmes et envers les autres, et ceux qui croient que nous sommes nés d’une intention, de quelqu’un auquel il faut bien donner un nom, lequel est celui de Dieu. Quel visage a-t-il et à quelle religion appartient-il, c’est presque une autre histoire. Considérons toutefois que le clivage n’est pas si simple entre le chaos et l’absurde d’un côté et le dessein intelligent de l’autre. En clair, on ne peut pas scléroser le débat entre le darwinisme et le créationnisme. D’ailleurs Michael Denton les renvoie dos-à-dos. Ce biochimiste australien, opposé au matérialisme athée, avait publié en 1985 un ouvrage retentissant intitulé « l’évolution, une théorie en crise ». 30 ans plus tard, il ne se contente plus de pointer les incohérences de la sélection naturelle que Charles Darwin appelait « ma divinité ». Il propose une autre conception de l’évolution. Michael Denton sera ce soir à Paris, à l’espace Bernanos (4 rue du Havre Paris IXe) pour s’en expliquer. Il sera assisté par son préfacier francophone, Jean Staune, épistémologue.

    Depuis la fin du XIXe, l’idée a très fortement infusé dans nos sociétés que l’évolution serait le fruit du hasard. Le darwinisme expliqua ainsi l’histoire du vivant par des mutations aléatoires progressivement sélectionnées pour leur utilité adaptative. Cette thèse, encore très puissante, remplace Dieu par le temps. Mais la vérité oblige à dire qu’elle est simpliste. Denton recourt à la métaphore de la montre et du cristal : la montre représente un objet assemblé par un concepteur externe, l’horloger aveugle de Darwin. La différence avec le créationnisme, c’est que chez les croyants l’horloger n’est pas aveugle. Denton réfute l’externalité avec le cristal dont les six branches se forment spontanément selon des lois physiques internes. Sa structure ordonnée n’est pas le résultat d’un assemblage progressif pièce par pièce mais l’expression naturelle de propriétés intrinsèques de la matière. Ce sont les lois naturelles que Jean Staune rapporte au concept d’« attracteurs étranges » connu en théorie du chaos. Plus largement, la remise en cause du darwinisme athée traduit un phénomène récent. Le débat est difficile avec les athées – qui y voient une « intrusion spiritualiste en science », alors que les plus fortes critiques de Darwin émanent du monde scientifique lui-même.

    Inscription : https://www.eventbrite.fr/d/france--paris/denton/ 

     

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • Euthanasie, eugénisme et validisme : à gauche, ça coince et c’est normal mais les media ne le disent pas

    Pierre JOVA, journaliste à l’hebdomadaire La Vie. Auteur de Peut-on programmer la mort ? (Seuil)

    On vit une époque déroutante, faite de bruit et d’insouciance coupable. Sans être grandiloquent, on sait que le texte sur l’euthanasie, qui arrive lundi en seconde lecture à l’Assemblée, va nous faire basculer dans un autre monde, qu’il sera le plus permissif et le plus répressif s’il devait être adopté en l’état. Mais en le disant, on se fracasse sur le mur médiatique, les media étant acquis au seul principe qu’il s’agirait d’une liberté facultative accordée en plus, comme s’il s’agissait d’une tirette offrant un droit supplémentaire. Alors que, dans l’hémicycle on va jouer au dés d’énormes enjeux d’humanité et de civilisation. On paie aussi la facture d’un héritage Le sociologue Norbert Élias dénonçait déjà l’hygiénisme d’une société refusant la dimension tragique et traitant la souffrance en termes socio-économiques et médicamenteux. Une pulsion de mort traverse aussi toute la société, constate le psychiatre Faroudja Hocini. La fixer dans une loi ne peut que la développer en influant psychologiquement sur les mentalités. Il existe un effet d’atmosphère, d’inconscient collectif. On focalise sur l’autonomie individuelle, sans voir que l’individu intériorise les contre-valeurs de la société. Ce qui se passe ressemble à l’ultime détricotage de la discipline sociale et morale que le christianisme, malgré son affaiblissement, parvenait encore à imposer. Mais loin d’enfermer le débat dans une opposition gauche/droite ou athée/croyant, Pierre Jova montre qu’une bonne partie de l’opinion, fort éloignée d’une pratique religieuse, a toutes les raisons de se méfier de cette loi, laquelle enterrera un modèle français de la fin de vie qui, malgré ses insuffisances, représentait un point d’équilibre. Il dénonce aussi le cynisme institutionnel consistant à faire mine de soutenir parallèlement les soins palliatifs, alors que l’euthanasie auront pour effet d’en dissoudre le principe et les moyens. « Sait-on, ajoute-t-il désappointé, qu’il y a en France plus de parlementaires (925) que de médecins de soins palliatifs (748) ? » 

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • Rose Torrente raconte son siècle de mode et se souvient des religieuses de son enfance

    Rosette LAPIDUS, alias Rose TORRENTE. Auteur de Haute Couture - un destin extraordinaire forgé dans l’adversité (Fayard)

    On est loin de sainte Bernadette en ce 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes. Quoique : si je vous dis que petite, elle voulait devenir religieuse et qu’elle gardera pour les cornettes une affection sans pareille. Elle, c’est Rose Torrente, figure emblématique de la mode française, sœur de Ted Lapidus. Admise en 1971 à la Chambre syndicale de la couture, Rose Torrente, va s’imposer dans un milieu exigeant. Ses créations habilleront Romy Schneider, Natalie Wood, Marlène Jobert, Françoise Hardy ou Jeane Manson. Femme d’entreprise visionnaire, son nom reste associé à l’Institut français de la mode (IFM) que lui a ravi un certain Pierre Bergé poussé par Jack Lang. A 95 ans, sa persévérance est d’airain et sa mémoire de fer. Son cœur, lui, est plein de tendresse et de nostalgie envers les relations homme/femme apaisées et courtoises, où l’art de la séduction l’emportait sur la guerre des sexes.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • Plus d’un Français sur trois serait favorable à l’usage exceptionnel de la torture

    Luc BELLIÈRE, chef d’entreprise, ingénieur, docteur en sciences physiques, président de l’ACAT-France, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture

    38 % des Français estiment acceptable le recours à la torture dans des cas exceptionnels, selon un sondage IFOP commandé pour l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture. Un chiffre en légère hausse depuis 10 ans ; ils étaient 36 % après la vague d'attentats de 2015, contre 25 % seulement en 2000. Ce chiffre exprime un recul de la paix civique, une sorte de montée aux extrêmes puisqu’il reflète que face à la violence aveugle, terroriste en particulier, seules certaines solutions se justifieraient, quoique philosophiquement répréhensibles. Ici, la torture ne relève pas du droit commun mais s’entend comme « tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne par un agent de l’État ou avec sa complicité ». Pour Luc Bellière, recourir à la torture est philosophiquement indigne et pratiquement inutile, au regard notamment de ce que les neurosciences nous apprennent. Selon lui, le scénario de la bombe à retardement ne tient pas non plus puisqu’on n’est jamais sûr que la personne que l’on s’apprêterait à torturer possède l’information permettant de la désamorcer.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • Municipales 2026 : simplifier le millefeuille territorial, c'est possible et nécessaire

    Boris RAVIGNON, maire de Charleville-Mézières, président de l'agglomération Ardenne Métropole

    Et si on parlait du fameux millefeuille territorial ? Maire de Charleville-Mézières et président de la Communauté d’agglomération Ardenne Métropole, Boris Ravignon est élu une première fois à la mairie sous l’étiquette LR, réélu à plus de 77 % des voix au premier tour sous l’étiquette DVD. Il a 51 ans, il est énarque, inspecteur des finances. Il brigue un troisième mandat. M. Ravignon est l'enfant du pays : né à Charleville, il y fit ses études jusqu’au baccalauréat. En mai 2024, il rendit un rapport sur les coûts de l’enchevêtrement des compétences entre l’État et les collectivités territoriales. Le mois dernier, il fut auditionné au Sénat dans le cadre d’un débat sur le modèle territorial. Boris Ravignon préconise d’aligner responsabilités, compétences et moyens financiers et de clarifier le rôle des départements. Mais il n’appelle pas à supprimer un niveau de collectivités (communes, départements, régions). Il évalue 7,5 milliards le coût de la coordination entre les administrations. Changer cela relève selon lui à la fois d'une exigence financière et démocratique.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • De quoi l'affaire Epstein est-elle le nom ?

    Xavier RAUFER, criminologue enseignant aux États-Unis, directeur d’études au pôle sécurité/défense du CNAM, professeur associé à l’Institut de recherche sur le terrorisme. Auteur de Jeffrey Epstein, l’âme damnée de la IIIe culture (éditions du Cerf)

    La pression monte sur Jack Lang, sommé de s'expliquer sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, l'exécutif s'inquiétant que la controverse n'éclabousse l'Institut du monde arabe, qu'il préside depuis 2013. Le nom de l’ancien ministre de la Culture de François Mitterrand est cité 673 fois dans l’énorme masse de documents que la loi spéciale votée en novembre par le Congrès américain a permis de publier : plus de 3 millions de pages, 2 000 vidéos et 180 000 images, des courriels, listes de contacts, carnets d’avion et correspondances impliquant des personnes influentes, des indications sur des liens sociaux ou professionnels entre Epstein et des figures publiques, sans forcément constituer des preuves de crimes pour tous. Pour la France, aucune procédure judiciaire n'est attendue, les faits étant prescrits. Le 10 août 2019, Jeffrey Epstein était retrouvé mort dans sa cellule à la Metropolitan Correctional Center à New York. La justice américaine conclut à un suicide par pendaison, bien que la cause exacte fasse encore l’objet de controverses. Le 29 août, les charges fédérales contre Epstein étaient officiellement annulées, même si les enquêtes se poursuivent contre ses associés. Comment un professeur de mathématiques sans diplôme put-il devenir propriétaire d'un manoir à Manhattan et d'une île privée aux îles Vierges ? Des barbouzes du Mossad participèrent-elles à monter un « piège sexuel » pour faire chanter des personnalités influentes ? Jeffrey Eptein lui-même bâtit-il sa fortune sur les chantages qu’il exerça sur la bonne société juive newyorkaise ? Xavier Raufer a fait son enquête à partir de toutes les pièces de justice disponibles, sachant que 2 millions de documents doivent encore être divulgués.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • Le droit naturel rappelle que ce qui est légal n'est pas toujours ni légitime ni juste

    Aude MIRKOVIC, maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l’université d’Évry Paris-Saclay, essayiste, présidente de l’association Juristes pour l’enfance. Coauteur avec Yvonne Flour de Le droit naturel, une ressource pour notre temps ? (Boleine)

    « Tout don descend d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation », dit un mot célèbre de l’épître de Jacques. Comme si le caractère immuable était le propre de Dieu et de ses lois, à l’opposé du caractère changeant et imparfaits des lois humaines. Peut-on se fier à cette distinction pour essayer de comprendre ce qu’est le droit naturel, par opposition au droit positif, celui que les hommes construisent par leur volonté. Le droit naturel désigne ce qui seraient inhérents à la nature humaine, donc universels, immuables et indépendants des lois écrites. Certains droits existent avant et au-dessus des lois votées par les États. Comme le droit à la vie, à l’intégrité physique et morale, comme la liberté de conscience et de religion, le droit de propriété, la liberté d’expression, etc. En réalité, le droit naturel existe depuis la haute antiquité, avant le christianisme. Il postule que le droit cherche avant tout ce qui est juste. Cette notion disparaît avec le positivisme juridique. L’enjeu est que le droit naturel ne soit ramené ni à une croyance ni à un souvenir. Il n’est pas périmé par les progrès scientifiques. Les états généraux de la bioéthique, lancés le 21 janvier, se présentent comme un exercice de démocratie sanitaire qui doit, pendant six mois, éclairer les enjeux de la future loi bioéthique, attendue après la présidentielle de 2027 pour réviser le texte de 2021. Les sujets de bioéthique, laquelle n’est pas figée, offrent un « terrain de jeu » juridique intense. En outre, les questions de filiation et de procréation demeurent au cœur d’une intense bataille entre droit naturel et droit positif. Ici, c’est surtout la loi du plus fort, qui est le droit du plus fort, lequel s’impose par la pression médiatique.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • Dieu existe et il a un plan

    Frédéric LOWE, ingénieur des mines, diplômé en science sociale, entrepreneur dans la tech. Auteur de Le plan de Dieu (J'ai Lu, Phaos)

    Au carrefour des spiritualités et du développement personnel, il existe toute une zone un peu périphérique aux religions, où Dieu parle, où, en tout cas, on le fait parler, sans que sa parole soit régulée par un clergé. Et après tout, pourquoi pas ? Dans une société pluraliste et ouverte, Dieu n’est pas une marque déposée et n’appartient à personne. La chose est intéressante quand elle provient d'une interrogation jaillie du plus profond de l'être : oui, le divin existe, Frédéric Lowe en est convaincu. Cet ingénieur des mines se dit spirituel-scientifique. Avec simplicité et enthousiasme, il rend évident ce qui est impensable pour beaucoup : il y a une intention créatrice, Dieu existe et la science le prouve et, en plus, il a un plan pour nous sauver. Nous sauver de quoi ? De nous-mêmes ? La limite de la thèse, c'est qu'il s'agit (encore) d'un Dieu sans visage. 

     

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • Trump précipite-t-il le monde vers le chaos ?

    Alexandre del VALLE, géopolitologue, consultant international. Auteur de Le nouvel ordre post-occidental - comment la guerre en Ukraine et le retour de Trump accélèrent la grande bascule géopolitique (L'Artilleur)

    Donald Trump met le monde entier dans un certain embarras, jusqu’au pape Léon XIV lui-même, qui se fait discret mais perçoit l’enjeu pour l’église américaine de ne pas rester trop silencieuse. Aussi dépêche-t-il ses évêques pour réprouver ces certains brutaux de la politique migratoire encouragée par le président américain. S’il brutalise, Donald Trump déstabilise et, finalement. La question, c’est de savoir si le trumpisme va aboutir à un reflux de l’empire américain ou à une forme de coercition supplémentaire exercée sur ses vassaux, comme l’Union européenne. Si l’Amérique n’est plus le grand frère dont on désire la présence, que peut faire l’Europe, comment peut-elle renaître, exister par elle-même, sortir de l’effacement qui la guette. L’enjeu, ce sont nos berceaux et nos cerveaux. Qu’en faisons-nous ?

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min

About Le Grand Témoin

From the publisher's feed

Chaque jour, Louis Daufresne apporte convivialité et regard positif, dans un esprit critique, sur l'actualité au sens large, en compagnie d'une personnalité reconnue et issue du monde intellectuel,…