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C’est à une grande cantatrice du 18ème siècle, dont elle porte le même prénom, que la soprano Adriana González rend hommage dans un album tout juste sorti chez Audax records. Avec Iñaki Encina Oyón placé à la tête de l’ensemble Diderot, elle repend ainsi une partie du répertoire d’Adriana Ferrarese qu’elle associe au sien dans un programme conçu autour de l’air de la comtesse des Noces de Figaro avec lequel la chanteuse d’origine guatémaltèque brille aujourd’hui sur les plus grandes scènes internationales.
Adriana González et Iñaki Encina Oyón nous éclaireront ce soir sur celle qu’on appelait la Ferrarese, sur sa prestigieuse carrière entre sa Venise natale et la cour de Vienne où elle collabora avec plusieurs compositeurs dont Mozart. C’est elle qui fut ainsi la créatrice du rôle de Fiordiligi dans Cosi fan tutte. Une chanteuse qui avait d’impressionnantes possibilités vocales, une capacité notamment à passer avec aisance du grave profond aux aigus stratosphériques, agilité que possède également Adriana González.
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L’octuor à cordes est une formation singulière, à mi-chemin entre la musique de chambre et l’orchestre, dont le répertoire est assez restreint mais comprend des chefs d’œuvre majeurs signés Mendelssohn et Enescu. Pour servir ces partitions, les musiciens des quatuors Ebène et Belcea ont choisi d’unir leurs forces le temps d’une vaste tournée qui s’est achevée récemment à Paris et d’un enregistrement tout juste sorti chez Erato.
Pierre Colombet, le premier violon du quatuor Ebène nous racontera ce soir cette grande aventure à huit qui les a conduits à travers le monde. Il nous éclairera sur le travail et la réflexion nécessaires pour parvenir à créer, non pas un double quatuor, mais une vraie entité.
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C’est le genre si intime, si expressif et si simple de la monodie que Gwendoline Blondeel a choisi de mettre en avant dans un superbe album sorti chez Harmonia Mundi, enregistré avec Quito Gato et quelques autres complices. La monodie c’est cet art du chant à une seule voix qui a remplacé la polyphonie à la renaissance pour mettre en avant les mots, le texte et qui sera ainsi à la source de l’opéra.
Nous nous plongerons, avec son interprète, dans ce délicieux album construit autour du sentiment amoureux, dans toute sa tendresse comme sa passion ou ses douleurs, tel qu’il a été exprimé aux 16ème et 17ème siècles. Et cela à travers un florilège de canzonette, airs de cours, brunettes, villanelles et autres madrigaux français, italiens ou espagnols.
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Leur troisième enregistrement (premier sous le label alpha) est placé sous le signe de la transcription. Les musiciens du quintette Ouranos nous invitent ainsi à découvrir, sous un nouvel éclairage, le Tombeau de Couperin de Ravel et le quatuor n° 8 de Chostakovitch. Un album qui nous permet d’apprécier leurs qualités de coloristes. Car ils déploient ici une large palette de textures, parviennent à restituer de véritables pâtes orchestrales ou à se rapprocher du jeu des instruments à cordes.
La flûtiste Mathilde Calderini et le hautboïste Philibert Perrine nous éclaireront ce soir sur ce programme qui met également à l’honneur une œuvre originale pour quintette à vent, Summer Music de Samuel Barber.
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A l’occasion de la création de son spectacle Orlando au théâtre des Bouffes du Nord, Simon-Pierre Bestion sera, ce vendredi 13 février à 20h, l’invité du Journal du Classique.
Son portait mélancolique d’Orlando di Lasso avait fait l’objet, l’année dernière, d’un album et se décline aujourd’hui sous la forme d’une version scénique à découvrir lundi 16 février aux Bouffes du Nord. Simon-Pierre Bestion reviendra, à cette occasion, sur la genèse de ce programme, qui témoigne de sa volonté d’apporter un nouvel éclairage sur les œuvres du passé en soulignant notamment leur intemporalité.
Car chacun des enregistrements et chacun des concerts – qui s’apparentent d’ailleurs à des spectacles – de la Tempête sont de véritables expériences sonores dans lesquelles s’expriment une liberté et une audace aussi fascinantes que déconcertantes.
Orlando sera présenté ensuite à Utrecht et Amsterdam, puis au mois de mai au Théâtre de Compiègne. Et en avril sortira chez Alpha, le nouveau programme de Simon-Pierre Bestion avec ses musiciens, intitulé La Bomba Flamenca.
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À l'occasion de la publication de son nouvel album monographique, Elise Bertrand sera, ce jeudi 12 février à 20h, l'invitée du Journal du Classique. Elle n'a que vingt-cinq ans, mais déjà plus d'une trentaine d'œuvres à son actif. Elle est encore étudiante au CNSMD de Paris, mais mène déjà une brillante carrière de violoniste et de compositrice. Elise Bertrand nous présentera ce soir son nouvel album sorti chez NoMadMusic et intitulé Talisman, réunissant un florilège de pièces vocales et instrumentales. Elle nous parlera ce soir de ces rencontres, de sa démarche créatrice, de ses belles amitiés avec ceux qui jouent sa musique et de ses projets à venir. Car son catalogue n'en finit pas de s'étoffer et certaines de ses œuvres font l'objet de multiples reprises, y compris sur les scènes internationales.
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A l’occasion de la publication du nouvel album du Trio Ernest, deux de ses membres, Natasha Roque Alsina et Clément Dami seront, ce mercredi 11 février à 20, les invités du Journal du Classique.
Elle s’appelait Amanda Maier, a vécu durant la deuxième moitié du 19ème siècle, était violoniste, violoncelliste, pianiste mais aussi compositrice et la première femme diplômée en direction musicale de Stockholm. Sa musique témoigne d’une tradition germanique transmise durant ses études à Leipzig mais est également empreinte du répertoire populaire suédois.
C’est son trio avec piano que les musiciens du trio Ernest nous invitent à découvrir dans leur album paru chez Aparté, incluant également des pages de quelques-uns de ses contemporains tels Carl Reinecke qui fut son professeur ou Robert et Clara Schumann dont elle était proche.
Un programme qu’ils donneront en concert le 15 février à la Maison de la Suède à Paris et le lendemain, lundi 16 février, salle Cortot.
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A l’occasion de la représentation d’une version inédite de l’opéra Médée de Cherubini au Théâtre des Champs-Elysées, Alexandre Dratwicki, Mélissa Petit et Julien Chauvin seront, ce mardi 10 février à 20, les invités du Journal du Classique. Mercredi soir sera dévoilé, au théâtre des Champs-Elysées, une nouvelle version du Médée de Cherubini. Créé en 1797 au Théâtre Feydeau dans une version avec des dialogues parlés en alexandrin, l’ouvrage a, par la suite, été adapté en allemand et en italien (et immortalisé par Maria Callas) mais n’existait pas encore dans le style auquel le compositeur rêvait, c’est à dire le grand opéra romantique français. C’est ainsi qu’ont été insérées ici des récitatifs chantés composés il y a quelques années par Alan Curtis, tandis que l’orchestration a été retravaillée. Une adaptation initiée par le Palazzetto Bru Zane sur laquelle reviendra ce soir son directeur artistique Alexandre Dratwicki. Également à notre micro : Julien Chauvin qui dirige l’œuvre à la tête de son Concert de la loge et Mélissa Petit qui incarne ici le rôle de Dircé aux côtés de Marina Rebeka, Julien Behr ou encore Marie-Andrée Bouchard-Lesieur. Cette version fait l’objet d’un enregistrement à paraître dans quelques mois sous le label de Palazzetto Bru Zane.
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Après l’Elixir d’amour de Donizetti, c’est Roméo et Juliette de Gounod qui fait l’objet de la nouvelle production participative du Théâtre des Champs-Elysées, destinée au public familial. Une version raccourcie et allégée de ce chef d’œuvre de l’opéra romantique français, portée par de jeunes chanteurs ainsi que deux comédiens, avec l’orchestre Victor Hugo dans la fosse. Dans ce spectacle d’une grande fantaisie et empreint de poésie, les enfants sont invités à prendre part en intervenant, à quelques moments clés, dans les parties du chœur.
Le chef Jean-François Verdier et la metteuse en scène Johanna Boyé à qui cette production a été confiée, nous raconteront ce soir leur démarche, tandis que Baptiste Charroing, le directeur du Théâtre des Champs-Elysées nous éclairera sur sa programmation destinée au jeune public.
Ce Roméo et Juliette est à découvrir en famille les weekends des 7 et 8 février ainsi que 14 et 15 février. Un kit de préparation pour les chants est disponible sur le site du théâtre et une mise en voix avec un chef de chant précède chacune des représentations.
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Chaque soir, Laure Mézan partage avec nous son agenda musical et reçoit les artistes les plus prestigieux de la scène classique. Pour ne rater aucun épisode du Journal du Classique, n'hésitez pas à…
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