Le moment Zenio

Le moment Zenio

By Nostalgie BelgiqueMusic
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Le moment Zenio episodes

  • Victoria Principal : Pamela Ewing, la douceur au cœur de Dallas
    Il suffit de quelques notes du générique de Dallas pour que le temps s’efface. Les souvenirs affluent, les épaulettes réapparaissent, et toute une génération se retrouve, le jeudi soir à 20h, devant RTL Télévision. Ce mois de janvier, Fabrice Staal, rédacteur en chef du magazine Zenio, consacre un portrait à l’une des figures les plus aimées du feuilleton : Victoria Principal.

    Dans Dallas, elle incarne Pamela Ewing, épouse de Bobby. Pamela n’est ni une intrigante, ni une manipulatrice. Elle est la douceur au milieu du chaos, l’humanité dans un clan où les trahisons sont monnaie courante. Son rêve ? Une vie simple, un amour sincère. Mais vivre chez les Ewing, c’est accepter que l’amour se conjugue souvent avec la douleur.

    Victoria Principal a profondément marqué le public par cette justesse. Après neuf saisons, elle décide pourtant de quitter la série en 1987. Estimant avoir tout donné à Pamela, elle choisit une sortie radicale : un accident de voiture, des brûlures, une disparition définitive. Une fin théâtrale, à l’image de Dallas.

    Mais la véritable surprise vient ensuite. Loin de Hollywood, Victoria Principal change totalement de vie. Elle fonde sa marque de soins anti-âge, Principal Secret, avec une philosophie simple : permettre aux femmes de prendre soin d’elles sans artifices excessifs. Le succès est fulgurant. Elle bâtit un empire plus solide encore que celui de J.R. Ewing.

    Lorsque Dallas est relancé en 2012, elle est bien sûr sollicitée. Mais elle refuse. Avec classe. « J’aime ce que j’ai accompli avec Pamela, mais ce chapitre est clos », confie-t-elle. Pas de nostalgie exploitée, pas de retour forcé. Juste la fidélité à un parcours assumé.

    Aujourd’hui, Victoria Principal vit loin des projecteurs. Elle consacre une grande partie de sa fortune à des causes environnementales et au bien-être animal. Discrète, engagée, fidèle à ses valeurs.

    Un portrait sensible et inspirant, à découvrir dans les pages de Zenio, qui nous rappelle que certaines étoiles brillent encore plus fort lorsqu’elles choisissent de s’éloigner de la scène.
    4 min
  • La Grande Vadrouille : 60 ans d’un chef-d’œuvre comique avec Bourvil et Louis de Funès
    Ce vendredi, Sabine Mathus accueille Fabrice Staal, rédacteur en chef du magazine Zenio, pour un hommage à un monument du cinéma français qui souffle ses 60 bougies sans la moindre ride : La Grande Vadrouille.

    Sorti en 1966, ce film réalisé par Gérard Oury réunit deux géants : Bourvil, tendre et maladroit, et Louis de Funès, nerveux et explosif. Ensemble, ils forment un duo inoubliable, capable de faire rire toutes les générations.

    L’histoire se déroule en 1942, en pleine Occupation. Augustin Bouvet, paisible peintre en bâtiment, et Stanislas Lefort, chef d’orchestre colérique, se retrouvent embarqués malgré eux dans une mission de résistance improvisée. Leur objectif : aider trois aviateurs britanniques à rejoindre la zone libre. Un scénario simple, mais un voyage truffé de quiproquos, de cascades improbables et de situations burlesques.

    La magie du film tient aussi à l’improvisation. La célèbre scène où Louis de Funès grimpe sur les épaules de Bourvil n’était pas prévue au scénario. Une idée de dernière minute devenue mythique, preuve que le génie naît parfois d’une “bêtise” inspirée.

    Autre moment culte : la séquence à l’Opéra Garnier. Pour y tourner, Gérard Oury a dû longuement négocier avec le ministre de la Culture de l’époque, André Malraux. L’autorisation fut accordée… à une condition : qu’aucun lustre ne s’écrase pendant le tournage. Promesse tenue.

    Côté chiffres, le succès est colossal : plus de 17 millions d’entrées, un record absolu resté imbattable pendant trente ans, jusqu’à Bienvenue chez les Ch’tis en 2008. La Grande Vadrouille est restée, pendant des décennies, le film préféré des Français.

    Tous les acteurs nous ont aujourd’hui quittés. Le dernier était Hans Meyer, inoubliable officier Weber, celui qui reçoit un pot de peinture sur la tête dès le début du film. Il s’est éteint en 2020, à l’âge de 94 ans.

    Soixante ans plus tard, La Grande Vadrouille continue de rassembler les familles, de déclencher les rires et de rappeler qu’il existe des films intemporels, capables d’illuminer chaque rediffusion.

    Un hommage savoureux et émouvant à retrouver dans les pages de Zenio.
    3 min
  • Philippe Soreil : carnet de voyage parisien et souvenirs d’une vie de télévision
    Chaque vendredi, Sabine Mathus reçoit Fabrice Staal, rédacteur en chef du magazine Zenio, pour évoquer celles et ceux qui ont marqué notre paysage audiovisuel. Cette semaine, c’est un visage que beaucoup considèrent comme un ami de longue date qui est mis à l’honneur : Philippe Soreil.

    Philippe a offert à Zenio un cadeau rare : un reportage intime et exclusif, né d’un séjour de deux mois à Paris avec son épouse Gilles. Un voyage tout en douceur, rythmé par les flâneries, les plaisirs de la table… et surtout les retrouvailles avec d’anciens complices de télévision. Un véritable carnet de voyage VIP, empreint de nostalgie.

    La première escale est gourmande et chaleureuse avec Olivier Minne. Les deux hommes se connaissent depuis l’époque de Coups de Dés, le jeu imaginé par Alain Simons sur RTL TV, où Philippe travaillait à la production. Autour d’un déjeuner parisien, les souvenirs ont fusé plus vite que les plats, raconte-t-il avec humour.

    Le lendemain, Philippe retrouve Véronique Jannot, rencontrée à la fin des années 90 lors d’un festival consacré à la nature. Une amitié fidèle, nourrie par le temps et les valeurs partagées. Puis direction chez André Torrent, figure emblématique des grandes heures de la télévision musicale, où les anecdotes s’enchaînent comme les pages d’un vieil album.

    Dernière étape de ce pèlerinage télévisuel : RTL Radio, pour retrouver Georges Lang, la voix rock par excellence. Une rencontre forte, entre deux passionnés qui savent combien la radio et la télévision peuvent laisser une empreinte durable dans les cœurs.

    Mais revenons aux débuts de Philippe Soreil. Sa première apparition à l’écran remonte à juin 1984, dans une émission d’été sur RTL TV. Un baptême du feu placé sous le signe de l’élégance : c’est Anoushka Sikorsky qui lui tend le micro pour sa toute première annonce. Philippe devient ensuite speakerine, avant de se voir confier À midi avec Brigitte Mahaux, puis Tête-à-tête avec Frédéric Ries.

    L’arrivée de RTL-TVI le relègue un temps à la production, avant un retour en urgence à l’antenne. Suivront La main à la patte (1989–1997), puis La clé des chants sur la RTBF jusqu’en 2015, et enfin Les Ambassadeurs. Une trajectoire riche, cohérente, profondément humaine.

    Aujourd’hui, Philippe Soreil savoure une retraite paisible, un pied hors de la lumière, l’autre dans la dolce vita. Mais à travers ce reportage, il nous rappelle que les plus beaux voyages sont souvent ceux que l’on fait dans la mémoire.

    Un portrait sensible et lumineux à découvrir dans Zenio.
    4 min
  • Clips vidéo : de Télé-Luxembourg à MTV, quand l’image a changé la musique
    Chaque vendredi, Sabine Mathus retrouve Fabrice Staal pour feuilleter ensemble l’album de nos souvenirs audiovisuels. Et ce rendez-vous a une saveur toute particulière : le magazine Zénior fête son premier anniversaire… et devient Zenio. Un nom plus doux, plus zen, plus positif, à l’image de ses lecteurs. Même équipe, même esprit, simplement une maturité assumée.

    Dans ce tout premier numéro de Zenio, Fabrice s’attaque à un sujet qui a bouleversé notre manière d’écouter la musique : l’histoire du clip vidéo. Et contrairement aux idées reçues, tout ne commence pas avec MTV.

    À la fin des années 70, c’est bien Télé-Luxembourg qui ouvre la voie. Un homme y joue un rôle clé : René Steichen, surnommé le sorcier de l’image. Avec André Torrent, il convainc la direction de créer RTL Productions. L’objectif ? Produire des clips en interne, à l’américaine, pour éviter aux artistes de courir d’un plateau à l’autre.

    La Villa Louvigny devient alors le passage obligé des stars. Julio Iglesias, Nana Mouskouri, Charles Aznavour, Shirley Bassey, Lio et son mythique Banana Split y défilent, tout comme Michel Polnareff ou Claude François.

    Fabrice partage d’ailleurs une anecdote savoureuse : arrivé pour interpréter Alexandrie Alexandra, Claude François se repose dans la loge maquillage de Michèle Etzel, immense admiratrice du chanteur. Lorsqu’elle le découvre… elle referme la porte et s’enfuit, submergée par l’émotion. Une scène digne d’un film, racontée aujourd’hui avec tendresse.

    Puis vient le 1er août 1981. À New York, un entrepreneur lance une chaîne entièrement dédiée aux clips : MTV. Le succès est fulgurant. Madonna dira plus tard que sans MTV, sa carrière n’aurait jamais explosé aussi vite.

    Face à cette vague américaine, les chaînes européennes réagissent. RTL, la RTBF, Antenne 2 créent leurs propres émissions musicales pour mettre en avant les artistes et leurs clips. Une époque foisonnante, créative, où l’image devient indissociable de la chanson.

    Mais Internet et YouTube rebattent les cartes. MTV tente alors un virage vers la télé-réalité, sans jamais retrouver son aura musicale. Et le couperet tombe : le 31 décembre dernier, MTV ferme ses chaînes musicales. Une page se tourne définitivement.
    4 min
  • Dynastie : Steven Carrington, le personnage au visage le plus mystérieux des années 80
    Nouvelle année, mais mêmes plaisirs nostalgiques. Sabine Mathus retrouve Fabrice Staal, rédacteur en chef du magazine Zenio, pour ouvrir 2026 avec une série que l’on reconnaît dès les premières notes de son générique : Dynastie.

    Diffusée sur RTL Télévision, Dynastie fut, pour toute une génération, le rendez-vous incontournable du lundi soir. Les téléspectateurs vibraient devant la rivalité mythique entre Alexis Carrington, incarnée par l’inoubliable Joan Collins, et Krystle Carrington, jouée par Linda Evans. Glamour, chignons impeccables et répliques assassines : tout y était.

    Mais pour Zenio, Fabrice a choisi de s’intéresser à un autre Carrington, peut-être moins flamboyant, mais tout aussi marquant : Steven Carrington, le fils de Blake. Un personnage dont le destin reste l’un des plus étonnants de l’histoire des feuilletons.

    Au départ, Stephen est incarné par Al Corley. Après deux saisons, l’acteur quitte la série, en désaccord avec la production, qui souhaitait édulcorer la dimension homosexuelle de son personnage. Les fans s’attendent alors à une sortie dramatique… mais Dynastie va faire bien mieux.

    Dès le premier épisode de la saison 3, Stephen survit à l’explosion d’une plateforme pétrolière. Le suspense est total. Et lorsque les bandages tombent, stupeur : le personnage a désormais le visage de Jack Coleman. Une opération chirurgicale express, acceptée sans sourciller par les scénaristes… et par les téléspectateurs de l’époque.

    Un rebondissement devenu culte. Et l’histoire ne s’arrête pas là. En 1991, lors d’un épisode spécial Reunion, Al Corley fait son retour à l’écran, dans un ultime clin d’œil savoureux. Puis, lors du reboot de Dynastie en 2017, les scénaristes optent pour une solution plus subtile : Steven, cette fois incarné par James Mackay, disparaît mystérieusement, comme un hommage discret à son passé mouvementé.

    Un destin improbable, parfois déroutant, mais resté gravé dans la mémoire collective. Preuve que Dynastie n’était pas qu’un feuilleton de luxe et de rivalités, mais aussi un laboratoire de scénarios audacieux.

    Un dossier passionnant à découvrir dans Zénio, avant de remonter encore le temps la semaine prochaine, cette fois à travers l’histoire des clips vidéo.
    4 min
  • Bing Crosby et White Christmas : la chanson de Noël la plus aimée de tous les temps
    À l’approche de Noël, Sabine Mathus reçoit Fabrice Staal, rédacteur en chef du magazine Zénior, pour un moment suspendu, empreint de douceur et de souvenirs partagés. Cette fois, hommage est rendu à une voix qui traverse les générations et réchauffe les cœurs depuis plus de 80 ans : celle de Bing Crosby.

    Impossible d’évoquer Noël sans fredonner White Christmas. Une mélodie familière, presque rassurante, que l’on retrouve chaque année comme un vieil ami autour de la table familiale. Pourtant, l’histoire de cette chanson est née loin des flocons et des cheminées.

    Son compositeur, Irving Berlin, insomniaque notoire, écrit les premières lignes lors d’une nuit blanche passée… sous les palmiers. Au petit matin, sûr de lui, il annonce à sa secrétaire avoir écrit « la meilleure chanson que quiconque écrira jamais ». Une audace qui fera sourire, mais que l’histoire confirmera.

    Bing Crosby interprète White Christmas pour la toute première fois le 25 décembre 1941, quelques semaines seulement après l’attaque de Pearl Harbor. L’Amérique est meurtrie, inquiète, et cette voix chaude, posée, devient un baume pour tout un peuple. Le succès est immédiat.

    Les chiffres donnent le vertige : plus de 50 millions d’exemplaires vendus, faisant de White Christmas le single le plus vendu de tous les temps, devant toutes les chansons de Noël modernes, y compris celles de Mariah Carey.

    Mais au-delà des records, c’est l’émotion qui demeure. En 1944, Bing Crosby chante White Christmas devant 15 000 soldats américains sur le front européen. Il confiera plus tard que jamais il n’avait ressenti une telle intensité en interprétant cette chanson. Pour ces hommes loin de chez eux, elle représentait un foyer, une paix rêvée, une promesse de retour.

    Né le 3 mai 1903, Bing Crosby aurait eu 122 ans cette année. On l’imagine volontiers, sourire aux lèvres, entouré d’un orchestre parfaitement accordé, sous une neige artificielle, chantant encore et encore ce Noël immaculé qu’il a offert au monde.

    Chaque année, sa voix revient, intacte, fidèle, et nous rappelle que la musique a ce pouvoir unique : celui de suspendre le temps et de réunir les générations.
    4 min
  • Mariah Carey : comment "All I Want For Christmas" est devenu le tube le plus rentable de Noël
    Nous sommes en novembre 1994. Dans un studio new-yorkais, Mariah Carey fredonne quelques notes accompagnée de Walter Afanasieff. En quelques heures seulement, ils écrivent une chanson à la volée, un peu kitsch, très sucrée, mais résolument joyeuse. Personne ne se doute alors que All I Want For Christmas Is You va devenir... le plus grand tube de Noël de tous les temps.

    À l’époque, Mariah Carey est déjà une star, mais Noël, ce n’est pas encore son royaume. Pourtant, dès les premières notes de clochettes, le miracle opère. Le morceau, porté par la voix puissante et cristalline de la chanteuse, séduit immédiatement. Il y a du rythme, du clin d’œil rétro façon Phil Spector, un soupçon de gospel et une production léchée. Résultat : succès immédiat.

    Mais c’est au fil du temps que la chanson devient un monument. Chaque année, elle ressuscite avec la même énergie, comme un sapin qu’on ressort du grenier. Elle entre dans les cœurs, dans les pubs, dans les playlists et finit par devenir... une institution.

    Les chiffres donnent le vertige : plus de 2 milliards d’écoutes sur Spotify, plus de 4 milliards tous supports confondus, et chaque mois de décembre, un chèque d’environ 2,5 millions de dollars vient récompenser la chanteuse pour son hymne festif. Depuis sa sortie, All I Want For Christmas Is You aurait rapporté plus de 60 millions de dollars, selon les estimations.

    Le titre détient même une distinction rare : disque de diamant aux États-Unis, pour avoir franchi la barre des 10 millions de ventes. Une prouesse pour une chanson saisonnière.

    Alors pourquoi ce succès ne se dément-il pas ? Parce que Mariah Carey est devenue l’icône absolue de Noël. Elle incarne la fête avec autant d’exubérance que de constance. Sa chanson rassure : elle revient toujours, comme un calendrier de l’Avent musical. Et même si certains soupirent à sa réapparition dès novembre, tout le monde finit par la fredonner.

    All I Want For Christmas Is You n’est plus une chanson. C’est une marque, un rituel, un doudou pour adultes. C’est aussi un business redoutablement efficace, que la chanteuse orchestre à merveille, entre concerts, spots publicitaires et campagnes festives.

    Mariah rayonne, assume, et... facture. Et nous ? On chante encore. Parce qu’en décembre, comme les marrons ou le gui, elle fait partie du décor.
    4 min
  • Jacqueline Maillan : reine du théâtre et pionnière de l’humour au féminin
    Nous sommes en 1970. Sur les ondes de RTL, une voix grave et espiègle surprend tout le monde en parodiant Je t’aime, moi non plus de Gainsbourg. Elle, c’est Jacqueline Maillan. Lui, c’est Bourvil. Ensemble, ils signent une version délirante qui fait fondre les auditeurs. Un moment de radio inoubliable, à l’image de celle qu’on surnomme déjà « la tornade blonde du théâtre français ».

    Mais revenons au commencement. Comme beaucoup, Jacqueline Maillan passe par le célèbre cours Simon. Elle y étudie le drame… jusqu’au jour où un professeur la coupe : « Le drame, ce n’est pas pour vous, essayez donc la comédie ! » Elle obéit, et bien lui en prend. Car si elle ne fera pas pleurer dans les chaumières, elle fera rire la France entière.

    Sa carrière décolle sur les planches avec des triomphes comme Potiche, La Facture ou encore Lili et Lili, où elle incarne deux personnages à la fois – une star et son sosie. Un soir, elle entre sur scène à moitié costumée. La perruque de travers, elle improvise : « On a deux personnalités, on ne sait plus laquelle coiffer ! » Le public explose de rire. C’est ça, Jacqueline : l’instinct comique pur, doublé d’un sens du timing millimétré.

    Au cinéma, on la retrouve dans des comédies populaires comme Pouic-Pouic avec Louis de Funès, où elle ne promène pas un chien… mais une poule. Pas une volaille de basse-cour, non : « Une actrice ! » dira-t-elle en refusant que les assistants ne l’approchent.

    Si Jacqueline Maillan fait rire, elle est aussi redoutablement exigeante. Elle peut répéter une réplique trente fois pour en trouver la nuance exacte. Perfectionniste, passionnée, elle n’aura pas d’enfant, mais elle lègue une descendance artistique entière. Des générations d’humoristes féminines lui doivent cette liberté de ton, ce droit de rire sans demander la permission.

    Mariée en 1954 à Michel Emer, compositeur de Piaf, elle restera toujours discrète sur sa vie privée. Mais sur scène, elle est flamboyante. En 1991, elle remonte encore sur les planches avec Pièces montées de Pierre Palmade. Un an plus tard, elle tire sa révérence, après 40 ans de carrière.

    Jacqueline Maillan aurait eu 102 ans cette année. Son rire résonne encore. Comme elle le disait si bien : « Les seuls que je n’ai pas réussi à faire rire au théâtre, ce sont… les fauteuils. »
    5 min
  • Le moment Zenior : Nostalgie Magic Tour : des trains RTL aux collectes d’aujourd’hui, 45 ans de solidarité
    Chaque vendredi, Sabine Mathus reçoit Fabrice Staal, rédacteur en chef du magazine Zénior, pour un moment où la nostalgie se mêle à la tendresse. Aujourd’hui, pas de star de cinéma ni de figure télévisée… mais quelque chose de bien plus précieux : la magie du partage.

    Cela fait maintenant 15 ans que Nostalgie sillonne la Wallonie et Bruxelles avec son Nostalgie Magic Tour, récoltant des milliers de jouets pour offrir un sourire aux enfants. À la veille de la Saint-Nicolas, Fabrice nous ramène vers la source même de cette tradition : les légendaires trains RTL des années 70 et 80.

    Tout commence en 1978 avec Le Train des Jouets : un convoi qui traversait le Luxembourg, la Belgique et la France pour collecter des cadeaux destinés aux plus démunis. Suivront le Train de la Crèche (1980), le Train Blanc (1981) et une seconde édition du Train des Jouets en 1983. Des wagons débordants de rires, d’odeurs de chocolat chaud, de musique… et d’espérance.

    Car les animateurs n’étaient pas seuls. Les stars de l’époque se relayaient pour accompagner la tournée : Annie Cordy, Lio, Dave, Karine Sheryl, Jean-Luc Lahaye, François Valéry, et même Sophie Marceau, alors en plein succès avec La Boum. C’est d’ailleurs avec François Valéry que la jeune comédienne interprète Dream in Blue, un duo qui totalise aujourd’hui 1,6 million d’écoutes sur Spotify. Le temps passe… mais les souvenirs restent.

    Fabrice partage aussi plusieurs anecdotes savoureuses. Les animateurs vivaient dans le train, dormaient dans les wagons, et toute la télévision se faisait en direct depuis ce convoi décoré comme une fête foraine. Lors d’une étape, Karine Sheryl s’étonne d’entendre la foule scander “Michel ! Michel !”. Elle croit qu’une star rivale est arrivée… jusqu’à ce qu’on lui explique qu’il s’agit de Michèle Etzel, l’animatrice vedette de RTL !

    Autre moment étonnant : la venue de Marie Myriam, fraîche gagnante de l’Eurovision, accompagnée d’un jeune homme discret, silencieux, assis dans un coin. Dix ans plus tard, ce même jeune homme deviendra l’une des plus grandes figures de la télévision française : Patrick Sébastien.

    Et puis, il y a l’amour, celui qu’on ne voit pas venir. C’est dans l’un de ces trains que George Lang, voix rock de RTL, rencontre Claire. Il la prend d’abord… pour la maquilleuse du jour. Elle était en réalité invitée. Quelques sourires plus tard, le destin se met en marche : elle deviendra son épouse et la mère de ses enfants. Sur les rails, parfois, la bonne voie mène au cœur.

    Une belle double page de Zénior retrace ce passé lumineux, tantôt drôle, tantôt émouvant — l’âme même de Nostalgie+.
    5 min
  • Le moment Zenior : Étienne, Eugène & Anouchka: les retrouvailles émouvantes des pionniers de RTL TV
    Chaque vendredi, Sabine Mathus accueille Fabrice Staal, rédacteur en chef du magazine Zénior, pour un rendez-vous où l’émotion se mêle aux souvenirs. Et cette fois, le cœur bat un peu plus fort : Fabrice a orchestré des retrouvailles que les téléspectateurs d’hier n’osaient plus espérer.

    Retour au 12 septembre 1987. RTL TV vient de naître. La direction confie alors à Anouchka, speakerine et animatrice, la mission de créer la toute première émission pour enfants de la chaîne. Déjà habituée aux programmes familiaux – elle avait présenté La Bande à Groboz deux ans plus tôt – elle accepte le défi, forte de son expérience et de son intuition.

    Pour l’accompagner, un duo unique : Étienne Renard, Namurois plein de tendresse, et Eugène, sa marionnette espiègle, incapable de garder sa langue dans sa poche. À eux trois, ils inventent deux programmes qui marqueront durablement les jeunes téléspectateurs : Samedi en fête et Chocolat chaud.

    Trente-huit ans plus tard, Zénior organise leurs retrouvailles. Et la magie opère aussitôt. Les embrassades, les rires, et… Eugène, qui n’a rien perdu de sa verve ! La vidéo publiée sur les réseaux du magazine en témoigne : le petit personnage a toujours autant de choses à dire.

    Anouchka confie alors un secret méconnu : c’est grâce à elle que les premiers contrats Disney sont arrivés sur RTL TV, ouvrant la voie à une nouvelle ère de programmes jeunesse. C’est également dans Chocolat chaud qu’a débuté un jeune homme discret, “homme à tout faire” de la chaîne en 1986 : Olivier Minne. Touché par son rêve de télévision, Anouchka lui offre un premier rôle. Un véritable trésor d’archives que Zénior dévoile aujourd’hui, alors même que La boîte à secrets n’avait jamais pu remettre la main dessus.

    Mais Fabrice prend aussi des nouvelles du duo historique. Étienne affronte avec courage un problème de santé, le sourire intact. Quant à Eugène… il reste Eugène : drôle, piquant, un brin impertinent. Et il se souvient même de Sabine, arrivée pour reprendre l’émission lorsqu’Anouchka dut quitter RTL suite à une déclaration mal interprétée dans la presse. Sabine et le duo ont alors poursuivi l’histoire, dans le respect total de ce qu’Anouchka avait construit.

    Ces retrouvailles, riches en tendresse et en petites histoires jamais racontées, sont à découvrir dans une double page poignante du magazine Zénior, ainsi qu’une vidéo inédite des débuts d’Olivier Minne sur le site. Une véritable machine à remonter le temps.
    4 min

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Fabrice Staal rejoint Sabine Mathus dans Entre-nous pour feuilleter Zenio, le magazine 100 % positif qui réveille nos souvenirs. Au programme : confidences et archives autour des grandes idoles des…