Le Patrimoine Alsacien - France Bleu Elsass

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Le Patrimoine Alsacien - France Bleu Elsass episodes

  • Sainte-Cécile et les chœurs d'Alsace
    durée : 00:10:34 - **Sainte\-Cécile**
    Cécile de Rome, une des sainte Cécile, ou sainte Aziliz dans le calendrier breton des saints, est une sainte chrétienne. Elle aurait vécu à Rome, aux premiers temps du christianisme. Sa légende en fait une vierge qui, mariée de force, continua à respecter son vœu de virginité. On la fête le 22 novembre. Sainte Cécile est la patronne des musiciens et des musiciennes ainsi que des brodeurs et brodeuses.
    En Alsace, il existe 740 chœurs paroissiaux dédiés à Sainte\-Cécile.
    En France, la cathédrale d'Albi est la seule cathédrale à porter le vocable de sainte Cécile. Cette cathédrale est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, et possède le plus grand orgue classique de France. Cécile y est honorée chaque année lors de sa solennité avec vénération des reliques lors de la messe solennelle de la sainte Cécile.
    11 min
  • La Première Guerre Mondiale, épisode 5
    durée : 00:09:11 - **La Première Guerre Mondiale, épisode 5**
    Le 1er août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie. Dans son territoire, elle compte depuis 1871 l’Alsace\-Moselle, qui est prise entre deux feux : sa nationalité allemande mais son attachement à son identité française. On pourra voir des cas de batailles où des Alsaciens français et des Alsaciens allemands devront s’affronter. Pour l’ensemble de la région, c’est un déchirement, en plus de combats difficiles et meurtriers.
    L’Alsace entame la Première Guerre Mondiale sous l’étendard impérial des Hohenzollern. De nombreux Alsaciens et Lorrains sont alors enrôlés dans l’armée allemande, et se préparent à combattre leurs anciens compagnons d’armes de 1870 ; pour certains, se sont même des déchirements au sein d’une même famille qui s’annoncent.
    Pour l’armée française, on garde un œil suspicieux sur ces anciens germains qui ont fuit l’Allemagne. Certains hériteront du qualificatif de Boches, alors que leurs frères restés en Alsace allemande sont également envisagés comme des potentiels traîtres. Malgré cela, plusieurs milliers d’Alsaciens et de Lorrains seront enrôlés des deux côtés de la frontière.
    Le Hartmannswillerkopf, rebaptisé Vieil Armand après la Première Guerre mondiale, est un éperon rocheux pyramidal, dans le massif des Vosges, surplombant de ses 956 mètres la plaine d'Alsace du Haut\-Rhin. Un monument national y est érigé en souvenir des combats qui s'y déroulèrent durant le premier conflit mondial, en 1915 surtout. En effet, situé en droite ligne à 7 km de Thann et 6 km de Cernay, entre lesquelles passait la ligne séparant la partie de l'Alsace redevenue française dès 1914 et celle reprise par les troupes allemandes, le Vieil Armand était un sommet stratégique alors âprement disputé.
    10 min
  • La Première Guerre Mondiale, épisode 2
    durée : 00:07:52 - **La Première Guerre Mondiale, épisode 2**
    Le 1er août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie. Dans son territoire, elle compte depuis 1871 l’Alsace\-Moselle, qui est prise entre deux feux : sa nationalité allemande mais son attachement à son identité française. On pourra voir des cas de batailles où des Alsaciens français et des Alsaciens allemands devront s’affronter. Pour l’ensemble de la région, c’est un déchirement, en plus de combats difficiles et meurtriers.
    L’Alsace entame la Première Guerre Mondiale sous l’étendard impérial des Hohenzollern. De nombreux Alsaciens et Lorrains sont alors enrôlés dans l’armée allemande, et se préparent à combattre leurs anciens compagnons d’armes de 1870 ; pour certains, se sont même des déchirements au sein d’une même famille qui s’annoncent.
    Pour l’armée française, on garde un œil suspicieux sur ces anciens germains qui ont fuit l’Allemagne. Certains hériteront du qualificatif de Boches, alors que leurs frères restés en Alsace allemande sont également envisagés comme des potentiels traîtres. Malgré cela, plusieurs milliers d’Alsaciens et de Lorrains seront enrôlés des deux côtés de la frontière.
    Le Hartmannswillerkopf, rebaptisé Vieil Armand après la Première Guerre mondiale, est un éperon rocheux pyramidal, dans le massif des Vosges, surplombant de ses 956 mètres la plaine d'Alsace du Haut\-Rhin. Un monument national y est érigé en souvenir des combats qui s'y déroulèrent durant le premier conflit mondial, en 1915 surtout. En effet, situé en droite ligne à 7 km de Thann et 6 km de Cernay, entre lesquelles passait la ligne séparant la partie de l'Alsace redevenue française dès 1914 et celle reprise par les troupes allemandes, le Vieil Armand était un sommet stratégique alors âprement disputé.
    8 min
  • La Première Guerre Mondiale en Alsace, épisode 1
    durée : 00:07:57 - Le 1er août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie. Dans son territoire, elle compte depuis 1871 l’Alsace\-Moselle, qui est prise entre deux feux : sa nationalité allemande mais son attachement à son identité française. On pourra voir des cas de batailles où des Alsaciens français et des Alsaciens allemands devront s’affronter. Pour l’ensemble de la région, c’est un déchirement, en plus de combats difficiles et meurtriers.
    L’Alsace entame la Première Guerre Mondiale sous l’étendard impérial des Hohenzollern. De nombreux Alsaciens et Lorrains sont alors enrôlés dans l’armée allemande, et se préparent à combattre leurs anciens compagnons d’armes de 1870 ; pour certains, se sont même des déchirements au sein d’une même famille qui s’annoncent.
    Pour l’armée française, on garde un œil suspicieux sur ces anciens germains qui ont fuit l’Allemagne. Certains hériteront du qualificatif de Boches, alors que leurs frères restés en Alsace allemande sont également envisagés comme des potentiels traîtres. Malgré cela, plusieurs milliers d’Alsaciens et de Lorrains seront enrôlés des deux côtés de la frontière.
    8 min
  • La Première Guerre Mondiale en Alsace, épisode 3
    durée : 00:09:43 - **La Première Guerre Mondiale en Alsace, épisode 3**
    La plupart des soldats Alsaciens\-Lorrains servirent l'Allemagne jusqu'à la fin de la guerre, parfois jusqu'à l'ultime sacrifice, mais il leur aurait été souvent difficile de faire autrement ; Jean\-Noël Grandhomme, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg, écrit : « Il existe déjà des pouponnières et des Kindergarten. Des structures sont créées pendant la guerre. Surtout, les femmes reçoivent une nouvelle allocation. Les aides de l’État et des communes se développent [...] En revanche, lorsque le mari déserte, on supprime l’allocation ». Ce poids de l'histoire explique la spécificité des monuments aux morts d'Alsace\-Moselle qui ne portent souvent que l'inscription lapidaire « À nos morts » en lieu et place du traditionnel « Morts pour la France ». Ce voile pudique, imposé par la défaite de 1918, recouvre le sacrifice de ces combattants, tombés pendant quatre ans pour un drapeau et une patrie qui n'étaient plus les leurs.
    10 min
  • La Première Guerre Mondiale en Alsace, épisode 2
    durée : 00:08:58 - **La Première Guerre Mondiale en Alsace, épisode 2**
    La plupart des soldats Alsaciens\-Lorrains servirent l'Allemagne jusqu'à la fin de la guerre, parfois jusqu'à l'ultime sacrifice, mais il leur aurait été souvent difficile de faire autrement ; Jean\-Noël Grandhomme, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg, écrit : « Il existe déjà des pouponnières et des Kindergarten. Des structures sont créées pendant la guerre. Surtout, les femmes reçoivent une nouvelle allocation. Les aides de l’État et des communes se développent [...] En revanche, lorsque le mari déserte, on supprime l’allocation ». Ce poids de l'histoire explique la spécificité des monuments aux morts d'Alsace\-Moselle qui ne portent souvent que l'inscription lapidaire « À nos morts » en lieu et place du traditionnel « Morts pour la France ». Ce voile pudique, imposé par la défaite de 1918, recouvre le sacrifice de ces combattants, tombés pendant quatre ans pour un drapeau et une patrie qui n'étaient plus les leurs.
    9 min
  • La Première Guerre Mondiale en Alsace, épisode 1
    durée : 00:09:27 - **La Première Guerre Mondiale, épisode 1**
    La plupart des soldats Alsaciens\-Lorrains servirent l'Allemagne jusqu'à la fin de la guerre, parfois jusqu'à l'ultime sacrifice, mais il leur aurait été souvent difficile de faire autrement ; Jean\-Noël Grandhomme, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg, écrit : « Il existe déjà des pouponnières et des _Kindergarten_. Des structures sont créées pendant la guerre. Surtout, les femmes reçoivent une nouvelle allocation. Les aides de l’État et des communes se développent [...] En revanche, lorsque le mari déserte, on supprime l’allocation ». Ce poids de l'histoire explique la spécificité des monuments aux morts d'Alsace\-Moselle qui ne portent souvent que l'inscription lapidaire « À nos morts » en lieu et place du traditionnel « Morts pour la France ». Ce voile pudique, imposé par la défaite de 1918, recouvre le sacrifice de ces combattants, tombés pendant quatre ans pour un drapeau et une patrie qui n'étaient plus les leurs.
    10 min
  • Les traditions de la Saint-Martin
    durée : 00:08:15 - **Les traditions de la Saint\-Martin**
    Saint Martin de Tours, aussi nommé Martin le Miséricordieux, ou encore Saint\-Martin des Champs (qui à donné lieu à appellation de différents édifices religieux), né dans l'Empire romain, plus précisément à Savaria, dans la province romaine de Pannonie (actuelle Hongrie), en 316, et mort à Candes, en Gaule, le 8 novembre 397, est l'un des principaux saints de la chrétienté et le plus célèbre des évêques de Tours avec Grégoire de Tours.
    Sa vie en partie légendaire est essentiellement connue par la Vita sancti Martini (Vie de saint Martin) écrite en 396\-397 par Sulpice\-Sévère, qui fut un de ses disciples. La dévotion à Martin se manifeste à travers une relique, le manteau ou la chape de Martin — qu'il partage avec un déshérité transi de froid. Dès le ve siècle, et pour la première fois dans l'histoire de l'art religieux, le culte martinien a donné lieu à un cycle hagiographique, c'est\-à\-dire à une série d'images successives relatant les faits et gestes du saint. Il introduit le monachisme en Gaule moyenne, le monachisme martinien s'ancrant autour de la Loire, tandis que les monachismes lérinien et cassianite se développent dans la Gaule méridionale.
    Cette date tombe à la fin des récoltes, et, autrefois, les gens se rendaient avec des torches sur une place, où ils faisaient un grand festin, éclairés par un grand feu. La Saint\-Martin, symbole de partage, est toujours célébrée par des retraites au flambeau dans les rues, les lampions étant généralement portés ou même confectionnés par les enfants. On organise aussi des feux de joie. C’est une fête de la lumière. Certains enfants vont de maison en maison demander des bonbons aux voisins dans leur quartier, en échange d'une chanson. Les villes sont parfois décorées de lampions le soir et des foires commerciales coïncident avec l’événement. Le plat traditionnel est une oie rôtie (Martini Gans), volaille qui est grasse à point début novembre et qui rappelle la légende selon laquelle les oies auraient dénoncé le saint homme qui s'était caché au milieu d'elles, ne voulant pas être fait évêque de Tours. On prépare aussi certaines sucreries, comme les Weckmänner, appelés aussi Stutenkerle, ou les Martinsbrezeln.
    9 min
  • Les traditions entre Toussaint et Saint-Martin, épisode 1
    durée : 00:09:04 - **Les traditions entre Toussaint et Saint\-martin, épisode 1**
    L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5h15, marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914\-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre.
    Le cessez\-le\-feu est effectif à onze heures, entraînant dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d'une guerre qui a fait plus de 8 millions de morts, d'invalides et de mutilés. Les généraux allemands et alliés se réunissent dans un wagon\-restaurant aménagé provenant du train d'État\-Major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.
    Plus tard, en 1919, à Versailles, sera signé le traité de paix de Versailles, qui met réellement fin à l'état de guerre.
    10 min

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Emilienne Kauffmann vous décrit les traditions et le patrimoine alsaciens à l'aide de ses souvenirs, des anecdotes, et ses incroyables connaissances