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Ce lundi 24 novembre, le procès de Maylis D. s’ouvre devant la Cour des Landes. Elle est soupçonnée d’avoir empoisonnée ses deux filles, dont l’une décédée en 2019 à l’âge de 18 ans. Selon une expertise psychiatrique, la mère de famille est atteinte d’un trouble de santé mentale : le syndrome de Münchhausen par procuration. C’est un cas dans lequel un adulte, le plus souvent un parent, provoque ou fabrique des symptômes chez un enfant ou une personne dépendante afin d’obtenir de l’attention ou de la reconnaissance en tant que soignant.
Invité du Titre à la Une: Samuel Lepastier, psychiatre et directeur de recherches à l’Université Paris Diderot.
Signer maintenant pour perdre un peu, ou prendre le risque d’attendre et de perdre plus. Voilà le dilemme auquel fait face l’Ukraine depuis la présentation d’un plan de paix par les États-Unis. Washington propose de céder plusieurs régions ukrainiennes à la Russie, dont celles de Kherson et de Zaporijia. L’Ukraine renoncerait aussi à intégrer l’OTAN. La mise en œuvre de l'intégralité du plan, si ce dernier est accepté, serait surveillée par un "conseil de paix" présidé par Donald Trump.
Invité du Titre à la Une : Jean de Gliniasty, ancien ambassadeur de France en Russie.
Le chef d’état-major des Armées, le général Fabien Mandon, a alerté sur un possible affrontement entre la France et la Russie d’ici trois à quatre ans, ce mercredi 19 novembre. Il a évoqué une Russie « désinhibée » dans l’usage de la force, capable de recourir à des stratégies hybrides, entre cyberattaques, espionnage et désinformation. Ces déclarations relancent le débat : la France est-elle réellement prête à un conflit majeur avec la Russie ? Dans un contexte de montée en puissance militaire russe et de renforcement de l’armée française, les enjeux stratégiques et politiques sont scrutés de près.
Invité du Titre à la Une: Didier François, journaliste de BFMTV, spécialiste de la défense.
À Marseille, le meurtre de Mehdi Kessaci, 20 ans, abattu le 13 novembre par des hommes à moto, ravive l’ombre du narcotrafic dans la cité phocéenne. Le parquet examine la piste d’un “assassinat d’avertissement” : Mehdi était le frère d’Amine Kessaci, militant anti-drogue, et n’était pas impliqué dans le trafic. L’enquête a été confiée à la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO), signe de la gravité des soupçons. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé un “crime d’intimidation” et parle d’un “point de bascule” pour les réseaux mafieux marseillais. Ce drame soulève des questions sur l’évolution et la brutalité du narcotrafic urbain.
Invité du Titre à la Une: Jean-Baptiste Perrier, professeur de droit privé et de sciences criminelles à l’université d’Aix-Marseille.
Les associations sociales tirent la sonnette d’alarme alors que la pauvreté monte à des niveaux records. Un Français sur cinq déclare être aujourd’hui dans une situation précaire, d’après le dernier baromètre d’Ipsos. À l’approche de l’hiver, des organisations comme le Secours Populaire témoignent d’une augmentation constante de la fréquentation de leurs services d’aide alimentaire. Les Restos du Cœur, bien qu’au cœur de la réponse solidaire, évoquent une “précarité grandissante” et des difficultés à répondre à la demande, en dépit des dons. Au cœur du débat : comment la société organise-t-elle la solidarité face à une pauvreté qui ne cesse de se déployer ?
Invitée du Titre à la Une: Anne Brunner, directrice des études à l'Observatoire des inégalités et auteure.
Donald Trump créé la surprise. Dimanche 16 novembre, il a annoncé soutenir un vote à la Chambre des représentants américaine pour la publication du dossier du délinquant sexuel Jeffrey Epstein. Jusqu’ici le président s’y était opposé. Il était accusé d’essayer de dissimuler des éléments l’impliquant dans cette affaire en bloquant ce vote. Sa position a semé la division dans le camp républicain, habituellement loyal. Pour rappel, Jeffrey Epstein était un financier américain accusé d’avoir organisé un vaste réseau de trafic sexuel de mineures. Il est mort en prison en août 2019, officiellement par suicide, mais sa mort reste très controversée.
Invitée du Titre à la Une: Cécile Coquet-Mokoko, professeure de civilisation américaine à l’université Versailles-Saint-Quentin.
Deux atomes d’azote, un atomes d’oxygène… c’est la formule chimique du protoxyde d’azote. Un gaz hilarant retrouvé dans la voiture du chauffard qui a renversé le jeune Mathis, 19 ans, à Lille. Or, le protoxyde d’azote a beau provoquer rires incontrôlés, voire hallucinations, il est en vente légale. Actuellement, même détourné de son usage normal, il n'est pas considéré comme un stupéfiant.
Invité du Titre à la Une : Dr Dan Véléa, psychiatre, addictologue et psychothérapeute.
Salah Abdeslam, seul survivant du commando des attentats du 13 novembre 2015, souhaite entamer une démarche de justice restaurative. Condamné à la perpétuité incompressible, il dit vouloir « ouvrir un dialogue » avec certaines victimes, une proposition qui suscite des réactions contrastées. La justice restaurative, instaurée en 2014 en France, permet une rencontre entre victimes et auteurs, sous strict encadrement et sur la base du volontariat. Un processus qui ne vise pas à rejuger les faits, mais à favoriser compréhension et reconnaissance.
Invité du Titre à la Une: Benjamin Sayous, directeur général de l’Institut Français pour la Justice Restaurative.
Boualem Sansal est libéré. L’écrivain franco-algérien a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, à la suite d’une demande de l’Allemagne afin qu’il soit transféré et soigné dans ce pays. Cela faisait un an qu’il était en prison. L’auteur de 2084 : la fin du monde avait été condamné à cinq ans de détention pour “atteinte à l’unité nationale” à la suite de propos jugés critiques envers le pouvoir algérien. Âgé de 80 ans et affaibli par la maladie, il a bénéficié d’une mesure de clémence accordée pour des raisons humanitaires. Sa grâce intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la liberté d’expression en Algérie et des relations entre Alger et Paris.
Invité du Titre à la Une: Philippe Claudel, écrivain, réalisateur français et président de l’Académie Goncourt.
Avocate au barreau de Paris, Negar Haeri a défendu l’un des accusés lors du procès des attentats du 13-Novembre, l’un des plus importants dossiers pénaux de ces dernières années. Son rôle s’est exercé dans un contexte où l’émotion collective, la médiatisation et l’ampleur du drame rendaient la défense particulièrement délicate. Les avocats de la défense ont dû naviguer entre attentes des victimes, pression publique et exigences strictes de procédure. Pour Negar Haeri, l’enjeu était de garantir les droits de son client dans un procès hors norme, tout en faisant face à la densité des preuves, à la durée des audiences et à la charge symbolique de l’affaire. Une fonction qui illustre la complexité du travail de défense dans les procès de terrorisme.
Invitée du Titre à la Une: Negar Haeri, avocate ayant défendu l’un des accusés lors du procès des attentats du 13-Novembre.
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