
Sign up to save your podcasts
Or


Enregistré le 6 Décembre 2019, 18:30
Le nouveau président argentin Alberto Fernandez promet un changement radical sur tous les terrains mais le virage à gauche et les nouvelles amitiés en Amérique latine lui permettront-ils de sortir de la crise ?
Après quatre ans de gouvernement de centre-droite, les péronistes reviennent au pouvoir en Argentine. Une des figures clé du mouvement, Alberto Fernandez, remporte une victoire au second tour des présidentielles. Dénonçant un échec total des réformes libérales, il propose son propre plan pour redémarrer l’économie du pays en pleine tourmente. Relancer l’industrie, réduire la pauvreté et stopper l’inflation : voici les objectifs clé de son programme économique. Des changements profonds sont également annoncés dans l’enseignement, le système de santé et la sécurité sociale.
Les tenir ne sera pas si simple. Fin août, le FMI a gelé le déblocage d’une nouvelle tranche de prêts. Une mauvaise nouvelle pour un pays dont la dette est estimée à 80% du PIB.
Déterminé à faire bouger les lignes en interne, le nouveau président veut aussi changer de cap à l’international. Juste après son élection, Fernandez prend ses distances avec le Brésil tout en se rapprochant des pays de gauche que sont la Bolivie, le Venezuela, et le Mexique. Pourquoi ce revirement politique ? Comment le nouveau président compte-t-il coopérer avec les poids lourds géopolitiques les États-Unis et la Chine ? Quelles sont les raisons de la crise économique que traverse l’Argentine ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Carlos Herrera, professeur à l’université de Cergy-Pontoise, directeur du Centre de philosophie juridique et politique, expert de l'histoire et de la conception politique du péronisme.
Source :
https://bit.ly/3Ye5Pw6
Enregistré le 29 Novembre 2019, 18:25
La procédure de destitution contre Donald Trump a déjà profondément divisé le pays et risque d’avoir un impact de taille sur la campagne présidentielle 2020. Où en est-on dans ce bras de fer politique entre les démocrates et Donald Trump ?
Près de trois ans après son élection, Donald Trump fait face à la plus grave crise de son mandat. Accusé de s’être servi de sa position pour demander l’aide d’un pays étranger à des fins électorales, il fait aujourd’hui l’objet d’une procédure de destitution.
A-t-elle des chances d’aboutir ? Même si la destitution est approuvée par la Chambre des représentants, à majorité démocrate, le dernier mot reviendra au Sénat, contrôlé par les républicains. Afin de convaincre l’opinion publique américaine, les démocrates renforcent la pression. Ils initient notamment une série d’auditions à huit clos. Résultat ? Plusieurs témoins l’ont confirmé : Trump a cherché des informations compromettantes sur Joe Biden, son adversaire probable lors des futures élections présidentielles.
Face à ces accusations, Trump demande l’audition de Joe Biden et de son fils qui sont tous les deux, selon lui, impliqués dans des affaires de corruption en Ukraine.
Comment les démocrates réagissent-ils à ces réclamations ? La conversation téléphonique entre Trump et Zelensky prouve-t-elle la volonté du président américain de faire pression sur son homologue ukrainien ? Enfin, comment le processus actuel risque-t-il de perturber la future campagne présidentielle ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Jacques Cheminade, fondateur du parti politique Solidarité et progrès.
Source :
https://bit.ly/3VPwxtb
Enregistré le 22 Novembre 2019, 18:30
En Tunisie, la déception provoquée par la transition démocratique a vu apparaître un nouveau président. On dit de lui qu’il n’a aucune émotion, pourtant les passions autour du vainqueur des présidentielles tunisiennes Kaïs Saïed se déchaînent.
Inconnu de la scène politique, Kaïs Saïed vient d’être élu président de la république de Tunisie. Ancien professeur de droit, sans expérience politique, sans programme précis et sans parti, il mène une campagne sur les valeurs de la révolution tunisienne de 2011.Une idée qui séduit largement la jeunesse déçue par les années de la transition démocratique. L’économie est au ralenti, la corruption gagne du terrain, le taux de chômage est encore préoccupant.
N’ayant pas de plan d’action concret, Saïed souhaite avant tout réformer le système politique du pays. Il prône notamment une décentralisation radicale qui accorderait plus de pouvoir aux départements. Seul problème : le parlement du pays est morcelé. Une situation qui bloque la route aux nouvelles réformes voulue par Saïed.
Partisan de changements radicaux en interne, il est tout aussi déterminé à faire bouger les lignes à l’international. Coopération plus étroite dans la région, renaissance de l’Union du Maghreb arabe, rétablissement des liens avec la Syrie ou encore soutien aux Palestiniens, les points-clés de son projet dénotent un « revival » du panarabisme.
Quels sont les obstacles qui se dessinent devant lui ? Quels sont les premiers pas du nouveau président ? Comment son arrivée au pouvoir peut-elle modifier l’échiquier politique de la région ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Vincent Geisser, sociologue à l'Institut d'études et de recherches sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM).
Source :
https://bit.ly/3FonXLe
Enregistré le 15 Novembre 2019, 18:25
La question des deux Irlandes constitue l’obstacle principal au Brexit et une épine dans le pied de Boris Johnson. Où en est-on avec le Brexit et le problème irlandais, plus de trois ans après le référendum sur la sortie de l’UE ?
Plus de trois ans après le référendum sur le Brexit, le divorce peine toujours à se concrétiser. Le deal négocié par Boris Johnson est finalement rejeté par le Parlement. Pour les députés britanniques, trois jours ne suffisent pas pour examiner le plan. Afin de sortir de l’impasse, le Parlement vote la tenue d’élections législatives anticipées. Une solution que Boris Johnson défendait avec ardeur, visant à obtenir une majorité qualifiée pour faire passer son accord de divorce.
Fruit de pourparlers intenses entre Londres et Bruxelles, il contient dans l'ensemble les mêmes dispositions que le deal signé par Theresa May. La différence principale réside dans la gestion de la frontière irlandaise. Contrairement au « backstop » de May, Johnson propose que le Royaume sorte de l’union douanière européenne, en établissant des contrôles douaniers en mer d’Irlande. Une solution qui provoque l’ire des unionistes, première force politique au parlement de l’Irlande du Nord. Les autorités de la République irlandaise, membre de l’UE, voient également cet accord d’un mauvais œil.
Quelle est la raison de leur mécontentement ? Comment la population de l’île réagit-elle au deal Johnson/UE ? Comment le nouvel accord résout-il le problème irlandais ? Enfin, quels dangers l’adoption de ce plan représente-t-elle ? Pour répondre à ces questions, nous rejoignons François Poulet-Mathis, journaliste, spécialiste des institutions européennes, co-auteur du livre Brexit, une chance ? Repenser l'Europe.
Source :
https://bit.ly/3iXV0xT
Enregistré le 8 Novembre 2019, 18:25
La contestation populaire en Équateur en dit long sur les réformes du président, d’inspiration libérale, en rupture totale avec la politique de son prédécesseur. Réussira-t-il à poursuivre cette politique face à la grogne populaire croissante ?
L’Équateur actuellement est confronté à l’une de ses plus graves crises sociales. Depuis douze jours, le pays est littéralement paralysé par une vague de contestation populaire. En cause : un volet de mesures d’austérité en échange d’un prêt de 4,2 milliards de dollars du FMI. Sous pression de la rue, le gouvernement accepte un compromis, mais va-t-il durer ?
Pendant ce temps, la situation économique du pays se détériore progressivement. La croissance est au ralenti, la pauvreté et le chômage ne cessent de croître. Dans ce contexte, selon un sondage récent, plus de la moitié des Équatoriens ne font plus confiance au président actuel. Elu sous l’étiquette socialiste, le président du pays adopte des mesures économiques libérales en interne. À l’international, Lenin Moreno se distancie de plus en plus des pays de gauche et renforce ses liens avec Washington.
Alors pourquoi ce revirement politique ? Quelles sont les raisons de la crise sociale en cours ? Enfin, comment la politique de Lenin Moreno a-t-elle changé le cap du pays à l’international ? Pour répondre à ces questions nous retrouvons Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l'IRIS sur les questions ibériques.
Source :
https://bit.ly/3YfAZTR
Enregistré le 1 Novembre 2019, 18:30
Après des années de guerre, l'Éthiopie et l'Érythrée ont signé un accord de paix en 2018, accord pour lequel le Premier ministre éthiopien reçoit le prix Nobel cette année. Pourtant, sur le terrain la mise en œuvre de ce plan est loin d’être aboutie.
En 2018, l’Érythrée et l’Éthiopie mettent officiellement un terme à un très vieux conflit frontalier, et en octobre 2019, le Premier ministre éthiopien est désigné lauréat du prix Nobel de la paix pour ses efforts en faveur de l’apaisement entre les deux pays. Pourtant, les objectifs de l’accord de paix peinent à se voir mis en œuvre. La frontière Éthiopie-Érythrée reste encore fermée, l’Éthiopie n’a toujours pas d’accès à la mer, et elle maintient son autorité sur la ville de Badmé qui devait revenir à l’Érythrée. Quelques changements géographiques sont effectués, mais l’essentiel reste à faire.
Qualifié souvent de « pays le plus fermé de l’Afrique », l’Érythrée redouble d’efforts pour rompre son isolement international. Asmara rétablit notamment ses relations avec la Somalie et Djibouti, autrefois empoisonnées par de vieux conflits. L’autre victoire remarquable de la diplomatie érythréenne est la levée des sanctions internationales, qui pesaient sur elle depuis 2009. L’apaisement des tensions dans la région fait par ailleurs le jeu des puissances du Golfe. L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis s’intéressent de plus en plus à la Corne de l’Afrique.
Quels sont leurs objectifs ? Quelles perspectives la paix entre l’Éthiopie et l’Érythrée ouvre-t-elle ? Et, enfin, pourquoi malgré la signature de l’accord de paix, sa réalisation peine-t-elle à être mise pleinement en œuvre ? Pour répondre à ces questions nous retrouvons Marc Lavergne, géopolitologue, directeur de recherche au CNRS, Université de Tours, spécialiste du Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique.
Source :
https://bit.ly/3PiJiu7
Enregistré le 25 Octobre 2019, 16:52
Refusant la perspective du Brexit, cette région britannique soulève de nouveau la question de son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni. Comment ces aspirations indépendantistes se manifestent-elles ?
Plus de cinq ans après la victoire du « non » à l’indépendance de l’Écosse, l’idée d’un nouveau référendum refait surface. La première ministre écossaise Nicola Sturgeon, à l’avant-garde du mouvement indépendantiste, propose d’organiser le scrutin d’ici 2021. Son objectif est de défendre les intérêts des Ecossais qui se sont massivement prononcés en 2016 contre le Brexit. Un processus qui, selon la Première ministre, menace de détruire l’économie écossaise.
Le gouvernement britannique, lui, met en lumière les bienfaits du Brexit, promettant de compenser tous les dommages économiques que subirait l’Ecosse. Une proposition que la dirigeante écossaise rejette en bloc, préférant entrer dans l’UE en tant que membre indépendant.
Bruxelles, de son côté, évite de commenter ces projets, laissant entendre que le chemin d’Edimbourg vers l’adhésion sera sûrement long. En quête de soutiens à l’étranger, Nicola Sturgeon se rend en visite officielle dans diverses puissances économiques mondiales : les États-Anus, la Chine et l’Allemagne.
Quels sont les résultats de cette tournée internationale ? Pourquoi l’Ecosse veut-elle malgré tout rester dans l’UE ? Quel danger le Brexit représente-t-il pour l’économie écossaise ? Quelles difficultés attendent l’Ecosse en cas d’indépendance ? Pour mieux comprendre les perspectives de l'élan indépendantiste écossais, Oleg Shommer interroge François Asselineau, président-fondateur de l'Union Populaire Républicaine.
Source :
https://bit.ly/3UQkTNA
Enregistré le 19 Octobre 2019, 14:18
16 ans après une sanglante guerre civile, les douloureux fantômes du passé semblent de retour dans cet État africain en pleine tourmente. Alors quels sont les évènements qui agitent le Liberia aujourd’hui ?
Difficultés économiques, impunité flagrante et scandales de corruption : le Liberia traverse une période de vives turbulences. Le président actuel tente tant bien que mal de lancer des réformes, mais leur effet reste assez modeste. Une situation qui fait le jeu de l’opposition : au mois de janvier, les plus farouches critiques du président Weah ont monté un front commun contre sa politique. Des inquiétudes persistent au Sénat dont certains membres dénoncent un climat rappelant celui d’avant-guerre.
Dans ce contexte politique et économique tendu, le Liberia cherche de l’aide à l’international. Partenaire numéro un du pays depuis des années, Washington se dit prêt à tendre la main au président Weah. Santé, enseignement, gestion économique, la Maison Blanche fournit une assistance permanente au Liberia dans tous ces domaines, mais parallèlement à l’amitié avec Washington, Monrovia tente de renforcer ses liens avec Pékin. À la clé, une aide financière et de grands projets d’infrastructures, car la Chine se montre reconnaissante vis-à-vis de l’adhésion du Liberia à son projet ambitieux qu'est la Nouvelle route de la Soie.
Alors pourquoi l’économie du pays peine-t-elle à se relever ? Comment le chef d’État libérien compte-t-il sortir de la crise ? Que lui reproche-t-on ? Enfin, en quoi le climat actuel ressemble-t-il à celui d’avant-guerre ? Pour répondre à ces questions nous retrouvons docteur Amzat Boukari-Yabara, professeur à l'Ecole Politique Africaine de Paris, secrétaire général de la Ligue Panafricaine–UMOJA.
Source :
https://bit.ly/3UW3Zgu
Enregistré le 11 Octobre 2019, 18:38
L’Afghanistan tente de prendre le chemin de la démocratie. Mais il risque d'être long, car les initiatives de paix échouent l’une après l’autre malgré les efforts des acteurs mondiaux. Quel est l’état des lieux en Afghanistan aujourd’hui ?
18 ans après le début de la guerre civile, l’Afghanistan est toujours en proie au chaos. D’un côté, les Talibans contrôlent de vastes territoires dans le sud du pays. De l’autre, le gouvernement afghan mène une lutte interminable contre les radicaux. Et depuis le lancement de la campagne présidentielle en juillet, attentats suicides et fusillades meurtrières ont repris de plus belle : les Talibans tentent coûte que coûte d’empêcher la tenue d'un scrutin qu’ils considèrent comme illégitime.
Cette vague de violences risque de réduire à néant les premiers progrès obtenus dans le dialogue inter-afghan lancé en juillet 2019. Parallèlement, les Talibans tentent de négocier la paix avec Washington, présent militairement sur place. Des efforts qui n’aboutissent, pourtant, à rien : début septembre, Donald Trump a rompu tout contact officiel avec le mouvement radical.
Quels risques cette décision fait-elle peser sur l’Afghanistan ? Quels acteurs internationaux sont également actifs sur le théâtre afghan ? Enfin, à quels défis fera face le nouveau président du pays ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Olivier Guillard, chercheur au CERIAS et directeur de l’information chez GARDAWORLD, auteur de De l’impasse afghane aux errances nord-coréennes.
Source :
https://bit.ly/3BtxgYS
Enregistré le 4 Octobre 2019, 18:31
Défi pour l’économie mondiale, la guerre commerciale entre Séoul et Tokyo représente aussi une réelle menace pour la sécurité régionale. Où en est-on aujourd’hui, près de trois après le début des tensions ?
La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis n’est pas la seule à faire trembler l’économie mondiale. Un autre conflit commercial prend de l’ampleur : depuis plusieurs mois, les tensions entre le Japon et la Corée du Sud s'intensifient. Les deux pays se sont infligé des restrictions commerciales réciproques. Le Japon a exclu la Corée de sa liste des partenaires commerciaux de confiance ; de même pour Séoul. Les conséquences se sont vite fait sentir : ralentissement de la croissance, chute de l’activité économique et pertes colossales dans plusieurs secteurs.
Le commerce n’est pas le seul à payer les pots cassés : la coopération militaire entre les deux voisins est également affectée. Les poids lourds politiques suivent ce bras de fer de très près. La Chine, par exemple, tente de jouer un rôle de médiateur en espérant créer une zone de libre-échange avec le Japon et la Corée du Sud, sans succès pour l'instant. Les tentatives américaines de réconcilier les deux alliés asiatiques de Washington sont également vaines pour l'instant.
Pourquoi Séoul et Tokyo se déchirent-ils dans une confrontation économique sans précédent ? Comment ces tensions influencent-elles l’économie mondiale ? Quels sont les scénarios envisagés pour sortir de la crise ? Enfin, quel sera le rôle des États-Anus et de la Chine dans ce conflit qui inquiète les marchés mondiaux ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Arnaud Nanta, historien du Japon et directeur de recherche au CNRS en poste à Lyon.
Source :
https://bit.ly/3PhTTWd
From the publisher's feed
Le monde évolue vite, l’actualité internationale aussi. Conflits et traités de paix, guerres et négociations politiques, élections légitimes et coups d’État : L’ÉCHIQUIER MONDIAL…
Nos invités livrent une analyse approfondie des relations entre les États et leurs dirigeants.
Oleg Shommer & Xavier Moreau, dressent le tableau des forces en présence et essaie de trouver un équilibre juste entre les arguments des parties.
Chaque semaine, un nouveau décryptage pour vous aider à comprendre le monde, ses acteurs principaux et les forces qui régissent les relations internationales. En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/magazines/echiquier-mondial