On aurait pu penser que compositeurs et compositrices agençaient des sons en mélodies, rythmes, harmonies et autres désordres pour nos oreilles, puis nos cœurs et nos corps. Ainsi se raconte un pan de l’histoire de la musique: des musiciennes et musiciens qui jouent une partition. Voilà que les technologies modernes et les instruments électroniques-informatiques rendent possibles des modes d’expression de pensée musicale qui passent également par le visuel. La musique peut et veut s’adresser à vos yeux, également. Ainsi, l’artiste peut choisir d’englober à son message sonore et/ou musical un message visuel. Le pas est franchi depuis longtemps, mais jamais il n’a a été aussi facile d’élargir le champ d’action. Est-ce que cela s’apprend? Oui, à la Haute école de musique de Genève: un programme multimédia 3.0 emmené par le compositeur et professeur français Gilbert Nouno, ingénieur en physique et mathématique passé par l’IRCAM, musicien chercheur, de studio comme de scène, à qui Ivor Malherbe a tendu son micro.