Les 4 Vérités

Les 4 Vérités

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Les 4 Vérités episodes

  • Législatives : et maintenant, qui pour gouverner la France ?

    La nuit de Manuel Bompard, coordinateur de LFI et député des Bouches-du-Rhône, fut courte mais intense ! Au lendemain du deuxième tour des législatives anticipées, le Nouveau Front Populaire savoure sa victoire avec 182 sièges contre 143 pour le Rassemblement National. À l’issue du scrutin, certains dirigeants politiques restent sur leur faim, contraints de devoir gouverner dans une Assemblée nationale sans majorité absolue. À l’instar des macronistes, grand perdant de cette élection à géométrie variable, de même que le RN que certains voyaient déjà pousser les portes de Matignon. « Ils ont progressé mais bien loin de ce que disaient les sondages ces dernières semaines » assène notre invité sur le plateau des 4 vérités ce lundi 8 juillet 2024.

    NFP : un front ouvert ou fermé ? 

    Une question demeure en suspens : qui pour gouverner et reprendre la succession de Gabriel Attal ? Pour le coordinateur de La France Insoumise, « c’est la première formation politique à l’Assemblée nationale » qui doit prendre la relève. Tout comme l’a exhorté Jean-Luc Mélenchon à l’annonce des résultats, ce dernier appelle Emmanuel Macron à nommer un élu NFP. Et La France Insoumise semble déjà avoir une petite idée en tête. Accusé pendant la campagne de forcer le passage y compris face à ses alliés, le camp de Jean-Luc Mélenchon aurait-il corrigé le tir ? Dans ses rangs, Clémentine Autain a proposé, en marge des résultats, de rassembler tous les députés élus du Nouveau Front Populaire pour soumettre une première proposition au président de la République, y compris par le vote. Et cette dernière n’a pas exclu la candidature de Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV. « Il faut qu’il y ait une proposition avec un gouvernement du NFP qui permette de représenter l’ensemble des composantes de cette coalition » assure notre invité. Si Jean-Luc Mélenchon semble favorable à la discussion au sein de  sa famille politique, il ne transige aucun compromis concernant le programme du Nouveau Front Populaire qui ne pourra faire l’objet d’aucune négociation. Une déclaration qui donne le ton des futurs débats à l’Assemblée dans laquelle le frondeur LFI compte bien imposer ses idées, à commencer par l’abrogation de la réforme des retraites. « Nous proposerons d’augmenter le SMIC, de rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune » ajoute le député réélu. 

    8 min
  • Législatives, la gauche et le grand flou

    Le grand feuilleton des législatives s’est enfin achevé ce dimanche 7 juillet 2024. Et le deuxième round de cette élection anticipée s’est soldé avec un taux de participation record à 66,7%, un score jamais atteint depuis 1997. Verdict ? Point de majorité absolue mais une Assemblée nationale qui se dessine à gauche avec 182 sièges pour le Nouveau Front Populaire. En effet, la coalition de gauche savoure cette victoire tandis que le RN, largement en tête au premier tour, a du mal à cacher sa déception avec 143 sièges derrière Ensemble (168). Si Jordan Bardella ne poussera pas les portes de Matignon, faute de majorité absolue, l’extrême-droite consolide plus que jamais sa position avec un nombre d’élus record. Bilan de ce scrutin surprise, personne n’est assez fort pour gouverner. La confusion règne sur la scène politique avec des majorités à géométrie variable, qui demeurent toutes irréconciliables. Alors que le Premier ministre, Gabriel Attal, devrait présenter sa démission à Emmanuel dans la matinée, que peut-on attendre du nouveau gouvernement ? Pour Yaël Braun-Pivet, présidente sortant de l’Assemblée nationale et députée Ensemble des Yvelines, la politique du compromis reste donc d’usage pour tenter de réformer le pays en présence de nombreuses forces politiques : « Les Français nous enjoignent à nouveau de travailler ensemble […] c’est ce qu’il se passe dans l’ensemble des pays qui nous entourent […] je crois plus que jamais à la coalition parce c’est le message que moi j’entends des Français » observe notre invitée. 

    Législatives : qui pour gouverner la France ? 

    À l’annonce des premiers résultats anticipés, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé. Il a insisté sur la nécessité d’unir les forces progressistes pour continuer la lutte contre les inégalités sociales et économiques. "Les résultats de ces élections montrent que le peuple aspire à un changement profond. Nous devons être à la hauteur de cette espérance", a-t-il déclaré. Le chef de file de LFI a également critiqué les partis traditionnels pour leur incapacité à répondre aux préoccupations des citoyens et pour leur complicité dans le maintien d’un système qu’il juge inégalitaire et injuste. Enfin, il a réitéré son engagement à porter la voix des sans-voix et à se battre pour une société plus solidaire et équitable. Ce dernier n’a pas hésité à interpeller le président de la République à qu’il somme d’appeler le Nouveau Front Populaire à gouverner. « Il revendique l’exercice du pouvoir et l’application intégrale du NFP et ça, dans une Assemblée où on ne détient pas la majorité, ça n’est pas possible sauf à coup de 49-3 mais je ne crois pas que ce soit l’attention de Jean-Luc Mélenchon. Il va falloir de toute façon que chacun fasse un effort pour trouver un programme de gouvernement qui permette d’avancer et de répondre aux attentes des Français » martèle Yaël Braun-Pivet.  

    Le suspens des législatives se poursuit avec une question cruciale : qui pour prendre la succession de Gabriel Attal à Matignon ? Le bal des scénarios est ouvert pour tenter de percer le secret de ce vaudeville politique et tous restent suspendus aux lèvres d’Emmanuel Macron qui devrait bientôt prendre sa décision. Pour l’heure, la présidente sortante de l’Assemblée nationale tient à saluer « la formidable campagne » de Gabriel Attal pour l’ancienne majorité avant de s’attacher aux futures coalitions pour tenter de gouverner cette Assemblée tripartite. Ce dimanche 7 juillet 2024, Édouard Philippe a appelé à un accord non pérenne hors RN et hors LFI pour gérer le pays. Une hypothèse qui semble séduire Yaël Braun-Pivet : « Il faut que l’on soit allié avec des personnes qui partagent nos valeurs et nos objectifs […] c’est un formidable succès pour la démocratie » ajoute notre invitée. Qui dit coalition dit également concession des uns et des autres pour dessiner les contours d’un programme commun. Alors, l’ancienne majorité présidentielle est-elle prête à abroger sa réforme d

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  • Union de plusieurs blocs à l’Assemblée et deuxième tour des législatives, François Bayrou est l’invité du 5 juillet 2024

    Dimanche 7 juillet, lorsque les électeurs auront voté au deuxième tour des législatives, la France connaîtra sa sentence. La France sera-t-elle ingouvernable, faute de majorité claire à l’Assemblée nationale ? À l’heure de vérité, François Bayrou, président du MoDem, invite à se poser les « bonnes questions » : serait-on prêts à accepter que le Rassemblement national ait la majorité absolue à l’Assemblée nationale ? Même si les sondages ne l’annoncent pas ainsi, le risque est indéniable, selon l’homme politique. 

    Si le RN n’obtient en revanche pas de majorité, il juge qu’il faudra que les « responsables agissent en responsables » et que chaque parti représenté à l’Assemblée nationale accepte de gouverner avec des idées différentes. « On doit absolument faire faire et traiter et répondre aux problèmes cruciaux qui se posent pour le pays ». Il ne préfère pour autant pas parler de coalition mais de « gouvernement d’entente républicaine ». Celle-ci aura un but principal : la paix civile. 

    François Bayrou se prononce sur la création d'un bloc unique entre la droite et le MoDem

    Quelle que soit l’issue des résultats de ces législatives, François Bayrou se dit « là pour aider ». « Je ne suis pas là pour avoir un intérêt personnel ou de carrière ». Puisqu’il « n’exclut rien de ce qui peut aider, rapprocher, ou partager une volonté pour le pays », il ne nie pas qu’il pourrait participer à la gouvernance du pays. 

    Sur des sujets très concrets, comme l’assurance chômage, l’immigration, la réforme des retraites, les positions de la droite et de la gauche sont diamétralement opposées. Cependant, l’homme politique estime qu’il ne faut plus raisonner « en gauche et droite » ni en « affrontements systématiques ». Concrètement, par exemple, pour la réforme des retraites, il juge qu'elle sera « indispensable » et qu’elle devra être devra placer « les partenaires sociaux devant leurs responsabilités ». « La réforme des retraites est entre les mains de ceux qui financent les retraites », martèle-t-il. 

    En attendant un nouveau gouvernement, le parti Renaissance et le MoDem ont perdu beaucoup de députés lors du premier tour des élections législatives, dimanche 29 juin. François Bayrou n’est pour autant pas favorable à la création d’un bloc entre les deux partis. « Je n’ai jamais pensé que faire un parti unique était la solution. Je pense qu’il peut y avoir des manières plus rassembleuses de dessiner le destin du pays », estime-t-il.

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  • Privatisation de l’audiovisuel, baisse de la TVA, majorité relative… Jean Philippe Tanguy est l’invité du 5 juillet 2024

    Selon un sondage partagé jeudi 4 juillet par Toluna Harris Interactive pour Challenges, M6 et RTL, le Rassemblement National n’obtiendrait plus une majorité absolue au second tour des élections législatives. Invité sur le plateau des 4 vérités, Jean-Philippe Tanguy, député RN sortant, ne croit pas à ces pronostics. Il parle de « deux déterminants » à prendre en compte : l’hésitation encore présente chez beaucoup de français, et les « mensonges au plus haut sommet de l’État, selon lui, qui « salissent des honnêtes candidats » de son parti.

    Casquette nazie, propos antisémites, difficultés à apporter des donnés chiffrées à des questions précises lors de débats, ou encore prise d’otages… Plusieurs candidats RN aux législatives ont très défavorablement fait parler d’eux. Sur les plateaux de télévision, les cadres du parti préfèrent parler de cas isolés, qu’ils qualifient de « brebis galeuses ». Suivant cette ligne, Jean-Philippe Tanguy refuse de parler d’un problème de casting dans son parti et juge par ailleurs que les maladresses des candidats « pas habitués aux médias » sont « une belle preuve de démocratie ». « Il faut que l’Assemblée ressemble à notre pays », martèle-t-il, tout en précisant tout de même que « ceux qui devaient l’être ont été exclus par Jordan Bardella ».

    Mardi 2 juillet, alors que le dépôt final des candidatures est fixé à 18 heures, 217 désistements ont été recensés lors de l’entre-deux-tours. Ils appellent à faire barrage au parti de Jordan Bardella. Jean-Philippe Tanguy dénonce un système trompeur, « qui ne s’intéresse pas aux français », mis en place, selon lui, uniquement pour conserver des places à l’assemblée.

    Le RN veut taper sur les armateurs français

    Dans l’hypothèse d’une victoire du Rassemblement national dimanche 7 juillet, Marine Le Pen a promis la baisse de la TVA sur les produits d’énergie dès le mois de juillet. Il s’agit d’une des premières mesures que le parti prendra en cas de majorité. Pour financer cette TVA rectificative, le parti compte lutter contre un certain nombre de niches fiscales. Par exemple, le député sortant cite celle sur les armateurs. « Il n’y a aucune raison pour que les armateurs bénéficient d’une telle niche fiscale, aucune contrainte particulière qui le justifie. Il ne s’agit pas de leur imposer une nouvelle taxe, mais de leur faire payer les mêmes impôts que les autres acteurs économiques », explique Jean-Philippe Tanguy.

    34 associations publiques, dont Emmaüs, alertent sur le fait que le RN veuille supprimer des subventions aujourd’hui accordées à la banque postale, qui a une mission de service publique. L’ancien cadre de Debout la France parle d’une « fausse information » et dit vouloir remplacer les contributions des français par celles des banques, tout simplement. « Il n'y a pas de raisons que ce soient les contribuables qui payent.» 

    À propos de la privation de l’audiovisuel public annoncée par le Rassemblement national, aucun calendrier précis n’est fixé pour l’instant. Tout dépendra de l'occasion de mener une « belle négociation », informe Jean-Philippe Tanguy.

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  • « Je ne voterai pas pour LFI » - Gérald Darmanin est l’invité du 4 juillet 2024

    Suite aux agressions dont ont été victimes Prisca Thévenot, porte-parole du gouvernement, en région parisienne et la candidate du Rassemblement National Marie Dauchy en Savoie, mercredi 3 juillet, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin apporte son soutien aux candidats agressés, notamment à sa consoeur Prisca Thévenot. Il se targue d’avoir pu faire « 4 interpellations » pour son agression et estime « inacceptable » de s’attaquer directement aux candidats et non à leurs idées. « Nous devons faire attention parce qu’il se passe quelque chose qui confine à la violence dans le pays », menace-t-il. Mais, rassurant, il explique avoir déployé 13 000 gendarmes et policiers à travers la France pour le bon déroulement du deuxième tour des législatives, ce dimanche 7 juillet, dont 5 000 en région parisienne pour éviter des débordements de militants de gauche ou d’extrême droite, en fonction des résultats. 

    Combattre le RN et LFI 

    Au micro de Jean-Baptiste Marteau ce matin, l’ancien maire de Tourcoing félicite le Premier ministre Gabriel Attal pour ses propos tenus le soir du premier tour des législatives, invitant les électeurs à faire barrage contre le Rassemblement National : « Notre objectif est clair : empêcher le Rassemblement National d’avoir une majorité absolue au second tour, de dominer l’Assemblée nationale et de gouverner le pays avec le projet funeste qui est le sien. Je le dis avec force que l’instant à chacun de nos électeurs : pas une voix ne doit aller au Rassemblement National », a-t-il notamment twitté le 30 juin dernier. Pour notre invité, le Premier ministre a « raison » de dire qu’il faut faire barrage au Rassemblement National, qui est « le seul parti qui peut obtenir la majorité absolue ». Mais il réitère sur le plateau de France 2 son refus catégorique d’appeler les Français à voter pour LFI en cas de duel contre l’extrême droite. « Les Français sont de grandes personnes et n’ont pas besoin qu’on leur dise qui voter », annonce-t-il, se déchargeant ainsi de toute responsabilité. 

    « J’aime trop la police pour pouvoir voter pour un candidat de la France Insoumise ». Le parti présidentiel et la coalition de gauche sont-ils à ce point irréconciliables, incapables de faire barrage ensemble contre le parti fondé par Marine Le Pen ? Gérald Darmanin est imperturbable : « je ne souhaiterais pas gouverner avec l’extrême gauche », avoue-t-il, bien que la France Insoumise ne soit pas classifiée par le Conseil d’État comme un parti d’extrême gauche. Il continue : « tant que la France Insoumise ne se met pas dans l’arc républicain et qu’elle ne refuse pas l’antisémitisme, je considère que ce n’est pas un parti avec lequel faire barrage contre le Rassemblement National parce que ce sont aussi eux qui les font monter. » Et de conclure : « J’assume mes convictions, je suis un homme de droite à la fibre sociale, tous les électeurs sont invités à voter pour nos candidats, mais pas au prix de la France Insoumise. » 

    Quant à une remise en question du choix d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée et d’organiser des législatives en très peu de temps : impossible pour l’actuel ministre de l’Intérieur. « Je suis un homme de droite qui soutient le Président avec loyauté depuis 7 ans », se décrit-il, avant d’avouer : « nous avons fait des erreurs mais nous n’avons pas failli ». Il se félicite notamment d’avoir soutenu des projets en matière de sécurité et d’immigration qui sont, pour lui, une priorité pour les électeurs. Il ajoute : « Nous ne sommes pas socialistes, c’est important que les entreprises fassent du profit, mais c’est aussi important d’écouter les ouvriers et les employés », avant d’insister sur l’importance de la décentralisation car « c’est sur le terrain que l’on peut faire changer les choses, et pas seulement en faisant de grands discours à Paris ». Enfin, à propos de l’annonce de CIO de réfléchir à annuler ou non les Jeux Olympiques de Paris, il s’agirait selon Gérald D

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  • Les communistes évincés du Nord-Pas-de-Calais - Fabien Roussel est l’invité du 4 juillet 2024

     La porte-parole du gouvernement Prisca Thévenot dit avoir été agressée avec son équipe hier soir, mercredi 3 juillet, à Meudon-la-forêt, alors qu’elle collait des affiches. Marie Dauchy, candidate RN aux législatives dans la troisième circonscription de Savoie aurait également été agressée verbalement par un commerçant sur le marché de Valgelon - La Rochette, ce qui l’aurait amenée à retirer sa candidature. Face à cette montée de violences pendant l’entre-deux-tours des législatives, le président du Parti Communiste, invité des 4 vérités ce matin, tempère la situation. « Dans une société de plus en plus violente, cette violence se rapporte contre des candidats en campagne », a-t-il notamment indiqué, avant de clarifier sa position et d’apporter son soutien aux victimes et à condamner la violence. « Je souhaite que cette campagne se passe de la meilleure manière qui soit, que l’on débatte des idées et des projets sans excès ni caricature », ajoute-t-il. 

    Éliminé dès le premier tour des législatives dans la vingtième circonscription du Nord, qui pourtant était aux mains des communistes depuis 1978, Fabien Roussel accuse une violente défaite pour son parti. Au micro de Jean-Baptiste Marteau, il se dit « battu mais pas abattu », mettant en exergue son amour de son pays et de sa ville pour ne pas abandonner la lutte ni quitter la tête du Parti Communiste. « Si vous regardez la carte du Nord-Pas-de-Calais et du bassin minier, c’est une vague RN qui a emporté toute la région » explique-t-il, justifiant ainsi son propre échec. Il se montre plein d’espoir pour que cette vague « se retire » et que ses idées ainsi que ses envies de répondre au besoin de changement exprimé par les Français dans les urnes le 30 juin dernier, battent à terme l’extrême droite. « Je ferai tout avec mes idées et mes propositions pour que cette vague se retire et qu’ensemble, on puisse vivre dignement », déclare-t-il. 

    Faire front contre le Rassemblement National 

    Le Nouveau Front Populaire s’est positionné très clairement au soir des résultats du premier tour des législatives : tous leurs candidats se retireront en cas de triangulaire ; une position qui a été tenue par les représentants de la gauche à travers tout le pays. La position de la majorité présidentielle était moins claire, invitant à faire barrage contre le parti de Jordan Bardella, mais pas forcément à se retirer ou à voter pour des candidats de gauche. Fabien Roussel est bien conscient du sacrifice que peut être de voter pour la majorité présidentielle pour les électeurs de gauche, « d’autant plus qu’elle nous a caricaturés ». Mais, pour lui, la priorité reste de faire barrage coûte que coûte au Rassemblement National qui n’a jamais été aussi proche du gouvernement de l’histoire de la Cinquième République. Bien qu’il veuille « faire mesurer au camp présidentiel l’irresponsabilité de leurs propos, car ce n’est pas bien de ramener des candidats à des extrêmes sans parler des idées », il insiste sur l’importance de lutter contre l’extrême droite : « pour ma part, je choisirai toujours le meilleur moyen pour battre le Rassemblement National parce que je considère qu’ils sont dangereux pour le pays. »

    Sur le plateau de Télématin, le communiste refuse de se prononcer sur une potentielle grande coalition « républicaine » au lendemain du deuxième tour des législatives, si le Rassemblement National n’obtenait pas la majorité. « C’est de la tambouille présidentielle », s’insurge-t-il, en rappelant que les choses doivent se passer en tout temps. Pendant celui de l’entre-deux tours, il appelle à avoir « une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale ». Il estime « important » qu’il y ait le plus possible de députés de gauche au Parlement parce que, selon lui, eux seuls peuvent répondre aux besoins de changements par de véritables mesures sociales. « Il y a des lignes rouges qui sont incontournables, comme l’abrogation de la retraite à 64 ans, un coup

    10 min
  • Le choix de l’extrême droite ou de la gauche - Éric Ciotti est l’invité du 3 juillet 2024

     Invité sur le plateau des 4 vérités, le Républicain putschiste Éric Ciotti allié au Rassemblement National plussoie les accusations de Marine Le Pen de tentative de « coup d’État » à l’encontre du Président Emmanuel Macron dans ses nominations de préfets avant la fin des législatives. Pour le président LR, le chef de l’État essayerait ainsi de « confisquer la démocratie » et de « confisquer la souveraineté du peuple ». Il qualifie également de « tambouille nauséabonde » le concert des désistements pour faire barrage au Rassemblement National, suite à l’obtention de la majorité des votes au premier tour des législatives du parti d’extrême droite.  

    Pour l’ancien conseiller départemental des Alpes-Maritimes, les Français ont le choix entre « le camp de la gauche dominé par l’extrême gauche et Jean-Luc Mélenchon » et un « bloc de patriotes de droites ». « Je dis aux Français qu’il faut choisir entre le danger de l’extrême gauche et la droite qui veut redresser la France », insiste-t-il. Rappelons que le Conseil d’État a tranché que la France Insoumise est classée comme un parti de gauche, tandis que le Rassemblement National fait partie de l’extrême droite, toujours selon le même Conseil. Il considère de plus sans preuve que le camp présidentiel s’est « manifestement déjà rallié » au Nouveau Front Populaire. Il menace les Républicains qui ne se sont pas ralliés à lui et au Rassemblement National de « disparaître », c’est pourquoi il « appelle tous les élus Républicains à ne pas se tromper et à ne pas compromettre avec La France Insoumise. » Il espère notamment que François-Xavier Bellamy, qu’il estime être « un homme de droite qui aime la France », rejoindra ses rangs. 

    Critiques sur les candidats RN 

    Questionné à propos des 40 candidats du Rassemblement National isolés par différents médias comme Loopsider ou Streetpress pour leurs propos ou actions problématiques, Éric Ciotti se braque et accuse l’animateur de Télématin de favoritisme. Il incrimine le service public pour son engagement politique qu’il considère à gauche de l’échiquier politique. « Les Français en ont assez des diktats moraux assénés par Paris », martèle-t-il. Pour lui, tous les candidats RN sont « respectables ». De plus, les plus problématiques auraient été « immédiatement retirés ». 

    Pas de panique non plus pour notre invité à propos de ses fonctions à la présidence du parti historique de la droite, vu qu’il est élu pendant encore trois ans, et ne considère pas sa fonction remise en cause. Il insiste : « l’enjeu de ces législatives, c’est l’avenir de la France. Soit elle bascule entre les mains de Mélenchon, soit entre celle de Bardella, à la tête d’une coalition patriote qui engagera un redressement du pays. »

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  • Porter la voix des changements sociaux - Sandrine Rousseau est l’invitée du 3 juillet 2024

     Sandrine Rousseau fait partie des rares élus reconduits à leur poste de parlementaire dès le premier tour des législatives. En remportant 52,13% des voix dans la neuvième circonscription de la capitale, l’écologiste a une place assurée dans la nouvelle composition de l’Assemblée. Malgré la bonne nouvelle, elle fustige le président de la République Emmanuel Macron d' avoir pris une décision « bien trop rapide » le soir même des élections européennes où le Rassemblement National a récolté 40% des voix. Elle aurait préféré une dissolution mieux organisée, avant ou après les élections, pour avoir l’occasion de faire campagne et de ne pas se concentrer sur seulement faire barrage à l’extrême droite. « Il nous a mis dans une telle situation d’instabilité que je n’ai pas envie de l’entendre », assène-t-elle à propos du Président. 

    Elle profite de son passage sur le plateau de Télématin pour remercier ceux qui se sont désistés pour faire en sorte que le Rassemblement National ne passe pas. Sur les 306 triangulaires, 210 désistements ont eu lieu, dont 127 candidats du Nouveau Front Populaire. Même si 96 irréductibles n’ont pas voulu laisser leur place, Sandrine Rousseau estime que « le job a globalement été fait ». Il reste aujourd’hui 3 jours seulement à la coalition de gauche pour s’organiser et battre le Rassemblement National au second tour des législatives, qui aura lieu ce dimanche 7 juillet. Au sujet du parti mené par Jordan Bardella, notre invité rappelle notamment que ses élus « ne parlent que de racisme » et qu’elle ne « veut pas d’une France » à la botte de l’extrême droite. 

    Construire la France d’après 

    Questionnée à propos des accusations de « bordélisation » du débat parlementaire adressée aux élus de sa famille politique, l’enseignante-chercheuse et ancienne présidente de l’université de Lille argumente que « ce n’est pas parce qu’[ils] élèvent la voix contre des mesures qui [lui] semblent d’une injustice criante qu’[ils] bordélisent. » Elle récuse dans la foulée la « politique de violence sociale » menée par le chef de l’État, qui nous aurait conduits « dans les bras du Rassemblement National ». 

    C’est pourquoi notre invitée ne se dit pas partisane d’une majorité plurielle au Parlement, construite avec des macronistes et des républicains modérés. « Je ne veux pas trahir les électeurs » indique fièrement la femme politique, mettant en avant son programme « qui permet d’agir sur les racines du Rassemblement National et sur le sentiment d’abandon de la République vécu par de nombreux Français. » Elle souligne l’importance accordée à la rénovation des infrastructures sociales dans tout le pays au cœur du programme porté par le Nouveau Front Populaire. 

    « Je veux qu’on retrouve du sens dans la politique, qu’on reconstruise une cohésion nationale, et que chaque personne se sente considérée », continue-t-elle. Elle avoue qu’elle est bien consciente que la gauche a, dans son histoire, déjà trahi ses électeurs par de multiples occasions : si la gauche revenait au gouvernement à la suite du deuxième tour des législatives, elle veut qu’elle soit « à la hauteur ». 

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  • Lutte contre l’extrême droite et Jeux Olympiques - Anne Hidalgo est l’invitée du 2 juillet 2024

    « Ce serait une catastrophe pour notre pays ». La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo refuse de concéder une quelconque évolution morale du parti mené par Jordan Bardella depuis les heures sombres du Front National. Fermement opposée à une victoire de l’extrême droite au second tour des législatives qui se tiendront dimanche 7 juillet, elle indique qu’il faut « tout faire pour éviter que le Rassemblement National ait une majorité ». « Ce serait un renoncement à nos valeurs » ajoute celle qui considère que l’extrême droite « avance masquée ». Pour elle, le Rassemblement National se serait transformé parce qu’il aurait repris une « rhétorique » lui permettant d’être « plus audible » et de donner l’impression d’un changement de fond. « C’est la même chose », conclue-t-elle. 

    Elle continue, en se basant notamment sur les exemples que nous avons en Italie et dans le reste de l’Europe, ainsi qu’en Argentine : « l’extrême droite est l’ennemi de la démocratie. Elle se sert de la démocratie pour arriver au pouvoir, mais, une fois au pouvoir, elle s’attaque de façon constante aux minorités, aux personnes fragiles, et sème le chaos en prônant une politique économique ultra libérale ». C’est pourquoi elle insiste sur l’importance de se mobiliser dès aujourd’hui pour éviter de voir Jordan Bardella établir ses quartiers à Matignon le 8 juillet. « Dès qu’il y a un risque d’extrême droite, il faut qu’il y ait un désistement, qu’importe le bord politique », explique-t-elle. Même si elle ne s’admet pas fan de la France Insoumise, elle considère que la reconstruction de la gauche passera dans un second temps. 

    Au micro de Thomas Sotto, la maire de Paris invective directement le président de la République, qu’elle considère responsable de ce « chaos ». Elle précise n’avoir « jamais cédé aux sirènes du macronisme » car elle n’a jamais considéré que son projet de ni droite ni gauche « offrait un avenir pour le pays ». Selon elle, la politique est une affaire relativement simple : « il faut éviter de faire de la triangulation et de s’en remettre à des agences de communications. Il faut avoir une vision et des propositions claires. » Elle reproche notamment à Emmanuel Macron d’avoir décidé de cette dissolution sur un coup de tête, en ne laissant pas le temps aux partis de faire campagne. 

    Jeux Olympiques et ville de Paris 

    Fière d’être la maire de la ville lumière, Anne Hidalgo souligne les qualités d’une métropole qu’elle estime « de liberté, toujours engagée sur les droits humains, une ville qui a voté massivement à gauche ». Des valeurs qui seraient en adéquation avec celles des Jeux Olympiques, « qui sont aussi un humanisme ». Elle s’estime donc prête et impatiente d’accueillir ces Jeux dans sa ville, en tant que « maire libre » qui ne pactisera jamais avec «  les ennemis de la République ». Sur une note plus légère, elle indique que sa baignade dans la Seine est toujours prévue, qu’elle attend que le ciel se découvre, et qu’elle invite le Président à la rejoindre. 

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  • Éviter le risque du Rassemblement National au second tour des législatives - Clément Beaune est l’invité du 2 juillet 2024

    L’ancien ministre des Transports et élu du parti présidentiel Clément Beaune a été éliminé dès le premier tour des législatives ce dimanche 30 juin. Une preuve de plus que même les représentants politiques de premier plan comme les anciens ministres n’ont pas toujours réussi à faire le poids contre le rouleau compresseur de l’extrême droite et la montée en flèche rapide de la gauche portée par le Nouveau Front Populaire dans ces élections. La lente agonie de la macronie est-elle annoncée ? Le président de la République aurait-il souffert d’un trop plein d’égo en organisant ces élections en quelques semaines, pensant réaffirmer sa popularité chez les électeurs et voyant l’histoire se retourner contre lui ? Pour notre invité, cette défaite au premier tour des législatives se relativise : « il y a plus grave », « on rebondit, dans la vie », a-t-il notamment affirmé au micro de Thomas Sotto. 

    Les yeux rivés sur les scores du Rassemblement National pour ce premier tour (33,5%), la priorité est pour lui d’éviter à tout prix que le parti de Jordan Bardella obtienne une quelconque majorité, relative ou absolue, au Parlement. Il philosophe : « Mieux vaut perdre son élection que perdre son âme », insistant sur son intention de ne jamais s’allier à l’extrême droite et de la combattre corps et âme. Il profite de l’occasion pour « saluer le courage » de celles et ceux qui se sont désistés pour éviter à tout prix que l’extrême droite ne passe au second tour, « à gauche, notamment », précise-t-il. 

    Battre l’extrême droite et reconstruire l’arc républicain 

    Fidèle à son camp, il poursuit : « Je ne pense pas qu’Emmanuel Macron ait fait le jeu de l’extrême droite ». Pragmatique, il considère la responsabilité partagée, y compris par lui-même, qui a été aux côtés du Président pendant presque 7 ans. C’est pourquoi il continue aujourd’hui le combat contre le Rassemblement National, en croyant encore à la victoire dimanche prochain, le 7 juillet, pour le deuxième tour des législatives. Il martèle une instruction très claire : toujours voter contre le parti fondé par Jean-Marie Le Pen et soutenir le deuxième candidat en liste, qu’il s’agisse d’un candidat des Républicains qui ne se serait pas rallié à Éric Ciotti, ou d’un candidat de gauche, y compris de la France Insoumise. « Je préfère que nos candidats se désistent dès qu’il y a un risque », continue-t-il. 

    S’il avoue avoir des réticences personnelles contre les Insoumis, qu’il a combattus plus d’une fois à l’Assemblée, il admet que certaines défaites LFI bénéficient au camp présidentiel dans ces législatives, et des retraits de candidats LFI à leur profit également. La fin justifie manifestement les moyens pour Clément Beaune, qui préfère éviter le RN au maximum, quitte à laisser le champ libre pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. « Évitons d’abord le risque du Rassemblement National. Ensuite, il faudra reconstruire un gouvernement avec des élus républicains, à droite comme à gauche, dont la France Insoumise ne fait pas partie. » La seule issue positive de ces législatives semble être, pour notre invité, d’obtenir une majorité relative contre l’extrême droite et de reconstruire par la suite avec des ministres de différents bords politiques, des « républicains modérés ». En quelques mots : « sauver l’essentiel, et accepter d’être une force dans une coalition majoritaire. »  

    10 min

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